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Présentation de la commune de Réchicourt-le-Château.

Dossier IA57030353 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Aires d'études Réchicourt-le-Château
Adresse Commune : Réchicourt-le-Château

Le chef-lieu, Réchicourt-le-Château a connu une occupation antique avec la présence d’un établissement gallo-romain, au lieu-dit La Justice. Avant l’occupation actuelle, il existait un premier noyau d’habitat au lieudit Le Mont sur le tracé d’une voie romaine. Les seigneuries qui se forment autour de l’An Mil sont les héritières des anciens fiscs royaux (domaines du roi) cédés aux abbayes ou à des seigneurs laïques en récompense de leur fidélité. A partir du IXe siècle, l’habitat se regroupe au centre du finage autour d’un noyau initial, la plupart du temps une église paroissiale ou un château fortifié, voire les deux. Dès cette époque, à Réchicourt-le-Château, l’habitat se densifie autour du château fortifié et à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Le site de Réchicourt-le-Château est occupé de façon certaine à partir de 1103, date de la première mention du château. A l’origine, les terres appartiennent à une riche famille, les comtes de Werd, héritiers de la maison de Sarrebruck. C’est un alleu indépendant jusqu’en 1242, date à laquelle le comte Thierry reprend le comté de Réchicourt-le-Château en fief des évêques de Metz. La seigneurie passe par mariage aux comtes de Linange au début du XIVe siècle. Le premier château détruit en 1469 est reconstruit au XVIe siècle. En 1669, la seigneurie est vendue au comte d’Ahlefeld qui fait hommage au roi de France pour le comté. A cette date, le donjon initial du vieux château subsiste encore à côté du nouveau. Le château actuel est sans doute élevé à partir d’une tour porche du XVIe siècle. Deux grands étangs sont créés au XIVe siècle dans le territoire de Réchicourt-le-Château, le grand étang de Gondrexange et celui de Réchicourt-le-Château. Les forêts de Réchicourt-le-Château sont surexploitées pour alimenter les poêles des trois salines de Dieuze, Moyenvic et Marsal. La guerre de Trente ans (1618-1648) et la peste sont à l’origine d’une sombre période pour le territoire se soldant par la destruction matérielle de la plupart des villages et la disparition de certains d’entre eux. Le conflit débute réellement en 1630-31 entre l’armée française et les troupes impériales (siège de Vic-sur-Seille) et ne prend vraiment fin qu’à la signature du traité de Vincennes en 1661. Les témoignages sont nombreux sur l’état de ruines des villages après le passage des troupes suédoises. En 1670, le comte de Réchicourt-le-Château écrit à propos du comté : « avons reconnus que par les guerres passées les peuples de nostre dite comté ont este quasi totalement détruits les maisons ruinées et abolies et la campagne désertée et abandonnée (...) » (AD 54, E129). Le hameau du Mont sur le finage de Réchicourt-le-Château disparaît à l'issu de cette guerre. À la signature du traité de Westphalie en 1648, les trois évêchés de Metz, Toul et Verdun sont incorporés au royaume de France alors qu’une partie du duché de Lorraine conserve son indépendance. Ainsi, Réchicourt-le-Château est donné à la France. Au XVIIIe siècle, la paix revenue bénéficie au village qui se développe dans un contexte d’essor démographique, amorcé sous le règne de Léopold (1679-1729) et culminant au milieu du XIXe siècle pour diminuer ensuite. En 1842, une enquête intitulée Renseignement statistiques sur la paroisse de Réchicourt-le-Château donné par le curé à Mr le Préfet permet de connaître l'état socio-économique de la commune à cette période (AD57 29J383) " E moral de la population Les divers mouvements éprouvés par le pays ayant notablement mélangés la population il n’est ressort par un caractère des habitants qui présentent des nuances de formes allemandes et de formes françaises. On doit dire que l’habitant ancien faisant le fond de la population est bon ami de la paix et de la tranquillité, point querelleur, point possessif s’il y a quelques exceptions elles sont rares et sont produites par des étrangers. L’habitant est très aumônier, trop peut être ainsi par cette bienfaisance attire une foule de mendiants de tous pays qui paient souvent cette bienfaisance par des larcins. Le caractère plus prononcé des habitants et une teinte d’orgueil, d’esprit d’égalité, aimant une liberté presque voisine de la désobéissance ne faisant cas des lois. A peu d’exception près tous les habitants savent lire et écrire . Idiome : le patois français pour la classe moyenne et la basse classe. Habitation : 169 maisons pour 250 ménages. Nourriture : la soupe, le lard et les légumes à midi le soir le lait et les pommes de terre. Chauffage bois et fagots. Habitations solides et saines généralement. Une église, une tour, 3 cloches 1 horloge. Un presbytère vaste mais en fort mauvais état faute de moyen de réparation. Une maison d’école de garçon. Une maison d’école de filles au rdc la salle municipale et d’audience au premier. Deux châteaux antiques. Six belles maisons modernes. Une fontaine abondante. Jardin ordinaire. Trois incendies en 7 ans qui ont détruit 18 maisons. Industrie : Classe dominante agricole. Occupation : travaux de la campagne, dans les forêts, dans la carrière de pierre calcaire, broderie. Profession les plus communes : cordonniers, tailleurs, menuisier, charpentier, tisserands, charrons, maréchaux, serruriers, cloutier, journaliers. Un moulin à eau, 1 tuilerie et briqueterie. Le canal de la Marne au Rhin en cour d’exécution passe sur le territoire à 1.5 km de la commune. Santé, constitution physique des habitants forte, 1 vieux de 95 ans, 1 de 87,1 de 86 et 2 de 85, 8 de 80 et 4 de 78. Particularité : justice de paix, 2 notaires, 2 huissiers, 1 receveur d’enregistrement, 1 percepteur, 1 route vicinale, 1 pont, 1corps de garde, logement de 2 pompes à incendie, halles, marché chaque mercredi comme il existait lorsque la population était moindre, 2 foire idem. Agriculture : territoire accidenté formé de colline et de vallée. État plus progressif que stationnaire, propriété moyenne due à un peu plus d’entendement que par le passé. A peu de chose prêt le sol appartient généralement aux habitants. Il est de valeur ordinaire. Histoire naturelle : l’état atmosphérique est celui de la contrée, il est connu, il n’y a donc pas à s’étendre sur cette question . Les eaux sont bonnes elles sont de fontaine. Il n’y a que la rivière du Sânon à l’état de simple ruisseau, un étang de 50 ha. Zoologie : la race chevaline est peu distinguée, c’est l’ancienne race lorraine sortie de ces chevaux arabes si vifs et nerveux, elle commence à s’éteindre. Les cultivateurs se rencontrent prés des juifs, marchands de chevaux qui viennent des Ardennes, d’Allemagne du Hollstein. Quelques cultivateurs ont élevé des chevaux à l’aide du haras de Rosière déjà on aperçoit par ci par là des chevaux distingués. La race bovine et ovine sont assez belles. Il y a peu d’abeille. Presque plus de gibier peu d’oiseau mais infiniment d’insectes. La broderie établie depuis ans à Réchicourt en procurant une certaine aisance à un grand nombre de familles amène le luxe et ses tristes suites."

L’activité principale est la polyculture. Le cheptel est modeste. Réchicourt-le-Château où il existait une grande halle aujourd’hui détruite, il y avait un marché le mercredi et deux foires annuelles. À Réchicourt-le-Château, un moulin était en activité sur l’étang et un autre dans les fossés du château. Les habitants de Réchicourt-le-Château en 1666 sont soumis « pour les corvées nécessaires à la construction d’une huilerie (...) d’ancienneté, il y a esté un moulin construit sur le fossé dudit château tournant par le cours des eaux des fossés laquelle ayant este détruit pendant les guerres dernières (...) vouloir convertir le tournant dudit moulin à l’usage d’une huilerie non plus par le cours de l’eau mais par le travail d’un cheval » (AD 54, E123). Il y avait deux fontaine dans la commune. En 1874, des travaux sont effectués aux deux fontaines dont celle du château qui appartenait aux Richelieu jusqu’à la vente des biens nationaux. Les propriétaires ont alors remplacé tous les tuyaux en bois par de la fonte.

Une partie des édifices publiques : lavoirs, fontaines, école et presbytères sont restaurés ou reconstruit pendant la première annexion par les architectes de l'arrondissement de Sarrebourg Ernst et Leidig. La seconde guerre mondiale a laissé beaucoup de ruines, un grands nombre de maisons sont reconstruits ou restaurés avec les dommages de guerre. Les halles ont brûlé en 1987.

Réchicourt-le-Château est un village de la région Grand Est, arrondissement de Sarrebourg-Château-Salin. Il fait partie de la Communauté de Communes de Sarrebourg Moselle Sud depuis le 1er janvier 2019. Ancien chef-lieu de canton. Le village est traversé par trois ruisseaux, le ruisseau du Grand maix, de Saint Blaise et du pré Florentin. Route d'Avricourt, des passerelles sont aménagées au-dessus du ruisseau de Saint Blaise pour accéder aux jardins clos. Sur son territoire il y a l’étang de Réchicourt-le-Château (réf. IA57030005) traversé par le canal de la Marne-au-Rhin. Le village de Réchicourt-le-Château, se développe autour de deux noyaux, un premier primitif, autour du château et intra-muros légèrement en hauteur (voire cadastre de 1813 l'enceinte urbaine se distingue encore bien IA57031083), puis un second au-delà de son enceinte le long d’un ou deux axes à l’image du village-rue. Le village renferme un nombre important de jardins clos de murets en pierres sèches. Il y avait deux fontaines et un lavoir, deux moulins et une halle. (réf.IA57031083). En 1789 la communauté est composée de 163 feux dont 29 laboureurs, 4 charretiers, 98 manœuvres et 30 veuves. 1831, 940 habitants, à l’école 70 garçons en hivers et 12 en été et 65 filles et 15 été. En 1842, le village est décrit ainsi : " La paroisse est placée sur une faible colline environnée de forêt formant le fer à cheval par le nord est et sud composé de 165 maisons réunies et de 4 éparses de ce nombre sont un moulin entretenu par un étang distant de un km. Une tuilerie à la même distance. La ferme du Lansquenet à 4 km et l’ancien ermitage St Blaise à 1 km. La date et la cause de la fondation du lieu sont absolument ignorées. On y vient des environs acquitter différents vœux les habitants invoquent ce saint pour la guérison des animaux. En 1800 la population était de 600 âmes; 190 ménages. En 1840 elle est de 1015 âmes et de 255 ménages. Les causes de son augmentation vienne de la paix depuis 1845. Il n’y a point d’émigration. Il y a 4 aubergistes, un café, un billard public. "En 2016, la population était de 547 habitants. Nombre de résidences principales 244, 17 résidences secondaires et 75 logements vacants, 19,8% des résidences sont construites avant 1919, 26,5% entre 1919 et 1945, 27,3% entre 1946 et 1970 et 17,8% entre 1971 et 1990, 4,9% entre 1991 et 2005 (sources INSEE). Le patrimoine de la commune comprend un étang, deux sites d'écluses, des jardins clos, une église paroissiale, un presbytère, une chapelle, un ancien asile, une mairie et une école, des maisons et des fermes et des maisons de manouvriers du 18e et du 19e siècles qui se développent le long de deux axes : faubourg de Lunéville et faubourg de Blamont (voire cadastre ancien IA57031083) , des fermes et maisons de la Seconde reconstruction. Il y avait une gare sur la ligne Paris-Strasbourg est désaffectée aujourd'hui.

Références documentaires

Bibliographie
  • Aux sources de la Seille et de la Sarre / ill. Pierre Chenu, réd. Jean Barthelémy. - Châlon-sur-Saône : P. Chenu, 1973. - 54 p. : ill. ; 23 cm.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : D57
  • GIULIATO, Gérard. Les premiers châteaux dans le pays du sel en Lorraine (Xe-XIIe s.)@. In : Colloque international du Château-Gaillard (16 ; 1992 ; Luxembourg). Caen : Centre de recherches archéologiques médiévales, 1994, p. 215-232, plans, carte.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : L ARCH-MIL
  • Réchicourt-le-Château : sa comté - son canton / Georges Vincent. - Avricourt : G. Vincent, 1996. - 201 p. : ill., plans, cartes ; 30 cm.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : C REC
Périodiques
  • HEIN, Olivier. Un nouveau "miracle" de saint Nicolas : sauvée par les pèlerins de Réchicourt. La gargouille, avril 2013, n°65, p. 15-16 : ill.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : RL GAR 2013 65
  • BENOIT, Louis. Répertoire archéologique de l'arrondissement de Sarrebourg. Mémoires de la société d'archéologie lorraine, 1862, 52 p. Index p. 51-52. Site Internet = gallica.bnf.fr

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : D57
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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