Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Ancien Pensionnat Notre-Dame de la Providence à Fénétrange, actuellement école primaire et siège d'une association.

Dossier IA57030379 réalisé en 2019

Fiche

Œuvres contenues

Genre de soeurs de la Providence de saint Jean-de-Bassel
Appellations Ensemble Scolaire Jean-Martin Moyë
Destinations école primaire, centre de loisirs, logement
Dénominations école primaire, collège, lycée, chapelle, gymnase, salle des fêtes
Aire d'étude et canton Fénétrange - Fénétrange
Adresse Commune : Fénétrange
Adresse : 12 impasse des Noyers
Cadastre : 2019 9 126-127-16

(Source principale : document écrit par les sœurs du couvent de Saint-de-Bassel et archives conservées au sein du même couvent. )

L'Ensemble Scolaire Jean-Martin Moyë est plutôt connu sous le nom de "Pensionnat Notre-Dame de la Providence". C’est Jean Martin Moyë (1730-1793), jeune prêtre, vicaire dans la ville de Metz, qui fonde la congrégation le 14 janvier 1762 à Saint Hubert (57). Cette congrégation de femmes, se consacre à l’éducation des jeunes filles dans les zones rurales de France. La première école naquit à Vigy, près de Metz, en 1762. Après la Révolution, la congrégation rétablie, se divise en deux branches, une de langue française les sœurs de la Providence de Portieux et une de langue allemande crée par l’abbé Decker qui ouvre en 1827 un noviciat à Saint-Jean –de-Bassel (57). Les sœurs se dédient à l’enseignement et aux soins des malades, elles sont présentes en Belgique, France, Pologne, États-Unis, Équateur, Madagascar et Mali. La maison-mère est à Fénétrange.

Le premier pensionnat des sœurs de la divine Providence de Saint-Jean-de-Bassel, ouvre ses portes, en 1871, à Saint-Jean-de-Bassel. En 1894, le Pensionnat de Fénétrange ouvre ses portes dans un ancien séminaire que l’évêché de Metz loué à la Congrégation, jusqu'en 1936 (IA57030380). Vite devenu trop étroit pour accueillir la centaine d’élèves et les Sœurs, un nouveau pensionnat est construit, à partir de 1936, c’est le pensionnat Notre-Dame de la Providence. Il est édifié sur un terrain vierge, en dehors des murs de la ville. Les plans de cet édifice sont confiés aux architectes Auguste Haentzler et fils architectes à Strasbourg. Les travaux des fondations sont confiés à la maison Levêque de Sarrebourg. Le 5 septembre 1936 les premiers ouvriers arrivent. Pour son aspect extérieur, on s’inspire d'une autre école de la Congrégation, Notre Dame de la Providence de Covington, aux États-Unis. Le 29 septembre1937 eut lieu la pose et la bénédiction de la première pierre de la chapelle. En 1938, la rentrée se fait dans le nouvel édifice qui n'est pas encore achevé. En mai 1939 a lieu la bénédiction de la chapelle (IA ) et l'inauguration officielle en présence de l’évêque le 17 mai. A cette date l'aile ouest n'est pas construite.

Pendant la guerre, les bâtiments du pensionnat sont occupés de septembre 1939 au 12 juin 1940 par des troupes françaises de passage, États-majors, G.R.S.C.A 2à auquel s'ajoutait un hôpital militaire, du 14 juin 1940 jusqu'au 24 novembre 1944, par les troupes allemandes de passage comme dépôt de revue et par une Adolf Hitler Schule. Une école de formation de la jeunesse hitlérienne Hitlerschule s’installe, le 3 juillet 1943 au pensionnat avec 50 élèves, jusque novembre 1944. De début décembre 1944 jusqu'au 20 mars 1945, le Quartier Général Américain s’y installe et du 20 mars 1945 jusqu'au 1er avril il sert de nouveau d'hôpital militaire pour l'armée américaine.

Les premières années qui ont suivi la guerre furent difficiles, mais bientôt l'affluence reprit. C'est aussi Auguste Haentzler qui est l'architecte de la reconstruction du pensionnat. dans son rapport sur les dommages causés par la guerre, il note que "le pensionnat a été transformé par les allemands en école d'éducation nationale socialiste pour jeunes hitlériens. Son caractère de pensionnat de jeunes filles fut donc entièrement modifié. Après le départ des allemands au mois de novembre 1944, le pensionnat a été endommagé par des tirs artillerie et par le gel, les allemands s'en sont servis jusqu'au dernier jour et avaient rempli le système de chauffage central et d’installation sanitaire. Les installations ont sauté par le gel ...En plus toutes les vitres étaient cassées. Toiture à réparer. Réfection des peintures, des planchers, murs et plafonds (...) ".

Après la deuxième guerre mondiale, sont ouvertes :

- des classes primaires

- des classes de la 6e au baccalauréat

- une section commerciale

- un ouvroir

- une section cours ménager.

Devant l'affluence des élèves, décision est prise de terminer l’aile ouest dont les fondations existent déjà. La construction se fait entre 1956 et 1957. C'est grâce aux dommages de guerre reçus du Centre ménager de Siersthal (57) et transférer pour le pensionnat car entièrement détruit durant la guerre que le bâtiment peut être terminé. En 1959, l’établissement abrite 355 internes et 150 externes, du primaire, secondaire, section commerciale, les ouvroirs et cours ménagers. en 1973 : 525 élèves et en 1974 : 626. Les élèves affluaient de toutes parts. Dès son origine, le Pensionnat Notre-Dame de la Providence a accueilli de nombreuses jeunes filles à l'Internat venues du Bassin Houiller de la Lorraine, des environs de Sarrebourg et de l'Alsace. L'internat est toujours resté un atout important de l’établissement. Dès le début, le Pensionnat accueille aussi des élèves externes et demi-pensionnaires.

En 1982, parce que les effectifs de filles sont en diminution, l’établissement qui jusqu'alors n'était réservé qu'aux jeunes filles, accepte peu à peu les garçons externes et demi-pensionnaires. En septembre 1987, suite à de nombreuses demandes, le Pensionnat décide l'ouverture d'un internat pour les garçon. L'Enseignement Technique devient un Lycée Professionnel. En juin 1995, fermeture du Lycée Professionnel. En 1996, l’école Publique de Fénétrange emménage dans la partie ouest des locaux du Pensionnat. En septembre 1997, réalisation de la fusion des deux établissements scolaires avec la poursuite de la section "Karaté". Jusque dans les années 1990, le Lycée d'Enseignement Général Notre-Dame de la Providence a connu un grand essor ; à partir de cette date, il enregistre une diminution d'effectifs. En juin 1998, fermeture du Lycée d'Enseignement Général. Les structures restantes école élémentaire et Collège, subissent également une chute importante d'effectifs. Pourtant, afin de d'assurer un meilleur accueil des internes, les locaux de l'internat ont été aménagés en espaces agréables et de qualité : les collégiens internes sont dans des chambres à deux ou trois, rénovées et coquettes, les sanitaires sont aux normes et adaptés à l'internat. L'internat Jean-Martin Moyë a continué à accueillir des jeunes du Bassin Houiller de la Lorraine, de la région de Metz, des environs de Sarrebourg, de l'Alsace et même de l'Allemagne. En novembre 2000, la Congrégation des Sœurs de la Divine Providence, prend la décision de la fermeture de l'établissement. Le 31 août 2001 : fermeture effective de l'établissement. En 2014, la commune de Fénétrange rachète le pensionnat dans lequel l’école primaire est installée.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1936, daté par travaux historiques
1956, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Haentzler Auguste fils,
Auguste fils Haentzler (1898 - 1986)

Auguste Joseph Haentzler est né le 5.8.1898 à Strasbourg, et mort le 13.3.1986 à Strasbourg. Il était fils de Auguste Haentzler, architecte et Marie Joséphine Rischmann. Il est diplômé DPLG en 1928 et s'installe dès cette date dans l'agence de son père au Neudorf et collabore avec lui. Il prend un bureau indépendant à partir de 1933 à 1953, mais à la même adresse que son père, à savoir au n° 6, rue du Tabac Adresse:Villa_Haentzler_(Strasbourg) , à Neudorf. D'octobre 1940 à décembre 1944, sous l'occupation allemande, il occupe les fonctions d'architecte à l'inspection des bâtiments publics de Strasbourg nord (Hochbauamt Strassburg nord). Du 1er janvier au 31 juillet 1945, il est architecte contractuel affecté au service d'architecture des bâtiments civils du Bas-Rhin. (ref.: https://www.archi-wiki.org/Personne:Auguste_Haentzler_(fils)).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Haentzler Auguste ,
Auguste Haentzler (1875 - 1958)

Joseph Auguste Haentzler est né le 28.7.1875 à Strasbourg, et décédé le 19.3.1958 à Strasbourg. Il était fils de Auguste Haentzler, menuisier et Marie Anne Ulrich.A la naissance le 5/08/1898 de son fils Auguste, qui deviendra également architecte D.P.L.G.(1928), il est décrit comme dessinateur en architecture (Bauzeichner). Par la suite il est repérable comme architecte dans les annuaires de Strasbourg de 1920 à 1953 (de 1914 à 1920 les annuaires manquent, ainsi qu' après 1953).Ses adresses successives sont : - 26, rue de la Grossau (1920-24), - 6, chemin (puis rue)du Tabac (1925-53). Dès 1928, il partage son bureau et ses chantiers avec son fils, sous le nom : Haentzler et fils. Leur bureau a dessiné en particulier le n° 3, rue Massenet et les immeubles de 5 étages, 37-43 rue du 22 novembre fin des années 1930. (réf.: https://www.archi-wiki.org/Personne:Auguste_Haentzler)


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, attribution par travaux historiques
Atelier ou école : Ott Frères
Frères Ott

La maison Ott est créée à Strasbourg (1 quai des bateliers) en 1852 et s'étend dans ce quartier vers la cour du corbeau. l'entreprise faisait travailler plus de 30 personne entre les deux guerres.

Deux générations s'y sont succédées : Joseph-Hippolyte Ott (1825-1893) et Antoine-Jérôme-Isidore Ott (1834-1908) puis Léon-Théodore Ott (1865-1917) et Henri-Isidore Ott (1874-1945) tous deux fils d'Antoine Jérôme Isidore Ott.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

Le pensionnat se situe derrière les murs de la ville, au nord de la ville médiévale. Il a été construit sur une parcelle vierge appartenant à la congrégation des sœurs de la Divine Providence de Saint Jean de Bassel.

L'édifice couvre une surface de 12000 m2. Il a un plan rectangulaire, cantonné de pavillons, composé de 4 ailes, de deux cours carrées séparées par un bâtiment central perpendiculaire aux ailes nord et sud. « Le projet a été conçu sur les données fournies par le conseil d’administration du couvent des sœurs de la Divine Providence. L’architecte a tenu compte de la forme et orientation du terrain. Le bâtiment est organisé en fonction des activités. Aile Est bâtiment de réception, les bâtiments sont disposés autour de deux cours de 40/40m, la partie centrale comprend les locaux communs salle de fête, gymnastique, chapelle, dessin et peinture. L’aile ouest les cellules et les dortoirs des sœurs avec salle de communauté et des professeurs. Les trois bâtiments parallèles sont reliés d’un côté par le bâtiment d’école et de l’autre par les offices, cuisine, réfectoire, laveries et dépendances. Le projet de départ comprenait aussi l’aile ouest. Conception du bâtiment soit de telle façon que les classes soient bien éclairées, que toutes les pièces et corridors soient bien aérés, bien disposés et facilement accessibles. Les corridors doivent être assez larges. Les vestiaires seront au dehors des classes." Les salles de classes sont en effet très bien éclairées par de large baies. De grands couloirs permettent la circulation le long de chaque aile, à chaque étage. La partie centrale de l'aile nord faisant communication avec l'aile transversale accueille un grand dégagement dans lequel sont disposés deux grands escaliers de distribution. Dans l'aile centrale on trouve le gymnase au nord au-dessus duquel il y avait les salles de dessin et une salle d'histoire naturelle ayant une estrade et des vitrines. En face, une salle de spectacle pouvant accueillir 400 personnes, elle est équipée d'une scène. Sur ses cotés, en demi-niveau sont aménagées des salles de musiques à droite. Au fond de la salle de spectacle, à gauche de la scène il y avait des loges. Au second niveau de la salle de spectacle s'ouvrent des tribunes depuis lesquelles il était possible de chanter ou de voir le spectacle sur les coté et à l'arrière se trouve une salle de projection de films qui étaient projetés sur un grands écran roulant au niveau de la scène. Au dessus de cette salle est édifiée une chapelle, avec deux sacristies et deux escaliers de distribution. L’aile nord est occupée par les salles de classes aux étages et deux préaux au-rez de chaussée qui permettaient un accès aux cours. L'aile est est réservé à l’accueil des élèves et aux appartements des sœurs. Au sous-sol (parterre) de part et d'autre du vestibule les loges du concierge et du portier et un escalier permettant l'accès au rez-de-chaussée et aux bureaux (directrice ...) avec vue sur la cour d'honneur. Le sous-sol de cette aile abrite les laboratoires et salles de physique chimie aménagées plus tard, une partie de ces salles sont aménagées dans les anciennes douches. Le dernier étage et les combles à surcroît des ailes est, nord et ouest sont occupés par les chambres et les dortoirs des internes. Les dortoirs étaient collectifs ou composés de cellule individuelles ou doubles avec sanitaires collectifs à l'angle de chaque aile. Il existe également des petites chambres individuelles. (voir les plans et les légendes correspondances : VR41_20205730298NUC2A à VR41_20205730300NUC2A).

