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fort dit Batterie de l'Eperon

Dossier IA54030228 réalisé en 2005

Fiche

En 1996, le ou les contrepoids, formés d'éléments multiples en fonte ou acier, portaient l'inscription peinte "Pompey" (lieu de fabrication). Les 2 canons ont été fondus à Bourges et portent la date 1886 (ainsi que leur numéro de série, non relevé), les obturateurs de culasse sont manquants.

L'emploi de grès rose, par l'entrepreneur Doirisse, est visible dans l'un des bâtiments de l'ancienne brasserie de Galland de Maxéville (étudiée : IA54002156).

Précision dénomination batterie annexe
Appellations de l'Eperon
Dénominations fort
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 54
Adresse Commune : Frouard
Lieu-dit : Cadastre : 2017 H 23 emprise non délimitée ;
Adresse
Adresse
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Précisions

Ouvrage annexe du fort de Frouard, situé à 1400 m au Nord-Est, dit batterie de l'Eperon, appellation due manifestement à son implantation sur une saillie étroite du plateau de Haye, formant promontoire. Etablie entre les cotes 324 (repère NGF au Sud du ravelin, formant ouvrage d'entrée) et 327 (tourelle de 155 - 0930911 ; 6854310, formant centre approché de l'ouvrage) ; la batterie de l'Eperon est conçue à la manière d'un fort (fossés revêtus et flanqués ; casernements....) à éléments tactiques indépendants, mais relié stratégiquement au fort de Frouard, dont elle assure, un complément d'action lointaine. Son glacis est délimité par une banquette d'infanterie, formant enveloppe, dont la pointe Nord-Nord-Ouest comporte une batterie à traverses et pare-éclat pour 2 pièces. Construite de 1879 à 1884 par l'entrepreneur nancéien Eugène Doirisse, elle est munie de 2 casemates Mougin (pour 1 canon de 155 L), désignées sous les lettres "I" et "J", dont la réalisation fait l'objet d'un marché, passé le 14-08-1878 avec la Société des Forges et Ateliers de la Marine et des Chemins de Fer (usine à Saint-Chamond, 42). Leur mise en place intervient entre 1881 et 1883, l'une d'elle, dite "casemate de la Moselle" enfile la vallée de la rivière, vers le Nord, l'autre, dite" casemate de l'Amezule", la vallée du même nom vers l'Est. Chaque casemate, à tir direct, est munie d'un verrou d'embrasure, à effacement vertical. A son achèvement l'ouvrage, présente un plan triangulaire allongé (assez rare dans les réalisations de cette période en France), à gorge pseudo-bastionnée couverte par un ravelin incluant un blockhaus ; le flanquement des fossés est dévolu à une caponnière double en capitale (au Nord), un aileron à orillon (sur le flanc Ouest) et 2 casemates placées dans les flancs des 2 demi-bastions de gorge. La réalisation de magasins sous roc (dont un magasin à poudre), en arrière du saillant Sud-Ouest de l'ouvrage, semble intervenir en 1889, leur accès est assuré par 3 puits, pourvus (ultérieurement ?) d'ascenseurs. D'importants travaux de renforcement, contemporains de ceux réalisés au fort de Pont-Saint-Vincent (étudié : IA54000007) interviennent entre 1894 et 1897. Adjugés aux entrepreneurs Jean Marlaud et Auguste Nanquette (auteurs de la gare de Paris-Orsay en 1898-1900), ils commencent par l'établissement, en août 1894, d'un plan incliné, réalisé en 15 jours et comportent la réalisation, ou mise en place, des équipements suivants : 1 tourelle à éclipse (0930912 ; 6854309), système Galopin, pour 2 pièces de 155 L (désignée "C", marché Schneider en date du 26-11-1892, dernier exemplaire subsistant sur les 5 alors réalisées) ; 3 observatoires cuirassés fixes (saillants Nord, 2 en retrait des saillants Ouest et Sud-Est), installés entre 1893 et 1897 ; remplacement de la caponnière de capitale par un coffre double avec communication (peut-être réalisée par la suite) sous le fossé et le renforcement du casernement, le tout en béton spécial (dosé à 350 kg de CPA au m3). vers 1900, la batterie de l'Eperon offre, outre les 4 canons de 155 l sous casemates et tourelle, l'armement suivant : 8 pièces de rempart de 95 mm (système Lahitolle) avec abris-remises (comme au fort de Pont-Saint-Vincent), 4 canons de 12 culasse et 5 canons-révolvers, pour le flanquement des fossés. En 1912 intervient une reconstruction, partielle, des revêtements des escarpes et contrescarpes. En juillet 1913, d'importants travaux de réorganisation, de nature indéterminée, semblent avoir été effectués. L'ouvrage, qui présente la rare particularité d'avoir conservé son armement cuirassé en place (seuls les canons des casemates ont été enlevés) a été déclassé comme ouvrage de défense actif en 1963. Maintenu depuis dans le domaine de l'Etat (affectation à la Défense Nationale), il a été utilisé, entre 1996 et 2000, comme édifice de loisirs liè à la pratique du "Paint-Ball". Depuis le début des années 2000, une association a entrepris sa restauration (dont une remise en fonctionnement des 2 casemates et de la tourelle Galopin) et y organise des visites régulières au bénéfice du public.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 20e siècle , daté par source
Dates 1879, daté par source
1880, daté par source
1881, daté par source
1882, daté par source
1883, daté par source
1884, daté par tradition orale
1889, daté par source
1894, daté par source
1895, daté par source
1896, daté par source
1897, daté par source
1912, daté par source
1913, daté par source
Auteur(s) Auteur : Doirisse Pierre, Eugène, dit(e) Eugène,
Pierre, Eugène Doirisse , dit(e) Eugène (11-05-1841 (Sainte-Barbe, 57) - 1894 (Nancy ?))

