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Église Paroissiale Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux, à Avricourt

Dossier IA57030044 réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

Épitaphe de la pierre incrustée à l'extérieure de l'église bas coté nord :

Cy devant est la sépulture des parents de Fev. Messiere Nicolas Boulenger curé d'Avricourt l'an de grâce 1610 priez pour le repos de leurs âmes Margarite Boulenger décéda le 20 novembre 16----

AD 57 Visite épiscopale de 1714 : Visite episcopale de 1714. Jean Le Grand curé d’Avricourt depuis 1674. Nous avons trouvé toutes les choses en l’état qu’il s’ensuit. L’église d’Avricourt est sous l’invocation de St Ferreol et Ferrution, martyrs apôtres de Bourgogne. Elle est en bon et suffisant état quant au bâtiment, vases sacrés et ornements. Il faudrait cependant l’agrandir de 25 ou 30 pieds parce qu’elle n’est point assez longue pour contenir le peuple dans l’ordre et dans l’état qu’il conviendrait. Il y a une sacristie en bon ordre depuis 2 ou 3 ans. Nous y avons trouvé deux calices d’agent, un ciboire et un soleil aussi d’argent, neuf chasubles fort propres, une chape, un dalmatique pour le diacre, une tunique pour sous diacre, aubes, surplis et linges nécessaires. Outre le maître-autel qui est tout neuf et fort propre aussi bien que le tabernacle, il y en a deux autres collatéraux, celui de notre dame, auquel on a fait de nouveaux embelissements l’année dernière, et celui de St Sébastien. Les fonds baptismaux, la chaire de vérité sont en bon état . Le confessionnal est dans le chœur et comme enfermé.

AD54 C10. Construction d’une tour 17 août 1750 adjudication des ouvrages de maçonnerie, pierre de taille, charpente et serrurerie nécessaires pour la construction d’une tour à l’église dudit lieu et plusieurs réparations à faire aux murs au cimetière. État estimatif de la dépense à faire à la construction de la tour du portail de l’église paroissiale d’Avricourt au rétablissement du mur d’enceinte du cimetière et à la refonte de deux cloches. Art 1er pour la construction de tour, chaux et tuile, 500 toises 5 pieds 4 pouces mesure du roi. Pour la pierre de taille de la forêt ou Cabule en équivalente à la construction de la soubaze des deux entrées des esperons des cordons de retrait et corniche d’entablement de 4 vitraux deux en haut et deux au milieu avec les marches au pas des portes d’entrée faisant ensemble la quantité de 1211 pied carré de parement de pierre de taille. Pour la fourniture et façon du paquet de brique ou carreaux en millier d’échantillons. Pour le pavé brut au pied de la tour, 10 toises. Pour la charpente neuve en chêne et sapin à la construction du plancher dans la dite tour au beffroi des cloches à la construction du comble faisant ensemble la quantité de 215 solives de charpente. Pour la construction d’un batardeau en esselin sur planche neuf au rhabillement de la pyramide 27 toises 2 pieds. Pour le plancher en madrier de deux pouces aux 3 étages de la dite tour 14 toises carrée. Pour la construction d’une montée depuis le rez-de-chaussée jusqu’au 1er étage. Pour la construction de deux autres montées depuis le 1er étage à l’horloge et de là au clocher. Pour garnir en vitre châssis et ferrure les deux fenêtres de l’horloge. Pour la fourniture de 400 livres de fer, tirant, collet, étrier ; équerre boulon et broche à la charpente ainsi que 4 gros crochets au mur. Pour fourniture façon et peinture de 140 feuilles de fer blanc à la garniture arêtiers gorge d’attique. Pour la construction de la chambre de l’horloge, cloison, planche et porte ferrée. Pour garnir de bâte vent les 4 vitraux de la dite tour. Pour la fourniture et façon de la croix en haut de la dite tour.

Vocables saint-Ferréol, saint-Ferjeux
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Réchicourt-le-Château - canton du département 57
Adresse Commune : Avricourt
Adresse : place de l'Eglise
Cadastre : 2015 161

Église sous l'invocation de la Saint Ferréol et Saint Ferjeux, martyrs apôtres de Bourgogne. Première église construite en 1552 dont il ne reste que le chœur gothique voûté d'ogives, le baptistère et l'armoire eucharistique. Une partie de la tour est aussi attribuable au 16e siècle. La nef a été détruite pendant la guerre de Trente ans et reconstruite au 17e siècle avant d'être agrandie en 1779. La nef est rattachée à la tour. Une pierre aujourd'hui non visible, à l'angle nord-ouest de la nef porte l'inscription " j'ai été bénie par sieur Marquis archiprêtre de Réchicourt 1779". La tribune est construite en 1885 sur les plans de l'architecte d'arrondissement Leidig. La tour est réparée en 1842 et 1888. En 1843 une partie de la charpente du clocher est refaite par le charpentier Chardin d'Avricourt. A la suite des bombardements d'octobre et novembre 1944, le clocher est refait. Une partie des murs, de la toiture et des menuiseries est endommagée. En 1947, l’architecte Joseph Denny (1932-1977) supervise les travaux de reconstruction du plafond de la nef, de réfection des dallages et d’une nouvelle toiture. (réf. Texte libre, AD 57et AD 54 C10, 1714 et 1750)

Période(s) Principale : 3e quart 16e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 4e quart 18e siècle , porte la date
Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1552, daté par travaux historiques
1779, porte la date
1947, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Leidig
Leidig

Architecte communal à Sarrebourg dans la seconde moitié du 19e siècle.


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Auteur : Denny Joseph
Joseph Denny

Architecte de la reconstruction et de la modernisation des Trente Glorieuses installé à la frontière de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, à Moussey puis à Avricourt, Joseph Denny (1911-1976) a déployé une activité intense dans les arrondissements mosellans

de Château-Salins et de Sarrebourg pendant un tiers de siècle (1944-1976).

Après deux ans de stage chez l’architecte strasbourgeois A. Mossler (1925-1927), Joseph Denny effectua un stage pratique dans l’entreprise Steinbach Frères à Strasbourg puis suivit quatre semestres de cours à l’école nationale technique de la même ville

(1929-1930) et le cours d’ingénieur-architecte de l’école des travaux publics de Paris (1931-1932). Patenté comme architecte, il est reçu comme membre de la Société des architectes en 1934.

De 1932 à 1934 il a réalisé 23 pavillons dans la cité Noeppel de Lingolsheim et Ostwald puis 11 autres ainsi que deux immeubles de rapport à la cité Kreutzmatt d’Eckbolsheim (1936). Il est aussi actif dans différents quartiers de Strasbourg, où il construit de

nombreuses maisons de rapport (à Meinau, Robertsau, Neudorf, Cronenbourg ; 1933-1936). En 1939, les usines Bata de Moussey font appel à lui et il réalise la cité-jardin de Moussey. L’entreprise s’étant d’abord repliée dans l’Eure, il s’installe à Saint-Marcel, près de Vernon, et y œuvre à la reconstruction des usines Steiner et pour les Manufactures de Saint-Marcel, filiale de Bata (1940-1944), dressant le plan de la nouvelle cité et reconstruisant les ateliers de fabrication de caoutchouc et bonneterie. Il y réalise notamment une

salle des fêtes à décor alsacien !

De retour à Moussey après la guerre, il reconstruit les fermes Jung (première stabulation libre en France) et Marchal (1945) puis est employé continûment à Avricourt, où il s’installe en 1949, Moussey, Azoudange, Réchicourt-le-Château et Diane-Capelle. Dans le cadre

de l’application de la législation sur la modernisation de l’habitat rural, il expérimente à Desseling et à Assenoncourt la suppression des tas de fumier sur l’usoir en construisant des fosses à purin à l’arrière des bâtiments agricoles.

Il construit aussi de nombreuses écoles dans les arrondissements de Château-Salins et de Sarrebourg, l’hôpital de Château-Salins, la maison de retraite de Vic-sur-Seille etc.

sources introduction du répertoire numérique du fonds privé de l'architecte AD57


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Église : orientée, un vaisseau centrale, chœur quadrangulaire, voûté d'ogives, lierne et tiercerons, nef plafonnée. Chœur à trois pan, chevet plat. Dans le chœur, trois fenêtre à meneaux, celle du milieu à trois travées les deux autres à deux meneaux. Meneaux à moulures prismatiques et tympans à mouchettes. Tour-clocher de plan carré, hors-œuvre, deux entrées latérales au linteau cintré, couverte d’une flèche polygonale couverte d'ardoise. Le toit de la nef est couvert de tuile mécanique ; le clocher est couvert d'ardoise. Les murs sont en moellon calcaire, chaîne d'angle, bandeau et soubassement en grès rose provenant des Vosges. Toit de la nef à deux pans couvert de tuile mécanique. Sacristie saillante à droite du chœur, en deux parties, toit en appentis, un pavillon et à deux pan. A l'origine crypte sous le chœur, ancien ossuaire,accès par l’extérieur entrée collée au chevet, reste des stèles murées et graffitis. L'armoire eucharistique ménagée dans le chœur est éclairée par une fenêtre trilobée permettant initialement aux fidèles d’adorer le Saint-Sacrement de l’extérieur, cette baie est encore visible de l'extérieur. La nef est éclairée par deux fois quatre fenêtre et le chœur par trois fenêtre. A l'entrée une tribune en bois avec un le garde corps à panneau plein,repose sur deux colonnes en bois. La porte d'entrée de l'église est en plein cintre avec un encadrement mouluré.

Murs calcaire moellon crépi
grès pierre de taille
Toit tuile mécanique, ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'ogives
lambris de couvrement
Couvertures
Escaliers escalier dans-oeuvre
Typologies église grange à choeur carré
Techniques sculpture
peinture
Représentations ange, phylactère, oiseau, ordre toscan, croix, volute
Précision représentations

arc triomphal mouluré avec support à ordre toscan.

décor peint de l'arc triomphal : deux anges porteurs de phylactères et fontaine de vie où s'abreuvent deux colombes (réinterprétation du motif ornant le mausolé de Galla Placidia à Ravennes, Italie), le plafond lambrissé de la nef est orné aux quatre coins d'un tondo représentant les Evangélistes (auteur et dates inconnus, 20e siècle).

Les stèles funéraires en remploi portent peu de décor : croix et volutes.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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