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église paroissiale de l'Immaculée-Conception-et-Saint-Laurent

Dossier IA54030025 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Immaculée Conception, saint Laurent
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Badonviller
Adresse Commune : Neuviller-lès-Badonviller
Adresse : rue du Colonel Driant

Plusieurs édifices ont précédé le bâtiment existant. Détruite durant la Guerre de Trente Ans, l'église a été relevée au 17ème siècle puis agrandie au cours du troisième quart du 18ème, ce qui engendra un procès entre la commune de Neuviller et celle de Bréménil qui refusa de participer aux frais. Entre 1820 et 1829, des travaux ont concerné la reconstruction de la tour et les réparations de la nef. De 1850 à 1856, le chœur, la nef et la sacristie ont été repris, puis en 1872, la voûte a bénéficié d'une intervention. L'église a été complétement ruinée par les bombardements allemands lors de la Première Guerre mondiale. La reconstruction de l'édifice a été confiée à l'architecte Henry Deville, le mobilier (autels, bancs, chaire, fonts baptismaux, confessionnaux, grille de communion, bénitiers) a été réalisé par Jules Cayette et les vitraux par Albert Gsell. La nouvelle église fut bénie le 23 octobre 1923 par Célestin-Joseph-Jean-Baptiste Barbier, vicaire général en l'absence de l'évêque du diocèse. Monseigneur Barbier (1858-1945), vicaire général depuis 1907, était né le 31 décembre à Saint-Maurice-aux-Forges, localité voisine de Neuviller-lès-Badonviller. .

En 1944, plusieurs obus, principalement américains, ont occasionné des dégâts, notamment la destruction de la rosace de la tour qui a été remplacée en septembre 1987. Les verrières latérales de la tour ont été restaurées en 1999.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Deville Henry, Wilfrid,
Henry, Wilfrid Deville (24 juillet 1871 - 7 juin 1939)

Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1897, puis nommé DPLG en 1900, Henry Deville, effectue un séjour aux États-Unis; en 1914, il rentre en France pour s’enrôler. En 1919, il est nommé architecte de l'arrondissement de Lunéville au sein du service d'architecture de la reconstitution du département de Meurthe-et-Moselle et parvint en quelques mois à la tête du service. Il a réalisé les plans d'aménagement d'Arracourt, Baccarat, Blémerey, Bonviller, Clémery, Deuxville, Glonville, Hériménil, Pexonne, Saint-Pôle, Saint-Maurice et Vallois. Il a établi des plans d'aménagement pour six communes fortement détruites des environs de Blâmont : Neuviller-lès-Badonviller (détruit à 100 %), Ancerviller (29 %), Halloville (72 %), Domèvre-sur- Vezouze (83 %), Emberménil (100 %) et Xousse (41 %). Dans cinq de ces communes, il a reconstruit les églises, mais à Domèvre-sur-Vezouze, il a restauré l'édifice dans son état d'avant-guerre. Il a systématiquement adopté un style néogothique, plus ou moins modernisé. Il a en outre dirigé la réparation des églises de Chanteheux et Reherrey. Il n'a pas poursuivi en Meurthe-et-Moselle après la fin de la Reconstruction et a fini sa carrière comme contrôleur des habitations à bon marché pour le ministère de la Santé publique.


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architecte d'arrondissement, attribution par source
Auteur : Cayette, Jules,
Jules Cayette, ( 27 mai 1882 - 2 janvier 1953)

Si Jules Élie Édouard Cayette naît en 1882 à Paris, dès 1888, sa famille rentre à Nancy. En 1896, il s'inscrit pour la première fois à l’École municipale et régionale des Beaux-arts à Nancy. A sa sortie de l’École en 1899, il entre comme apprenti chez Justin Férez, sculpteur sur bois et menuisier nancéien. En 1900, il se réinscrit aux Beaux-Arts, tout en poursuivant son apprentissage chez Schwartz, menuisier ébéniste. Il quitte définitivement l’École en 1902. Pendant cet apprentissage, il a reçu l'enseignement de Victor Prouvé. En 1904, il entre comme collaborateur chez Jacques Grüber où il perfectionne son style. L'atelier jouxte alors celui de Vallin, d'où une influence certaine de ce dernier sur les premières œuvres de Jules Cayette. En 1910, il s'établit à son compte. A partir de 1912, il expose régulièrement à la Société Lorraine des Amis des Arts. C'est à cette époque qu'il rencontre son principal mécène : Saint-Just Péquart (1881-1944). Les années 1920 sont les années de gloire des ateliers qui emploient une douzaine d'ouvriers. Les productions sont très variées : du cendrier en bronze aux luminaires (toujours avec des verreries de Daum) en passant par le mobilier religieux ou commercial. Il opère un changement stylistique majeur en très peu de temps : il délaisse le style Art nouveau pour un style transitionnel, puis adopte pleinement le style Art déco pour devenir un pionnier de celui-ci à Nancy dès les années 1926-1928. La cessation officielle de l'activité fait suite à la déclaration de l'état de faillite le 8 août 1933. Vers les années 1941-1943, Jules Cayette s'installe 113 bis rue du Maréchal Oudinot. Il continue de créer et de produire via les ateliers d'anciens collaborateurs jusqu'à sa mort en 1953. Jules Cayette fut, à l'instar de Victor Prouvé, un artiste multiple qui explora toutes les voies artistiques : bijouterie, grès, gravure, sculpture, peinture (aucune œuvre actuellement localisée), ferronnerie, bronze, bois....


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sculpteur, ferronnier, bronzier, ébéniste, modeleur, décorateur, attribution par source

L'église, de plan allongé, est flanquée d'une tour-clocher. Elle présente un chevet polygonal à cinq pans et une nef à vaisseau unique, voûtée sur croisées d'ogives, à trois travées. Les voûtains sont constitués de briques. L'édifice abrite un ensemble mobilier homogène dû à Jules Cayette, les vitraux sont d'Albert Gsell.

Murs grès moellon enduit
Toit ardoise
Plans plan allongé
Techniques vitrail
mosaïque
Précision représentations

Les verrières du maître-verrier Albert Gsell représentent des scènes de la vie publique du Christ : le Lavement des pieds, la Cène, les Pèlerins d'Emmaüs, dans le chœur, puis dans la nef, Laissez venir à moi les petits enfants, la Samaritaine au puits, Madeleine versant le parfum sur les pieds du Christ, le Christ remet les clefs à saint Pierre, le Sermon sur la montagne, les Noces de Cana. Dans le chœur, une quatrième verrière figure l'Exode, cette nuit où les Hébreux mangèrent un agneau aux herbes amères, la Pâque, préfiguration de la Cène.

Sont inscrits au titre des Monuments historique, en date du 30/01/2013, les œuvres de Jules Cayette, réalisées vers 1920 :

- deux bénitiers en fer forgé et verre soufflé de la maison Daum, Nancy. Ces bénitiers ont été restaurés par l'atelier Bluenn Boulangé en 2017 dans le cadre d'une opération Le Plus Grand Musée de France, grâce au mécénat de l'association des Amis des cristalleries Daum.

- l'ensemble du mobilier ( 21 bancs et les stalles en bois, une grille de communion en fer forgé et laiton, le maître-autel et les autels latéraux avec décors, panneaux de mosaïque et portes de tabernacle en laiton.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle - Chrétien Anne - Laumon Annette - Sonrier Marie-Agnès - Soncourt Jean - Gottscheck Mary
Mary Gottscheck

Prestataire au Service Régional de l'Inventaire de Nancy


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