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Église paroissiale Sainte-Madeleine

Dossier IA54030111 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Vocables sainte Madeleine
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Blâmont
Adresse Commune : Chazelles-sur-Albe
Adresse : Grande Rue

L'église Sainte-Madeleine a été totalement détruite au cours de la Première Guerre mondiale, comme le village dont l'architecte Charles Yaher, de Gerbéviller, établit le plan d'aménagement. L'architecte Fernand César évalua le montant des dommages de l'église. La Semaine Religieuse indique que celle-ci a été reconstruite par l'entreprise France-Lanord et Bichaton, vraisemblablement sur les plans de Fernand César. La rénovation extérieure a eu lieu en 1996 alors que les travaux intérieurs ont été réalisés en 2002.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : César Fernand,
Fernand César (1879 - 1969)

César Fernand (Nancy 1879-1969), architecte DPLG à Nancy, fut professeur à l’École régionale des Beaux-Arts de Nancy de 1922 à 1954. Il a dressé le constat des dommages des églises dans quatre communes proches de Blâmont : Chazelles-sur-Albe, Verdenal, Ogéviller et Reclonville, il fut probablement l'architecte des coopératives de reconstruction de ces communes. Il est vraisemblablement l'auteur de la restauration des églises de Verdenal, Ogéviller et Reclonville ainsi que de la reconstruction de l'église de Chazelles-sur-Albe. Il est également l'architecte de la synagogue de Vittel (1928), des brasseries de Saint-Nicolas-de-Port (1931).


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architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Cayette, Jules
Jules Cayette, ( 27 mai 1882 - 2 janvier 1953)

Si Jules Élie Édouard Cayette naît en 1882 à Paris, dès 1888, sa famille rentre à Nancy. En 1896, il s'inscrit pour la première fois à l’École municipale et régionale des Beaux-arts à Nancy. A sa sortie de l’École en 1899, il entre comme apprenti chez Justin Férez, sculpteur sur bois et menuisier nancéien. En 1900, il se réinscrit aux Beaux-Arts, tout en poursuivant son apprentissage chez Schwartz, menuisier ébéniste. Il quitte définitivement l’École en 1902. Pendant cet apprentissage, il a reçu l'enseignement de Victor Prouvé. En 1904, il entre comme collaborateur chez Jacques Grüber où il perfectionne son style. L'atelier jouxte alors celui de Vallin, d'où une influence certaine de ce dernier sur les premières œuvres de Jules Cayette. En 1910, il s'établit à son compte. A partir de 1912, il expose régulièrement à la Société Lorraine des Amis des Arts. C'est à cette époque qu'il rencontre son principal mécène : Saint-Just Péquart (1881-1944). Les années 1920 sont les années de gloire des ateliers qui emploient une douzaine d'ouvriers. Les productions sont très variées : du cendrier en bronze aux luminaires (toujours avec des verreries de Daum) en passant par le mobilier religieux ou commercial. Il opère un changement stylistique majeur en très peu de temps : il délaisse le style Art nouveau pour un style transitionnel, puis adopte pleinement le style Art déco pour devenir un pionnier de celui-ci à Nancy dès les années 1926-1928. La cessation officielle de l'activité fait suite à la déclaration de l'état de faillite le 8 août 1933. Vers les années 1941-1943, Jules Cayette s'installe 113 bis rue du Maréchal Oudinot. Il continue de créer et de produire via les ateliers d'anciens collaborateurs jusqu'à sa mort en 1953. Jules Cayette fut, à l'instar de Victor Prouvé, un artiste multiple qui explora toutes les voies artistiques : bijouterie, grès, gravure, sculpture, peinture (aucune œuvre actuellement localisée), ferronnerie, bronze, bois....


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Auteur : France-Lanord et Bichaton,
France-Lanord et Bichaton

En 1865, deux maçons créent à Nancy l'entreprise Perrin & Bichaton, ils sont rejoints vers 1870 par un tailleur de pierre, Jean-Baptiste France Lanord. A partir de 1886, après le retrait de Pierre-Eusèbe Perrin, l'entreprise qui a pris le nom de France-Lanord et Bichaton, œuvre sur les nombreux chantiers industriels et privés de Nancy, participe aux ouvrages de fortifications Séré de Rivière ; dès 1895, concessionnaire du système Hennebique, elle emploie le béton armé, et accompagne le mouvement Art nouveau. Les chantiers de la Première Reconstruction donnent une impulsion nouvelle à celle qui est déjà l'une des grandes entreprises de bâtiments et travaux publics de la région. La période de l'entre-deux-guerres correspond à l'apogée de l'entreprise qui compte plusieurs milliers d'ouvriers, une sablière, une carrière, des installations de dragage et de transport fluvial, un parc impressionnant d'engins de chantier, ses réalisations comptent la brasserie de Sain-Nicolas-de-Port, le grand séminaire de l'Asnée à Villers-lès-Nancy, le siège de l'Est républicain, des maisons de ville, des lotissements, ainsi celui du Placieux à Villers-lès-Nancy. La crise qui touche le secteur du bâtiment dans les années soixante-dix, ne l'épargne pas. L'activité de menuiserie se développe et la branche maçonnerie s'oriente vers des domaines spécifiques, restauration de monuments historiques, ravalement, taille et sculpture de pierre, où sa compétence reconnue lui confère une forte identité patrimoniale.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par travaux historiques, attribution par source

L'accès à l'église-halle se fait par une tour-porche. Le portail se compose de deux colonnes aux chapiteaux cubiques supportant un arc en plein cintre, surmonté d'un fronton triangulaire. La nef à trois travées est éclairée de huit baies en plein cintre dont deux prennent jour sur la façade. Le chœur polygonal est percé de deux baies. L'ensemble du mobilier (autels, lambris, chaire, bancs, fonts baptismaux, confessionnal, grille de communion) est sorti de l'atelier de Jules Cayette.

Il convient de noter dans la sacristie, la présence de toilettes, contemporaines de la construction du bâtiment.

Murs grès pierre de taille
moellon enduit
Toit ardoise, tuile
Plans plan allongé
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant, cage ouverte
Techniques vitrail

Représentations alpha et oméga chrisme chrisme
Précision représentations

Les verrières, non signées, sont illustrées de symboles : crâne d'Adam, Alpha et oméga, Multiplication des pains, monogramme du Christ, sainte Marie, vase sacré, Eucharistie, Espérance, Chrisme.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle ; (c) Région Grand-Est - Inventaire général - Chrétien Anne - Laumon Annette - Gottscheck Mary
Mary Gottscheck

Prestataire au Service Régional de l'Inventaire de Nancy


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- Sesmat Pierre - Sonrier Marie-Agnès