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Église paroissiale de la Nativité-de-la-Vierge

Dossier IA54030124 réalisé en 2015
Vocables Nativité de la Vierge
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Blâmont
Adresse Commune : Reillon
Adresse : Grande Rue
Adresse

D'après les cartes postales anciennes, avant 1914, l'église présentait un clocher d'origine romane, situé hors œuvre sur le côté nord de la nef, édifiée au 18e siècle ainsi que le chœur. La commune ayant été presque entièrement détruite durant la Première Guerre mondiale, l'édifice a été reconstruit sur les plans de l'architecte André Désenclos par l'entreprise France-Lanord et Bichaton ; pour répondre à des préoccupations hygiénistes, l'architecte décala l'église d'une centaine de mètres environ par rapport à l'emplacement antérieur. Au début de 1925, l'église est considérée comme en cours d'aménagement intérieur. A cette date, une partie, voire la totalité, des verrières dont l'ensemble, sauf le triplet du chœur, présente une unité de style, est déjà en place : Thérèse de l'Enfant Jésus est qualifiée de bienheureuse, or elle est béatifiée en avril 1923 et canonisée en mai 1925.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques, daté par source
Auteur(s) Auteur : Désenclos André,
André Désenclos (1885 - 1971)

André Désenclos était architecte à Épinal avant la guerre. Il a été l'architecte municipal de plusieurs villes des Vosges dont Senones. Il remporta en 1917, un 1er prix au concours de la reconstruction des régions libérées. En Meurthe-et-Moselle, il travailla dans trois petites communes du canton de Blâmont, voisines les unes des autres et toutes trois très touchées par les destructions : Blémerey, Vého et Reillon. Il a certainement exercé la fonction d'architecte des coopératives communales de Vého-Reillon et Blémerey. Il a conçu pour ses trois villages des plans d'aménagement ambitieux, inspirés des cités-jardins, qui n'ont été que très partiellement réalisés, faute de moyens. André Désenclos est l'auteur des projets de reconstruction des églises des trois communes. On peut aussi lui attribuer l'église du village de Gondrexon, voisin des trois autres, dans la mesure où elle paraît très proche de celle de Reillon. Les églises de Gondrexon et Reillon sont les seules reconstruites en Meurthe-et-Moselle à utiliser abondamment la brique et paraissent plus modernes que la plupart de celles reconstruites dans le département. Celles de Blémerey et Vého sont plus traditionnelles, d'inspiration néo-romane pour la première, néogothique pour la seconde.


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architecte, attribution par source
Auteur : France-Lanord et Bichaton,
France-Lanord et Bichaton

En 1865, deux maçons créent à Nancy l'entreprise Perrin & Bichaton, ils sont rejoints vers 1870 par un tailleur de pierre, Jean-Baptiste France Lanord. A partir de 1886, après le retrait de Pierre-Eusèbe Perrin, l'entreprise qui a pris le nom de France-Lanord et Bichaton, œuvre sur les nombreux chantiers industriels et privés de Nancy, participe aux ouvrages de fortifications Séré de Rivière ; dès 1895, concessionnaire du système Hennebique, elle emploie le béton armé, et accompagne le mouvement Art nouveau. Les chantiers de la Première Reconstruction donnent une impulsion nouvelle à celle qui est déjà l'une des grandes entreprises de bâtiments et travaux publics de la région. La période de l'entre-deux-guerres correspond à l'apogée de l'entreprise qui compte plusieurs milliers d'ouvriers, une sablière, une carrière, des installations de dragage et de transport fluvial, un parc impressionnant d'engins de chantier, ses réalisations comptent la brasserie de Sain-Nicolas-de-Port, le grand séminaire de l'Asnée à Villers-lès-Nancy, le siège de l'Est républicain, des maisons de ville, des lotissements, ainsi celui du Placieux à Villers-lès-Nancy. La crise qui touche le secteur du bâtiment dans les années soixante-dix, ne l'épargne pas. L'activité de menuiserie se développe et la branche maçonnerie s'oriente vers des domaines spécifiques, restauration de monuments historiques, ravalement, taille et sculpture de pierre, où sa compétence reconnue lui confère une forte identité patrimoniale.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par travaux historiques, attribution par source

