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Église paroissiale Saint-Martin

Dossier IA00036885 réalisé en 1986

Fiche

Œuvres contenues

  • peinture : Christ en croix
  • peinture : Passion du Christ
  • Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Martin
  • ciboire
  • calice (1)
  • plaque funéraire, plaque funéraire de Jacques Lavignon et Cathin Warey
  • pupitre d'autel
  • plaque funéraire, plaque funéraire d'Havys
  • peinture : Descente de Croix
  • autel, tabernacle : autel du Sacré-Coeur, style néo-gothique
  • peinture murale : Passion du Christ
  • calice (2)
  • verrière (?)
  • bénitier, saillon
  • fonts baptismaux, style néo-gothique
  • calice (3)
  • groupe sculpté : Vierge de Pitié
Vocables Saint-Martin
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 55 - Etain
Adresse Commune : Étain
Adresse : 1 place de la Martinique
Cadastre : 1978 AB 349

Église construite au 12e siècle dont il subsiste la tourelle d'escalier sud et les murs contigus ainsi que des vestiges dans la travée droite de chœur. Les 5 premières travées de la nef et des bas-côtés sont construites au 13e siècle, après que l'archevêque de Trêves eut échangé en 1221, avec la collégiale de la Madeleine à Verdun, la ville d'Étain contre la ville de Mackeren (aujourd'hui Koenigsmacker en Moselle). Les 6e et 7e travées ont été ajoutées au 14e siècle. Le chœur a été reconstruit à partir de 1437 aux frais de Guillaume Huin, futur cardinal, originaire d'Étain (décédé en 1456). 6 chapelles ajoutées aux bas-côtés nord et sud aux 14e, 15e et 16e siècles : à la 5e travée nord, chapelle fondée en 1385 pour Gilles Paixel ; la 2e travée nord, chapelle des fonts du 15e siècle ; à la 4e et 5e travées sud, chapelle du 15e siècle ; à la 7e travée sud, chapelle du Sacré-cœur limite 15e siècle 16e siècle ; à la 4e travée nord, chapelle Saint-Joseph fondée en 1519 pour Jean d'Issoncourt ; à la 6e travée nord, chapelle Saint-Nicolas du 16e siècle. Tour clocher reconstruite entre 1761 et 1771 (date portée avant la guerre 1914-1918). L'édifice a été gravement endommagé en août 1914, puis restauré entre 1920 et 1953 par le service des Monuments Historiques par l'architecte Marcel Delangle, sous la direction des architectes en chef des M. H. André Ventre puis Paul Pillet. Armoiries du cardinal Huin.

Période(s) Principale : 13e siècle
Principale : 14e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 12e siècle
Dates 1771, porte la date, daté par source
Auteur(s) Auteur : Ventre André, Paul Jean,
André, Paul Jean Ventre (1874 - 1951)

Il entre à l’École des Beaux-Arts en 1894 et intègre l'atelier de Moyaux. Il est l’un des rares architectes français à avoir suivi une double formation, à l’École des Beaux-Arts et à l’École des Arts décoratifs. De 1891 à 1902, il travaille chez Antoine Selmersheim à Paris. En 1905, date à laquelle il abandonne ses études, il est nommé architecte de l'administration des Monuments historiques. La même année, il participe au concours de la Fondation Rothschild relatif à l'habitat à bon marché. Après la Première Guerre mondiale, il participe à la reconstruction de la Meuse. Architecte de la commune d’Ailly-sur-Meuse, il dresse les plans de l’église (actuelle commune de Han-sur-Meuse) mais les travaux sont exécutés sous la direction de son collaborateur M. Lebeigle (architecte à Dun-sur-Meuse). En 1920, il construit le Monument dit de la Tranchée des Baïonnettes. En 1925, en collaboration avec Favier, il réalise la porte d'honneur de l'Exposition internationale des arts décoratifs. En 1931, il construit le Ministère de la Marine marchande situé place de Fontenoy à Paris. La même année, avec Emile Aillaud et Roger-Henri Expert, il édifie la gare de Versailles-Chantiers. En 1936, il construit la gare de Meudon.

source : Lurçon Pauline, les églises de la Première reconstruction dans la Meuse, 2014


