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Ferme n°13

Dossier IA88032041 réalisé en 2020
Parties constituantes non étudiées rucher
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Dompaire - Dompaire
Adresse Commune : Bainville-aux-Saules
Adresse : 40 rue du Grand Ménil
Cadastre : 2020 ZA 81

La ferme n°13 de Bainville-aux-Saules a été probablement établie au 16e siècle. Des modifications ont été effectuées au début du 18e siècle selon les mentions figurant dans le charri, sur le linteau de bois de la porte menant à la cuisine : "DIEU SO IT BENI" "IHS / 1701". Elle semble être l'une des deux seules constructions du village antérieures à la guerre de Trente Ans.

Elle est rénovée après cette guerre car la date "1740" est peinte à l'ocre rouge sur le linteau de pierre qui correspond à l’ajout d'une porte entre le charri et la cuisine, et peut-être à la construction du poêle.

Les tuiles du rucher proviennent des tuileries Constant à Adompt, Jolibois à Lerrain, et Bastien & Cie à Grandvillers (signatures), actives à la fin du 19e siècle et dans la première moitié du 20e siècle.

Des modifications récentes ont été effectuées.

Période(s) Principale : 16e siècle , daté par travaux historiques , (?)
Secondaire : 1er quart 18e siècle, 2e quart 18e siècle , porte la date
Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 1er quart 21e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1701, porte la date
1740, porte la date
Auteur(s) Auteur : Établissement céramique de Grandvillers - Bastien et Cie,
Établissement céramique de Grandvillers - Bastien et Cie

Établissement céramique de Grandvillers - Bastien et Cie.

Vers 1865, Guerin, fonde un établissement céramique à Grandvillers. Associé d'abord à Mouchette, il embauche ensuite deux de ses cousins, les frères Edouard et Charles Bastien et forme la société Guerin et Cie. L'entreprise prendre de l'ampleur, et collectionnant les récompenses et médailles pour la qualité de ses tuiles, briques et tuyaux en grès.

Après 1883, la société Edouard Bastien et Cie, est dirigée par les deux frères jusqu'au décès d'Edouard en 1896. Charles Bastien prend la suite sous la raison sociale Bastien et Cie. Il fait l'acquisition en 1902 de la tuilerie de Deyvillers et en 1904 de celle d'Aydoilles, qui son confiée à son fils Georges.

En 1912, Charles Bastien laisse la direction de l'établissement de Grandvillers à ses deux neveux, dont l'un se nomme Paul Depierre. L'entreprise prend alors la dénomination Les gendres d'Edouard Bastien.

Après la seconde guerre mondiale, la société est dirigée par Deborde, le gendre de Paul Depierre.

En 1965, elle est rachetée par Hubert Poignon, lointain petit-neveu de Georges Bastien. Il s'associe alors aux établissements Oscar Lesage de Mulhouse et reste directeur de l'usine jusqu'à sa fermeture en octobre 1974.


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fabricant, signature
Auteur : Tuilerie Jolibois,
Tuilerie Jolibois

La tuilerie Jolibois est implantée à Lerrain (88)


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Auteur : Blot Constant,
Constant Blot (1844 - )

Constant Blot est tuilier à Adompt dans la seconde moitié du 19e siècle. Il fait suite à la tuilerie Maudru. Il transmet son activité à son fils Lucien Blot (né en 1876) jusque vers 1906/1910.


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La ferme n°13 de Bainville-aux-Saules est située dans la partie centrale du village en bordure de la rue principale. Mitoyenne au sud, elle est composée de trois travées de plan, constituées d'un logis de part et d'autre de la grange. Celui au sud est une chambre à four dont la sole était saillante sur l'usoir (détruit). Cette pièce a pu servir de logement (actuellement chambre). Le logis nord est composé d'une cuisine s’ouvrant sur la rue, initialement accessible par une réserve menant aussi à la cave haute voûtée derrière. Des étagères en pierre de taille séparent cet espace de la grange. La cuisine est équipée d’une pierre à eau sous la baie au-dessus d’un puits et une cheminée dans l’angle. Un escalier en vis (détruit) en pierre menait aux trois chambres à l'étage. Un poêle a été ajouté dans l'alignement de la façade antérieure, avec un placard-chauffant et un poêle de revers de taque (disparu). L'écurie était à l'arrière de ce logis, et l'étable derrière la chambre à four (détruites). Des greniers couvraient l’ensemble.

La grange possède un charri délimité par deux portes charretières en plein cintre. Cet espace servant d'aire de battage et de distribution notamment, donne accès par des portes piétonnes à la chambre à four et au logis. Celle dont le linteau de bois est daté 1701 est constituée d’un assemblage de planches avec des clous en bois à tête pyramidale. Celle au linteau de pierre a été ajouté en 1740 pour accéder directement à la cuisine depuis l’usoir.

Construit avec des moellons de grès local enduit. Les encadrements des ouvertures sont en pierre de taille de grès rouge, extrait de la carrière proche de Bonfays, pour les plus anciennes (porte charretière, baie à meneau, petit jour). Les baies ont des linteaux segmentaires délardés ou droit, en grès beige, provenant du même site. Une troisième porte charretière en plein cintre s'ouvre en façade postérieure sur le jardin potager enclos par un muret en pierre sèche avec une couvertine en pierres de taille demi-cylindriques.

Un rucher établi en pierres sèches (grès) y est conservé, couvert de tuiles mécaniques en remploi provenant de plusieurs tuileries locales. Fermé sur trois côtés, les ruches s’ouvrant à l’est, une fente latérale a été aménagée dans la paroi sud de l'abri.

La ferme est établie parallèlement à la voie, légèrement en retrait, libérant un usoir privé. Sur celui-ci un abreuvoir est visible ainsi que les deux pierres de meule évoquant probablement un moulin à huile à chevaux située à l’origine dans la grange. Un remarquable poirier en espalier (espèce ancienne) est conservé contre la façade antérieure du logis. Un pommier est implanté devant l’ancien atelier de forgeron voisin.

Murs grès moellon enduit
grès pierre de taille
grès pierre sèche
Toit tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 1 étage carré, sous-sol
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
Jardins arbre isolé
Typologies Ferme à double logis, Ferme à charri
Techniques sculpture
menuiserie
Représentations ornement architectural, agrafe monogramme, IHS coeur, croix
Précision représentations

L'encadrement de la baie de la cuisine est orné d'une agrafe. Ceux de la porte charretière en façade antérieure et du petit jour au-dessus sont chanfreinés. La baie de l’étage est à meneau. Dans le charri, le linteau en bois de la porte menant au logis nord est gravé du monogramme IHS au-dessus d'un cœur et surmonté d'une croix. Les piédroits de cette porte sont chanfreinés. L'encadrement de la porte charretière en façade postérieure est mouluré.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa