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Ancienne abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre

Dossier IA55031899

Fiche

Dénominations abbaye
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 55 - Vigneulles-lès-Hattonchâtel
Adresse Commune : Vigneulles-lès-Hattonchâtel
Lieu-dit : Saint-Benoît
Cadastre : 455A 3
Précisions anciennement commune de Saint-Benoît-en-Woëvre

L'abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre était au début du XIIe siècle un établissement bénédictin quand, en 1129 Ayrard de Rennel favorisa par des dons d'implantation des religieux cisterciens qui installèrent ainsi le premier foyer de leur ordre dans l'espace lorrain. Le monastère prospéra jusqu'au XVIIe siècle où, comme beaucoup d'autres, il eut à subir les affres de la guerre de Trente ans. Décidée par l'abbé Jacques de la Ruelle (1709-1735), la reconstruction fut réalisée par son successeur Jacques François de Collenel, mort en 1754. L'architecte des nouveaux bâtiments fut Antoine Malbert. Vendus en 1791 comme biens nationaux, les bâtiments se trouvèrent amputés en 1794 de la chapelle, alors démolie. Ils furent néanmoins régulièrement entretenus bénéficiant, le 3 mai 1913, d'une mesure de classement parmi les monuments historiques. Mais les graves dommages subis lors des combats de septembre 1918 devaient conduire à leur déclassement deux ans plus tard.

L'abbaye de Saint-Benoît-en-Woèvre est la plus ancienne (1129) des dix-huit abbayes cisterciennes de Lorraine. La qualité des bâtiments élevés au 18e siècle, sous l'abbatiat de Jean-François Collenel (1735-1754) était suffisamment reconnue dès le début du 20e siècle pour susciter un classement en 1913. C'est en 1129 que les cisterciens s'installent à Saint-Benoît, succédant aux bénédictins. Favorisés par les évêques de Verdun et de Metz, les religieux acquirent un important domaine, qui devait assurer à l'abbaye une réelle prospérité jusqu'aux guerres du 17e siècle. En 1680, les bâtiments ruinés ou délabrés, nécessitaient une reconstruction. Celle-ci fut réalisée sour l'abbatiat de Jacques-François de Collenel qui s'assura du concours de l'architecte Antoine Malbert, du sculpteur Pierre Mangin de Pont-à-Mousson, de Esselin et Husson pour la maçonnerie. Vendus en 1791 comme biens nationaux, les bâtiments échurent à 7 propriétaires privés. En 1794, on rasa l'église. Son mobilier fut dispersé : les lambris de demi-revêtement ornés de bas-relief illustrant la vie du Christ et les stalles furent comme le maître-autel acquis par Saint-Mihiel et les autels latéraux par Dampvitoux. Les bâtiments abbatiaux restèrent entretenus jusqu'à la Première guerre mondiale, une partie de ceux-ci étant même classée par le sous-secrétaire d'état aux Beaux-arts le 3 mai 1913.

Dates 1742, porte la date
1132, daté par source
Auteur(s) Auteur : Malbert Antoine,
Antoine Malbert

Antoine Malbert, architecte à Vesoul est à l'origine de la construction de plusieurs édifices religieux en Franche-Comté et en Lorraine. Il établit les plans de la reconstruction de l'abbaye Saint-Benoît avec Jean Gautier.

Antoine Malbert travailla aussi en Haute-Seille en 1737 (édifice protégé) à l'abbaye de Pairis (canton d'Orbey dans le Bas-Rhin) et dans divers édifices prémontrés (Pargny-sous-Mureau) et Pierre Mangin, sculpteur surtout connu pour ses réalisations à Pont-à-Mousson.


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architecte, attribution par travaux historiques

Actuellement, seule subsiste dans toute son élévation la façade ouest du bâtiment abbatial, qui formait l'aile ouest d'un ensemble de trois corps de plan en U. De même sont conservées une partie de la façade en retour nord et des arcades de la galerie de cloître sur l'arrière ; des éléments de mur de refends (salle du chapitre et cage d'escalier) notamment contribuent à soutenir les deux tiers de la façade. Les deux autres corps sud et est n'existent plus que par leurs assises, le plus souvent au raz d'un sol encombré de débris. D'une longueur de 43 mètres, la façade ouest conservée est d'ordonnance classique et constitue un précieux témoin de l'abbaye disparue tout en s'affirmant comme une composante paysagère essentielle dans le site. (dossier de protection : CRPS du 13 juin 2000). Elle est en pierre de taille, d'une parfaite ordonnance classique : un large avant-corps central de 3 travées couronnées d'un fronton cintré orné des armes de l'abbaye et 2 ailes latérales flanquées de deux pavillons en très légère saillie. La travée centrale de l'avant-corps est marquée par une porte à linteau droit encadrée de 2 colonnes corinthiennes supportant un entablement à frise sculptée de rinceaux. Il supporte lui-même un blancon sur lequel s'ouvre une baie en plein cintre encadrée, en réponse classique au 1er niveau, par un ordre corinthien de pilastres. La clef de l'arc porte le millésime de 1742.

L'élévation des ailes et des pavillons comprend 2 niveaux percés de fenêtres régulières au linteau cintré en délardement. Derrière cette façade on peut découvrir les vestiges du bâtiment tel que l'ont laissés les dégâts de la guerre. Sous les ronces on aperçoit des caves voûtées partiellement conservées. Toute cette partie du bâtiement à la différence de la façade, est en brique et pierre. A une dizaine de mtres à l'Est existe encore un vaste puits à la margelle en pierre de 2 mètres de diamètre. Derrière les façades des communs, dans l'aile Nord, subsistent quelques salles voûtées d'arêtes simples ou d'arêtes à grands et petits quartiers alternés, ainsi que la première volée d'un large escalier droit en pierre.

Murs calcaire grand appareil
Étages 1 étage carré, étage de comble
Techniques sculpture
Précision dimensions

Non prises

Statut de la propriété propriété privée, Appartient à M. Georges Duménil.
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections procédure d'inscription en cours
Précisions sur la protection

Bien conservé malgré des partages et usages successifs, le logis est classé Monuments historiques le 3 mai 1913. Occupée par un quartier général allemand, elle est en grande partie incendiée en septembre 1918 ce qui entraîna son déclassement le 30 décembre 1920. Il ne subsiste alors que la façade de l’aile nord-ouest et des éléments des murs sud-est et sud-ouest en retour d’équerre. Par deux fois, en 1985 et en 1999, une mesure de protection est envisagée pour l’aile nord-ouest menacée de ruines mais n’aboutit point.

Références documentaires

Bibliographie
  • Pouillé du diocèse de Verdun : tome II / N. Robinet, J.-B.-A. Gillant. - Verdun : L. Laurent fils,

    1898. - IX-799 p. ; 25 cm.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : L HIST-REL
(c) Conseil départemental de la Meuse ; (c) Région Grand-Est - Inventaire général - Gottscheck Mary
Mary Gottscheck

Prestataire au Service Régional de l'Inventaire de Nancy


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- Simon Henri
Henri Simon

Enquêteur de préinventaire en Lorraine


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- Rouyer Jean
Jean Rouyer (1914 - 1989)

Prête et chanoine du diocèse de Verdun, professeur puis archiviste du diocèse de Verdun, membre le plus ancien de la Société philomathique de Verdun et de la Société des Naturalistes et Archéologues du Nord de la Meuse, enquêteur du pré-inventaire.


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