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L'Inventaire général du patrimoine culturel

Objectifs et champ d'action

L’Inventaire général a pour mission d’effectuer un recensement et une étude systématique, de l'ensemble du patrimoine architectural et mobilier, "de la petite cuillère à la cathédrale ", selon le propos d’André Malraux en 1964. Ce travail doit être suivi d’une médiation auprès du public selon une seconde formule du ministre « recenser, étudier, faire connaître ».

S’intéressant au patrimoine public ou privé, non gardé, c’est-à-dire situé hors les musées, les archives et les bibliothèques, il n’entraîne pas de prescriptions réglementaires et répond à un triple objectif

  • accroître la connaissance scientifique
  • diffuser les résultats auprès d’un public diversifié
  • nourrir la réflexion en matière d'aménagement du territoire

A l’issue des opérations d’Inventaire général, chaque intervenant public ou privé dispose des moyens d’avoir une lecture hiérarchisée de son environnement patrimonial. Il peut prendre, en connaissance de cause, les décisions de conservation, de restauration, de valorisation ou de destruction du patrimoine culturel. Si l’élément patrimonial, édifice ou collections d’objets, disparait, il reste documenté et cette documentation est transmise et consultable par tous, il peut ainsi nourrir la recherche scientifique alors même qu’il a disparu.

Lumière sur

Hôpital militaire "L", puis Sédillot, actuellement siège du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle appelé Centre administratif départemental

Le traitement "urbain" de la façade du bâtiment (c) semble s'expliquer par sa situation, en vis-à-vis, par rapport au Parc Sainte-Marie, qui fait, au même moment, l'objet d'importants aménagements par la Ville de Nancy. L'attribution d'une partie de la façade (avant-corps médian) à Charles Bourgon constitue une hypothèse d'autant plus séduisante qu'elle offre l'emploi, dans une même composition, d'ornements particulièrement usités dans de nombreuses réalisations connues de l'architecte : dessin de la lucarne du brisis ; losanges dans les linteaux des fenêtres de l'étage et dans l'entablement surmontant la corniche sur modillons ; ornements d'amortissement des extrémités de cette dernière ; éléments inférieurs, en formes de triglyphes, des 4 consoles soutenant le balcon et repos des tablettes sommitales des linteaux des fenêtres de l'étage. Il convient cependant de noter que la fiche de renseignement, établie par l'architecte en 1914 pour la constitution de son dossier de récipiendaire de la Légion d'Honneur, qui mentionne ses interventions à la caserne Sainte-Catherine, ne fait pas état de son éventuelle participation à l'hôpital Sédillot.

La réalisation de la galerie de liaison entre les pavillons pose plusieurs questions en suspens. Le médecin militaire Georges date, dans son ouvrage rédigé en 1938, le début de sa réalisation en 1904 alors que sa construction totale (ou reconstruction partielle?) fait l'objet d'un concours en juillet 1906. L'ouvrage, en fer, dont l'édification est adjugée en décembre de la même année à l'entreprise Bernanose de Nancy, est présenté comme ayant un développement total de 238, 45 m, longueur qui ne correspond pas à celle de la galerie en place en 1992, même en comptant les liaisons adventices avec les pavillons de malades et les accessoires (cuisines, bains et pavillon opératoire). L'ouvrage, encore visible en 1992, est une galerie en maçonnerie dont le développement (entre le bâtiment "c" et la chapelle) est de 215 m. Son développement total, en comptant les liaisons adventices, avoisine 365 m. La faiblesse des archives anciennes, conservées en 2006 à l'Etablissement du génie de Nancy, n'apporte aucune précision sur ce point.

La datation des pavillons de malades (d, d1, d4), ou tout au moins de leur début d'édification, reste incertaine (GEORGES, p. 105) ainsi que la teneur exacte des travaux de la période 1913-1915. L'affectation originelle des bâtiments (e) et (l), encore en place actuellement est inconnue.

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