Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de Bocquegney

Dossier IA88031887 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aires d'études Dompaire
Adresse Commune : Bocquegney

La carte archéologique mentionne que des tessons de céramiques sigillées ont été découvertes au lieu-dit Gigney. Des « mares antiques » et une voie pavée sont aussi signalées au Pré Quanon. La toponymie de Bocquegney (-acum) évoque également une occupation dès la période gallo-romaine.

Le nom du village est attesté dès 1295. La seigneurie appartenait au chapitre de Remiremont et au baron de Darnieulles. Elle faisait partie en 1594 du bailliage des Vosges, prévôté de Dompaire et de Valfroicourt, ban de Harol et de Bouxières, et à partir de 1751 du bailliage et maitrise de Darney, coutume de Lorraine. Au spirituel, Bocquegney est dépendant de l’église de Hennecourt, qui est une annexe de Gorhey, et qui fait partie du doyenné de Jorxey, du diocèse de Toul et de l’évêché de Saint-Dié (Lepage et Charton. 1845).

Le village a beaucoup souffert lors de la guerre de Trente ans et de l’épidémie de peste, ne comptant plus que 6 conduits en 1648, et l’année suivante les habitants abandonnèrent le village pour se réfugier au château de Darnieulles lors du passage des troupes françaises, allant vers Epinal. (Idoux. Les ravages de la guerre de Trente ans dans les Vosges.1912). La population du village atteint son maximum en 1846 avec 193 habitants. Puis cette population chute progressivement pendant le siècle suivant en raison de l’exode rural (81 habitants en 1975).

Avant l’installation du système d’adduction d’eau vers 1958, le village est alimenté par un ensemble de puits, de fontaines, d’un égayoir aménagé dans le ruisseau (pédiluve pour chevaux) et d’un lavoir avec une buanderie. Cette pièce servait également de distillerie et de local pour les pompes jusque vers 1970 (transformée en mairie vers 2000). Une carrière de moellons est signalée sur le coteau au-dessus du village.

La tornade du 11 juillet 1984 a provoqué d’importants dégâts dans le village, anéantissant les cultures, les vergers et les forêts, arrachant la plupart des toitures, et engendrant la ruine de plusieurs anciennes fermes.

Le village de Bocquegney est situé à l’Est de Dompaire à proximité de la route département n°166 menant à Épinal. Le village est installé à la limite Sud-Est de la région appelée la « Petite Sibérie » (plateau à 400 m d’altitude exposé aux vents se caractérisant par un microclimat à tendance continentale), au pied de la côte de Virine, dont il est séparé par un relief faisant la séparation entre la vallée de la Moselle et celle du Madon.

Les constructions sont regroupées de manière non mitoyenne, s’étirant le long d’une rue principale parallèle au flanc du coteau. Deux rues perpendiculaires complètent le tracé : une ruelle monte pour rejoindre la route de Châtel-sur-Moselle au nord, l’autre voie vers le sud enjambe le ruisseau Le Rupt Julot qui traverse d’Est en Ouest le village et détermine ainsi deux quartiers de part et d’autre. Les plus anciennes constructions du village sont construites à l’intersection de ces deux rues. C’est également à cet endroit central qu’ont été établis les édifices publics (mairie, école, lavoir, salle polyvalente…) en l’absence d’Église. La rue de la Mairie se dirige ensuite vers la route d’Épinal, en passant par l’ancienne gare ferroviaire. Elle est bordée d’importantes fermes du 19e siècle, tandis que les maisons de manouvriers se regroupent plutôt au nord. Les usoirs ne sont généralement pas cadastrés, hormis pour les constructions établies à partir du milieu du 19e siècle, en retrait par rapport à la rue. Des habitations récentes sont venues remplacer des anciennes fermes détruites au cœur du village, mais la plupart sont implantés aux bordures nord, est et ouest du village. Hormis le centre équestre, il n’y a pas d’exploitation agricole contemporaine.

Le coteau dominant le village est adapté à la culture de la vigne et des arbres fruitiers comme le rappelle le toponyme « Les Grands Poiriers ». Au nord, le territoire est principalement mis en culture : blé et quelques parcelles de maïs, tournesol et oléagineux. Les terres à proximité du ruisseau du Rupt Julot sont essentiellement exploitées pour le fourrage (sources : Registre parcellaire graphique 2017 – IGN). Le Grand Bois, le Pâquis de Haie et les Bois des Taons et de Blamont sont situés en bordure du ban communal.

La commune a fait l’objet d’un traitement de l’architecture rurale par une étude thématique en 2019 : 16 bâtiments sont repérés et 4 étudiés.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa