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Présentation de la commune de Guermange.

Dossier IA57030302 réalisé en 2015

Fiche

1Q315 /2. Biens à Guermange Ventilation des bien provenant de Custine fils condamné

Chap 5 Bâtiment nommé la marcarerie.

Ce bâtiment est placé à l’entrée de la commune il est formé par un parallélogramme de 14 toises 4 pieds de long et 6 de largeur composé d’un poel, une cuisine, une chambre ensuite une allée une grange et une écurie de vaches des greniers au dessus du logement ainsi que sur l’écurie. Les murs sont élevés en maçonnerie jusqu’au 1er étage le surplus est en dâle (patois mosellan=cloison). La couverture est en tuiles plates le tout de vieille construction. Au derrière au nord est un hangard sous lequel est placé six réduits à porcs faits en charpente en mauvais état .

Chap 6 Halle du pressoir.

Cette halle est placée près le cimetière à trente pieds de longueur sur vingt-quatre de largeur elle est fermée sur trois faces par en dâle et celle au midi par un mur de maçonnerie, la couverture est en tuiles creuses. Au-devant est la face au nord est un hangar de 15 pieds de longueur sur 12 de large supportés par deux poteaux. Sur ce hangar est placée une pierre à faire du cidre. La couverture est en essins pourris en grande partie. Au-dessous d’une partie du hangar est construit deux grandes cavoutées en briques dont l’humidité en à pourrie et calcinée plusieurs les montants, tailles et chapeaux des portes de communication de ces caves sont de pourriture.

Chap 7 Halle de la brasserie prés le moulin.

Cette halle est placée au midi du moulin attenant au midi à un chemin au nord ou sentier de Desselin et au couchant à un petit pré et au levant aux terres elle est formée par un parallélogramme de 11 toises 4 pieds de largeur construite entièrement en charpente composée de 5 fermes supportées chacune par 5 poteaux espacés l’un de l’autre à égale distance. La couverture au-dessus est en essins pourris en grande partie. Au-dessous d’une partie de ce hangar est construit deux grandes cavoutées en briques

Chap 15 Brasserie exploitée par Christophe Lhere elle a été laissée à bail par Custine père au citoyen Christophe Lhere le 18 mai 1786 pour 12 ans. Brasserie est composée d’un grand bâtiment formé de chambres, cuisine, brasserie cave voûtée au-dessous grenier et faux grenier le tout bien bâti. Il dépend de la brasserie une houblonnière contenant environ deux jours et demi, un jardin contenant environ 1 jour.

Enquête agricole. Deuxième série. Enquêtes départementales. 12e circonscription. Meuse, Ardennes, Moselle, Meurthe. Auteur : France. Ministère de l'agriculture, du commerce et des travaux publics. 1867

M. PETITJEAN, propriétaire et fermier à Guermange.

Je cultive 125 à 130 hectares. J'ai reloué il y a six ans un peu plus cher qu'autrefois, 3 francs par hectare. Les cultivateurs n'ont pas fait de très-bonnes affaires depuis quelques années, parce que le blé ne s'est pas vendu très-cher.

Il y a vingt ans, j'ai vu le blé plus bas que ces dernières années. En 1866: j'ai été un peu grêlé. En 1864 et 1865 on a fait une grande récolte en blé : 20 hectolitres par hectare. L'abondance a compensé le bas prix; on a même eu dans ces années plus d'argent que quand le blé est cher. Ce qui fait du ma! aux cultivateurs, c'est la main-d'œuvre qui est doublée depuis sept ans. J'ai 18 chevaux de trait et 14 poulains, 20 bêtes à cornes environ. il y a dans la commune quatre ou cinq fermiers du même propriétaire. Cette année notre situation n'est pas bien bonne, mais depuis deux ou trois ans le cultivateur s'est tiré d'affaire tout doucement. Je suis sur le bord de l'étang de Lindre. On le met en location tous les trois ans, on paye de 3o à 35 francs les 20 ares. On y fait venir du Lié d'hiver, du blé de mars, de l'avoine. Cela rapporte beaucoup; dans les années sèches la paille paye la location. Pour moi, je ne loue pas dans l'étang. Les chemins sont assez bons, pourtant nous manquons un peu de chemins d'exploitation. On ne se plaint pas de la vaine pâture. Nous avons un boulanger dans la commune, on ne se plaint pas de ses prix. Il n'y a que quelques manœuvres qui se fournissent chez lui. Depuis 183o nous avons perdu 130 habitants; il n'y a plus que 489 habitants dans la commune. Des familles entières ont émigré sur Paris, pour soigner les chevaux des omnibus, travailler aux carrières de plâtre. Quelques-uns sont revenus plus pauvres qu'ils n'étaient en partant. Il serait bon de renouveler le cadastre et aborner toutes les propriétés. On ne fait pas d'échanges parce que les propriétaires ne s'entendent pas. Ce n'est pas le droit qui arrête les échanges. Les terres se vendent plus cher.

Aires d'études Réchicourt-le-Château
Adresse Commune : Guermange

De nombreuses villae ont été fouillées ou signalées sur le territoire de Guermange. À proximité de Guermange se situe la cité antique de Tarquimpol-Decempagi, carrefour routier fortifié sur la grande voie romaine de Reims à Strasbourg via Metz. Cette voie est déjà utilisée pour le trafic du sel. À Guermange, sur les rives de l’étang de Lindre, six sites gallo-romains ont été mis au jour en 1976 pendant la période d’assec. Un de ces sites atteste d’une activité métallurgique, avec la présence de scories. Cette découverte est à relier à l’agglomération antique de Tarquimpol qui s’étendait à l’emplacement actuel de l’étang jusqu’à la cornée de Guermange.

Un château est édifié au XIIIe siècle, à Guermange, pour surveiller l’étang de Lindre. Bien que détruit aujourd’hui, il est connu par des plans accompagnés d’une description très précise de sa distribution. Le château est repris en fief en 1315 par Rodolphe, bailli de l’évêché de Metz. Voir ill. lIVR41_20175711051NUC4A_1.JPG : Charte datée de juin 1315. « Je Rodolf (…) baillis de l’évêché de Metz fais assavoir à tous que ces lettres verront et orront que je ai repris en fief et en hommage ma maison que je ai faite à Guermanges (…) donne le fief aux évêques de Metz. »(AD 57, G107). La charte est signée par les sires de Réchicourt et de Fénétrange dont elle porte les sceaux. Il dépend donc du temporel de l’évêque de Metz alors que le village est sur les terres du duché de Lorraine. Les conflits se multiplient d’ailleurs entre les évêques de Metz, les ducs de Lorraine puis les rois de France qui cherchent à s’imposer dans cette région riche de ses salines. Le domaine de Lindre, composé de six fermes et de l’étang, propriété des ducs de Lorraine, du roi de France, passe ensuite dans la famille de Custine, avant de devenir bien national en 1790. Vers 1332, les Custine s’établissent en Lorraine. La branche qui nous intéresse est celle de Guermange. En 1545, Martin de Custine, baron de Cons, épouse Françoise de Guermange héritière de la seigneurie du même nom. Les Custine sont propriétaires de nombreuses fermes autour de Guermange. A Guermange même, le château médiéval et ses dépendances leur appartiennent. Les biens de la seigneurie de Guermange sont vendus en 1793.

Guermage est un village de la région Grand Est, arrondissement de Sarrebourg-Château-Salin. Il fait partie de la Communauté de Communes de Sarrebourg Moselle Sud depuis le 1er janvier 2019. Guermange, ancien Guermingen, se situe au fond de la cornée Sud Est de l’étang de Lindre. L'étang de Lindre, dans le Saulnois, existe sous sa forme actuelle depuis le Xe ou le XIe siècle. Il y avait un château médiéval. Il fut propriété des ducs de Lorraine, du roi de France, puis de la famille de Custine, et devint bien national en 1790. Les domaines de Lindre comprenaient alors le « château », autrefois propriété des Custines, et six fermes, sur le territoire de Guermange : les deux fermes du « château », la ferme de Hisèle, la ferme du Stranhoff, la ferme du Moulin et la « Maison franche ». L'ensemble est confié à des fermiers, sous la direction d'un régisseur-administrateur : Desfrères, sous le Second Empire, puis Bailly, à la fin du XIXe siècle, Barbier, jusqu'aux années 1920, et enfin la famille Mélard, Laurent jusqu'en 1958, puis son fils Jean, après cette date. Après 1970 et le procès Mélard, c'est Bornert qui occupe cette fonction. En 1974, les héritiers Montalivet, décident de vendre l'ensemble des biens de Lindre. Le département de la Moselle achète les treize étangs des Domaines (930 hectares, dont 618 pour le seul étang de Lindre), le « château » et la « Maison franche » – cette dernière est revendue quelques années plus tard. Il en fait une réserve naturelle protégée, incluse dans le parc naturel régional de Lorraine. L'UAP achète le groupement forestier, et un entrepreneur en constructions métalliques le groupement agricole foncier. (réf. AD57, 93J, historique des domaines de Lindre).

En 1842, il y avait 620 habitants. 1939 : 439 habitants, en 1948 : 296. En 1968 il y avait 132 habitants. En 2016, la population était de 93 habitants. Nombre de résidences principales 43, 8 résidences secondaires et 7 logements vacants, 41,9% des résidences sont construites avant 1919, 4,7% entre 1919 et 1945, 14% entre 1946 et 1970 et 9% entre 1971 et 1990, 7% entre 1991 et 2005 et 11,6% entre 2006 et 2013. (sources INSEE).

L'habitat se compose de fermes mitoyennes se développant le long de deux rues parallèles appelées"rue du Palêche" rue d'en bas et rue de "Pahaut" rue d'en haut, il y a une pente douce entre les deux (réf.KUCHLY, Louis. Guermange), et le long d'une rue perpendiculaire à ces deux rues se prolongeant sur le D93. Les usoirs ont conservé des parties dallées parallèles à l’habitation devant toute la maison ou seulement l’exploitation. Des toits sont encore couverts de chaume au début du XVIIIe siècle. Un moulin à Guermange est cité dès le XIVe siècle, bien visible sur la carte de 1726, alimenté par un canal depuis l’étang de Lindre. Il existait également une brasserie près du moulin : « La halle de la brasserie près du moulin. Elle est placée au midi du moulin… elle est formée par un parallélogramme construite entièrement en charpente composée de cinq fermes supportées chacune de cinq poteaux séparés l’un de l’autre à égale distance. La couverture dessus est en essins. Au-dessous d’une partie du hangar est construit deux grandes caves voutées en briques. » (AD 54, 3Q315, 1790). Le moulin de Guermange devient une ferme. Une brasserie et un séchoir à houblon lui sont adjoints (voir texte libre). Une tuilerie existait également, elle est décrite lors de sa vente en 1794 se composait : « d’un logement d’une halle à sécher les tuiles, d’un four à cuire les briques, d’un hangar au-devant, un jardin potager au derrière. »Le village se distingue par une forte concentration de ferme en pan de bois. (ref. ill.IVR41_20175710834NU2A_1.JPG). Dans le village il y avait un pressoir, une marcairie et une brasserie (voir texte libre).

Les biens de la seigneurie de Guermange sont vendus en 1793.

Le village abrite un lavoir (le seul du canton), une église paroissiale, un cimetière autour de l'église, des vestiges de jardins clos de pierres sèches, des vestiges du château dont deux bâtiments et deux pavillons de jardins (inscrits MH), des fermes de l'ancien domaine de Lindre (2), une maison forestière.

Références documentaires

Bibliographie
  • Aux sources de la Seille et de la Sarre / ill. Pierre Chenu, réd. Jean Barthelémy. - Châlon-sur-Saône : P. Chenu, 1973. - 54 p. : ill. ; 23 cm.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : D57
  • CALMET, Dom Augustin. Histoire de Lorraine, qui comprend ce qui s’est passé de plus mémorable dans l’archevêché de Trèves, et dans les évêchés de Metz, Toul et Verdun, depuis Jules César dans les Gaules, jusqu’à la cession de la Lorraine,arrivée en 1737, inclusivement. Nouv. éd.Nancy : A. Leseure, 1745-1757.

    Bibliothèque municipale, Nancy
  • GIULIATO, Gérard. Les résidences fortifiées des évêques de Metz en Lorraine au Moyen âge.In : Colloque international (6-8 octobre1994 ; Le Mans). Palais royaux et princiers au Moyen âge. Le Mans : Centre d’édition et de publication de l’Université du Maine, 1996,p. 117-132.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • KUCHLY, Louis. Guermange. Sarrebourg : Société d'Histoire et d'Archéologie de Lorraine. Section de Sarrebourg, 1994. 340 p., ill. (Monographies).

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : C GUE
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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