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Lycée Vauban technique dit Cité technique puis lycée Vauban, aujourd’hui annexe du lycée Margueritte dit groupe technique industriel Frères Boulhaut (rue des)

décor d'architecture, mosaïque du lycée Vauban de Verdun (1%) : le soleil dans le vent

Dossier IM55330183 réalisé en 2016
Dénominations décor d'architecture
Titres le soleil dans le vent
Aire d'étude et canton Verdun
Adresse Commune : Verdun
Adresse : 13 rue rue Frères Boulhaut

La réalisation d'une oeuvre au titre du 1% est envisagée dès 1961. La mosaïque dessinée par Camille Hilaire est réalisé par un Silvestri (sans doute Gino Silvestri, mosaïste italien) pour un coût total de 54 236 francs.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle , porte la date
Dates 1970, porte la date
Auteur(s) Auteur : Hilaire Camille,
Camille Hilaire (2 août 1916 - 2004)

Camille Hilaire nait à Metz le 2 août 1916. Il débute sa carrière professionnelle comme peintre en bâtiment (1930-1933) puis il commence à peindre et à voyager en Italie, pays où il découvrira l’Antique, les grands maîtres italiens et la Renaissance.

Marié en 1934 puis en 1943, il aura 5 enfants.

De 1937 à 1939, il effectue son service militaire à Paris où il se familiarise avec le climat culturel et les expositions. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier mais s’évade pour rejoindre Paris, au début de l'anée 1941. Inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts (sous un faux nom, Leblanc ?), il fréquente des Académies libres, dont les ateliers de Nicolas Untersteller et d’André Lhote.

Installé en Dordogne, il revient à Paris en 1945 et expose pour la première fois aux Indépendants.

Après l’obtention d’une bourse de voyage de l’Etat en 1947, il parcourt la Bretagne puis le Midi. Peu d'œuvres de cette époque subsistent. En 1949, suite à un concours, il est invité par la ville de Venise où il exécute ses premières tapisseries. La même année, il est nommé professeur de dessin et de composition décorative à l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy où il enseigne, jusqu'en 1958, aux côtés de Jean Lurçat, ou encore Robert Wogensky. C’est une période féconde dans la création en Lorraine, il aura d’ailleurs parmi ses élèves René Giguet.

A cette époque, il entre en contact avec la Manufacture d’Aubusson ; s’en suit une étroite collaboration qui verra naître une trentaine de tapisseries.

En 1950, il obtient le Prix de la Casa Velázquez et effectue son premier voyage en Espagne. La même année, il reçoit le second Grand Prix de Rome de peinture et le Prix Robert Antral. Sur commande, il exécute de grands panneaux décoratifs pour le paquebot Liberté, les Messageries Maritimes et Air France.

Entre 1951 et 1953, il séjourne à plusieurs reprises à Venise, participe à l’Exposition internationale à Tokyo (1951), expose pour la première fois à la galerie parisienne Vallotton (1951) et participe à l’exposition La tapisserie française du Moyen-Age (1953) qui sera présentée à Rome, Naples et Venise.

L’Etat et le Mobilier national lui passent plusieurs commandes dont certaines orneront les ambassades de France en Sarre, à Tokyo...

En 1955, il exécute de grandes peintures au titre du 1% artistique, notamment pour la Faculté de Médecine de Nancy.

En 1957, le Musée des Beaux-Arts de Nancy acquiert sa toile « La Serre ». En 1958, il est nommé professeur de dessin à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris puis effectue à nouveau des voyages en Italie et des séjours dans le Midi. La Compagnie générale transatlantique lui commande une grande tapisserie de 19m² pour le paquebot « France ». Entre 1961 et 1964, il publie sur « La Nouvelle Ecole de Paris » et réalise des expositions sur l’Ecole de Paris à l’étranger.

A partir de 1963, il réalise beaucoup de vitraux, notamment de trois cartons pour la cathédrale de Lisieux à la demande des Monuments Historiques ainsi que de nombreuses tapisseries dont celle de la Banque du Sang (1965). Il commence à s’intéresser et à développer le thème du « Soleil ».

En 1966 (ou 1957 ?) il est fait Chevalier des Arts et Lettres et Chevalier de la Légion d’Honneur.

