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Foyer du Groupement des Étudiants Catholiques, actuellement Foyer du Groupement des Étudiants du Cours Léopold

Dossier IA54030103 réalisé en 2020

Fiche

Œuvres contenues

Précision dénomination Foyer étudiants
Appellations Foyer du Groupement des Étudiants Catholiques , Foyer du Groupement des Étudiants du Cours Léopold
Parties constituantes non étudiées bibliothèque, salle du théâtre, restaurant
Dénominations foyer, chapelle, théâtre
Aire d'étude et canton Nancy et périurbain - Nancy
Adresse Commune : Nancy
Adresse : 33 cours Léopold , 5 rue Baron Louis
Cadastre : 2018 AM 51 ; 2018 AM 321

En 1920 est fondé par des frères jésuites et dominicains le Groupe des étudiants catholiques (GEC), association visant à pallier le manque de logements étudiants à Nancy. Le Diocèse de Nancy-Toul et la Compagnie de Jésus acquiert un terrain situé à l'angle du cours Léopold et de la rue Baron Louis, initialement occupé par un hôtel particulier construit entre 1857 et 1860 pour Frédéric de Carcy avant de devenir la propriété de la famille de Metz-Noblat ainsi que par deux immeubles d'habitation (date de construction inconnue). Le chanoine Girard, le père Lejosne (jésuite) et le père Béchaux (dominicain) œuvrent à la création de l'institution puis à sa direction. Afin de financer le foyer la Société immobilière du cours Léopold est créée. Composée de membres du diocèse et de frères jésuites, elle met gracieusement les bâtiments à disposition du GEC pour une durée de 99 ans.

En 1921, une salle d'assemblée faisant office de chapelle est édifiée en fond de parcelle ; construite en bois, elle a vocation à être remplacée rapidement.

L'important programme immobilier du foyer est confié à Jules Criqui (1883-1951), architecte de l'évêché de Nancy et Toul. Le projet occupe toute la périphérie du terrain en conservant l'hôtel au centre du site. En 1926 est posée de la première pierre de deux ailes, destinées à abriter des chambres, un restaurant et une bibliothèque, sur l'emplacement de deux anciens immeubles situés en avant de l'hôtel, sur le cours Léopold. L'architecte conçoit également l'important portail d’entrée qui longe le cours Léopold et ouvre sur la cour d’honneur montant vers l’hôtel. L'ensemble est achevé en 1927 avec l'aide financière de l'industriel et homme politique parisien François Coty (1874-1934). Les deux ailes prennent le nom de bâtiment "Coty" et "Lyautey".

Les travaux reprennent en fond de parcelle en 1930 avec le remplacement de l'ancienne chapelle par un édifice rassemblant une salle d'assemblée, un théâtre et une chapelle. Ce pavillon, nommé "Marquette", est achevé en 1931 sur les plans de Jules Criqui conçus dès 1928. La structure de béton armé Hennebique est mise en œuvre par l'entrepreneur de travaux publics lorrain Bernanose et Lommée. Les vitraux de la chapelle sont posés entre 1931 et 1934. En 1931, une galerie reliant le bâtiment Marquette et l'aile Lyautey est également construite. Alignée sur la rue Baron Louis, elle comprend des garages au niveau inférieur.

En 1941, l'hôtel de Metz-Noblat est en parti restructuré par l'architecte Georges Clément (1902-1981). Le rez-de-chaussée s'agrandit sur le jardin avec la création d’un bow-window semi-circulaire remplaçant une petite véranda. L'hôtel est surélevé d'un étage d’attique et de combles aménagés pour créer plus de logements. Il est également relié au bâtiment Lyautey par l'intermédiaire d'un passage suspendu. Le sous-sol de l'hôtel, éclairé par des cours anglaises, est probablement transformé en chapelle à cette période.

Entre 1960 et 1961, la galerie reliant les bâtiment Marquette et Lyautey est surélevée par un bâtiment, appelé "Lejosne", accueillant des chambres d'étudiants, dont les plans sont de l'architecte Dominique-Alexandre Louis (1924-1991). La galerie perd alors les vitraux qui ornaient ses arcades, désormais condamnées et bouchées. Le projet intervient aussi dans l’hôtel de Metz-Noblat (décapage des murs) et le passage reliant l'hôtel au pavillon Lyautey est réaménagé en salle de travail sur deux niveaux.

En 1991 est achevé le bâtiment "Robert Schuman", situé entre l’hôtel et le bâtiment Coty, construit d'après les plans des architectes Jacques (1904-1985) et Michel André (1905-1975) en collaboration avec Claude Prouvé (1929-2012).

En 2004, la Métropole du Grand Nancy se porte acquéreur du foyer dont la gestion est assurée par l'association laïque du Groupement des Étudiants du Cours Léopold. En octobre 2019, les bâtiments, propriété de la MGEL (Mutuelle générale des étudiants de l'est) et Batigère, sont fermés pour une importante campagne de rénovation.

