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Château de Romécourt

Dossier IA57030047 réalisé en 2015

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Précision dénomination château de Romécourt
Parties constituantes non étudiées parc
Dénominations maison forte, maison, petit parc, bassin, écurie, logement, croix de chemin, chapelle seigneuriale
Aire d'étude et canton Réchicourt-le-Château
Adresse Commune : Azoudange
Lieu-dit : Romécourt

A l'origine du château de Romécourt il y a un fief noble érigé par le cardinal de Lorraine en 1564 sur les terres de Romécourt octroyées à Michel l'Enfant secrétaire de la reine d'Ecosse Marie Stuart et officier des salines de Dieuze. Michel l'Enfant y édifie dans les années qui suivent une maison forte avec quatre tours d'angle ainsi que les dépendances, le domaine s'appelle alors "Kinthaus". En 1698, Joseph de Martimprey fait l'acquisition du domaine de Romécourt et Milberg, il appartient actuellement encore à cette famille. Au domaine des Martimprey appartenant aussi la ferme de Milberg. Vers 1850, le comte Felix de Martimprey reconstruit un bâtiment au nord de la porte d'Allemagne et fait élargir les deux ailes de la tour de France.Le parc à l'anglaise a été planté vers 1860 essentiellement d'essences forestières En 1867, le colombier octogonal qui se situait au centre de la cour est renversé. La façade ouest reçoit ses percements en 1909. En 1914, le comte Edouard de Martimprey transforme l'aile sud de la porte d'Allemagne est rehaussée et aménagée en logement moderne il fait construire les écuries, crée une plantation de résineux et fait construire les écuries qui ferment la cour du côté nord ainsi qu'un hangar pour abriter les récoltes non battues. Le couloir de la chapelle qui débouchait dans le chœur est déplacé pour déboucher dans la nef. Le dossier des dommages de guerre de 1919 indique que la maison d'habitation pour un régisseur était en construction en 1914. Les allemands ont occupés le château pendant le conflit. Cette maison nécessite l’enlèvement de la toiture et de la charpente provisoire installées par les militaires allemands, de démonter l’escalier et les cloisons provisoires. Dans le même documents (ref. documentaires, AD57, 10RP111) un nombre important de réparations sont effectués dans la maison d'habitation,. En 1930, Xavier de Mertimprey réalise des transformations (percement de la grange, cloisonnement du logis...). Après la Seconde guerre mondiale, une partie des murs du bâtiments d'exploitation à côté du logis qui sont endommagés sont reconstruits. Un incendie en janvier 1997 détruit une grande partie du logis, toutes les archives des Martimprey brûle ainsi que la toiture. Il est restauré en mai 1997 par Jacques Fabri.

Il y avait une tuilerie sur les terres du domaine détruite en 1940 (ref. cadastre napoléonien), 5 fours à pains dont deux subsistent. Les communs à droite de la porte de France renferment encore un four à pain. Devant le château il y avait un guéoir comblé aujourd'hui. L’exploitation à côté du corps de logis est refaite en partie, en 1947 après la guerre. En 1842, il y avait 54 personnes à Romécourt (AD57 29J1307)

Période(s) Principale : 1ère moitié 17e siècle, 2e moitié 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle, 2e moitié 20e siècle
Dates

Le château est composé de plusieurs corps de bâtiments sur une cour carrée fermée et accosté de 4 tours d'angle dont une forme la chapelle fortifiée (ref. plan scanné). C'est un château fortifié dont il reste des meurtrières encore visibles sur les murs, la plupart ont été bouchées ou servent de fenêtres. Le plan rectangulaire est resté le même depuis le 17e siècle même si plusieurs bâtiments ont été partiellement ou complétement reconstruit aux 19e et 20e siècles. La surface est un quadrilatère de 90m de long sur 50 m de large. En 1976, les façades y compris le puits qui y est adossé, les toitures, à l'exception de celles des bâtiments modernes (écuries, grange et remise) sont inscrits au titre des MH par arrêté du 28 décembre 1976. Les trois tours d'angle, de plan rectangulaire ont des toit à pavillon couvert de tuile plate. Le château se compose, au sud, d'un corps de logis principal prolongé par une grange de même profondeur. Au nord, un bâtiments abritant des écuries occupe toute la surface. Les bâtiments nord et sud sont reliés par des bâtiments moins profonds abritant des communs, des remises, des loges, ateliers et fours...qui cantonnent les portes d'accès au château à l'Est la porte d'Allemagne et à l'ouest la porte de France. L'une des tours est formée par la chapelle fortifiée (ref. IA570300048) L'ensemble est construit en briques provenant de la tuilerie du domaine et de pierre de taille de grès. Les murs en briques forment des quadrillages en losange de briques noirs, procédé unique en Moselle. Les enduits actuels masques une partie de la mise en œuvre des briques. Les couvertures des tours sont en tuiles plates, le reste des couverture autrefois en tuile creuses sont aujourd'hui en tuile mécanique. La porte d'Allemagne est composée de pierres de taille de grès gris gravées proches de celles qui ornent la galerie du bord de l'eau au Louvre (1595-1610). On retrouve exactement les même décorations à losanges des chapiteaux de cette porte à Saint Dié sur une porte charretière place du chapitre, datée de 1588. La porte d’Allemagne a une porte piétonne prise dans un appareillage de pierre avec bossages rehaussés de motifs géométriques et de volutes. (ref. étude préalable de 1997 et Barthelémy). Les encadrements sont en grès gris des Vosges. La porte de France est plus petite que la porte d'Allemagne. Coté parc elle est orné d'une décoration du milieu du 17e siècle et porte en cartouche les armes gravées des Martimprey. La fenêtre à encadrement sur la porte de France coté cour est la seule ayant gardée l'ensemble de ses moulures et consoles sculptées. Les autres se trouvant sur les communs de part et d'autre de la porte sont amputées dans la partie haute suite à un abaissement de la charpente. En 1850, Felix de Martimprey reconstruit l'aile au Nord de la porte d'Allemagne si bien que les deux ailes ne sont pas symétriques. Pendant la même période, les deux ailes en face sont élargies si bien qu'il subsiste une partie saillante côté" jardin aujourd'hui et la toiture est abaissée. Le puits qui faisait aussi office d'abreuvoir est adossé à cette aile Sud-ouest (ref. IM57030128). Le bâtiment d'exploitation, à coté du logis principal a été refait en partie après 1945. Le mur postérieur est resté en brique et conserve son épaisseur initiale, la toiture est abaissée et le mur sur la cour est refait en moellon. Les écuries faisant face au logis ont 6 travées de plans, la porte piétonne à linteau à volute et croisillon ouvre sur le couloir menant à la chapelle. Les greniers sont aéré par des espaces crées par la mise en œuvre des briques. Les quatre portes piétonnes en bois ont des impostes vitrées et des linteaux galbés. De part et d'autre deux petites fenêtres viennent éclairer les écuries. La porte charretière est accosté de deux pilastres elle est cintrée et porte aussi une imposte vitrée. Sa toiture est saillante en forme de demi pavillon pour marquer l'entrée.

Le corps de logis principale est de plan rectangulaire avec une tour d'angle carrée saillante. Il a une couverture à quatre pans. Il est composé d'un rez-de-chaussée coupé par un couloir central qui dessert trois pièces de part et d’autre, salon, salle à manger, cuisine. La cuisine aveugle était éclairée par une flamande. Un escalier à deux volées parallèles avec palier intermédiaire distribue les pièces à l'étage. Les murs sont en briques confectionnées à la tuilerie de Romécourt, les motifs en losange sont en briques noires. Les chaînes d'angle en pierre de taille dessinent des harpes irrégulières. La porte d’entrée sur la cour est encadrée des deux colonnes à fut lisse et chapiteaux à feuillage engagées encadrant dans la partie haute un linteau rectangulaire percée d'une ouverture vitrée de forme ovale et sculptée. La façade symétrique est percée de fenêtre à meneaux en grès. Un cordon marque la séparation entre le premier étage et le grenier éclairé par trois petites fenêtres à encadrement mouluré. Sur la façade donnant sur le parc, une porte ouvre sur un perron bordé de deux balustrades en pierre qui forment des bancs et est prolongé par un escalier à degrés en éventail. asymétrique.

Murs brique crue appareil en damier bossage
calcaire moellon
grès moyen appareil
grès petit appareil

Toit ardoise, tuile creuse, tuile en écaille, tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier, plan carré régulier, plan rectangulaire symétrique
Étages 1 étage carré
Couvrements voûte en berceau, en brique
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
toit en pavillon demi-croupe
toit à plusieurs pans pignon couvert
Escaliers escalier de distribution extérieur
Énergies
Techniques maçonnerie
sculpture
Représentations armoiries, symbole personnel losange fronton ordre corinthien
Mesures la : 50.0 m
l : 90.0 m
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Protections inscrit MH partiellement, 1976/12/28
Précisions sur la protection

Façades y compris le puits qui y est adossé et toitures, à l'exception de celles des bâtiments modernes (écuries, grange et remise) (cad. 12 17) : inscription par arrêté du 28 décembre 1976

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Moselle, Saint-Julien-lès-Metz : 10RP111
Bibliographie
  • Restauration du corps de logis du château de Romécourt à Azoudange (Moselle) : étude préalable/ Jacques Fabbri, Valérie Chancel. - Metz : J. Fabbri, 1997. 44 p. : ill., plans ; 21 cm.

    Conseil Régional de Lorraine, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : C AZO
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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- Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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