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Dossier de synthèse d'aire d'étude de l'inventaire topographique du canton de Réchicourt-le-Château

Dossier IA57030050 réalisé en 2013

Fiche

Le territoire étudié est constitué par les quatorze communes du canton historique de Réchicourt-le-Château (créé en 1789 et supprimé en 2015) : Assenoncourt, Avricourt, Azoudange,Foulcrey, Fribourg, Gondrexange, Guermange, Hertzing, Ibigny,Languimberg, Moussey, Réchicourt-le-Château, Richeval et Saint-Georges. Situé en Moselle, dans l’arrondissement de Sarrebourg, il forme en 2003 la Communauté de communes du Pays des Étangs avant d’être intégré en 2017 à celle plus importante de Sarrebourg-Moselle-Sud. Il se situe dans la partie méridionale de la région naturelle du Pays des Étangs. Les géographes et géologues allemands du XIXe siècle dénommèrent la région Weiher Gegend « Région des Étangs » en référence à leur nombre important. Intégré au Parc naturel régional de Lorraine, il est délimité selon le géographe Frécaut (1983) par les villes de Dieuze, Albestroff, Fénétrange, Sarrebourg et Réchicourt le-Château. Son territoire se situe entre le Saulnois et le Pays de Sarrebourg, il englobe les grands étangs de Lindre, du Stock, de Mittersheim, de Gondrexange et de Réchicourt-le-Château. Situé en bordure du plateau lorrain, son sol de nature marneuse et argileuse correspond à la zone des collines du Keuper, dont l’altitude varie entre 200 et 300 m. Le Parc naturel régional de Lorraine le caractérise par de vastes prairies, des étendues forestières et de nombreux étangs. La partie sud étudiée comprend les étangs de Gondrexange et de Réchicourt-le-Château et la cornée de l’étang de Lindre dont le village de Guermange fut jadis le gardien. (réf. Le Pays des étangs autour de Réchicourt-le-Château).

