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ensemble cathédrale de Saint-Dié

Dossier IA88032085 réalisé en 1995

Fiche

Parties constituantes non étudiées parvis, jardin, escalier, mur de soutènement
Dénominations ensemble cathédral
Aire d'étude et canton Saint-Dié
Adresse Commune : Saint-Dié-des-Vosges
Adresse : place Général de Gaulle , place Monseigneur de Chaumont , Parvis Jean-Paul II
Cadastre : 2020 AB 141

Saint Dié, selon la légende, construisit après 660 deux sanctuaires l’un à côté de l’autre : une abbatiale dédiée à saint Maurice et une chapelle consacrée à Notre-Dame, toutes deux au lieu-dit Jointure, entre la Meurthe et le ruisseau de Robache, sur un tertre. Ces fondations auraient bénéficié de nombreux privilèges accordés par saint Numérien évêque de Trèves (moine colombanien, devenu évêque de Trèves, mort en 666) selon une charte connue par une copie et dont l’authenticité a été discuté. Le monastère dédié à saint Maurice serait devenu propriétaire du territoire environnant, appelé le Val de Galilée grâce aux largesses de la royauté mérovingienne. Il suit la règle de saint Benoit et de saint Colomban.

Les moines étant peu enclins à adopter une réforme rigoureuse, le duc de Lorraine Ferry 1er (959-978) les remplace par des chanoines séculiers (entre 959 et 975) qui suivent la règle de saint Augustin et l’abbatiale devient collégiale. Le prévôt, à sa tête, a quasiment rang d’évêque ; il prend le nom de grand-prévôt à partir de 1272 pour le distinguer du représentant du duc de Lorraine.

Au XIe siècle, le corps du fondateur est transféré de l’église Notre-Dame à la collégiale qui prend le vocable de saint Dié à une date ancienne mais inconnue. En 1051, le pape Léon IX (1002-1054) dont la légende prétend qu’il aurait été prévôt de l’église de Saint-Dié, soustrait, le chapitre à l’obédience de l’évêque de Toul pour le rattacher directement au Saint-Siège. Une lutte d’influence nait ainsi entre l’évêché et le chapitre jaloux de son indépendance.

Après l’incendie de 1155, les deux églises sont rebâties et c’est de la seconde moitié du XIIe siècle que datent l’église Notre-Dame ainsi que la nef et les bas-côtés de la collégiale. Du XIIIe au XVIe siècles des travaux de reconstruction puis d’embellissement modifient la collégiale (chœur, chapelles latérales) et le cloître est progressivement construit en plusieurs campagnes entre 1444 et 1552. L'incendie de 1554 contraint à de nouvelles réparations. A partir de 1710, l’architecte Giovanni Betto érige pour la collégiale une façade monumentale flanquée de tours lui donnant la prestance d’une cathédrale, ce qu’elle devint en 1777. Le chapitre est dissout à la Révolution ; un évêque constitutionnel est nommé en mars 1791. Le Concordat (1801) supprime l’évêché et Saint-Dié est rattaché à Nancy jusqu’au rétablissement du siège épiscopal en 1824.

L’ensemble cathédral est classé monument historique en 1886 et fait l’objet de restaurations importantes (1833 à 1901) qui font disparaître le décor du XVIIIe siècle. Au cours de la nuit du 16 au 17 novembre 1944, la cathédrale est dynamitée et l’ensemble des bâtiments est largement détruit ainsi que le palais épiscopal. Les travaux de restauration ne s’achèvent qu’en 1974 (cérémonie de consécration 28-29 septembre) mais les vitraux et l'orgue ne sont posés respectivement qu'en 1987 et 2009.

Période(s) Principale : 3e quart 7e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 10e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 12e siècle , daté par travaux historiques , (?)
Principale : 13e siècle , datation par dendrochronologie, daté par travaux historiques
Principale : 14e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 2e quart 15e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 16e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 1er quart 18e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 19e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 4e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 1er quart 21e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1155, daté par travaux historiques
1444, daté par travaux historiques
1552, daté par travaux historiques
1554, daté par travaux historiques
1777, daté par travaux historiques
1833, daté par travaux historiques
1886, daté par travaux historiques
1889, daté par travaux historiques
1899, daté par travaux historiques
1901, porte la date
1944, daté par travaux historiques
1974, daté par travaux historiques
1987, daté par travaux historiques
2009, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Betto Giovanni, dit(e) jean ou Giovan,
Giovanni Betto , dit(e) jean ou Giovan (1640 - 1722)

cf. thèse de Raphaël Tassin


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architecte, attribution par travaux historiques, attribution par source
Personnalité : Deodatus (saint), dit(e) Dié (saint),
Deodatus (saint) , dit(e) Dié (saint) ( - 679)

