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Chapelle de Marie-Immaculée ou chapelle des Oblats

Dossier IA54002630 réalisé en 2004

Fiche

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  • Couvent de la congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée aujourd'hui lycée professionnel Marie-Immaculée

Œuvres contenues

  • ensemble de 3 cloches
Vocables Marie-Immaculée
Appellations des Oblats
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Nancy et périurbain - Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : 33 avenue du Général Leclerc
Cadastre : 1972 BM 261 ; 2011 BM 369

La chapelle fut érigée à une date inconnue, entre 1849 et 1859 mais plutôt entre 1857, date a laquelle elle ne figure pas encore sur le "plan de Nancy, monuments, établissements publics et religieux" (arch. Municipales de Nancy) et 1859, date de sa publication dans les "28 vues de Nancy et des environs" par Maugendre. Elle est due à Léon Vautrin, architecte diocésain (1820-1884). Le style choisi est celui d'un gothique français du XIVe siècle comme pour les églises de Thiebauménil (1852-1853) et de Baccarat (1852-1855, détruite) toutes deux du même architecte. Le décor intérieur, en partie daté par inscription, a été conçu de manière concertée avec l'architecture ce qui donne à l'édifice une homogénéité assez rare dans l'oeuvre de Vautrin mais qu'on retrouve néanmoins à Gerbéviller (1863). Le choix d'une polychromie riche et brillante (usage des fonds dorés) en référence historiciste à la Sainte-Chapelle est repris par Vautrin à Gerbéviller, à Saint-Léon IX de Nancy et à la chapelle des soeurs de Saint-Charles de Nancy. Cette unité de style qui fait de l'édifice un manifeste d'architecture religieuse néo-gothique explique la bonne réception qu'il eu auprès du public grâce à la diffusion de lithographies. La peinture monumentale achevée semble-t-il en 1862 est l'oeuvre du peintre Auguste Hussenot de Metz (1798-1885). Les vitraux dans leur état actuel ont été réalisés en 1922 (ateliers Harfort et Bertin/Hoener/Janin). Le campanile qui amortit le pignon du portail d'entrée a été construit dans un second temps comme l'atteste des documents photographiques anciens, sans doute peu avant 1888, dates des cloches qui s'y trouvent. Il est sensiblement différent du projet de clocher en pierre avec flèche cantonnée de pinacle publié par une lithographie non datée de Vautrin. Un second campanile érigé à la croisée du transept est connu par carte postale, il a disparu à une date indéterminée. A compter de 1894, les pères oblats quittent Nancy pour Sion, aussi le couvent et la chapelle sont transmis à la congrégation de Saint-Charles. A une époque indéterminée, des travaux eurent pour effet le recouvrement d'une partie du décor peint de la chapelle. La sacristie fut transformée en chapelle à la fin du 20e siècle tandis que l'ancienne chapelle fit l'objet de restauration concernant le clos et le couvert

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1862, daté par travaux historiques
1922, porte la date
Auteur(s) Auteur : Hussenot Auguste,
Auguste Hussenot

Deux peintres sont connus sous le nom d’Hussenot, le père Auguste (1798-1885) qui fut conservateur du Musée de Metz (1832-1885) et le fils, Joseph (1827-1896), tous deux de l’école de Metz dont le chef de file était Laurent-Charles Maréchal. Auguste inventa un procédé de peinture à l’huile en feuilles pour peintures murales qui lui valut diverses récompenses. Cette méthode permettait de réaliser les œuvres en atelier puis de les fixer aux murs ultérieurement. Il travailla essentiellement à Metz (Notre-Dame, Saint-Maximin, chapelle de la Congrégation à Saint-Clément, Saint Vincent, Sainte-Chrétienne : plafond de la chapelle Sainte-Constance) ou en Lorraine (Autrey, Bosserville). Joseph exerça surtout en Région parisienne et dans le Nord (Eglise paroissiale Saint-André de Lille).


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peintre, signature
Auteur : Harfort et Bertin, peintre-verrier, signature
Auteur : Hoener, peintre-verrier, signature
Auteur : Janin Joseph,
Joseph Janin (1851 - 1910)

peintre verrier à Nancy


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peintre-verrier, signature
Auteur : Vautrin Claude-Léon, dit Léon,
Claude-Léon, dit Léon Vautrin (1820 - 1884)

Claude-Léon Vautrin, dit Léon Vautrin, est né le 17 septembre 1820 à Laloeuf (anciennement département de la Meurthe). Après un séjour comme commis chez l'architecte nancéien Charles Vivenot de 1845 à 1849, il est reçu à l'examen d'architecte en 1849. Il s'installe à son compte à Nancy au cours de l'année 1851. Architecte diplômé de l’École des Beaux-Arts de Nancy et de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il est surnommé "l'architecte aux cent vingt églises". Il exerça son art principalement en Lorraine d'abord par des édifices civils puis dans la seconde moitié du 19e siècle, surtout par la construction d'églises, jusqu'en Chine via l'édification de la cathédrale de Canton. Il décède accidentellement le 11 novembre 1884 à Frouard.

cf Thiébaut P. Un architecte néo-gothique méconnu, Léon Vautrin. Mémoire de maitrise : Nancy II, 1984.


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architecte, attribution par travaux historiques

La chapelle est construite en moellon calcaire enduit et couvert d'un toit à long pan en ardoise. Le traitement du couvrement des baies amorties par un gâble portant une toiture à deux pans dont le fait rejoint l'arrête centrale de la toiture principale donne l'illusion d'un volume composé d'une nef flanquée de chapelles. Ce dispositif enserre les contreforts amorti par un pinacle fleuronné. Le volume général donne le sentiment d'une "chapelle-chasse". Le campanile de plan carré est pourvu de chaque côté de baies à deux lancettes ; il est coiffé d'une flèche de plan octogonale cantonnée de quatre pinacles, l'ensemble étant couvert d'ardoise. Plus sobrement, le volume intérieur se compose d'une seule nef des trois travées et d'un transept saillant qui marque la césure avec le choeur pentagonal surélevé de quelques marches. Le voûtement en maçonnerie est d'ogives. L'arc triomphal est souligné par un décor de denticules que l'architecte reprit ultérieurement (Médonville, 1863 ; Mangonville, 1869). L'élévation intérieure d'un seul niveau est marquée par une forte césure horizontale avec un premier registre de lambris à décor polychrome de couleur foncé, et un second de baies géminées composées de deux lancettes surmontées de quadrilobes (repris comme symbole par le lycée privé) et d'un polylobe dont le décor se fait plus complexe pour la fenêtre axiale du choeur. La sacristie accolée au flan nord se compose d'une seule pièce sur un niveau, éclairé par des baies à décor de trilobes.

Murs calcaire moellon enduit
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
croupe
Techniques peinture
vitrail
sculpture
Précision représentations

La scène de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception se retrouvait à l'identique dans l'église paroissiale de la Nativité-de-la-Vierge détruite en 1965 (IM54002654).

A_GESTION

GESTION {import cindoc=NancyArc}{lot=0208-6}{TODO=àfinir}{GESTION=nv dossier ; opération ponctuelle ; hors PSMV unicum ; OK-22sept ; lot0139 ; lot0208-6}{ETUDEREC=opération ponctuelle ; hors PSMV unicum}{PLOC=}{VISI=}

2e édifice néo-gothique construit à Nancy

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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