débute, en 1870 ou peu avant, chez François L'Huillier, entrepreneur à Nancy, à son compte en 1874, 1 fils Georges (1872-), ingénieur-constructeur. Successeur : entreprise Bernanose et Cie (Jules Bernanose, puis Bernanose et Lommée).

adresses : 6, rue des Fabriques à Nancy (1881) ; 14, avenue de la Garenne (1885-1890) ; 13 bis, rue de la Prairie

aurait contribué à la formation de l'architecte Charles André, père d'Emile (1871-1933).

Réalisations :

-Nancy : salle Poirel (1889) ; baraquement militaire (1887), future caserne Molitor.

-Vandoeuvre-lès-Nancy : baraquement militaire (1887), futur quartier d'artillerie Drouot (assiette sur coté Sud actuelle rue du 8e RA).

- Toul : parc d'artillerie, état 1 (1877-1878)

-Ecrouves : baraquement d'artillerie (1887), futur quartier Fabvier.

-Champigneulles, Frouard : fort de Frouard et ouvrage annexe de l'Eperon (1879-1883).

-Laxou : asile de Maréville, extension (1885).

Documentation :

A.M.A.L./Catherine Grosjean, fichier "entrepreneurs".

A.D.54 : 10 M 6, 10 M 51, 6 U 218, 2 R (fort de Frouard, instance Etat-Vve. Doirisse).

L'immeuble et la construction dans l'Est, no. 8, 1894 ; no. 4, 27 mai 1894, p. 27.

La revue industrielle Lorraine, 1899, p. 8.


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Marlaud Jean,
Jean Marlaud (1858 - )

notice Base Léonore


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entrepreneur, attribution par source
Auteur : Nanquette Auguste,
Auguste Nanquette (1855 - 1915)

notice Base Léonore


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entrepreneur, attribution par source

ouvrage de plan triangulaire à gorge pseudo-bastionnée et front Ouest brisé ; revêtement des escarpes et contrescarpes en moellon de calcaire avec tablettes de couronnement d'escarpe, chaînages verticaux et piliers de la porte d'entrée, en grès rose ; caserne en moellon renforcée en béton enduit ; coffre de contrescarpe, abris-remises pour canons de rempart : béton.

Murs calcaire moellon
grès pierre de taille
béton enduit
Toit terre en couverture
Couvrements béton en couvrement
coupole
voûte en berceau
Autres organes de circulations ascenseur
États conservations désaffecté
Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre à étudier, à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 2 R 58
  • Ministère de la Défense, service historique de la Défense, Vincennes : 2 V 345
  • dossier Léon Chagnaud (1866-1930) : liste des travaux réalisés.

    Archives nationales de France, Fontainebleau
  • Ministère de la Défense, service historique de la Défense, Vincennes : 2 V 344
  • Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, Nancy : 2 R 58
Périodiques
  • 9-09-1894, p. 2029, 11-11-1894, p. 2314. Bibliothèque Nationale de France
  • 15-07-1894, p. 85-88. Bibliothèque municipale, Nancy : 755027
  • 27-06-1912 Bibliothèque municipale, Nancy : 755027
  • 6.07.1913, p. 189 [adjudication prévue le 20-07 pour renforcement]. Bibliothèque municipale, Nancy : 755027
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Thiébaut Pascal
Pascal Thiébaut

Chercheur à l'Inventaire général du Patrimoine culturel à Nancy


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