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Ferme n°11 de la commune d'Assenoncourt

Dossier IA57030022 réalisé en 2013

Fiche

Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Réchicourt-le-Château
Adresse Commune : Assenoncourt
Adresse : 58 rue prnicipale
Cadastre : 2013 1 262 ; 1814 161

Ferme construite au début du 19e siècle (elle est présente sur le cadastre de 1814) et remaniée sur les crédits des dommages de guerre, par Joseph Denny en 1954. Cette ferme a bénéficié d'un aménagement d'une fosse à purin à l'arrière de la maison étant dans la zone témoin. Cette ferme a, en 1947, un cheptel de 8 bovins, 3 chevaux et 7 porcs.

Période(s) Principale : 18e siècle , (?)
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle , daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Denny Joseph
Joseph Denny

Architecte de la reconstruction et de la modernisation des Trente Glorieuses installé à la frontière de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, à Moussey puis à Avricourt, Joseph Denny (1911-1976) a déployé une activité intense dans les arrondissements mosellans

de Château-Salins et de Sarrebourg pendant un tiers de siècle (1944-1976).

Après deux ans de stage chez l’architecte strasbourgeois A. Mossler (1925-1927), Joseph Denny effectua un stage pratique dans l’entreprise Steinbach Frères à Strasbourg puis suivit quatre semestres de cours à l’école nationale technique de la même ville

(1929-1930) et le cours d’ingénieur-architecte de l’école des travaux publics de Paris (1931-1932). Patenté comme architecte, il est reçu comme membre de la Société des architectes en 1934.

De 1932 à 1934 il a réalisé 23 pavillons dans la cité Noeppel de Lingolsheim et Ostwald puis 11 autres ainsi que deux immeubles de rapport à la cité Kreutzmatt d’Eckbolsheim (1936). Il est aussi actif dans différents quartiers de Strasbourg, où il construit de

nombreuses maisons de rapport (à Meinau, Robertsau, Neudorf, Cronenbourg ; 1933-1936). En 1939, les usines Bata de Moussey font appel à lui et il réalise la cité-jardin de Moussey. L’entreprise s’étant d’abord repliée dans l’Eure, il s’installe à Saint-Marcel, près de Vernon, et y œuvre à la reconstruction des usines Steiner et pour les Manufactures de Saint-Marcel, filiale de Bata (1940-1944), dressant le plan de la nouvelle cité et reconstruisant les ateliers de fabrication de caoutchouc et bonneterie. Il y réalise notamment une

salle des fêtes à décor alsacien !

De retour à Moussey après la guerre, il reconstruit les fermes Jung (première stabulation libre en France) et Marchal (1945) puis est employé continûment à Avricourt, où il s’installe en 1949, Moussey, Azoudange, Réchicourt-le-Château et Diane-Capelle. Dans le cadre

de l’application de la législation sur la modernisation de l’habitat rural, il expérimente à Desseling et à Assenoncourt la suppression des tas de fumier sur l’usoir en construisant des fosses à purin à l’arrière des bâtiments agricoles.

Il construit aussi de nombreuses écoles dans les arrondissements de Château-Salins et de Sarrebourg, l’hôpital de Château-Salins, la maison de retraite de Vic-sur-Seille etc.

sources introduction du répertoire numérique du fonds privé de l'architecte AD57


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Ferme à trois travées de plan transformée en double logis. L'exploitation est composée d'une grange à l'avant, d'une écurie derrière, à l'arrière de laquelle est un réduits à porcs. Dans le jardin, en 1947 il y a un rucher. Les logis sont desservis par deux portes piétonnes ouvrant sur un couloir (voir plan en illustration). Le toit à long pan est couvert de tuile mécanique. Le linteau de la porte charretière est droit, en bois. Des travaux de réfections sont entrepris sur les crédits des dommages de guerre dans la porcherie (dallage en ciment, auges en ciment, caniveaux en briques), dans la grange devant l'écurie (démolition de forme en terre battue et réfection de cette forme), à l'écurie (sol de l'écurie en briques posées à plat hourdées au mortier de ciment). Dans le logis, le sol du couloir est refait en brique, sol en ciment refait dans la cuisine, démolition de plafond en plâtre sur lattis à l'italienne et réfection, chambre sur cour. Au 1er étage une chambre avec fumoir. L'appentis sur cour et rucher dans le jardin, reçoivent une nouvelle couverture en tuile creuse.

Toit tuile mécanique
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
Typologies ferme à double logis
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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