En août 2020, suite à la rénovation de l'ensemble des bâtiments les trois vitraux de la chapelle située sous l'hôtel de Metz-Noblat sont déposés à la Bibliothèque patrimoniale du Diocèse de Saint-Dié-des-Vosges. L'autel de l'oratoire est quant à lui déplacé et installé dans la chapelle d'Hagnécourt, paroisse de Saint-Jean-Baptiste-de-l'Avière, dans les Vosges.

Période(s) Secondaire : 3e quart 19e siècle , porte la date
Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
Principale : 4e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1857, daté par source
1926, porte la date
1928, daté par source
1961, daté par source
1991, daté par source
Auteur(s) Auteur : Criqui Jules,
Jules Criqui (1883 - 1951)

Jules Criqui, né en 1883 et décédé en 1951, est architecte diplômé de l'École des Beaux-Arts de Nancy et de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.


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architecte, signature
Auteur : Louis Dominique-Alexandre,
Dominique-Alexandre Louis (1924 - 1991)

Né à Épinal en 1924 et diplômé de l'école nationale des beaux-arts en 1955, Dominique-Alexandre Louis appartient avec Henri Prouvé et Robert Anxionnat à une génération d'architectes lorrains s'étant distinguée par la qualité de ses réalisations scolaires, religieuses et surtout domestiques. Il meurt en 1991.


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architecte, attribution par source
Auteur : Bernanose et Lommée,
Bernanose et Lommée

Bernanose et Lommée est une entreprise de travaux publics implantés à Nancy et active au début du XXe siècle.


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entrepreneur, signature
Auteur de la source figurée : Lemoine André,
André Lemoine (1889 - 1962)

Né à Lunéville en 1889 et décédé en 1962, dessinateur, peintre et verrier dont l'atelier était localisé rue Charles III à Nancy (54). Ancien directeur artistique des Verreries Delatte, il a imaginé un perfectionnement des vitraux blancs, à la mode depuis 1925, en utilisant des verres prismatiques dits "verres-soleil" qui réfractent les rayons incidents dans la direction convenable et qui sont disposés en éventail. Il est récompensé aux Expositions Universelles de 1925 et 1937 à Paris. Il a signé de nombreuses réalisations dont en 1931, les vitraux de l'église Saint-Nicolas de Giraumont, ceux de la chapelle du Groupement des étudiants catholiques (37 cours Léopold à Nancy), une partie des verrières du siège des Fonderies de Pont-à-Mousson, la grande galerie de Nancy-Thermal.


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verrier, signature
Auteur de la source figurée : Benoit Joseph,
Joseph Benoit (1871 - 1936)

Joseph Benoit (1871-1936), maître verrier nancéien du début du 20e siècle. De 1912 à 1921, il est associé à Georges Janin, maître verrier à Nancy (rue Lionnois) sous la dénomination Janin & Benoit. Les évènements de 14-18 et l'afflux massif de commandes engendrent la séparation des deux verriers afin de répondre à la demande. En 1921, J. Benoit installe son atelier au 37, rue Hermite à Nancy. En 1936, il décède et laisse son atelier à ses fils, Henri et Pierre, l'atelier Benoit devient l'atelier Benoit Frères. D'après les registres commerciaux, Henri est déjà en activité en 1926. En 1960, Henri décède, en 1969 Pierre prend sa retraite. L'atelier est racheté par les ouvriers, il devient l'Atelier 54, la régence est confié à Jean Canin.


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verrier, signature
Auteur de la source figurée : Janin Georges,
Georges Janin (1884 - 1955)

Maitre verrier et peintre, il est né à Woippy (57) en 1884 et décède à Nancy en 1955. Sa famille rejoint Nancy après sa naissance. Dès 1905 il suit une formation auprès de l'École des beaux-arts de Nancy et de son père Joseph lui aussi Maître verrier.Après avoir travaillé dans l'atelier de son père, il ouvre le sien propre en 1909 et fournit de nombreux vitraux dans la ville de Nancy. Par ailleurs, il mène de front une activité de peintre et aquarelliste paysagiste. En 1912 Georges Janin s'associe à Joseph Benoît, ancien collaborateur de son père. L'association dure jusqu'en 1921. Les collaborations aboutissent à la création des vitraux de la Basilique Notre-Dame-de-Lourdes de Nancy et de la Basilique du Sacré-Cœur de Nancy. Georges Janin meurt à Nancy le 7 juillet 1955.


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verrier, signature
Auteur : Clément Georges
Auteur : André Jacques
Jacques André (1904 - 1985)

Né en 1904, Jacques André est le fils de l'architecte Émile André et le frère de l'ingénieur Michel André (avec lequel il réalise l'essentiel de son œuvre architecturale). