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église paroissiale Saint-Pierre et saint-Stanislas puis saint Pierre n°1, magasin militaire, puis église paroissiale Saint-Pierre n°1 puis chapelle du séminaire puis église orthodoxe russe Saint-Nicolas

Dossier IA54003086 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Genre d'orthodoxes
Vocables Saint-Pierre-Saint-Stanislas, Saint-Pierre, Saint-Nicolas
Parties constituantes non étudiées cimetière, presbytère
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Nancy et périurbain - Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : rue du maréchal de Lattre de Tassigny , rue du Docteur Heydenreich
Cadastre : 1865 C 1089 ; 1972 BL 220

Jean-Nicolas Jennesson, architecte (1686-1755) eut l'autorisation en 1729 de construire à ses frais, une église, annexe de l'église paroissiale Saint-Nicolas pour les habitants du faubourg Saint-Pierre alors en plein extension démographique. Commencée le 24 avril 1736 (1ère pierre posée par les filles de Jennesson), l'église fut bénite le 24 décembre 1736 puis consacrée en juin 1737. A proximité, se trouvait un cimetière ouvert en 1740 mais déplacé dès 1744 à la demande des voisins de la paroisse, les Jésuites, pour qui s'élevait depuis 1741 le séminaire des Missions Royales à la demande de Stanislas. L'église prit alors le vocable Saint-Pierre-Saint-Stanislas, Jennesson y fut enterré en 1755. Devenue cure en 1762, elle fut intégrée d'abord au Missions royales de 1750 à 1771 puis après l'exclusion des Jésuites, au nouveau séminaire diocésain. Toujours propriété privée, l'église servit au culte catholique jusqu'en 1798, puis provisoirement de magasin à effets militaires (disparition du mobilier) avant de retrouver sa fonction paroissiale qu'elle conserva jusqu'en 1887. En 1823, elle entra dans la propriété municipale par procédure judiciaire. Jean-Baptiste Jacquiné, ingénieur au corps royal des ponts (1799- ?), Pierre-Nicolas Dosse architecte et Nicolas Pillot charpentier établirent alors un procès-verbal de visite détaillé et des projets de travaux qui furent réalisés les années suivantes : couverture de la tour en 1824, réfection de la charpente et du plafond de la nef en 1828, agrandissement de la surface du choeur, de la tribune pourvue dés lors de deux colonnes toscanes en support, couverture de la toiture en tuiles creuses par le couvreur Chavel (1845), agrandissement des sacristies (sd) et déplacement du cimetière (1842). A partir de 1858, le nouveau curé, Nicolas Heymes réclama la construction d'un édifice plus grand et plus moderne de style néo-gothique. Le débat dura plusieurs années durant lesquelles intervient l'architecte de la ville Prosper Morey partisan d'un déplacement rue du Montet. Ce fut finalement sur une parcelle située en face que fut construite par l'architecte Vautrin la nouvelle église Saint-Pierre consacrée en 1885. En 1888, la propriété de l'ancienne église Saint-Pierre fut transférée au séminaire diocésain installé dans l'hôtel des Missions royales et une nouvelle campagne de travaux transforma l'intérieur de l'édifice sous la direction de l'architecte diocésain Ferdinand Genay (1846-1909) avec le ferronnier Hippolyte Morot (1848-1905) qui réalisa l'escalier de la tribune. L'ancienne église ne fut chapelle du séminaire que de 1889 à 1906, date de l'expulsion du grand séminaire diocésain. Après 1912, le presbytère accolé fut détruit pour permettre le percement de la rue du Dr Heydenreich et la démolition de l'église fut envisagée. En 1930, un projet d'affectation à la Maternité départementale voisine resta sans suite. L'architecte Jean-Marie Collin présenta en 1962 un projet de transformation en bibliothèque universitaire et des cours de la faculté d'odontologie y eurent lieu. Du milieu des années 80 à 1992, l'édifice abrita l'église orthodoxe russe Saint-Nicolas à l'intérieur d'une structure en cornière et fibrociment puis servit de nouveau d'espace de cours au campus franco-allemand de Sciences politiques avec installation d'une dalle de béton en pente permettant l'installation de gradin. Aujourd'hui le bâtiment est sans usage. Le clôt et le couvert ont été restaurés.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 2e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle , daté par tradition orale
Dates 1736, daté par source, daté par travaux historiques
1824, daté par source, daté par travaux historiques
1828, daté par source, daté par travaux historiques
1887, daté par source, daté par travaux historiques
1962, daté par source, daté par tradition orale
Auteur(s) Auteur : Jennesson Jean-Nicolas,
Jean-Nicolas Jennesson (1686 - 1755)

Architecte lorrain de la 1ère moitié du 18e siècle, Jean-Nicolas Jennesson travaille en 1709 avec Betto et Guesnon sur le chantier de la primatiale de Nancy, puis à la chartreuse de Bosserville (1713) ; à Nancy où il construit sa propre maison (1731), il est l'architecte de l’église Saint-Sébastien (1720-1731). Il travaille sur le chantier du château de Lunéville,notamment pour la modification des toitures en 1730. On peut lui attribuer, selon des critères stylistiques semblables à Saint Sébastien de Nancy, l’abbatiale Saint-Remy de Lunéville (église Saint-Jacques actuelle, 1730-vers1737). En 1737, il est nommé premier ingénieur et architecte des bâtiments, jardins, parcs et jets d’eau du duc de Lorraine, en remplacement de Boffrand. Il semble avoir eu des différends avec Stanislas, qui le remplace par Emmanuel Héré en 1738 comme premier architecte du duc. On le retrouve au service des abbesses de Remiremont où il construit le palais abbatial (1752). Architecte peu et mal connu, en dépit de la bonne appréciation de Dom Calmet dans sa « Bibliothèque lorraine » (col. 543), Jennesson a essentiellement travaillé autour de Nancy et Lunéville, à l’exception de Remiremont où il est demandé par Anne-Charlotte de Lorraine,fille du duc Léopold.

(cf Isabelle Astic-Rechiniac, Jean-Nicolas Jennesson (1686-1755), un architecte dans son temps, mémoire de master 2, université de Nancy 2, 2007


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architecte, attribution par source, attribution par travaux historiques
Auteur : Jacquiné Jean-Baptiste,
Jean-Baptiste Jacquiné , né(e) 1799

ingénieur au corps royal des ponts


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ingénieur, attribution par travaux historiques
Auteur : Dosse Pierre-Nicolas, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Pilot Nicolas, charpentier, attribution par travaux historiques
Auteur : Chavel, constructeur, attribution par travaux historiques
Auteur : Genay Ferdinand, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Collin Jean-Marie,
Jean-Marie Collin ( - 2011)

Architecte nancéien, architecte départemental (1980-2011) au Conseil général de Meurthe-et-Moselle.


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architecte, attribution par source
Auteur : Morot Hippolyte, ferronnier, attribution par travaux historiques
Personnalité : Jennesson Jean-Nicolas,
Jean-Nicolas Jennesson (1686 - 1755)

Architecte lorrain de la 1ère moitié du 18e siècle, Jean-Nicolas Jennesson travaille en 1709 avec Betto et Guesnon sur le chantier de la primatiale de Nancy, puis à la chartreuse de Bosserville (1713) ; à Nancy où il construit sa propre maison (1731), il est l'architecte de l’église Saint-Sébastien (1720-1731). Il travaille sur le chantier du château de Lunéville,notamment pour la modification des toitures en 1730. On peut lui attribuer, selon des critères stylistiques semblables à Saint Sébastien de Nancy, l’abbatiale Saint-Remy de Lunéville (église Saint-Jacques actuelle, 1730-vers1737). En 1737, il est nommé premier ingénieur et architecte des bâtiments, jardins, parcs et jets d’eau du duc de Lorraine, en remplacement de Boffrand. Il semble avoir eu des différends avec Stanislas, qui le remplace par Emmanuel Héré en 1738 comme premier architecte du duc. On le retrouve au service des abbesses de Remiremont où il construit le palais abbatial (1752). Architecte peu et mal connu, en dépit de la bonne appréciation de Dom Calmet dans sa « Bibliothèque lorraine » (col. 543), Jennesson a essentiellement travaillé autour de Nancy et Lunéville, à l’exception de Remiremont où il est demandé par Anne-Charlotte de Lorraine,fille du duc Léopold.

