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Ferme, 7 rue de Bourdonnay, Moussey.

Dossier IA57030350 réalisé en 2013

AD57 2O48

Acte de Vente de la maison de Colin et Bientz...une maison située dans le centre du village d ela commune d'Assenoncourt prés de l’église et du presbytère limitée par la grande rue au levant, par la maison et jardin François Chapelot, jardin y attenant de la contenance de 373 centiares cadastrée savoir le sol d ela maison section E et le jardin même section E n°79. Cette maison renferme un étage souterrain un rez de chaussée et un étage supérieur. L'étage souterrain se compose de deux caves non voutées, le rdc se compose de deux chambres prenant jour sur la rue, une allée régnant le long de la maison, deux cuisines dans l'intérieur, une chambre au bout de la cuisine, au levant une écurie sur le derrière aussi au levant enfin une grange commune avec le dit François Collin l'un des vendeurs dont ce dernier a abandonné par le dit contrat son droit de mitoyenneté, cour derrière ladite maison dans laquelle il existe une chambre à four et des étables à porc. L'étage supérieur comprend deux greniers au-dessus des deux chambres du rez-de-chaussée, au midi et de la partie méridionale de l'allée et un grand grenier à fourrage au-dessus de tout le reste. Plan dressé par Joseph Aimé Marie Simon Pélissier architecte domicilié à Sarrebourg. Pour la dite maison et ses dépendances être destinées au service ses écoles. Le bâtiment est couvert de tuiles plates sur lattis à claire voie, les cloisons intérieures sont en bois de chêne avec hourdis de terre, la face sur la rue est partie maçonnerie de moellon et partie de bois avec hourdis de terre. Le bois de charpente est en général en assez bon état. 1846

Demande de Collin François manœuvre domicilié à Assenoncourt tendant à obtenir le remboursement intégral de sa créance sur la dite commune pour cesssion d'une partie de sa maison devant servir à l'emplacement de ma maison d’école.

Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Réchicourt-le-Château
Adresse Commune : Moussey
Adresse : 7 rue de Bourdonnay
Cadastre : 2019 1 60

La ferme comprenant l'habitation et les écuries avec grange est édifiée en 1860. Le bâtiment d'exploitation à l'arrière datait également de 1860, il est complétement détruit en 1940 et entre le 20 et 22 octobre 1944 par les bombardement d’artillerie, il est reconstruit à partir de 1946 par Joseph Denny avec les crédits de dommages de guerre.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , (?)
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1860, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Denny Joseph
Joseph Denny

Architecte de la reconstruction et de la modernisation des Trente Glorieuses installé à la frontière de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, à Moussey puis à Avricourt, Joseph Denny (1911-1976) a déployé une activité intense dans les arrondissements mosellans

de Château-Salins et de Sarrebourg pendant un tiers de siècle (1944-1976).

Après deux ans de stage chez l’architecte strasbourgeois A. Mossler (1925-1927), Joseph Denny effectua un stage pratique dans l’entreprise Steinbach Frères à Strasbourg puis suivit quatre semestres de cours à l’école nationale technique de la même ville

(1929-1930) et le cours d’ingénieur-architecte de l’école des travaux publics de Paris (1931-1932). Patenté comme architecte, il est reçu comme membre de la Société des architectes en 1934.

De 1932 à 1934 il a réalisé 23 pavillons dans la cité Noeppel de Lingolsheim et Ostwald puis 11 autres ainsi que deux immeubles de rapport à la cité Kreutzmatt d’Eckbolsheim (1936). Il est aussi actif dans différents quartiers de Strasbourg, où il construit de

nombreuses maisons de rapport (à Meinau, Robertsau, Neudorf, Cronenbourg ; 1933-1936). En 1939, les usines Bata de Moussey font appel à lui et il réalise la cité-jardin de Moussey. L’entreprise s’étant d’abord repliée dans l’Eure, il s’installe à Saint-Marcel, près de Vernon, et y œuvre à la reconstruction des usines Steiner et pour les Manufactures de Saint-Marcel, filiale de Bata (1940-1944), dressant le plan de la nouvelle cité et reconstruisant les ateliers de fabrication de caoutchouc et bonneterie. Il y réalise notamment une

salle des fêtes à décor alsacien !

De retour à Moussey après la guerre, il reconstruit les fermes Jung (première stabulation libre en France) et Marchal (1945) puis est employé continûment à Avricourt, où il s’installe en 1949, Moussey, Azoudange, Réchicourt-le-Château et Diane-Capelle. Dans le cadre

de l’application de la législation sur la modernisation de l’habitat rural, il expérimente à Desseling et à Assenoncourt la suppression des tas de fumier sur l’usoir en construisant des fosses à purin à l’arrière des bâtiments agricoles.

Il construit aussi de nombreuses écoles dans les arrondissements de Château-Salins et de Sarrebourg, l’hôpital de Château-Salins, la maison de retraite de Vic-sur-Seille etc.

sources introduction du répertoire numérique du fonds privé de l'architecte AD57


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Ferme à cour fermée à plusieurs corps de bâtiments, une ferme du 19e siècle à trois travées de plan, un logis et deux travées d'exploitation. La porte piétonne du logis de la ferme principale ouvre sur un grand couloir traversant desservant l'exploitation et le logis. Le logis est composé de trois pièces en profondeur dont une cuisine centrale et de deux pièces en façade. Au premier étage il y a trois chambres en façade, la partie arrière de l'habitation est réservée aux domestiques. Le second étage accueille des greniers. Bâtiment soigné avec une corniche en pierre moulurée sur la façade antérieure ainsi qu'une chaîne d'angle en pierre de taille de grès. Les murs sont en moellons calcaire, la charpente en sapin comme les parquets et le toit est couvert de tuile mécaniques. A l'arrière une cour sépare un second bâtiment qui comprend une écurie pour 30 vaches, une porcherie de 8 boxes, un logement pour le domestique et une grange centrale. Il abrite un fenil ouvert à l'étage. La partie droite qui était destinée au logement du domestique a été transformée en gîte rural. Les murs sont en béton, les encadrements des baies en brique, le toit est couvert de tôle ondulée. Ce bâtiment avant les destructions de 1940 et 1944 était composé de deux écuries et d'un fenil avec un hangar central, d'une chambre à four. Une porcherie complétait l’ensemble, elle était perpendiculaire au bâtiment, sa structure était en bois. (voir plan IVR41_20195731043NUC2A ).

Murs calcaire moellon
grès pierre de taille
ciment crépi
béton
brique
Toit tuile mécanique, tôle ondulée
Étages 2 étages carrés
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
Escaliers
Typologies ferme de la seconde reconstruction
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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