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fort d'Ecrouves

Dossier IA54030224 réalisé en 2005

Fiche

Précision dénomination fort de ceinture
Appellations dit fort d'Ecrouves, puis fort Desaix
Dénominations fort
Aire d'étude et canton Toul
Adresse Commune : Écrouves
Lieu-dit : Bois de Mortemoselle
Cadastre : 2017 A 5 Emprise non délimitée
Précisions

Ouvrage de plan pentagonal, à gorge brisée et à cavalier central portant batterie haute et recouvrant un vaste caserne à 3 niveaux, faisant partie de l'ensemble fortifié dit "place à forts détachés de Toul" (étudié : IA54003430) et relié à son réseau ferroviaire de 0, 60 m (étudié : IA54003431). Construction prévue par D.U.P. du 16-04-1874 ; cahier des charges (indiquant la provenance des matériaux et tout particulièrement des matériaux manufacturés) établi le 27 mai 1874 ; adjudication à l'entrepreneur Eugène Oudin le 3-08-1874, début de construction le 10-09-1874, achèvement le 1-01-1877. Il subsiste, à la pointe Sud-Ouest du plateau dominant le village d'Ecrouves, une vaste entaille (0908370 ; 6846170 ; 0908385 ; 6846063) dans la roche correspondante au passage du plan incliné reliant le chantier du fort au canal de la Marne-au-Rhin pour le transport des matériaux de construction. Les plans définitifs de l'ouvrage sont établis bien après le début des travaux, l'important litige, entre l'entrepreneur et le service du génie, causé par cette situation, explique probablement le faible développement d'escarpes et de contrescarpes maçonnées. En 1880, la dotation du fort est de 42 pièces (24 de rempart, 6 mortiers, 12 de flanquement des fossés), 2 magasins à poudre totalisant 160 tonnes, 2 fours à pain, citerne de 1200 litres alimentée par captage aérien) avec garnison de 1046 hommes. Les fossés de l'ouvrage sont flanqués par : 1 caponnière double à orillons en capitale (saillant Ouest), 2 ailerons à orillons aux saillants Nord-Est et Sud-Ouest, 1 caponnière double sur front de gorge. Des casemates à tir indirect (au nombre de 4) règnent au pied du versant Ouest du cavalier. En 1887, ou peu après, le fort d'Ecrouves prend la dénomination officielle de fort Desaix (1768-1800), général du Premier Empire. Les premiers renforcements interviennent en 1892 avec la réalisation d'un casernement de guerre en béton spécial sur le front de gorge (Est) entre la caponnière et le saillant Nord-Est ; les travaux, d'un montant de 200.000 f. (avant rabais) sont effectués par l'entrepreneur Najean de Dijon (21). L'alimentation du chantier en eau, nécessaire à la confection du béton, s'effectue depuis une source, dite fontaine de la Bouvie (0907630 ; 6847677), située au Nord-Ouest du fort. Son captage, induit la construction d'une station de pompage et l'établissement d'une conduite souterraine en fonte. Ces ouvrages sont maintenus en service après les travaux et concourent ainsi à une alimentation permanente de la citerne du fort. Une seconde campagne de renforcement, en, béton armé, intervient de 1906 à 1909, pour un montant (avant rabais) de 575.000 f. (hors prix des cuirassements) ; elle comporte les éléments suivants : établissement d'une tourelle pour 2 pièces de 75 mm, en retrait du saillant Sud-Ouest (tourelle no. 39, marché Marine-Homécourt et date du 7-09-1905), une tourelle de mitrailleuses 8 mm, type, GF4, en retrait de la capitale de l'ouvrage, (tourelle no. 40), un observatoire cuirassé fixe (no. 80) et une casemate de Bourges, destinée au flanquement de l'intervalle fort d'Ecrouves-fort de Bruley, en retrait du saillant Nord-Est. Des coffres de contrescarpes remplacent les caponnières du front Ouest (1 coffre double en capitale, 2 coffres simples aux saillants Nord-Est et Sud-Ouest) ; le ciel de la caponnière de gorge est renforcé par une semelle en béton armé. L'ensemble de l'armement cuirassé (tourelles, observatoire) a été démonté en 1943-1944 par l'occupant allemand. Désaffecté comme ouvrage défensif bien avant 1963, le fort d'Ecrouves et ses terrains environnants, maintenus dans le domaine militaire, restent à l'usage de terrain de manœuvres de la garnison d'Ecrouves. Leurs accès est réglementé. Il convient de signaler la qualité d’exécution des ouvrages en maçonnerie dus, en grande partie, à l'emploi de pierre d'Euville et de Lérouville acheminée par la canal de la Marne-au-Rhin. En 1997, des chambres du niveau supérieur de la grande caserne offraient encore des dessins passant pour avoir été réalisés par des prisonniers Russes qui y avaient été internés en 1917. En 1996, l'ensemble de l'ouvrage, incluant glacis et terrains extérieurs au fort, formait une emprise totale de 174565 m², dont 33824 m² de surface bâtie.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 20e siècle , daté par source
Dates 1874, daté par source
1875, daté par source
1876, daté par source
1877, daté par source
1892, daté par source, porte la date
1906, daté par source
1907, daté par source
1908, daté par source
1909, daté par source
Auteur(s) Auteur : Oudin Eugène, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Najean, entrepreneur, attribution par source

ravelin et blockhaus de gorge : moellon de calcaire, vestiges ; ouvrage d'entrée : pierre de taille, entablement saillant ; 4 casemates de flanquement des fossés : béton armé, enduit, moellon de calcaire sans chaine en pierre de taille ; 3 casernes : pierre de taille, moellon appareillé, brique en allège, élévation à travées, 2 étages carrés, voûtes en berceau en calcaire, brique, escaliers de distributions intérieurs disparus ; ouvrages d'intersections de galeries intérieures : moellon, coupole évidée au centre

Murs calcaire moellon
béton béton armé enduit
brique
brique creuse
calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille
calcaire pierre de taille
Toit terre en couverture
Étages 2 étages carrés
Couvrements coupole
voûte en berceau
Élévations extérieures élévation à travées
Escaliers
États conservations désaffecté, vestiges

Qualité d'éxécution et appareils maçonnés.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • comprend : plans parcellaires, premier tracé schématique de l'ouvrage, cahier des charges avec provenance des matériaux.

    Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 2 R 77
  • Service Historique de la Défense Nationale, château de Vincennes : 2 V 353 / 72-83
  • Bibliothèque municipale, Nancy
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Thiébaut Pascal
Pascal Thiébaut

Chercheur à l'Inventaire général du Patrimoine culturel à Nancy


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- Olier Virginie - Garin Frédéric
Frédéric Garin

chercheur associé : architecture de l'industrie textile et architecture militaire


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