(cf Isabelle Astic-Rechiniac, Jean-Nicolas Jennesson (1686-1755), un architecte dans son temps, mémoire de master 2, université de Nancy 2, 2007


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commanditaire, attribution par source
Personnalité : Marchal Abbé, commanditaire, attribution par travaux historiques
Personnalité : Heymes Nicolas,
Nicolas Heymes

curé de Saint-Pierre-Saint-Stanislas


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commanditaire, attribution par travaux historiques

Eglise composée d'une nef de plan rectangulaire, d'une abside plus étroite de plan polygonal. Le clocher dans oeuvre marque l'axe de symétrie de la façade principale sur la rue : pourvu de 3 niveaux d'élévation et de chaine d'angle à bossage, il est situé au-dessus du porche ; celui-ci est flanqué de pilastres ioniques et amorti d'un fronton cintré au-dessus duquel se trouve un oculus encadré de guirlande de fleurs. De part et d'autre, le décor d'architecture est plus sobre, composé de niche plate avec oculi aveugles en partie basse et surmonté d'oculi ouverts. On accède à l'église par un emmarchement assez prononcé qui donne l'accès à une courte entrée pourvue de bénitiers. Le volume unique du vaisseau intérieur est éclairé par 3 baies latérales et deux baies du choeur qui fournissent une lumière latérale à la niche centrale. Le volume du choeur est rythmé par des pilastres toscans (1736 ou 1824 ?). La tribune est supportée dans sa partie 18e siècle par deux corbeaux à décor feuillagé et dans sa partie 19e siècle par deux colonnes toscanes. On y accède par un escalier en fer en vis. Des vestiges du sol ancien attestent une mise en oeuvre en dalles de calcaire avec bouchon noir. Les sacristies de part et d'autre sont pourvues de baies (porte et fenêtres) à linteau segmentaire dont certains avec encadrement mouluré ou trace de barreaudage. Une épitaphe funéraire e dans un mur gouttereau rappelle la présence du cimetière. L'absence de baies dans la première partie du gouttereau sud correspond à l'emplacement du presbytère détruit après 1912.

Murs calcaire
enduit
pierre de taille
moellon
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Couvrements voûte en berceau
Couvertures toit à longs pans
toit à l'impériale
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en charpente métallique
États conservations désaffecté
Techniques sculpture
décor stuqué
Représentations ordre ionique ordre toscan guirlande
Précision représentations

Façade : 2 pilastres ioniques ; tribune d'orgue : 2 colonne toscanes ; corbeaux de la tribune : décor feuillagé

Précision dimensions
L = 43, 50 m ; la = 15 m (rapport Morey)

A_GESTION

GESTION {import cindoc=NancyArc}{lot=0208-6}{TODO=àfinir}{GESTION=(PLOC=BL) ; lot0208-6}{ETUDEREC=hors PSMV unicum}{PLOC=}{VISI=}

{bibliographie=ASTIC-RECHINIAC, Isabelle. Jean-Nicolas Jennesson (1686-1755), un architecte dans son temps / dir. Pierre Sesmat. Mém. master 2 : Hist. Art : Nancy 2 : 2007. ; BADEL, Emile. Ancienne église Saint-Pierre à Nancy. Journal de la société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, 1889, p. 22-23. FIEL, Pierre. Le cinquantenaire de la consécration de l'église Saint-Pierre-Saint-Stanislas : l'ancienne église Saint-Pierre. L'Eclair de l'Est, 21 juin 1935. MARCHAL, Abbé. Notice historique et descriptive sur le faubourg et la paroisse Saint-Pierre de Nancy. Bulletins de la société d'archéologie lorraine, 1858, p. 10-12, 19-23, 38-55.} ; {souce=arch. mun. de Nancy 2 M 33-34 église Saint-Pierre-Saint-Nicolas}

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit MH partiellement, 1993/11/03
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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