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ancien couvent des Prémontrés ou hospice Saint-Joseph puis caserne de cavalerie, presbytère protestant et temple Saint-Jean

Dossier IA54002627 réalisé en 2009

Fiche

Genre de chanoines de Prémontré
Vocables Saint-Joseph, Saint-Jean
Parties constituantes non étudiées cour, rue, four à pain
Dénominations couvent
Aire d'étude et canton Nancy et périurbain - Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : Place Maginot
Cadastre : 1865 F 1176-1177 ; 2006 BY 282

Les chanoines de Saint-Augustin (congrégation réformée des Prémontrés) s'installèrent à Nancy dès 1635 dans les bâtiments d'un couvent de femmes repenties ou religieuses de la Magdeleine fondé au début du 17e siècle par Marguerite de Gonzague, femme du duc Henri II, acquis 15 500 francs. Destinée d'abord au logement des chanoines lors de leur déplacement à Nancy, d'où le nom d'hospice, ces bâtiments prirent le vocable de Saint-Joseph du nom du saint patron de l'ordre. Le couvent s'étendait entre la rue Saint-François (devenu rue Saint-Joseph puis aujourd'hui rue Chanzy) et une ruelle parallèle aux fortifications (impasse Saint-Jean devenue impasse Oberlin en 1867, aujourd'hui rue Poirel). Une chapelle provisoire fut construite sur la rue Saint-François et servit jusqu'en 1777. Les bâtiments étaient mitoyens du second couvent des religieuses carmélites de Nancy. En 1714, les prémontrés eurent l'autorisation de construire une église qui ne fut achevée qu'en 1758 (cf.IA54003083). Au cours du 18e siècle, probablement en 1714, les bâtiments conventuels furent construits sur la place Saint-Jean (ils figurent sur le plan de Belprey) et sur la rue Saint-François avec un accroissement dans cette dernière après la démolition de la chapelle. Ils sont considérés comme neufs lors des saisies révolutionnaires, le couvent des prémontrés se composait de trois parties décrites par les procès-verbaux de visite et de ventes : l'église conventuelle, des bâtiments s'ouvrant sur la place Saint-Jean (actuelle place Maginot) pour accueillir 20 religieux (cuisine, dortoir, salle à manger, garde-manger, bibliothèque...) et 5 maisons situées rue Saint-Joseph (actuelle rue Chanzy) louées comme l'atteste la présence "des baux pour des petites maisons attenants à l'église" avec mention de "construction d'un puits et autres réparations". En plusieurs temps (1792, 1826), l'armée occupa les bâtiments des Prémontrés qui furent intégrés dans le quartier de cavalerie Saint-Jean (écuries et ateliers) à l'exception des sept travées les plus proches de l'église (parcelle F 1177) et donnant sur la place qui furent attribuées (location puis achat en 1843) à la paroisse protestante affectataire de l'église depuis 1804. L'architecte Corrard des Essarts (1822-1864) fit un projet d'agrandissement de ces locaux paroissiaux (presbytère et école) en 1864. Cette bipartition dura jusqu'en 1878, date à laquelle les troupes furent transférées au quartier Donop (ancien quartier du champ de Mars) et la propriété transférée à la ville. L'arrivée du chemin de fer et la construction de la gare mais aussi la donation Poirel conduisirent la ville à de nouveaux projets qui aboutirent à la rectification du tracé de la place Saint-Jean et à la destruction des anciens bâtiments des prémontrés. Ceux de la rue Saint-Joseph devenue rue Chanzy en 1883 furent en partie remplacés par le nouveau presbytère (cf.IA54002729). Du couvent des prémontrés subsistent aujourd'hui l'église devenue temple et un four à pain dans les sous-sols de la rue Chanzy.

Période(s) Principale : 2e quart 17e siècle , daté par source, daté par travaux historiques , (?) , (détruit)
Principale : 1er quart 18e siècle , daté par source, daté par travaux historiques , (détruit)
Principale : 2e quart 18e siècle , daté par tradition orale, daté par travaux historiques , (détruit)
Principale : 3e quart 18e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
Principale : 1er quart 19e siècle , daté par source, daté par travaux historiques , (détruit)
Dates 1635, daté par travaux historiques, daté par source
1714, daté par source
1734, daté par source
1758, daté par source
1807, daté par source
Auteur(s) Auteur : Corrard des Essarts Jean-Thomas-Ferdinand,
Corrard des Essarts Jean-Thomas-Ferdinand
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architecte, attribution par travaux historiques, attribution par source

A la veille de la Révolution, l’hospice comprend comme une cuisine,une salle à manger, un garde-manger, 4 chambres d’hôte, un dortoir accessible par un escalier avec rampe en fer forgé, une bibliothèque (1500 volumes), 1 cave et une chambre à four. Cette dernière subsiste de nos jours dans les caves de l’actuel presbytère protestant de la rue Chanzy. Cette description est complétée par un dessin de Maugendre et une photographie publiée par l'historien Pfister montrant un bâtiment de deux niveaux d'élévation en moellon enduit sans chaîne d'angle, à travées régulières de baies à linteaux segmentaires délardées. A gauche, un portail à décor architecturé s'ouvrait sur une cour. Un bandeau séparait les niveaux de la partie centrale. Les caves s'ouvraient sur la rue. L'ensemble est couvert d'un toit à longs pans en tuiles creuses, percé de cheminées à l'aplomb des murs de refends environ toutes les trois travées.

Murs calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures
Escaliers escalier dans-oeuvre

A_GESTION

GESTION {import cindoc=NancyArc}{lot=0208-6}{TODO=àfinir}{GESTION=doublonné dans NancyRec ; protestantisme ; lot0139 ; lot0208-6}{ETUDEREC=protestantisme ; PSMV unicum}{PLOC=}{VISI=}

{bibliographie=AD 54 : H 1263-1278 ; 7 V 12 ; 25 J ; Philippe BONNET. Les constructions de l'ordre de Prémontré en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Genève, 1983 ; PFISTER, Christian.l.t. II.p. 795-800}

Statut de la propriété propriété de la commune
Sites de protection secteur sauvegardé

Annexes

  • transcription d'archives

    AD 54 1 Q 655 -2

    Des bâtiments destinés à l’usage des religieux et s’ouvrant sur la place : « nous avons reconnu que la maison des prémontrés de Nancy est assez considérable en très bon état, bâtie tout à neuf et qu’elle peut contenir 20 religieux au moins y ayant 24 chambres dans cette maison. ../…après avoir parcouru toute la maison bâtie à neuf nous avons reconnu qu’elle pouvait contenir 15 et même 16 religieux non compris 4 chambres d’hôte (3 lits montés avec rideaux 1 lit tombeau). Les chambres de religieux ont des alcôves de simple lit avec un rideau au-devant. La bibliothèque ne se trouvant point encore achevée les livres en attendant se trouvent déposés dans une des chambres de la maison et y sont en tas de telle manière que nous n’avons pu les compter …. Pas de catalogue … environ 15 000 volumes de différents formats. ». … 6 couverts d’argent et 2 cuillères à ragoût, le tout au poinçon de Lorraine".

Références documentaires

Documents figurés
  • BERGERET Albert, Nancy monumental et pittoresque (préface de Christian Pfister), 1896, in fol

    p. 13 pl.4 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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