Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Église Paroissiale Saint-Remy

Dossier IA54030118 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénomination église paroissiale
Vocables saint Remy
Dénominations église
Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Blâmont
Adresse Commune : Autrepierre
Adresse : rue de l'Église

L'inscription portée sur l'une des peintures murales du chœur mentionne 1346 comme date d'édification de l'église, sans justification de la source historique. Stylistiquement, le chœur peut être daté du 16ème siècle. La reconstruction de la nef s'effectua de 1786 à 1788. Des travaux sur le plafond de celle-ci se déroulèrent en 1874. Les verrières, installées en place de vitreries blanches, furent réalisées entre 1876 et 1880, et une intervention eut lieu sur le clocher en 1885. L'abbé Joseph Masson (1806-1873), curé d'Autrepierre de 1859 à 1873, entreprit lui-même la décoration du chœur en peignant de scènes bibliques, les espaces libres. L'estimation des dommages, subis par l'église lors de la Première Guerre mondiale, fut faite par l'architecte Lucien Lavocat et les travaux de restauration par l'entreprise France-Lanord et Bichaton. Les verrières actuelles sont postérieures à la Seconde Guerre mondiale.

Période(s) Principale : 16e siècle, 18e siècle
Dates 1346, porte la date
1786, porte la date
1874, daté par source
1885, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lavocat Lucien
Lucien Lavocat

Architecte à Nancy, 17 faubourg Saint-Jean, il a travaillé dans quatre communes voisines les unes des autres. On lui doit le constat de dommages de l'église de Blâmont, le plan d'aménagement et le constant des dommages de l'église d'Amenoncourt, Autrepierre et Igney. Il a constitué avec Jules Criqui et M. Philippon, une commission d'experts chargée de réviser les constats de l'architecte Lafarge, notamment ceux des églises de Lagney et Lucey.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.

Auteur : France-Lanord et Bichaton,
France-Lanord et Bichaton

En 1865, deux maçons créent à Nancy l'entreprise Perrin & Bichaton, ils sont rejoints vers 1870 par un tailleur de pierre, Jean-Baptiste France Lanord. A partir de 1886, après le retrait de Pierre-Eusèbe Perrin, l'entreprise qui a pris le nom de France-Lanord et Bichaton, œuvre sur les nombreux chantiers industriels et privés de Nancy, participe aux ouvrages de fortifications Séré de Rivière ; dès 1895, concessionnaire du système Hennebique, elle emploie le béton armé, et accompagne le mouvement Art nouveau. Les chantiers de la Première Reconstruction donnent une impulsion nouvelle à celle qui est déjà l'une des grandes entreprises de bâtiments et travaux publics de la région. La période de l'entre-deux-guerres correspond à l'apogée de l'entreprise qui compte plusieurs milliers d'ouvriers, une sablière, une carrière, des installations de dragage et de transport fluvial, un parc impressionnant d'engins de chantier, ses réalisations comptent la brasserie de Sain-Nicolas-de-Port, le grand séminaire de l'Asnée à Villers-lès-Nancy, le siège de l'Est républicain, des maisons de ville, des lotissements, ainsi celui du Placieux à Villers-lès-Nancy. La crise qui touche le secteur du bâtiment dans les années soixante-dix, ne l'épargne pas. L'activité de menuiserie se développe et la branche maçonnerie s'oriente vers des domaines spécifiques, restauration de monuments historiques, ravalement, taille et sculpture de pierre, où sa compétence reconnue lui confère une forte identité patrimoniale.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur de maçonnerie, menuisier-ébéniste, attribution par travaux historiques, attribution par source

L'église-grange présente une tour hors-œuvre, flanquant la façade au nord, avec chaînages d'angles et bardeaux de grès rose marquant les étages. Le portail est composé de pilastres toscans, d'un entablement et d'une corniche saillante surmontée d'une croix. Six baies en plein cintre rythment la nef de trois travées, mais la sixième est aveugle en raison de la présence de la tour. Le chœur, de plan carré, voûté en étoile, est éclairé par trois baies aux remplages de style gothique flamboyant; les murs ont reçu un décor peint daté de 1866. Dans le chœur, la coquille, surmontant l'armoire eucharistique, et sa porte en fer évoquent la Renaissance et permettent de dater l'ensemble de la première moitié du 16ème siècle. Le retable du maître-autel a été réalisé au cours de la première moitié du 18ème siècle et, comme les autres éléments en bois, a été abondamment sur-peint, opération qui nuit à la bonne lisibilité de ce mobilier. Des statuettes d'anges, en bois peint et verni, ont remplacé les sujets qui se trouvaient dans les niches du retable et du maître-autel, elles ont été sculptées par un membre de la famille de l'abbé Alphonse Dedenon (1865-1940), dans les années 1930. Les autels latéraux, en bois peint et verni, sont postérieurs à 1916.

Murs grès pierre de taille
moellon enduit
Toit tuile mécanique, ardoise
Plans plan allongé
Techniques vitrail
peinture
Représentations saint Remi sainte Marguerite-Marie Alacocque Assomption sainte Thérèse de l'Enfant Jésus saint Jean saint Marc saint Mathieu saint Luc Christ sainte-famille Adoration des Mages
Précision représentations

Dans le chœur, les verrières représentent : la mort du Christ (scène sans figuration du Christ), le "Baptême de Clovis" et sainte Marguerite-Marie Alacoque "Incendie de l'Amour". Dans la nef, les verrières figurent l'Assomption, la Pentecôte, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, la Sainte Famille et l’Adoration des rois mages.

Les six panneaux de peinture murale représentent les quatre évangélistes associés chacun à un prophète de l'Ancien Testament, Marie-Madeleine aux pieds du Christ et une scène rassemblant le Christ, une femme et deux enfants. Inscriptions : 1346 EDIF. et 1866 DECORAB.

Les quatorze stations du chemin de croix sont constituées chacune d'une huile sur toile, dans un cadre de bois peint, muni d'un fronton où sont peints le chiffre de la station et son titre, sous une croix latine. La 14e station est signée A. ROY, 1861.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle ; (c) Région Grand-Est - Inventaire général - Chrétien Anne - Laumon Annette - Jacops Marie-France
Marie-France Jacops

Conservateur en chef du patrimoine à l'Inventaire général de Lorraine


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Sesmat Pierre - Sonrier Marie-Agnès