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Maisons ; fermes de la commune de Fremifontaine

Dossier IA88001253 réalisé en 2007
Aires d'études Fremifontaine
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Fremifontaine

Les fermes sont datées par date portée sur pierre de fondation : 1er quart 18e siècle, 4e quart 18e siècle et 19e siècle (1718, 1790, 1805, 1819, 1821, 1824, 1825, 1827, 1841, 1861, 1891) et sur linteau de cheminée (1600) ; il existe des éléments architecturaux utilisés en place ou en réemploi et datant fin 16e début 17e siècle (baies à meneaux) voire plus anciens (arcature trilobée qui pourrait dater de la fin du Moyen Age ou début 16e siècle) ; quelques édifices 1er quart 20e siècle reconstruits après la guerre de 1914.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle

Habitat le plus souvent non mitoyen ou partiellement mitoyen situé le lont d'une voie élargie par la présence des usoirs. Fermes construites en moellon de grès enduit ; encadrements et chaînes d'angle en grès. 2, 3 ou 4 travées de plan, quelques fermes à charri. Quelques façades latérales protégées par des essentages en bardeaux ou en planches.

Typologies ferme à charri, ferme à pavillon
Toits tuile mécanique
Murs grès moellon enduit
bois essentage de planches
Décompte des œuvres bâti INSEE 142
repérés 16
étudiés 7

A_GESTION

GESTION {import cindoc=NAT2}{lot=0008}{STAT=propriété privée}{CANT=Brouvelieures}

Annexes

  • Note de synthèse sur l'habitat rural

    Note de synthèse sur l'habitat rural

    1. Milieu d’implantation

    Le village de Fremifontaine se situe, dans la Montagne vosgienne dans une zone géologique de grès bigarré. Il appartient au canton de Brouvelieures, dans l’arrondissement de Saint-Dié mais dessine une enclave dans celui d’Epinal. Sur une vaste terrasse de grès bigarré, en pente douce ouverte vers l’Ouest (en continuité avec la Vôge), le territoire communal s’étend, à 350m d‘altitude, sur une superficie de 955 hectares dont 845 de forêt, soit 88%, à dominante feuillue (hêtre et chêne). Le point culminant est à 467m d’altitude dans les Bois Chevillots. A l’ouest, les pentes s’adoucissent et annoncent la Plaine : le point le moins élevé se trouve au confluent des Près Colnots avec le ruisseau des Roseaux, à 325m. La commune est traversée par la Mortagne et certains de ses affluents. D’autres petits ruisseaux naissent des sources présentes dans la forêt.

    2. Morphologie du village

    Le village est étiré car il réunit les deux noyaux anciens, Haute et Basse Ville, encore identifiables. L’église (point haut) est considérée comme le centre du village. L’espace publique se compose d’une voirie surdimensionnée ; cependant, on constate l’absence de place et d’espace collectif. Le bâti rural traditionnel est encore visible malgré des édifices souvent remaniés voire dénaturés et des constructions neuves qui comblent peu à peu les vides.

    3. Recensement

    Sur un total de 142 immeubles (recensement INSEE), 19 édifices ont été repérés et 8 ont fait l’objet d’une étude monographique. Les édifices trop gravement dénaturés ou récents n’ont pas été pris en compte.

    Dates portées rencontrées : 1600 (manteau de cheminée de la ferme 7 rue des Tilleuls) ; 1718 ; 1790 ; 1805 ; 1819 ; 1821 ; 1824 ; 1825 ; 1827 ; 1841 ; 1861 ; 1891 (linteaux de portes, pierres de fondation).

    4. Implantation

    Dans le village, la plupart des édifices ont la façade principale parallèle à la voirie (mur gouttereau sur rue) et l’usoir est encore visible ; le plus souvent non mitoyen ou partiellement mitoyen.

    5. Structure

    La plupart des fermes sont à trois travées d’exploitation : logis, grange et étable-écurie. Le logis et la partie agricole sont placées sous le même toit. On rencontre deux exemples de fermes à deux travées d’exploitation en façade : logis et grange ; la partie arrière de la grange étant alors probablement réservée à l’écurie-étable (1 rue de la Petite-Haie, 3 rue des Cerisiers). Deux fermes datent de la reconstruction d’après 1914 (8 et 14 rue des Tilleuls).

    Trois fermes avec descentes de cave extérieures ont été repérées (1934 B 427 ; 1988 B 83 ; 1988 B 388).

    7. Élévations

    Les élévations antérieures présentent la plupart du temps trois accès sur rue correspondant aux trois travées de plan (logis, grange, écurie-étable) : la porte piétonne, la porte charretière cintrée en général et la porte de l’étable-écurie ; deux exemples de portes charretière à linteaux droits métalliques (fermes de la reconstruction), et deux exemples de façade ne présentant pas de porte d’accès pour animaux. Élévation à deux niveaux : rez-de chaussée et un étage carré dans la partie habitation qui correspond à l’étage de combles (grenier) dans la partie exploitation.

    Cinq façades sont soulignées par un bandeau horizontal.

    8. Toitures

    Les toits sont à deux versants à longs pans. Il faut noter un exemple de toit en pavillon (1988 B 309) construit au milieu du 19e siècle et quelques toits en appentis pour les parties annexes ; la présence d’un toit à croupe (maison dite le château, 1934 B 427) et deux toits à demi-croupes (1988 B 325 ; 1988 B 379).

    Les charpentes auxquelles ils nous a été possible d’accéder ont révélés des charpentes à homme debout.

    9. Modénature et décor

    Décor limité aux encadrements de baies et de portes plus ou moins fortement moulurés et aux linteaux de portes piétonnes : le plus souvent une pierre de fondation (avec croix latine, date, noms des commanditaires) ou une niche à coquille avec parfois une statuette à l’intérieur.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Université de Nancy II - Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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- Tronquart Martine
Martine Tronquart

Chercheur au Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine Culturel, site de Nancy.


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