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Présentation de la commune d'Avricourt

Dossier IA57030174 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'études Réchicourt-le-Château
Adresse Commune : Avricourt

Le village d'Avricourt à une origine médiévale. Les premières mentions datent du 12e siècle. Quelques sites sont occupés pendant la période mérovingienne. Des nécropoles ont été mentionnées sans certitude à Avricourt. Sur le cadastre ancien d’Avricourt, la présence d’une motte est peut-être l’indice de la présence d’une motte castrale féodale (non fouillée) (ref. IVR41_20135734678NUC4A). A la signature du traité de Westphalie en 1648, les trois évêchés de Metz, Toul et Verdun son incorporés au royaume de France alors qu’une partie du duché de Lorraine conserve son indépendance. Ainsi, une partie du ban d’Avricourt est en France et l’autre dans le bailliage d’Allemagne. La commune va connaître une nouvelle division, résultat de la guerre franco-prussienne de 1870 et la défaite de la France conduisant à la signature du traité de Francfort.Les deux communes d’Igney et Avricourt, sont comprises dans le territoire allemand lorsque la nouvelle frontière est déterminée entre la France et l’Allemagne, à la signature du traité de Francfort le 10 mai 1871. Or, depuis 1852, Igney et Avricourt possèdent une gare commune sur la ligne Paris - Strasbourg, également, depuis 1864, une gare d’embranchement sur la ligne rejoignant Dieuze pour l’exploitation des salines et depuis 1870, sur la ligne privée d’Avricourt – Blâmont - Cirey-sur-Vezouze, (ligne ABC). Pour des raisons économiques, la France négocie avec l’Allemagne afin de récupérer les deux villages et la gare. Par une convention additionnelle au traité de Francfort, signée le 12 octobre 1871 à Berlin, l’Allemagne rend la commune d’Igney et une partie de celle d’Avricourt (aujourd’hui en Meurthe-et-Moselle) et restitue la gare à la France. En contrepartie, la France s’engage à financer la construction d’une nouvelle gare frontière dans la partie allemande, c’est la naissance de Deutsch-Avricourt et la scission d'Avricourt en deux parties. Cette histoire explique la présence d'un quartier construit après 1870 avec les anciennes douanes notamment. Les dégâts occasionnées lors du premier conflit mondial restent minimes par rapport à ceux du second, une grande partie de l'habitat est reconstruit après 1946 par Joseph Denny, architecte de la seconde reconstruction. Denny reconstruit la ferme Jung à Avricourt, première stabulation libre en France. Il existait une usine de gaz construite en 1910 par la firme Aerogen Aktiengesellshaft fur Licht und Wasser, la production est arrêtée en 1915 car se situait dans la zone d'opération militaire. Il existait également une laiterie dont il reste quelques bâtiments et une manufacture de tabac. L’usine, appartenant à Fernand Burrus (1884-1955) est construite en 1911 et mise en marche en 1912. Très abîmée après le premier conflit mondial, son propriétaire ne peut pas obtenir de dommages de guerre car il est de nationalité suisse, et du fait du monopole de la Régie Française des tabacs il n’a pas le droit de relever son usine (car elle a été mise en service pendant la période d’occupation allemande). Un moulin est établi sur le cours du Sânon. Il fonctionne jusque 1866, date à laquelle la compagnie des chemins de fer de l’Est aménage une prise d’eau pour alimenter ses locomotives. Le débit étant suffisant pour deux activités une scierie au haut-fer est installée sur le même cours d’eau. Avricourt disposait de deux fontaines, celle de France et celle de Lorraine. Cette dernière est encore visible.

Avricourt est un village de la région Grand Est, arrondissement de Sarrebourg-Château-Salin. Fait partie de la CC Sarrebourg Moselle Sud depuis le 1er janvier 2019. En 2016, la population était de 630 habitants. Nobre de résidences principales 283, 9 résidences secondaires et 33 logements vacants, 65% des résidences sont construites avant 1946. Le village est incendié en 1630, il se rétablit progressivement après la guerre de Trente ans, en 1710, le village compte 52 habitants. Au XVIIIe siècle, la population est composée en majeure partie de laboureurs et de manouvriers ; ces derniers dominent largement (en 1789, Avricourt compte cinq laboureurs et trente-cinq manouvriers. Renseignements statistiques en 1842 : population, 700 catholiques, totale annexes, hameaux et habitations isolées : 910. Suite à l'annexion de 1870 par l’Allemagne et la séparation du village en deux parties (réf. Historique), plusieurs maisons sont édifiées après 1870 pour de riches marchands allemands et des cadres de l’administration des douanes, postes et chemins de fer. Le village est organisé en plusieurs rues. L'église est localisée en hauteur, le presbytère à proximité jadis se situe maintenant plus bas presque à la sortie du village. La commune comprend une école, une mairie, une église paroissiale et une chapelle, une fontaine, des jardins clos et un ancien domaine La ferme de la Baronne située à l’écart du village, une ancienne fromagerie. Nouvel-Avricourt fait partie du territoire communal d'Avricourt. Avricourt et Nouvel-Avricourt étaient appelés après 1870 Deutsch-Avricourt. (réf. IVR41_20185730213NUC4A, carte d’État-major Avricourt avant l’annexion, la création de la cité ferroviaire et la scission de la commune en deux Avricourt, carte IVR41_20185710114NUDA ).

Références documentaires

Bibliographie
  • Aux sources de la Seille et de la Sarre / ill. Pierre Chenu, réd. Jean Barthelémy. - Châlon-sur-Saône : P. Chenu, 1973. - 54 p. : ill. ; 23 cm.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : D57
  • KUCHLY, Louis. @Assenoncourt. "Les Wérés d'Assenoncourt". Sarrebourg : Société d'Histoire et d'Archéologie de Lorraine. Section de Sarrebourg, 1991. 326 p., ill., cartes. (Monographies locales ; 1).

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : C ASS
  • KUCHLY, Louis. @L'expérience révolutionnaire de la zone témoin agricole de la Moselle : son histoire de sa création à sa disparition@. Sarrebourg : Société d'Histoire et d'Archéologie de Lorraine. Section de Sarrebourg, 2011. 51 p., ill., plans, carte. (Conférences).

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : C ASS
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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- Zeller-Belville Catherine
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