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Ferme n°45

Dossier IA88031913 réalisé en 2019

Fiche

Œuvres contenues

Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Dompaire - Dompaire
Adresse Commune : Damas-et-Bettegney
Lieu-dit : Damas
Adresse : 6 rue de la Prejie
Cadastre : 2019 ZA 1 partie ouest

La ferme n°45 de Damas-et-Bettegney possède une structure qui semble remonter au 18e siècle (visible sur le plan de 1806 - AD88 3P160). Le logis aurait été incendié puis reconstruit en 1804 par Jean-Baptiste Perrin des Vosges, député des Vosges, pour ses enfants (source orale). Toutefois, sur le pignon Nord-Est, le linteau de la baie sous les combles est gravé de la date 1789. L'horloge située dans le poêle nord est signée "Godé / à Lameray". Des modifications ont été apportées dans la seconde moitié du 19e siècle, notamment l'ajout du pavillon (non visible sur un plan de 1866 : AD88 - Edpt124/1M3). Les enfants de Jean-Baptiste Perrin auraient vendu la maison à un riche taillandier, qui aurait achevé le pavillon. Le balcon et la marquise ont été modifiés au début du 20e siècle. Une étable et une buanderie ont été crées contre la façade postérieure après la Seconde guerre mondiale, par des prisonniers de guerre (source orale).

Période(s) Principale : 18e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 4e quart 18e siècle , porte la date
Secondaire : 1er quart 19e siècle , daté par tradition orale , (?)
Principale : 2e moitié 19e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par tradition orale
Dates 1789, porte la date
1084, daté par tradition orale
Auteur(s) Auteur : Godé Alphonse,
Alphonse Godé (1866 - )

Alphonse Godé est horloger. Il est né en 1866 à Dompaire, habite place d'Armes en 1886. En 1911, il est résident à Lamerey, Val d'en Haut.


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fabricant, signature
Personnalité : Perrin Jean-Baptiste, dit(e) Perrin des Vosges,
Jean-Baptiste Perrin , dit(e) Perrin des Vosges (5 mars 1754 - 10 mai 1815)

Jean-Baptiste Perrin, dit Perrin des Vosges, né le 5 mars 1754 à Damas-devant-Dompaire, mort le 10 mai 1815 à Épinal (Vosges), est un homme politique français. Il est dit Perrin des Vosges pour ne pas être confondu avec Pierre Nicolas Perrin député de l'Aube.

La maison familiale est située 3 rue du 12 septembre (parcelle cadastrale 2019 ZB 18), et il a fait reconstruire la ferme située 6 rue de la Prejie (parcelle cadastrale 2019 ZA 1) pour ses enfants (sources orales). Négociant à Épinal au début de la Révolution, Perrin devient en 1791 président du directoire du département des Vosges. Le 4 septembre 1792, il est élu député des Vosges à la Convention nationale, le 4e sur 8, avec 228 voix sur 267 votants. Siégeant sur les bancs de la Montagne, il vote la mort lors du procès de Louis XVI, sans développer les motifs de son vote. Dans la séance du 16 avril 1793, il appela l'attention de la Convention sur les femmes des volontaires du département des Vosges, dont deux bataillons avaient été massacrés, et demanda pour elles des secours. Il intervient à plusieurs reprises sur les questions de finances. Envoyé en mission dans les Ardennes, le Nord, le Pas-de-Calais, le Gard, l'Hérault et l'Aveyron, il dénonce le 4 septembre 1793 le nombre d'emplois inutiles au sein de l'armée.

Après le 9-Thermidor, il s'oppose aussi bien aux royalistes qu'au jacobins. Il entre au comité de sûreté générale le 15 pluviôse an III (3 février 1795) et participe à la répression de l'insurrection du 1er prairial an III. Il demanda le rapport de la loi des suspects, et proposa l'arrestation des auteurs des motions faites à la commune contre l'assemblée. A la chute de Robespierre, il fut chargé de renouveler les autorités du Gard, de l'Hérault et de l'Aveyron ; la Convention l'envoya aussi en mission dans les départements des Ardennes, du Nord et du Pas-de-Calais, et contrairement à d'autres de ses collègues, il ne se livra à aucun acte de violence. Lors des troubles du 12 germinal, il demanda avec énergie le renvoi de 50 000 étrangers qui s'étaient fixés à Paris depuis trois mois, et fit décréter que tout individu qui arracherait ou tenterait d'arracher la cocarde nationale, serait traduit sur-le-champ devant une commission militaire.