En 1973, il effectue deux tapisseries pour la Préfecture de la Moselle de Metz et l’année suivante, une pour l’Ecole nationale de Chimie de Toulouse.

En 1991, le Musée de la Cour d’Or de Metz lui consacre une grande exposition.

Il décède le 7 juin 2004 à Bosc-Roger en Normandie et est enterré à Metz.

L’œuvre d’Hilaire exprime la gaité, la joie de vivre, à ce titre, il était qualifié de « peintre du bonheur ». Ses œuvres sont empreintes d’un profond lyrisme scandé par des formes, des rythmes et surtout une immense palette chromatique avec des couleurs chatoyantes. La lumière est permanente, en témoigne les nombreux rayons et faisceaux lumineux dissimulés par l’abondance de formes.

Pour saisir sa démarche il faut se souvenir que C. Hilaire appartient à la génération qui succède à l’Ecole de Paris. Il s’inscrit totalement dans une démarche qui pourrait être qualifiée de « post-cubiste » avec un cubisme qu’il a façonné selon sa sensibilité.

II compose ses toiles par une série de plans qu’il interpose. Le résultat fait écho d’un univers lumineux, voire surnaturel sur des surfaces planes qui peuvent faire penser à la composition d’un vitrail. Au début des années 1950, C. Hilaire représente des chantiers navals, mais aussi des usines de Moselle, sa terre natale. A partir de 1966, ses recherches et ses études s'orientent vers la couleur et la lumière.

Camille Hilaire s'est fortement illustré dans les commandes, ses tapisseries et peintures décorent les murs de nombreux bâtiments publics et privés jusqu'au début des années 1970. Selon son fils Claude Hilaire, il en aurait réalisé une très grande quantité mais ne les préparait jamais vraiment et faisait des maquettes. L’abstraction était pour lui un mode d’expression universel permettant des jeux entre masses et traits. On retrouve un peu chez lui la démarche de Robert Delaunay avec de larges aplats de formes et couleurs qui découpent et fracturent l’espace.

BIBLIOGRAPHIE

DAUNE Alain, HILAIRE, Paris, éd. Alain Daune, 1985, 246P.

REY Robert, HILAIRE, Paris, éd. Chassard, 1957, 29P.

GASCAR Pierre, « Camille Hilaire », Style, N°1, 1961, PP.87-91

La collection d’art moderne, Metz, 2014

DUCHE Jean, HILAIRE, cat. « Hilaire », Nice, Palais de la Méditerranée, juillet – septembre 1969, n. p.

Musée de la Cour d’Or, HILAIRE, cat. « Hilaire », Metz, Musée de la Cour d’Or, juillet – octobre 1991, Metz, 1991, 47P.

CLAUDE Henri, Hilaire, cat. « Hilaire, du trait à la lumière », Vic-sur-Seille, Musée départemental Georges-de-La-Tour, 22 mai – 26 septembre 2010, Ars-sur-Moselle, éd. Serge Domini, 2010, 151P.

MOURGUE Gérard, Hilaire, Paris, Editions Michèle Trinckvel, 1975, 211P.


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dessinateur, signature
Auteur : Silvestri Gino,
Gino Silvestri (1928 - )

Mosaïste né à Belluno (Venise), venu à Paris en 1958, a travaillé avec jean Bazaine à Paris, a enseigné à l'école des Beaux-Arts de Paris


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mosaïste, signature

Mosaïque en tesselles de pâte de verre, céramique, de roche volcanique (?) et de marbre, située sur le mur de clôture extérieur entre deux portails.

Les panneaux de mosaïque sont réalisés sur une armature de grillage cimenté et posés sur des panneaux de béton aux-même disposés sur un court solin avec parement de calcaire en pierre de taille.

Catégories mosaïque
Structures rectangulaire horizontal
Matériaux marbre, polychrome
pâte de verre, polychrome, découpé
céramique, polychrome, découpé
roche, (?)
calcaire, taillé
Mesures h : 2.0 m
l : 6.6 m
Inscriptions & marques signature, sur l'oeuvre
date, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

signature : Hilaire, Silvestri

date : 70

États conservations salissure
mauvais état
oeuvre incomplète
oeuvre tachée
manque
altération de l'armature
assemblage fragilisé

Statut de la propriété propriété de la région
(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Ville de Verdun - Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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