La tour-porche est percée d'une porte en plein cintre, surmontée d'un oculus puis de l'étage des cloches où les baies sont à l'abri d'un gâble ; l'horloge est située sous la "jupe" de la flèche. L'usage de la brique en parement souligne les modénatures et confère une certaine originalité à cette église, sans référence historique précise.

A l'intérieur, de part et d'autre de l'entrée, se trouvent l'espace du confessionnal avec l'escalier qui dessert la tribune et la chapelle des fonts baptismaux ; ces derniers sont constitués de deux cavités creusées dans un autel, fermées par un couvercle métallique. La nef, voûtée en berceau, de trois travées, est éclairée par des baies géminées surmontées d'un oculus souligné à l'extérieur par des murs pignons. Le soubassement des murs est couvert de plaques de marbre gris. Les autels latéraux sont flanqués de deux colonnes engagées, en marbre gris, sommées d'un chapiteau composite en bois peint, avec guirlandes de laurier, pommes de pin, frise d'oves et dards et croix au nimbe carré. Dans le chœur, octogonal, voûté, la lumière est apportée par deux baies géminées au nord et un triplet au chevet. Les trois autels sont en calcaire blanc. La grille de communion dont les portes ont disparu, est en fer forgé ; côté nord, un décrochement dessine l’emplacement de la chaire. Dans la nef, de part et d'autre de l'allée centrale, se comptent sept rangées de bancs en chêne sculpté, numérotés sur le flanc à hauteur de l'accoudoir. L'accotoir qui descend jusqu'au sol est sculpté d'une croix nimbée. L'agenouilloir se relève grâce à un système en fer.

Murs moellon enduit
brique
béton
Toit ardoise
Plans plan allongé
Techniques vitrail
Représentations saint Bernard, saint Bonaventure, saint François de sales, saint Georges, saint Hilaire, saint Jean, saint Louis, saint Maurice, saint Sébastien, sainte Anne, sainte Clotilde, sainte Geneviève, sainte Germaine, sainte Jeanne d'Arc, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, sainte Radegonde, saint Victor, saint Thomas, calvaire
Précision représentations

Dans le chœur, la baie géminée présente saint Joachim et sainte Anne sur fond de feuilles de chêne et glands et le triptyque, le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean. Dans la nef, chacune des baies géminées est surmontée d'une verrière circulaire où le saint est identifié en latin en précisant à quel titre il a été canonisé alors que le nom des autres personnages est en français. Au sud, se succèdent :

- les saints Georges et Victor sur fond de primevères, surmonté de saint Bernard, docteur,

- saint Sigisbert et sainte Radegonde, sur fond de feuilles de chêne et glands, surmontés de saint Bonaventure, docteur,

- sainte Germaine de Pibrac et la bienheureuse Thérèse de l'Enfant Jésus, sur fond de roses, surmontées de saint François de Sales, docteur.

Au nord sont représentés :

- les saints Sébastien et Maurice, sur fond de primevères, surmontés de saint Thomas d'Aquin,

- saint Louis et sainte Clotilde sur fond de feuilles de chêne et glands, surmontés de saint Anselme, confesseur,

- les saintes Geneviève et Jeanne d'Arc sur fond de roses, surmontées de saint Hilaire, évêque.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle - Chrétien Anne - Laumon Annette - Gottscheck Mary
Mary Gottscheck

Prestataire au Service Régional de l'Inventaire de Nancy


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- Mazerand Michel
Michel Mazerand

Enquêteur du pré-inventaire à l'Inventaire général de Lorraine.


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- Sonrier Marie-Agnès