Saint Déodat (du latin Deodatus) appelé aussi saint Dié, et de manière populaire parfois « Le Bonhomme », est un personnage serait un moine irlandais venu à la suite de saint Colomban de Luxeuil évangéliser les territoires « sauvages » du massif vosgien. Certains hagiographes lui attribuent un passage à l’évêché de Nevers et une origine royale. La Vita Deodati écrite par Humbert de Moyenmoutier bénédictin au XIe voire au XIIe siècle dresse un récit aventureux de son séjour vosgien, de son arrivée dans la vallée de la haute Meurthe que Déodat nomme alors « Val de Galilée ». Il s’y serait installé à partir de 660 avec ses disciples, aurait fondé un ermitage au « Petit Saint-Dié » puis un monastère au lieu-dit les Joinctures, entre la Meurthe et le ruisseau de Robache. Il construisit deux sanctuaires l’un à côté de l’autre : une abbatiale dédiée à saint Maurice et une chapelle consacrée à Notre-Dame. En 679, Déodat meurt dans son oratoire de Saint-Martin (actuelle chapelle du Petit-Saint-Dié) ; son corps est transféré à l’église Notre-Dame.

Sa fête s’est célébrée à des dates variables : le 18 juin à Toul, le 20 juin à Nevers et Strasbourg, le 8 juillet par le chapitre de Saint-Dié. Elle est désormais le 19 juin


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personnage célèbre, attribution par travaux historiques

L'ensemble cathédral, ceint d'un mur de soutènement, est situé en hauteur et surplombe légèrement la ville. Il est précédé par un parvis accessible grâce à un escalier monumental à volées divergentes orné des statues de la Foi au nord et de la Charité (?) au sud.

L'ensemble se compose de deux églises orientée selon la tradition (choeur à l'Est) : la collégiale devenue cathédrale et la petite église. Entre les deux édifices, s'élève le cloître. Tous les bâtiments sont construits en grès rose (pierre de taille) local extrait des carrières de l’Ormont au Moyen Age, puis de la Bolle au XVIIIe siècle (façade de la cathédrale). Un jardin composé de parterres engazonnés et à l’arrière d’arbres à haute tige entoure l’ensemble. Le tilleul situé sur la place, réputé âgé de 700 ans, a reçu le label Arbre Remarquable de France en juin 2017 (label décerné par l'association A.R.B.R.E.). Au sud est, s'élève la façade du palais abbatial derrière laquelle s'érige le musée municipal

Murs grès pierre de taille
Toit ardoise, tuile plate, tuile creuse
Plans plan en croix latine
Étages 3 vaisseaux
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
bulbe
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier symétrique, en maçonnerie
escalier intérieur : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
Jardins parterre de gazon, groupe d'arbres, arbre isolé
États conservations restauré
Techniques vitrail
sculpture
peinture
Représentations allégorie, Foi alléogorie, charité
Statut de la propriété propriété de l'Etat, cathédrale et cloître
propriété de la commune, espaces publics autour des édifices, tilleul,
Intérêt de l'œuvre à étudier, à signaler, intérêt botanique
Protections classé MH, 1886/07/12
Précisions sur la protection

Cathédrale et et cloître : Cathédrale et cloître : classement par arrêté du 12 juillet 1886

Petite église ou Notre-Dame de Galilée : classement par arrêté du 12 juillet 1886

Références documentaires

Bibliographie
  • DURAND Georges, Eglises romanes des Vosges. Paris-Bruxelles, éd. Edouard Champion/Desclée de Brouwer, 1913, 395 p.

    p. 311-347 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • BURNAND Marie-Claire, Lorraine gothique, Edition Picard, 1989

    p. 282-291 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • GRANDIDIER Daniel, l'architecture gothique à la cathédrale de Saint-Dié, mémoire de maitrise, Université de Nancy ii, 1979

  • PARMENTIER Damien, Gens d'Église et société en terre d'Empire : le chapitre et la collégiale de Saint-Dié en Lorraine (XIIIe – XVe siècles), thèse en histoire religieuse de l’Occident médiéval, Strasbourg, 1995.

  • GRANDIDIER Daniel, La Cathédrale de Saint-Dié, Itinéraires du patrimoine no 118, Direction régionale des affaires culturelles de Lorraine, Inventaire général, 1996.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • TASSIN Raphaël, La Cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges. Histoire, architecture et décor de l'ensemble cathédral, Serge Domini Éditeur, Ars-sur-Moselle, mars 2014, 128p.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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- Grandidier Daniel
Daniel Grandidier

conservateur du Musée de Saint-Dié, enquêteur de pré inventaire, auteur d'une maitrise sur la cathédrale de Saint-Dié


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- Laty Corinne
Corinne Laty

assistante au service régional de l'Inventaire général-site de Nancy


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