Réélu député des Vosges le 21 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) au Conseil des Cinq-Cents avec 203 voix sur 270 votants, il s'attache particulièrement aux questions financières et dénonce le trouble causé par les prêtres réfractaires dans les départements. Élu au Conseil des Anciens le 22 germinal an VI (11 avril 1798), il en devient secrétaire et président, du 21 décembre 1798 au 20 janvier 1799. Partisan du coup d'État du 18 brumaire, il est nommé au sein de la commission intermédiaire chargée de représenter le législatif puis entre, le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799), au Corps législatif, où il représente les Vosges, et dont il est le premier président, du 1er au 21 janvier 1800. Il y siège jusqu'au 11 germinal an XI (1er avril 1803). Le 16 floréal an XI (6 mai 1803), il devient conseiller général des Vosges. En 1814, il assure la formation de Corps francs dans sa région. Il est mort subitement en 1815, sur la promenade du Cours à Épinal.

Sources : « Jean-Baptiste Perrin des Vosges », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 ; http://www.ecrivosges.com


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propriétaire, attribution par tradition orale

La ferme n°45 de Damas-et-Bettegney est située non loin du centre de Damas, dans le quartier de l’Âtre. Mitoyenne, elle est implantée perpendiculairement à la rue principale (rue du 12 septembre), dessinant une ruelle (rue de la Prejie) servant de large usoir. Elle est initialement composée de trois travées de plan avec une étable, une grange et un logis en profondeur. La grange a été transformée en étable/écurie, et la façade a été reprise avec des briques de laitiers et des linteaux IPN. La douzaine de vaches se trouvait à l’arrière des écuries pour 5 à 6 chevaux complété par un emplacement spécifique pour une juments poulinière. Une extension contre la façade postérieure a agrandi les étables et fourni un espace pour une batteuse à grain et la préparation de la nourriture pour les bêtes.

Suite à l’incendie de la fin du 18e siècle, la partie logement a été reconstruite (selon la date 1789 portée) avec une grande chambre lambrissée de bois sur la rue, une cuisine derrière prenant le jour par le mur pignon nord-est, puis un poêle. La cuisine est équipée d’une pierre à eau sous la baie avec une pompe à eau à bras au-dessus du puits (dans la cave), ainsi que d’une cheminée et des escaliers en bois permettant l’accès au grenier. Dans le poêle attenant, le placard-chauffant est complété par un placard, et une horloge. Cette pièce a été divisée pour créer une salle de bain, et un couloir menant à la chambre à four, qui possède aussi une cheminée et une pierre à eau sous la baie donnant au nord-ouest. Contre cette façade postérieure, une buanderie a été construite en annexe, munie de W.C. et de deux bassins servant pour la lessive, alimentés par une source canalisée et d’un grand espace pour sécher le linge. Une grande cave voutée est située sous le logis accessible depuis l’usoir et depuis la chambre à four.

Un second logis a été construit contre le mur pignon (nord-est) légèrement en avant sur l’usoir pour le distinguer de la partie agricole. Sous forme de pavillon ostentatoire, la façade antérieure est particulièrement soignée, ordonnancée, avec notamment un rez-de-chaussée en pierre de taille et des ferronneries garnissant chaque ouverture et un balcon central très urbain. On entre par la porte piétonne qui s’ouvre sur un couloir traversant desservant une chambre et une cuisine (dénaturée) sur la droite et l’ancien logis sur la gauche (la grande chambre et la cuisine). Un escalier en pierre avec un garde-corps en fonte ouvragé mène à l’étage et aux chambres.

Le jardin se trouve à l’arrière. Trois grands réduits à cochons ont été construits dans la ferme voisine appropriée (au nord-est).

Murs calcaire moellon enduit
pierre de taille
résidu industriel en gros oeuvre
Toit tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages 2 étages carrés, sous-sol
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
demi-croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie
Typologies Ferme à pavillon, Ferme à double logis
Techniques sculpture
fonderie
ferronnerie
Représentations ornement architectural ornement géométrique, ornement végétal
Précision représentations

La façade antérieure est structurée par des chaines d'angles, rez-de-chaussée en pierre de taille, et la toiture est soulignée par une corniche moulurée. Les baies possèdent des encadrements avec un bandeau saillant et des garde-corps en fonte. La baie centrale de l'étage est munie d'un balcon en fonte à ornements géométriques. les portes piétonnes du pavillon sont partiellement vitrées et protégées par des grilles en fonte à volutes feuillagées et une marquise fermée. La toiture à croupe est surmontée de deux épis de faitage métalliques.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa