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Ancienne synagogue de Blâmont (détruite)

Dossier IA54003057 réalisé en 2008

Fiche

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Dossiers de synthèse

Dénominations synagogue
Aire d'étude et canton Lorraine - Blâmont
Adresse Commune : Blâmont
Adresse : Capucins

Les premiers juifs s'installent à Blâmont, juste après Émancipation, en 1793, une communauté se développant rapidement dans la première moitié du 19e siècle avant de décliner dans la seconde (38 personnes en 1808, 207 en 1840, 122 en 1893), malgré l'arrivée de quelques "optants", en raison du déclin de la localité après son refus du chemin de fer. Une synagogue et une école sont attestées en 1806. S'il ne s'agit toujours que d'un "appartement loué" dans une maison "de la grande voie" en 1838, une véritable synagogue est élevée entre 1842 et 1844 sur un nouveau terrain, sans subventions publiques, grâce à une souscription de 16 000 f, par l'architecte Bernard Chaux, attaché à la manufacture de glaces de Cirey-sur-Vezouze. Très influencé par les édifices chrétiens contemporains, cette modeste synagogue illustre tant par son style que par son plan, l'influence du mouvement de réforme du culte, dans cette partie de la Lorraine, à une date très précoce. Cette communauté se distingue d'ailleurs par ses innovations : abolition de la mise aux enchères des mitsvot dès 1844, cérémonies mixtes d’initiation religieuses en 1846. Alors que la communauté "ne se maintient qu'à grand peine" en 1930 (revue juive de Lorraine), la synagogue est fortement endommagée par les bombardements de la ville en novembre 1944 mais fait l'objet de plans (hypothèse de reconstruction ou simple pièce justificative de dommages de guerre ?) avant d'être définitivement rasée en 1946-47.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle , (détruit)
Dates 1842, daté par source
1844, daté par source
Auteur(s) Auteur : Chaux Bernard, architecte, attribution par source

La synagogue n'est plus connue aujourd'hui que par des plans dressés vers 1945, 2 cartes postales, quasiment identiques, du début du 20e siècle et quelques lignes de description à l'occasion de la cérémonie d'inauguration. Placée en retrait de l'alignement de la rue, derrière une grille, fermée par un portail amorti de vases, l'entrée s'effectuait par le mur pignon, perpendiculaire à la rue des Capucins (invisible sur la photo). Il s'agit d'un édifice très simple de 4 travées, en moellon enduit avec des chaînes d'angle et une toiture à pans et demi-croupes. La façade-pignon, percée d'une porte et d'un oculus, présente 3 redents latéraux puis une corniche ornée d'une frise d'arceaux. Le volume général, la forme des baies en tiers points, les arceaux de la corniche manifestent une discrète influence néo-gothique, plutôt rare dans une synagogue, encore plus nette à l'intérieur avec la division de la nef en 3 vaisseaux par des colonnes surmontées de chapiteaux corinthiens et l'arche sainte dont le fronton présente une moulure trilobée. La tribune des femmes, au fond de la nef, est accessible par un escalier droit. La tribune de lecture (almemor) a été placé dès l'origine, à proximité de l'arche sainte, sur une sorte de choeur, fermé par une grille et desservie par deux volées latérales, innovation saluée par l'article des Archives israélites, militant pour la réforme du culte, qui insiste sur la nouveauté et l'intérêt de cette disposition qui "favorise singulièrement la vue intérieure du temple, le maintien de l'ordre et la libre circulation".

Murs calcaire
enduit
moellon
Toit tuile mécanique
Étages 3 vaisseaux
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
demi-croupe
États conservations détruit
Techniques sculpture
Représentations ornement architectural
Précision représentations

ornement de style gothique

Précision dimensions
l = 18 m ; la = 12 m

<import cindoc>Juif_Arc</import cindoc><lot>0201-1</lot><publication MCC>à verser</publication MCC><publication OpenData></publication OpenData>

Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Decomps Claire
Claire Decomps

conservateur en chef du patrimoine, chercheur en Lorraine de 1994 à 2018 puis responsable de la conservation du musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris.


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