Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

couvent d'hospitalières de saint François, dites soeurs grises

Dossier IA54002874 réalisé en 2013
Genre d'hospitalières de saint François
Appellations couvent de soeurs grises
Parties constituantes non étudiées jardin, maison
Dénominations couvent
Aire d'étude et canton Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : 10, 12, 14, 16, 18, 20, 22, 24, 26 rue des Dominicains
Cadastre : 2008 BE 261, 262, 264, 265, 266, 267, 268, 269, 271, 441, 442

Le couvent des hospitalières de saint François, dites localement soeurs grises ou soeurs de sainte Elisabeth (du nom d'Elisabeth de Thuringe, première religieuse de cette obédience en Allemagne) est fondé à la fin du 15e siècle à Nancy. A la demande du duc de Lorraine René II (1473-1508) il s'installe en 1495 dans l'ancien hôpital dépendant du prieuré Notre-Dame construit avant 1405 hors les murs, dans le faubourg Saint-Nicolas, pour accueillir les pauvres étrangers à la ville. Ruiné lors des guerres de Bourgogne (1475-1477) il semblerait que seule la chapelle édifiée dans la 1ère moitié du 15e siècle (IA54003090) subsistait à l'arrivée des soeurs grises. Sous la direction de ces religieuses l'hôpital semble prospérer pendant la première moitié du 16e siècle. Mais la création de la ville Neuve en 1588, la construction de l'hôpital Saint-Julien à moins de 100 mètres en 1590, et surtout l'incendie des bâtiments en 1599, contraignent les religieuses à renoncer à recevoir les pauvres et les malades dans leur couvent, se contentant désormais de les soigner à domicile. En 1669 et 1670, le duc Charles IV, revenu au pouvoir en 1663, les oblige à construire, pour la "décoration de la ville" (A.D. 54, H 2836), trois maisons de location (actuels 24 et 26 rue des Dominicains) sur l'emplacement de leur cimetière, qui bordait la rue Saint-Nicolas ; elles en construisent d'autres au début du 18e siècle, de sorte que les bâtiments conventuels sont désormais isolés en coeur d'îlot. L'église s'effondre en 1764, elle est reconstruite en 1766 (IA54003090). A la Révolution, le couvent est vendu comme bien national, et découpé en 16 sections. Le plan réalisé à cette occasion par l'architecte Jacques-François Miroménil le 30 décembre 1792 (A.D. 54, 1 Q 596) permet d'en connaître les dispositions générales à la fin du 18e siècle. L'église est démolie après 1799 et remplacée par un immeuble de rapport (18 rue des Dominicains). Le bâtiment principal du couvent est transformé en immeuble : à cette occasion il est surélevé et ses fenêtres sont modifiées (IA54002875). Il ne subsiste aujourd'hui de cet ensemble conventuel que quelques vestiges en élévation.

Période(s) Principale : 15e siècle
Secondaire : 4e quart 17e siècle
Principale : 18e siècle
Dates 1495, daté par travaux historiques

Le couvent des soeurs grises formait un ensemble complexe de bâtiments et d'espaces libres, résultat d'une évolution sur plusieurs siècles, dans lequel on pouvait toutefois distinguer cinq entités relativement autonomes. La frange Est, sur la rue Saint-Nicolas, était constituée de maisons de location (10 à 26 rue des Dominicains) abritant chacune une boutique en rez-de-chaussée et une ou deux chambres à l'étage accessibles par un escalier en vis hors oeuvre. Au nord, une série de bâtiments utilitaires (pressoir, poulailler, soue à cochons, buchers) était organisée autour d'une vaste basse-cour accessible au travers d'un long porche (12 rue des Dominicains). Au sud l'ancien cimetière était bordé par un bâtiment de remises (celliers et buchers). Les jardins occupaient toute la partie ouest du terrain. Au centre, les bâtiments conventuels proprement dits étaient regroupés autour d'une cour abritant un puits ; celle-ci était accessible depuis la rue par une porte initialement surmontée d'une niche abritant une statue (gravure de C. Lapaix ; actuel 20 rue des Dominicains). Le corps de bâtiment principal, au sud de cette cour, est l'un des rares vestiges du couvent. Il abritait les pièces communes de la vie monacale en rez-de-chaussée, et dortoir à l'étage accessible au moyen de deux escaliers hors oeuvre en vis, dont l'un est toujours conservé (IA54002875).

États conservations vestiges
Statut de la propriété propriété privée
Sites de protection secteur sauvegardé

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy, Cote : H 2836

    Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : H 2836
  • Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy, Cote : 1 Q 596

    Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 1 Q 596
Bibliographie
  • LIONNOIS, Jean-Jacques. Histoire des villes, vieilles et neuves de Nancy, depuis leur fondation jusqu'en 1788. Nancy : Haener et Delaye, 3 tomes, 1805-1811.

    tome 2, p. 442-453 Bibliothèque municipale, Nancy
  • Pfister Christian, Histoire de Nancy, 3 tomes, 1902-1909.

    - tome 1. Nancy : Berger-Levrault, 1902.XXIV-750 p., ill., plans.

    - tome 2. Nancy : Berger-Levrault, 1909. VIII-1099 p., ill., plans.

    - tome 3. Nancy : Berger-Levrault, 1908. VIII-914 p., ill., plans.

    tome 1, p. 290-296
  • SIMONIN, Pierre, TAVENEAUX, René. Eglises, chapelles, maisons religieuses de Nancy à l'aube de la Révolution : art et spiritualité. Paris : Ed. Messene, 2000.

    p. 18
  • COLLIN, Jean-Marie. Nancy avant la Révolution / préf. André Rossinot. [S.l.] : [s.n.], 2002. 300 p., ill., plans.

    p. 99-103 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : C NAN
(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Communauté urbaine du Grand Nancy ; (c) Ville de Nancy - Tronquart Martine
Martine Tronquart

Chercheur au Service Régional de l'Inventaire du Patrimoine Culturel, site de Nancy.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Vaxelaire Yann
Yann Vaxelaire

Architecte du patrimoine à la ville de Nancy. A participé à l'étude menée par le Service de l'Inventaire général du Patrimoine sur la ville de Nancy.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.