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Église paroissiale Saint-Étienne

Dossier IA54030105 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Vocables saint Etienne
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Blâmont
Adresse Commune : Verdenal
Adresse : rue de la Cure

La tour-clocher semble dater de l'époque romane. Deux pierres d'autel, en place, ont été consacrées par Henri-Charles du Cambout, évêque de Metz de 1697 à sa mort en 1732. Si l'église actuelle a été construite en 1832, le mobilier fut réalisé progressivement au cours de la seconde moitié du 19e siècle par des sculpteurs locaux : A.J. de Nancy pour l'autel latéral nord en 1859, Goeury Frères Blâmont, en 1866 pour l'autel latéral sud, Goeury-Storay Blâmont en 1883 pour le maître-autel et en 1885 pour la chaire à prêcher. L'édifice a été légèrement endommagé au cours de la Première Guerre mondiale, les réparations ont été effectuées par l'entreprise France-Lanord et Bichaton. Les verrières ont été créées en 1955 par Gabriel Loire.

Période(s) Principale : 12e siècle, 2e quart 19e siècle, 2e moitié 19e siècle, 1er quart 20e siècle , (détruit)
Principale
Secondaire
Dates 1859, porte la date
1866, porte la date
1883, porte la date
1885, porte la date
1955, porte la date
Auteur(s) Auteur : France-Lanord et Bichaton,
France-Lanord et Bichaton

En 1865, deux maçons créent à Nancy l'entreprise Perrin & Bichaton, ils sont rejoints vers 1870 par un tailleur de pierre, Jean-Baptiste France Lanord. A partir de 1886, après le retrait de Pierre-Eusèbe Perrin, l'entreprise qui a pris le nom de France-Lanord et Bichaton, œuvre sur les nombreux chantiers industriels et privés de Nancy, participe aux ouvrages de fortifications Séré de Rivière ; dès 1895, concessionnaire du système Hennebique, elle emploie le béton armé, et accompagne le mouvement Art nouveau. Les chantiers de la Première Reconstruction donnent une impulsion nouvelle à celle qui est déjà l'une des grandes entreprises de bâtiments et travaux publics de la région. La période de l'entre-deux-guerres correspond à l'apogée de l'entreprise qui compte plusieurs milliers d'ouvriers, une sablière, une carrière, des installations de dragage et de transport fluvial, un parc impressionnant d'engins de chantier, ses réalisations comptent la brasserie de Sain-Nicolas-de-Port, le grand séminaire de l'Asnée à Villers-lès-Nancy, le siège de l'Est républicain, des maisons de ville, des lotissements, ainsi celui du Placieux à Villers-lès-Nancy. La crise qui touche le secteur du bâtiment dans les années soixante-dix, ne l'épargne pas. L'activité de menuiserie se développe et la branche maçonnerie s'oriente vers des domaines spécifiques, restauration de monuments historiques, ravalement, taille et sculpture de pierre, où sa compétence reconnue lui confère une forte identité patrimoniale.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par travaux historiques, attribution par source
Auteur : Goeury Adolphe,
Adolphe Goeury (24:08/1826 - 22/09/1903)

Né à Orschwihr (Haut-Rhin) dans une famille de tailleur de pierre, celui qui se définit comme sculpteur, travaille le grès et le calcaire qu'il achète auprès de carriers. Il pratique la sculpture en bas et haut-relief, la ronde-bosse; spécialisé dans la production de monuments funéraires, de croix, il recourt aussi à l'ébénisterie pour du mobilier religieux (revêtement du chœur de l'église de Cirey, 1876 ; chaire de l'église de Verdenal, 1885, IA54030105). A la suite de son mariage, en 1860, à Cirey, avec Anne-Eléonore Storhay, il ajoute à sa signature le nom de jeune fille de sa femme : "A Goeury-Storhay", "Goeury-Storhay". Ce qui lui permet de se distinguer de son frère aîné, Jean-Baptiste, qui avait installé un atelier à Blâmont au milieu du 19e siècle. Toutefois, quelques œuvres réalisées avec ce frère aîné portent la marque "Goeury Frères". Après le 26 avril 1870, jour où le premier train arrive à Blâmont, il signe "A. Goeury près la gare à Blâmont", son atelier était situé au 2 ou 4 rue de la Gare. Sur sa tombe, dans le cimetière communal de Blâmont, l'inscription mentionne qu'il est "l’auteur du chemin de la croix" [de l'église Saint-Maurice].


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sculpteur, ébéniste, signature

La tour-clocher est percée du portail, surmonté d'un oculus puis des baies au niveau de la chambre des cloches. L'église-grange, de quatre travées, rythmées de pilastres soutenant une corniche, se poursuit par un chœur polygonal, éclairé par deux baies. Le style de l'ensemble du mobilier s'inscrit dans la continuité des modèles du 18ème siècle.

Murs grès pierre de taille
pierre moellon enduit
Toit tuile, ardoise
Plans plan allongé
Techniques vitrail
sculpture
Représentations Cène Baptême du Christ Annonciation saint Etienne
Précision représentations

Gabriel Loire a créé en 1955, les dix baies, en verres antiques sertis de plomb. Les verrières du chœur figurent la vision de saint Étienne avant son martyre et sa lapidation. Dans la nef, chacune des scènes représentées est identifiée par une phrase extraite des Évangiles : "Vous êtes bénie entre toutes les femmes", "Il est ressuscité comme il l'avait dit", '"je suis le Pain de vie", "Celui-ci est mon fils", "Tes péchés te sont remis", "Venez à moi, vous tous qui peinez", "Je suis la Résurrection et la Vie", "Le salut vient de Dieu qui règne dans le Ciel".

Les quatorze stations du chemin de croix, en plâtre peint, imitant la pierre, avec rehauts dorés, sont signés Arthur Pierron, Quai de la Bataille, Nancy. Au-dessus de la porte d'entrée, un calvaire, en plâtre peint imitant la pierre, est constitué du Christ en croix sur une nuée d'où émergent trois têtes d'angelots, entre le Vierge et saint Jean, situés chacun sur une console.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle ; (c) Région Grand-Est - Inventaire général - Chrétien Anne - Laumon Annette - Mazerand Michel
Michel Mazerand

Enquêteur du pré-inventaire à l'Inventaire général de Lorraine.


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- Sonrier Marie-Agnès