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Dossier IA54030225 réalisé en 2015

Un historique de l'église est gravé sur une plaque de marbre, fixée sur le mur nord, dans le porche de l'église. L'église a été détruite par les Croates et les Suédois, en 1634-1635, lors de la Guerre de Trente Ans, un siècle plus tard, le 14 mai 1740, la première pierre est posée puis l'église est bénite par Mgr Scipion Gerôme Bégon, évêque de Toul, le 2 septembre 1746.

L'édifice du 18e siècle a été brulé et détruit le 2 septembre 1914 par les Allemands. La première pierre fut posée le 22 octobre 1922 et l'église reconstruite d'après un projet de Jules Criqui pour un montant de 505 000 f., l'entrepreneur fut monsieur Castelli d'Einville-au-Jard. L'église fut bénite par Mgr Hippolyte Marie de La Celle, évêque de Nancy et de Toul, le 20 avril 1925. A cette date,l'abbé F. Pitoy était curé, et V. Gouttin maire.

Un bombardement le 16 septembre 1944 l'a légèrement endommagée.

De plan basilical, l'église présente un style d'inspiration romane, avec voutes d'arêtes et arcs doubleaux. Tout le mobilier, autels, bancs, confessionnaux relève de la même veine stylistique.

Le maître-autel, les autels latéraux et les deux autels votifs sont en marbre gris, le léger décor sculpté est souligné par une couche dorée. Les colonnes présentes sous la table d'autel de l'autel votif de sainte Libaire, sont en marbre de couleur.

Le maître-autel qui repose sur deux degrés en calcaire, posés sur le carrelage du chœur, possède un dais d'exposition au-dessus du tabernacle. La table d'autel en calcaire est gravée d'une croix à chaque angle, une pierre d'autel en marbre veiné gris est encastrée au centre.

Sur l'autel Vatican II, meuble en bois, est encastrée une pierre d'autel.

Dans le chœur sont installés des stalles, le fauteuil du célébrant et une chaire prenant sur l'emmarchement côté nord. La grille de communion est en fer forgé, peint en noir, avec des motifs de croix grecques et latines, séparés par un compartiment occupé par les symboles eucharistiques dorés.

  • Autel latéral sud

En marbre gris/blanc, et de couleur pour deux colonnes soutenant la table d'autel et les éléments décoratifs, l'autel, sur deux degrés de granitos, possède une pierre d'autel en marbre rouge gravée de cinq croix et de l'inscription « H. CAR. DUCAMBOUT DE COISLIN EPISCO. MET. » Cette pierre a été consacrée par Henri-Charles de Cambout (13 septembre 1664-28 novembre 1732) nommé évêque de Metz le 22 septembre 1697. L'évêque était duc de Coislin, pair de France, baron de Pontchâteau et de la Roche-Bernard. La durée de l'épiscopat de Mgr de Cambout de Coislin ne correspond pas avec la date de reconstruction de l'église au XVIIIème siècle. Soit un autel avait été installé avant la reconstruction sous l'épiscopat de Mgr Bégon, soit cette pierre d'autel provient d'une autre église.

Le tabernacle est factice.

Sur le devant d'autel sont gravées et dorées, les lettres SJ, dans la niche du retable, la statue de saint Joseph, en plâtre polychrome et doré, représente le saint, seul, une tige de lys à la main.

Les fonts baptismaux, structure et couvercle en bois sculpté, ont été déplacés devant cet autel.

  • Autel latéral nord

En marbre gris/blanc et de couleur pour des incrustations et les deux colonnes soutenant la table d'autel, l'autel possède une pierre d'autel. La statue, en plâtre polychrome, de la Vierge à l'Enfant, est installée dans une niche qui surmonte le tabernacle factice. Le monogramme AM est gravé sur le devant d'autel.

  • La nef

Dans la nef, les bancs, en bois sculpté, sur un plancher, présentent un accotoir en forme de rinceau et le pied un motif ajouré en forme de cœur. Certains possèdent encore au revers du dossier une barre en fer, munie de crochets pour les sacs. Contre le massif occidental, deux bancs fermés sont en place, de part et d'autre de l'allée centrale. Deux bénitiers en marbre noir sont scellés de part et d'autre de la porte.

Une tribune existe au-dessus de la porte d'entrée.

Les confessionnaux sont conservés dans une chapelle votive au sud, dans le massif occidental.

Deux chapelles votives se faisant face, sont aménagées dans un décrochement, au centre des murs gouttereaux.

Côté sud, l'autel votif en marbre, est surmonté d'une Piéta, également en marbre. Un logement prévu dans la table d'autel pour une pierre d'autel, est occupé par une plaque de bois.

A la gauche de l'autel, une plaque de marbre, signée Martin Lunéville, porte les noms de 21 soldats, avec nom et prénom, par ordre chronologique de décès (le jour, le mois et l'année). Le dernier soldat est mort en 1919 sans qu'une date soit précisée. Une victime civile a été ajoutée à la suite. L'inscription de tête précise : 1914 1918 et « Ceciderunt fortes in bello ». Une partie du titre « ceciderunt fortes » se retrouve en partie plusieurs fois dans la Bible, dont Les Rois, livre II, chap. 1, 19,25.

Lui faisant face, à la droite de l'autel, une plaque détaille le vœu que les habitants firent le 1er août 1915 à la suite de bombardements quotidiens depuis plusieurs mois, d'élever dans la nouvelle église un monument en l'honneur de Notre-Dame de Pitié si le village et ses habitants étaient épargnés. Bien que Serres demeura à portée des canons ennemis, pas une maison ne fut détruite ni un habitant tué. Comme la plaque en l'honneur des soldats, celle-ci est signée Martin Lunéville et les lettres sont peintes en rouge.

Un ex-voto isolé sur le mur manifeste la « Reconnaissance à Ste Thérèse » sans autre précision.

Au centre de la chapelle votive nord, l'autel en marbre gris avec deux colonnes en marbre rouge, possède une pierre d'autel en marbre. Le devant d'autel est gravé des lettres SL. Dressée sur un tabernacle factice, la statue en plâtre polychrome et doré, figure sainte Libaire, couronnée de roses, en pied, la palme du martyre dans la main droite. A la base de la statue est imprimée une marque d'auteur « La Statue religieuse Paris ».

A droite de l'autel, une plaque de marbre, gravée, sortie de l'atelier Martin à Lunéville dresse la liste des curés qui ont assuré leur ministère dans cette église : vingt noms se répartissent sur deux colonnes depuis le premier Geoffrois Riclot (1635-1675), jusqu'à Jean-Marie Perrin dont seule la date de nomination figure, 1980.

Un chemin de croix complet, en plâtre, ton pierre et doré, est en place sur les murs.

  • Les vitraux

Le cycle iconographique se divise en trois séquences.

Dans le chœur, en partant du sud, un vitrail aux motifs décoratifs, puis :

  • La Résurrection avec la citation extraite du Credo « Tertia die resurrexit a mortuis ».
  • L'Ascension avec la citation « Videntibus illis elevatus est », Actes des Apôtres, I, 9.
  • La Transfiguration avec la citation « Transfiguratus est ante eos », Matthieu, 17, 2.
  • Un second vitrail avec des motifs décoratifs.

Dans la nef, en partant de l'autel latéral :

  • « Bossuet évêque de Meaux fait déposer en l'Église Condé-Ste Libiaire des reliques de Ste Libaire (1701) ». En aout 1700, une délégation des habitants de Condé-Sainte-Libiaire, demande à l'abbaye Saint-Léon de Toul, des reliques de sainte Libaire, leur patronne. La requête fut agrée et le 25 octobre 1701 Bossuet célébrait la messe pontificale qui marquait le dépôt des reliques.
  • Au-dessus de l'autel votif, « Aux pires instants de la grande Guerre, la Paroisse de Serres se place sous la Sauvegarde de N.ND. de Pitié (1915) ». Le registre supérieur se partage entre une représentation de la Piéta et un écu où est repris le vœu « La paroisse de Serres/en péril extrême/O Dame de Pitié/met tout son espoir/en votre secours ». Sur le registre inférieur, un soldat blessé est représenté parmi les fidèles qui adorent le Saint Sacrement
  • La translation, en 1587, du corps de sainte Libaire, sous la conduite du cardinal Charles de Vaudémont depuis Grand (Vosges) jusqu'à l'église abbatiale Saint-Léon à Toul.

