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Château de Réchicourt-le-Château.

Dossier IA57030360 réalisé en 2013

Fiche

AD54, E128

Corvées au château (sans date mais certainement début 17e)

Les habitants de Foulcrey sont tenus et obligés outres les charroy ordinaires qu’ils doivent pour la maison seigneuriale de Réchicourt de charroyer le sable en ladite maison quand il en est besoin. Le sable qui est au ban dudit Foulcrey est de différentes couleurs à celui de Moussey. Ceux du village d’Avricourt sont tenus de charroyer la chaulx et du bois, ceux du village de Gondrexange sont obligés de charroyer une partie du bois de marnage planches, tuiles briques et autres semblables choses.

Corvée nécessaire à la construction d’une huilerie à Réchicourt 1666.

AD54 1Q594

Château de Réchicourt, vente en 5 lots, plan détaillé du château. An 6

Description, visite (va avec le plan IVR41_20175710756NUC2A).

Le ci devant château consiste en un long bâtiment composé d’un corps de logis neuf, un autre dit le vieux château, les écuries ensuite terminées par les bâtiments de remises le tout circulairement disposé autour d’une grande cour. Le tout contenant ensemble y compris la cour 15 ares 94 c. Au nord du corps de logis neuf est un jardin d’agrément où se trouve un puits il contient 10 ares 01 c . A l’occident dudit parterre et en retour en avant dudit corps de logis est un verger et plantation de tilleuls en quinconce contenant 18 ares 79 c. Au même aspect ensuite de ce dernier héritage est un grand potager clos de murs contenant 14 ares 71c. Au nord des deux premiers héritages de la cour et du bâtiment des remises est un grand verger contenant 28 ares 40c. Dans l’angle du nord à l’ouest des dits grand verger est un potager de 12 ares 66c. Au bout du verger vers l’orient est un large passage sur la prairie de 4 ares 70 c. Le bâtiment de la bergerie attenant au vieux château vers l’orient 4 ares 29 c la cour en avant du dit bâtiment 2 ares 86c le jardin potager derrière ledit bâtiment contient 10 ares 42c.

Distribution des bâtiments :

A gauche du grand passage d’entrée sur la cour le rez-de-chaussée consiste en une cage d’escaliers sous lequel est la descente de cave, derrière cette cage ou vestibule est une chambre prenant jour sur le petit verger du côté de la rue. Deuxième niveau une antichambre, une salle à manger et un salon de compagnie le tout parqueté et plafonné prenant jour sur le parterre. Troisième niveau, une salle de billard et un appartement complet composé d’une chambre à feu, cabinet, garde-robe, cabinet pour domestique, cage d’escalier dérobé avec dégagement sur l’antichambre le tout parqueté et plafonné prenant jour sur le petit verger en avant du corps de logis du coté de la rue. A gauche du grand passage d’entrée la distribution consiste en une vaste cuisine une chambre à côté et de suite une place d’évier prenant jour sur l’un et l’autre sur la cour de la bergerie. De la dite place d’évier on passe dans une chambre à four bâtie en appentis dans la dite cours de la bergerie. Derrière la cuisine est une cage d’escalier en pierres de taille.

Premier étage, en face du dernier pallier de l’escalier principal tous les linteaux sont surmontés d’un appui en fer est une chambre à feu avec alcôve et de petits cabinets de part et d’autre, un cul de lampe en saillie sur le petit verger procure une vue sur trois faces. A droite du dudit palier est un grand vestibule et de suite un corridor pour communiquer du coté du parterre à un appartement complet composé d’une chambre à coucher, un boudoir avec cheminée, cabinet de toilette, cabinet pour domestique avec dégagement sur le vestibule : cette partie se termine par une chambre à cheminée avec deux petits cabinets le tout parqueté et plafonné. Du côté de la rue la distribution consiste en une chambre à feu cabinet à côté et dégagement sur l’escalier dérobé ; en continuation une chambre ensuite un appartement composé d’une chambre à coucher avec trois petits cabinets.

