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Ensemble constitué d'une ferme, d'un ancien corps de garde et d'une ancienne usine d'abat-jour

Dossier IA57030475 réalisé en 2021

Fiche

Dénominations ferme, usine, corps de garde, tour
Aire d'étude et canton Fénétrange - canton du département 57
Adresse Commune : Fénétrange
Adresse : 13 rue de la Porte d'Allemagne
Cadastre : 1813 G 568-569-570 ; 2020 9 50

Le bâtiment situé à l'emplacement du corps de garde de la porte d'en haut est daté 1617 d'après la date portée sur le linteau de la porte piétonne. On peut voir ce bâtiment sur le plan terrier et un autre plan du 18e siècle (voir illustration). La ferme a certainement été édifiée à la fin du 18e siècle début 19e, elle figure sur le cadastre ancien de 1813. L'ancienne usine a été édifiée en 1878 comme l'indique la date portée sur la porte d'entrée.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle , porte la date
Secondaire : limite 18e siècle 19e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 4e quart 19e siècle , porte la date
Dates 1617, porte la date
1878, porte la date

Cette propriété est constituée de plusieurs bâtiments disposés autour d'une cour et édifiés à des périodes différentes, sans liens entre eux. La propriété donne sur la rue de la porte d’Allemagne, elle est fermée de ce coté par un mur percé d'un portail encadré de deux piliers amortis de vases en fonte et d'une porte piétonne. Les deux plus anciens sont constitués par le reste d'une tour de la porte d'Allemagne abritée dans un bâtiment en appentis accolé à l'ancienne enceinte urbaine. Le second est constitué des vestiges d'un ancien corps de garde faisant partie du ravelin que l'on peut voir encore sur un plan de 1724. Ce sont les seuls vestiges de l’ancienne entrée fortifiée de ce coté de la ville dont un ravelin, un bastion et une porte flanquée d'une tour.

Les deux autres bâtiments ont été édifiés sur les anciens fossés de la ville comblés au 18 siècle. Une ferme à quatre travées de plan, deux écuries, une grange et un logis. Il reste un linteau de porte dont l'agrafe porte l'emblème des tanneurs et les initiales CK et LB (Bricka ? famille de tanneur ou Karcher chamoiseur qui était propriétaire au début du 19e siècle de la maison sur laquelle s'appuie l’appentis en face). Le linteau de la porte piétonne ne semble pas en place. Cette ferme est modifiée à l'intérieur pour y installer une chaudière au rez-de-chaussée et les bureaux de l'usine à l'étage (partie logis et engrangement). Cette usine, aujourd'hui désaffectée est installée en 1878 dans un bâtiment en longueur parallèle à l'ancien mur d'enceinte, un grand hangar ouvert y est accolé.

Murs calcaire moellon enduit
grès pierre de taille
béton parpaing de béton
Toit tuile plate, tuile mécanique
Couvertures toit à longs pans demi-croupe
appentis
toit à longs pans croupe
Techniques sculpture

Représentations symbole professionnel
Précision représentations

L'agrafe de la porte piétonne de la ferme est ornée de l'emblème du métier des tanneurs (et/ou chamoiseur).

Annexes

  • Documents d'archives

    AD57, 336U41806, vente d’une maison près de la porte basse à David Karcher chamoiseur et sa femme, d’une part la porte de l’autre Fréderic Muller tonnelier du devant sur la rue et du derrière appuyé sur le mur de la ville sur la cour et dépendances du sieur Regnard.

    AD57, 338U20, 1846. Inventaire des biens de Élisabeth épouse de Abraham Karcher, maison rue Kellergasse. Dans le poêle au rez-de-chaussée prenant jour par deux croisées sur la rue dite Kellergasse. Dans la cuisine. Dans une chambre prenant jour par une croisée sur le jardin. Dans une chambre au premier étage prenant jour par deux croisées sur la rue. Dans une autre chambre au même étage prenant jour par une croisée sur la rue. Au grenier à foin. Dans un autre grenier au-dessus du précédent. Dans la boutique de charron, les outils de charrons composés de vrilles, scies, hachettes et en général tout ce qui fait partie du métier de charron, cent jantes de voitures non façonnées. A la cave, une tonne à choux-groutte, une grande cuve, deux barils, et un hectolitre de pommes de terre. A l’écurie 7 poules, une vache, un porc, une fourche à fumier. Devant la porte, une brouette et une voiture de fumier.

    AD57, 2O204/4 Démolition de la porte d’Allemagne qui entrave la libre circulation des voitures et notamment à la rentrée des récoltes. Vente en 21 lots. L’arcade de cette porte est trop basse et étroite, elle gêne la communication du passant avec voiture qui très souvent sont obligées de décharger pour y entrer et même les habitants pour les entrées de leur récolte.

    1838, démolition de la porte, pierre de taille, lattes, planches. Frais de démolition de la porte d’Allemagne autorisée par le préfet de la Meurthe en date du 26 juillet 1838. Fourniture de matériaux tels que chaux, sable, pierre de moellon, bois et autres employé au rétablissement du mur de chaque côtés des propriétaires riverains endommagés par suite de la dite démolition. Payé au charpentier de Fénétrange George Mader pour ôter la charpente du toit. A Laurent Mack journalier du même lieu pour 9 journées de main d’œuvre employées à ladite démolition. Plusieurs journaliers, deux maîtres maçons, (…) pour 14 mètres de pierres neuves provenant de la carrière de Romelfing employées pour le rétablissement d’une brèche occasionnée par la démolition à une des maisons voisines, 4 paquets de bardeaux pour réparer les deux toits des riverains.

Références documentaires

Périodiques
  • BENOIT, Louis. Les corporations de Fénétrange. Mémoires de la société d'archéologie lorraine, 1864, p. 42-71 : ill.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy : C FEN
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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