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architecte des Monuments historiques, attribution par source
Auteur : Delangle Marcel, Amédée, Eugène,
Marcel, Amédée, Eugène Delangle (18/11/1892 - 5/2/1958)

Fils de l'architecte Emile Delangle et de Victorine Duponnois, Marcel Delangle est architecte diplômé par le gouvernement. Formé à l’Institut Polytechnique de Grenoble, ancien assistant de la Faculté des Sciences, il est aussi ingénieur. Au cours de sa carrière, il devient architecte des Hospices et Hôpitaux de Verdun, architecte du département de la Meuse, expert près la Cour d'Appel et les Tribunaux, architecte de la Compagnie Agricole de la Meuse. Le 1er janvier 1928, Marcel Delangle est nommé architecte ordinaire des Monuments historiques de la ville de Verdun et de l'arrondissement de Montmédy, sous la direction de l'architecte en chef André Ventre. Il reçoit ensuite l’arrondissement de Verdun avant d’être chargé de l’ensemble du département de la Meuse. Le 1er décembre 1946, il est nommé architecte des bâtiments de France et devient le chef de l’agence de la Meuse et de la Haute-Marne à l’exception de l’arrondissement de Langres. Il est aussi membre du Conseil Régional de l'Ordre des Architectes et trésorier du Syndicat des Architectes de la Meuse. Au cours de sa carrière, en collaboration ou non avec son père, il réalise plusieurs édifices publics tels le Théâtre de Longwy, la chapelle de Bezonvaux, la chapelle de Douaumont, l'église de Vacherauville, la chapelle de Vaux-devant-Damloup, l'église et la mairie-école de Bras-sur-Meuse. Il construit également de nombreuses demeures pour des particuliers, comme la propriété du sénateur Lecourtier à Bras ainsi que l'Hôtel Terminus à Verdun. Il participe aux concours publics pour le Préventorium des Islettes. Avec son père, il joue en effet un rôle important dans la Reconstruction. En 1919, l’agence des Delangle figure parmi les 12 agences de la Société pour le relèvement du pays meusien et de Verdun. En 1920, Delangle et Chenevier sont architectes de la coopérative de reconstruction de Belleville. Émile Delangle s’associe à son fils Marcel au moins à partir de mars 1923.Ils restaurent le Théâtre municipal de Verdun. Son action pendant la Première Guerre mondiale, dans la reconstruction des régions dévastées et dans la sauvegarde des monuments historiques lui a valu de recevoir la distinction de chevalier de la Légion d’honneur en 1938 puis celle d’officier en 1952. Il reçoit également la croix de guerre lors des deux conflits mondiaux. Marcel Delangle est ainsi cité deux fois, en 1917 pour avoir effectué avec succès des essais de TSF à bord des avions malgré la présence d’avions de chasse ennemis, et en 1919, pour son engagement jusqu’au dernier jour de la guerre et pour avoir organisé et dirigé le service radio de la ligne aérienne Paris-Mulhouse. Il est également médaille de Vermeil de la couronne de chêne du Luxembourg et officier de l’Instruction publique.


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architecte, attribution par source
Murs calcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit
Toit tuile plate, tuile creuse, ardoise
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
Couvertures toit à longs pans
appentis
toit conique
toit à l'impériale
Typologies type basilical, tour clocher à chambre des cloches essentée, chevet polygonal
États conservations restauré
Techniques sculpture
Représentations ange blason cerf bélier
Précision représentations

armes du cardinal Huin

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 1846
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Simon Henri
Henri Simon

Enquêteur de préinventaire en Lorraine


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- Rouyer Jean
Jean Rouyer (1914 - 1989)

Prête et chanoine du diocèse de Verdun, professeur puis archiviste du diocèse de Verdun, membre le plus ancien de la Société philomathique de Verdun et de la Société des Naturalistes et Archéologues du Nord de la Meuse, enquêteur du pré-inventaire.


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- Jacops Marie-France
Marie-France Jacops

Conservateur en chef du patrimoine à l'Inventaire général de Lorraine


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- Guillaume Jacques
Jacques Guillaume

Ingénieur CNRS, chercheur à l'Inventaire Lorraine jusqu'en 2004.


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