La distribution au-dessus du passage d’entrée et de la cuisine consiste en une chambre lambrissée à hauteur de large avec alcôve et cabinet de part et d’autre, à côté une cage de latrines ; le surplus consiste en deux chambres prenant jours sur la cour de la bergerie et deux autres sur la grande cour du château, trois de ces pièces sont lambrissées à hauteur d’appui.

Second étage. Les deux escaliers se continuent jusqu’au second étage dont la distribution consiste en face du dernier palier de l’escalier principal une chambre à cheminée boisée au pourtour à droite dudit palier un grand vestibule et corridor comme au premier étage pour communiquer à trois chambres du côté du parterre et à gauche du côté de la rue le tout plafonné ; la partie du vieux château à gauche de l’escalier principal est distribuée comme au 1e étage excepté qu’il n’y a pas de cage de latrines. Le tout est surmonté d’un faux grenier sous le comble où l’on parvient par une rampe de meunier en continuation de l’escalier principal. Le souterrain consiste en deux belles caves voutées qui règnent sous toute l’étendue du bâtiment neuf.

En continuation du vieux château est une grande écurie terminée par un passage sur la prairie. Les 1ers et 2ds étages du bâtiment des écuries sont des greniers surmontés d’un faux grenier .

Bâtiments des remises. Les deux bâtiments à l’extrémité de la cour en continuation de celui des écuries sont distribuées savoir le 1er contigu aux dites écuries en deux remises et une cage d’escalier au rez de chaussée 3 pièces sur la cour, une cuisine et deux cabinets. Le second bâtiment en retour du premier consiste au rdc en une cage d’escalier et deux remises dont une est actuellement une petite cave et l’autre une écurie. Le 1er étage est distribué en deux chambres sur la cour avec cuisine et deux cabinets sur le derrière, au-dessus est un grenier en mansarde qui règne sur toute l’étendue des deux bâtiments. Bergerie. La distribution du bâtiment de la bergerie consiste en un logement pour le berger composé de 4 chambres et une cuisine au milieu prenant jour par la cheminée, au-dessus est un petit grenier cloisonné le surplus faux greniers. Ensuite de ce logement est une belle et vaste bergerie au-dessus de laquelle sont les greniers à foin.

Le cy devant château de Récchicourt aisances et dépendances situées dans la commune de Réchicourt, provenant de l’émigré Richelieu Chinon fils de Richelieu Fronsac et d’Adelaide Gabrielle d’Hautefort.

Dénominations château
Aire d'étude et canton Réchicourt-le-Château
Adresse Commune : Réchicourt-le-Château
Adresse : 9 rue du Château
Cadastre : 1813 K 353 ; 2016 1 426

Le château de Réchicourt est composé de bâtiments allant du 16e siècle au 19e siècle. Au cours de son histoir ele château est possédés par divers lignages, il sera divisé, amputé, remanié. Il est reconstruit entièrement après 1469, transformé au 16e siècle (corps de logis), aux 17e et 18e siècles l'enceinte est démolie et au début du 19e siècle une partie du logis est détruite. Le site de Réchicourt-le-Château est occupé de façon certaine à partir de 1103, date de la première mention du château. A l’origine, les terres appartiennent à une riche famille, les comtes de Werd, héritiers de la maison de Sarrebruck. C’est un alleu indépendant jusqu’en 1242, date à laquelle le comte Thierry reprend le comté de Réchicourt-le-Château en fief des évêques de Metz. La seigneurie passe par mariage aux comtes de Linange au début du 14e siècle. Le premier château détruit en1469 est reconstruit au XVIe siècle. En 1669, la seigneurie est vendue au comte d’Ahlefeld qui fait hommage au roi de France pour le comté. A cette date, le château se compose d’un vieux château, le donjon initial et d’un château neuf celui reconstruit au 16e siècle. Une partie du château est détruite en 1840. La partie médiévale du château est entièrement rasée en 1879. Le bâtiment qui subsiste aujourd’hui est une partie du château du 16e siècle. Un diagnostic archéologique réalisé au moment de remise en eau des douves permet la découverte d’un pont dont les vestiges en bois sont datés de1446 par dendrochronologie. Dans les douves sont également retrouvés des déchets de cuir provenant d’un atelier de cordonnerie. Le tympan de la porte de la pièce du premier étage porte la date 1542. L'escalier de distribution intérieur est attribuable au 18e siècle. Propriété depuis 1751 de la famille du duc de Richelieu, le château est vendu comme bien national en 1797. Au 19e siècle il est transformé en ferme, c'est à cette période qu'est édifiée l'aile des communs (au nord). Il y avait une bergerie et des remise dans l'enceinte du château (voir texte libre).

Les habitants des villages voisins devaient des corvées pour les réfections du château et ses construction comme celle de l'huilerie en 1666 (voir texte libre).

Période(s) Principale : 3e quart 16e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 19e siècle
Dates 1542, porte la date

Le château est décrit ainsi en 1798 lors de sa vente comme bien national : « Le cy devant château consiste en un long bâtiment composé d’un corps de logis neuf, un autre dit vieux château,les écuries ensuite terminées par les bâtiments des remises le tout circulairement disposé autour d’une grande cour le tout contenant ensemble y compris la cour susdite15 ares 94 cent (...) Les bâtiments situés au fond de la cour avec les remises au-dessous les jardins vergers et potagers au derrière. Un bâtiment à côté jardin verger et potager au derrière au nord et à coté au levant usuraire en dépendant dans l’enclos du dit château derrière le temple. Une petite maison avec potager servant à loger un garde forestier. Une ancienne bergerie dans laquelle il y a un logement pour un berger et jardin potager derrière. Au nord du corps de logis neuf est un jardin d’agrément où se trouve un puits, il contient 10 ares 01 cent. A l’occident du dit parterre et en retour en avant dudit corps de logis est un verger et plantation de tilleuls en quinconce contenant 18 ares 79 cent » (voir texte libre la description complète des bâtiments AD54 1Q594 . Une partie de l’édifice est détruite en 1840. Les constructions médiévales sont entièrement rasées en 1879.

Du plan à cour fermée d'origine il ne subsiste que deux bâtiments rectangulaires dont un (le corps de logis) avec un toit à croupe et le second à demi-croupe, ils sont reliés par un porche intégré au corps de logis. Le corps de logis est prolongé au nord par des dépendances le tout disposé autour d’une grande cour curviligne (en partie ruinée). La partie ouest a été détruite au XIXe s. comme les éléments médiévaux lorsque le château est transformé en bâtiment rural. Ce bâtiment s’élève sur trois niveaux, un escalier tournant monumentale permet l'accès aux pièces d'habitation de la partie droite du bâtiment. Les deux pièces du 1er étage ont des plafonds à solives apparentes. La pièce au-dessus du proche conserve deux portes d'origine, avec chambranle sculpté et linteau sculpté de deux bustes se faisant face de part et d'autre des armes d'Eberstein Sur la façade antérieure, une oriel et une fenêtre à meneaux à double croisées décorée de tables rentrantes et de motifs floraux, éclairent une des pièces du logis. La façade postérieure conserve des fenêtre à meneaux.

Murs calcaire moellon enduit
grès pierre de taille
Toit tuile plate
Étages 2 étages carrés
Couvrements
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
demi-croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Protections inscrit MH partiellement, 1988/11/16
Précisions sur la protection

Façades et toitures du logis et de la grange ; escalier du 18e siècle ; deux pièces de l'étage (cad. 1 134) : inscription par arrêté du 16 novembre 1988

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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