Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Église paroissiale Saint-Georges

Dossier IA54030122 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Vocables saint Georges
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Blâmont
Adresse Commune : Halloville
Adresse : rue des Trois Fontaines

L'inscription portée sur une pierre de récupération, encastrée en façade, rappelle qu'une église avait été érigée en 1861; cet édifice fut entièrement détruit, comme le village, lors de la Première Guerre mondiale. La première pierre de la nouvelle église fut posée le 30 octobre 1921 par Edmond Duponteil, préfet de Meurthe-et-Moselle et bénite par monseigneur de la Celle, évêque de Nancy et de Toul. La construction, confiée à l'entrepreneur Vercelli sur les plans de l'architecte Henry Deville, s'effectua rapidement et dès le 20 novembre 1923, le nonce apostolique, Monseigneur Ceretti, bénissait l'église. L'auvent à pans coupés et ses colonnes existèrent dès l'origine : ils figurent sur la carte postale illustrant la bénédiction de l'église en 1923.

L'ensemble du mobilier en bois sculpté a été réalisé par Jules Cayette. Les verrières actuelles dues à l'atelier Ott Frères, Strasbourg, 1954, ont remplacé les verrières de l'atelier Gsell, mises en place après la Grande Guerre et soufflées en novembre 1944.

La construction du nouvel édifice sur un terrain en forte déclivité avait créé un étage de soubassement, sans liaison directe avec l'église. Cet espace, disposant d'ouvertures, fut aménagé en deux phases et en deux zones : foyer des jeunes en 2001 et espace de stockage communal en 2015.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1861, porte la date
1921, porte la date
Auteur(s) Auteur : Deville Henry, Wilfrid,
Henry, Wilfrid Deville (24 juillet 1871 - 7 juin 1939)

Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 1897, puis nommé DPLG en 1900, Henry Deville, effectue un séjour aux États-Unis; en 1914, il rentre en France pour s’enrôler. En 1919, il est nommé architecte de l'arrondissement de Lunéville au sein du service d'architecture de la reconstitution du département de Meurthe-et-Moselle et parvint en quelques mois à la tête du service. Il a réalisé les plans d'aménagement d'Arracourt, Baccarat, Blémerey, Bonviller, Clémery, Deuxville, Glonville, Hériménil, Pexonne, Saint-Pôle, Saint-Maurice et Vallois. Il a établi des plans d'aménagement pour six communes fortement détruites des environs de Blâmont : Neuviller-lès-Badonviller (détruit à 100 %), Ancerviller (29 %), Halloville (72 %), Domèvre-sur- Vezouze (83 %), Emberménil (100 %) et Xousse (41 %). Dans cinq de ces communes, il a reconstruit les églises, mais à Domèvre-sur-Vezouze, il a restauré l'édifice dans son état d'avant-guerre. Il a systématiquement adopté un style néogothique, plus ou moins modernisé. Il a en outre dirigé la réparation des églises de Chanteheux et Reherrey. Il n'a pas poursuivi en Meurthe-et-Moselle après la fin de la Reconstruction et a fini sa carrière comme contrôleur des habitations à bon marché pour le ministère de la Santé publique.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte, architecte d'arrondissement, attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Cayette, Jules
Jules Cayette, ( 27 mai 1882 - 2 janvier 1953)

Si Jules Élie Édouard Cayette naît en 1882 à Paris, dès 1888, sa famille rentre à Nancy. En 1896, il s'inscrit pour la première fois à l’École municipale et régionale des Beaux-arts à Nancy. A sa sortie de l’École en 1899, il entre comme apprenti chez Justin Férez, sculpteur sur bois et menuisier nancéien. En 1900, il se réinscrit aux Beaux-Arts, tout en poursuivant son apprentissage chez Schwartz, menuisier ébéniste. Il quitte définitivement l’École en 1902. Pendant cet apprentissage, il a reçu l'enseignement de Victor Prouvé. En 1904, il entre comme collaborateur chez Jacques Grüber où il perfectionne son style. L'atelier jouxte alors celui de Vallin, d'où une influence certaine de ce dernier sur les premières œuvres de Jules Cayette. En 1910, il s'établit à son compte. A partir de 1912, il expose régulièrement à la Société Lorraine des Amis des Arts. C'est à cette époque qu'il rencontre son principal mécène : Saint-Just Péquart (1881-1944). Les années 1920 sont les années de gloire des ateliers qui emploient une douzaine d'ouvriers. Les productions sont très variées : du cendrier en bronze aux luminaires (toujours avec des verreries de Daum) en passant par le mobilier religieux ou commercial. Il opère un changement stylistique majeur en très peu de temps : il délaisse le style Art nouveau pour un style transitionnel, puis adopte pleinement le style Art déco pour devenir un pionnier de celui-ci à Nancy dès les années 1926-1928. La cessation officielle de l'activité fait suite à la déclaration de l'état de faillite le 8 août 1933. Vers les années 1941-1943, Jules Cayette s'installe 113 bis rue du Maréchal Oudinot. Il continue de créer et de produire via les ateliers d'anciens collaborateurs jusqu'à sa mort en 1953. Jules Cayette fut, à l'instar de Victor Prouvé, un artiste multiple qui explora toutes les voies artistiques : bijouterie, grès, gravure, sculpture, peinture (aucune œuvre actuellement localisée), ferronnerie, bronze, bois....


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

L'édifice est composé d'une tour carrée surmontée d'une flèche. Un auvent à pans coupés, couvert de tuiles et reposant sur quatre colonnes, protège l'entrée. La nef d'un seul vaisseau à trois travées, est voûtée en berceau brisé comme le chœur à chevet plat. L’ensemble du mobilier de Jules Cayette a été conservé : maître-autel, autels latéraux, grille de communion, chaire, bancs aux joues ornées d'une priante, confessionnal. La table du maitre-autel en calcaire sculpté et en partie doré, est soutenue par deux doubles colonnes, couronnées de chapiteaux composites où s'insèrent les symboles eucharistiques. Un médaillon ovale avec l'Agneau sur le livre aux sept sceaux est encastré au centre du devant d'autel, l'artiste n'a fait figurer que cinq sceaux.

Murs grès pierre de taille
moellon enduit
Toit ardoise, tuile
Plans plan allongé
Techniques vitrail
Représentations sainte Jeanne d'Arc saint Hubert saint Georges Annonciation, Adoration des bergers sainte-famille
Précision représentations

Les verrières de l'atelier Ott Frères représentent l'Adoration des bergers, saint Georges terrassant le dragon, saint Isidore devant l'église d'Halloville, saint Hubert, sainte Jeanne d'Arc, la Sainte Famille, et l'Annonciation.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle ; (c) Région Grand-Est - Inventaire général - Chrétien Anne - Laumon Annette - Soncourt Jean - Sonrier Marie-Agnès