Toutes les ailes exceptée l'aile sud ont un sous-sol (parterre), un rez-de-chaussée, deux étages carrés, un combles à surcroît et un étage de combles. L'aile centrale a la même hauteur que les trois autres ailes mais une élévation différente, elle abrite le gymnase et des salles de cours à l'avant et dans la partie interne une salle de spectacle et la chapelle du pensionnat. La salle de spectacle et la chapelle au-dessus se développent chacune sur deux niveaux. L'aile sud est en rez-de-chaussée.

L'entrée principale de l'édifice se situe au centre de l'aile est, elle est composée d'un module rectangulaire à fronton triangulaire faisant saillie. Sous le fronton une fausse attique porte un texte composé de lettres rouges : PENSIONNAT NOTRE DAME DE LA PROVIDENCE accosté des armes de la Lorraine et de la congrégation dans des cartouches. La porte d'entrée monumentale a un encadrement en pierre de taille de grès, linteau cintré et une agrafe centrale. La porte en menuiserie à deux battant est sommée d'une imposte vitrée cintrée.

Dans chaque cour, il y avait un bassin hexagonale en pierre de taille de grès, celui de la cour ouest a disparu. La cour d'honneur, située à l'est, a gardé son bassin et un escalier extérieur en pierre de taille de grès, escalier double avec un garde corps et rampes ajourés en grès, du coté de la cour la partie centrale de l'escalier abrite une niche concave dans laquelle il y avait une statue.

De chaque coté de l'aile centrale il y a une galerie ouverte à l'origine, son toit plat servait de balcon lors des représentation qui se déroulaient dans la cour d'honneur. A l'angle de chaque aile, il y a un escalier de distribution dans une cage vitrée semi-circulaire et deux grands escaliers de distribution au centre de l'aile nord de part et d'autre des cours, ils se font face et distribuent les différents étages de l'aile nord. Ce sont des escaliers composés de marches en comblanchien et de main courante en fonte. Les escaliers centraux ont un départ de rampe formé dune colonne polygonale en plaque de comblanchien sommée d'un dôme en fer ajouré. Fourniture pour les revêtements d’escaliers (marches, plinthes, dallage et couverture des limons) tout est en pierre de comblanchien.

Les cages d'escaliers sont couvertes de zinc. L’édifice est couvert de tuile plate et tôle pour les bâtiments des offices. Le dôme du clocher au-dessus de la chapelle est couvert de zinc.

Toit à long pan, toit brisé avec lucarnes dans le brisis , toit en pavillon. Charpente à la Mansart. Puits de lumière dans les vestiaires du réfectoire formé de brique de verre Falconnier. Plancher et plafond à poutrelles de béton armé préfabriquées/hourdis de terre cuite. Maçonnerie en moellon, soubassement en pierre de taille de grès, brique. Utilisation du béton armé : corniche, plancher, escalier, armature, piliers. Charpente bois, revêtement et planches de sapin. Tuilerie d’Eguisheim. Tuile maison Bisch tuilerie de Seltz.

Le mobilier est fourni par la fabrique de meubles P. Zuber de Romanswiller (67). Les vitres proviennent de la maison Ott Frères.

Murs grès moellon enduit
grès pierre de taille
béton
Toit tôle nervurée, zinc en couverture, tuile plate mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, comble à surcroît, étage de comble, en rez-de-chaussée
Couvrements voûte en berceau brisé

Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe polygonale
toit à longs pans brisés demi-croupe
toit brisé en pavillon
dôme polygonal
toit à plusieurs pans brisés croupe
verrière
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier en équerre, en maçonnerie
escalier hors-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.