Aires d'études Réchicourt-le-Château
Adresse

(réf. Le Pays des étangs autour de Réchicourt-le-Château). À l’origine, ce territoire est une terre marécageuse inhospitalière dont l’occupation est due à l’influence de son riche voisin, le Saulnois. L’exploitation du sel par la technique du « briquetage » dans la vallée de la Seille est connue depuis le premier âge du fer (VIIe et VIe siècles avant notre ère). Elle se poursuit à l’époque gallo-romaine avec le système de poêles chauffantes, technique utilisée de manière améliorée jusqu’à la fin du XIXe siècle. Grâce aux salines de Marsal, Dieuze et Moyenvic, le territoire de Réchicourt-le-Château connaît une première phase d’occupation du sol notamment avec l’aménagement de voies saunières. Servant au transport de « l’or blanc », elles sont reprises et développées à l’époque romaine en voies de circulation.C’est le long et à proximité de ce réseau viaire que des villae* se développent à l’époque gallo-romaine (Ier siècle av. J.-C. au Ve siècle apr. environ).De nombreuses villae* ont été fouillées ou signalées sur le territoire dont celles de Gondrexange, Foulcrey ou Guermange. À proximité d’Assenoncourt et de Guermange se situe la cité antique de Tarquimpol-Decempagi, carrefour routier fortifié sur la grande voie romaine de Reims à Strasbourg via Metz. Cette voie est déjà utilisée pour le trafic du sel. À Guermange, sur les rives de l’étang de Lindre,six sites gallo-romains ont été mis au jour en 1976 pendant la période d’assec. Un de ces sites atteste d’une activité métallurgique, avec la présence de scories. Cette découverte est à relier à l’agglomération antique de Tarquimpol qui s’étendait à l’emplacement actuel de l’étang jusqu’à la cornée de Guermange. Autour d’Assenoncourt,une voie antique passait dans le bois de la Cure vers Tarquimpol où plusieurs établissements ruraux gallo-romains sont attestés. À Azoudange, la voie antique Tarquimpol-Donon traversait le territoire et recoupait, à Romécourt, la voie Tarquimpol-Sarrebourg.La carte archéologique atteste un nombre important d’établissements ruraux gallo-romains sur le territoire. Ils sont toujours implantés à proximité des voies de circulation. Sur le ban de Gondrexange, plus d’une dizaine de sites sont identifiés. Le chef-lieu, Réchicourt-le-Château a lui aussi connu une occupation antique avec la présence d’un établissement gallo-romain, au lieu-dit La Justice.Entre les invasions de la fin du IIIe siècle et la décomposition de l’Empire romain à la fin du Ve siècle, le territoire se christianise. À la suite de l’arrivée de l’évêque saint Clément à Metz vers 280-300,les peuples germaniques qui occupent le territoire se convertissent progressivement au christianisme et le diocèse devient le cadre territorial.Quelques sites sont occupés pendant la période mérovingienne. Des nécropoles ont été mentionnées sans certitude à Gondrexange, Réchicourt-le-Château, Avricourt et entre Fribourg et Languimberg. L’occupation du sol s’intensifie au cours des IVe et VIIe siècles. De nombreuses abbayes bénédictines sont fondées à proximité. Par de généreuses donations, elles accroissent leurs possessions en s’implantant sur le territoire. Les abbayes Saint-Arnould de Metz (Moselle), de Wissembourg (Bas-Rhin), de Moyenmoutier (Vosges),de Marmoutier (Bas-Rhin), de Haute-Seille (Meurthe-et-Moselle) et de Vergaville (Moselle) sont richement possessionnées autour de Réchicourt-le-Château.Le partage de l’Empire carolingien en 843 par le traité de Verdun entraîne la création de la Lotharingie puis de la Haute-Lotharingie en959, futurs duchés de Lorraine. La plupart des villages du territoire relèvent alors du temporel de l’évêque de Metz qui bénéficie d’un vaste territoire sous son autorité grâce aux largesses des empereurs ottoniens. Le temporel* de l’évêque de Metz constitue une enclave dans les terres du duché de Lorraine. À partir du XIe siècle, plusieurs seigneurs se révoltent et cherchent l’indépendance de leurs possessions à l’intérieur du duché. L’instabilité politique, les invasions et les terreurs de l’an Mil conduisent les seigneurs ecclésiastiques à confier une partie de leur temporel à des seigneurs locaux. À Fribourg,le premier château construit sur les « Talbours » au XIIe siècle est attribué aux évêques de Metz. Ces derniers sont désireux de protéger la voie saunière Marsal-Sarrebourg et leur territoire face à des voisins aussi belliqueux que les comtes de Réchicourt-le-Château. De 1551 à 1632, la France occupe Metz et progressivement le temporel de l’évêché de Metz et s’établit solidement aux frontières occidentales du bailliage d’Allemagne,l’une des trois circonscriptions administratives du duché de Lorraine jusqu’à la réforme de 1751 avec le bailliage de Vôge (Mirecourt) et le bailliage français (Nancy). La guerre de Trente ans (1618-1648) et la peste sont à l’origine d’une sombre période pour le territoire se soldant par la destruction matérielle de la plupart des villages et la disparition de certains d’entre eux. Le conflit débute réellement en 1630-31 entre l’armée française et les troupes impériales (siège de Vic-sur-Seille) et neprend vraiment fin qu’à la signature du traité de Vincennes en 1661.Les témoignages sont nombreux sur l’état de ruines des villages après le passage des troupes suédoises. À Azoudange, il ne subsiste qu’une seule maison habitée en 1635, et ce pendant trente-cinq ans. Avant la guerre, il y avait visiblement déjà une baisse de la population et des désertions de villages. Après le conflit, les villages se repeuplent lentement. À la signature du traité de Westphalie en 1648, les trois évêchés de Metz, Toul et Verdun sont incorporés au royaume de France alors qu’une partie du duché de Lorraine conserve son indépendance. Ainsi, alors que Réchicourt-le-Château et Moussey sont donnés à la France, une partie du ban d’Avricourt est en France et l’autre dans le bailliage d’Allemagne. Suite à la guerre franco-prussienne de 1870, selon le traité de Francfort (5 mai 1871), une partie des villages de l’ancien département de la Meurthe sont annexés au Reich allemand, les quatorze communes du canton de Réchicourt-le-Château étant concernées. À partir de juillet 1940, le département de la Moselle est de nouveau annexé et intégré au Gau Westmark ou Marche de l’Ouest.La population est expulsée et de nouveaux colons allemands viennent s’y installer. Les destructions liées à la Seconde Guerre mondiale et notamment aux bombardements de 1940 et de la fin de l’année 1944 sont nombreuses dans le Pays des Étangs. Si certains villages ne sont que partiellement touchés, d’autres sont ruinés à 75-80 %. Trois villages presque entièrement détruits sont dotés d’un plan d’aménagement après 1945. Essentiellement rural et frappé de plein fouet par plusieurs crises agricoles, le territoire doit miser sur la richesse de son patrimoine naturel et l’attractivité touristique de l’étang de Gondrexange.La création du Center Parcs du domaine des Trois-Forêts, à la périphérie du canton donnera peut-être un nouveau dynamisme au territoire. Les projets culturels et de nouvelles activités artisanales et industrielles sur le site de Bataville représentent autant d’atouts pour un nouveau départ.

Sites de proctection parc naturel régional

Le territoire étudié est constitué par les quatorze communes du canton historique de Réchicourt-le-Château (créé en 1789 et supprimé en 2015) : Assenoncourt, Avricourt, Azoudange,Foulcrey, Fribourg, Gondrexange, Guermange, Hertzing, Ibigny,Languimberg, Moussey, Réchicourt-le-Château, Richeval et Saint-Georges. Situé en Moselle, dans l’arrondissement de Sarrebourg, il forme en 2003 la Communauté de communes du Pays des Étangs avant d’être intégré en 2017 à celle plus importante de Sarrebourg-Moselle-Sud. Il se situe dans la partie méridionale de la région naturelle du Pays des Étangs. Les géographes et géologues allemands du XIXe siècle dénommèrent la région Weiher Gegend « Région des Étangs » en référence à leur nombre important. Intégré au Parc naturel régional de Lorraine, il est délimité selon le géographe Frécaut (1983) par les villes de Dieuze, Albestroff, Fénétrange, Sarrebourg et Réchicourt le-Château. Son territoire se situe entre le Saulnois et le Pays de Sarrebourg, il englobe les grands étangs de Lindre, du Stock, de Mittersheim, de Gondrexangeet de Réchicourt-le-Château. Situé en bordure du plateau lorrain, son sol de nature marneuse et argileuse correspond à la zone des collines du Keuper, dont l’altitude varie entre 200 et 300 m. Le Parc naturel régional de Lorraine le caractérise par de vastes prairies, des étendues forestières et de nombreux étangs. La partie sud étudiée comprend les étangs de Gondrexange et de Réchicourt-le-Château et la cornée de l’étang de Lindre dont le village de Guermange fut jadis le gardien.

Références documentaires

Bibliographie
  • Le Pays des étangs autour de Réchicourt-le-Château, Région Grand Est ; réd. Catherine Zeller-Belville, Lyon : Libel, 2018

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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- Zeller-Belville Catherine
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