Massif occidental :

  • L'église de Serres en « 1914 ».
  • L'église de Serres en « 1924 ».

Dans la nef, en partant de l'autel latéral :

  • Sainte Libaire devant l'empereur Julien, refuse de sacrifier sur un autel païen.
  • « Au Ciel Ste Libaire et ses deux sœurs (Stes Menne et Suzanne] accueillent leurs Frères [Sts Elophe et Euchaire] euxaussi martyrs pour la Foi ».
  • Martyre de sainte Libaire « N'ayant pu amener Libaire à renier sa foi et à sacrifier aux idoles Julien lui fait trancher la tête IVe siècle».

  • La Sacristie

Dans la sacristie située au nord du chœur, est conservée une collection importante de films fixes de catéchèse et de distraction, films 35m/m, diapositives en bandes :

La Semaine Sainte (Éditions du Berger)

La miche de pain (Éditions du Berger).

Aspects des Sacrements (Éditions du Berger).

Le peuple, témoin de Dieu (Édition du Berger).

Sainte Maria Goretti.

Le Fou de Notre-Dame.

Le cow-boy de Dieu.

Le Petit Miracle, en 4 bobines.

Le mystère de l'avion gris.

La soif de l'or.

Sylvain et Sylvette (Éditions Filmostat).

Vocables Sainte-Libaire
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Lunéville Nord
Adresse Commune : Serres
Adresse : rue de l'Église

Selon les archives, la première pierre fut posée par Messire Joseph d'Heudicourt, marquis de Lenoncourt et son épouse Magdeline Molé, le 14 mai 1740 : une plaque en pierre où étaient gravés les noms et qualités et armoiries des dits seigneurs était scellée dans l'église. La construction ne fut terminée qu'en 1746 et la bénédiction eut lieu le 19 mars. Ce ne fut que le 2 septembre 1746 que l'évêque de Toul, Monseigneur Scipion Jérôme Bégon la consacra.

L'édifice fut incendié par les allemands le 2 septembre 1914 puis fut endommagé par des bombardements en octobre et novembre. Après la guerre, il fut décidé de reconstruire l'église sur le même emplacement. La première pierre fut posée en octobre 1922. L'architecte chargé des travaux fut Jules Criqui et Victor Castelli d'Einville, entrepreneur,fut chargé de la rebâtir.

Les cloches qui étaient tombées lors de l'incendie furent évacuées sur Nancy (dans les galeries de la salle Poirel) et ramenées à Serres. En 1923, les fonderies Farnier de Robécourt (Vosges) fondent trois nouvelles cloches La bénédiction eut lieu le 16 juin 1924.

L'église ne fut terminée qu'en 1925 et sa bénédiction par Monseigneur de la Celle eut lieu le 20 avril. Elle subit à nouveau quelques dégâts lors d'un bombardement le 16 septembre 1944.

La nef renferme des vitraux remarquables, non signés. Une procession avec une châsse contenant des reliques de la sainte et Bossuet, qui le 25 octobre 1701, à Condé sainte Libaire (Seine et marne) fit une grande homélie pour célébrer la reconnaissance des reliques envoyées à Toul.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle

De plan basilical, l'église présente un style d'inspiration romane, avec voutes d'arêtes et arcs doubleaux. Tout le mobilier, autels, bancs, confessionnaux relève de la même veine stylistique.

Le maître-autel, les autels latéraux et les deux autels votifs sont en marbre gris, le léger décor sculpté est souligné par une couche dorée. Les colonnes présentes sous la table d'autel de l'autel votif de sainte Libaire, sont en marbre de couleur.

Le maître-autel qui repose sur deux degrés en calcaire, posés sur le carrelage du chœur, possède un dais d'exposition au-dessus du tabernacle. La table d'autel en calcaire est gravée d'une croix à chaque angle, une pierre d'autel en marbre veiné gris est encastrée au centre.

Sur l'autel Vatican II, meuble en bois, est encastrée une pierre d'autel.

(c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle ; (c) Région Grand-Est - Inventaire général - Chrétien Anne - Laumon Annette - Gottscheck Mary
Mary Gottscheck

Prestataire au Service Régional de l'Inventaire de Nancy


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- Monin Jean-Claude
Jean-Claude Monin

bénévole au SRI


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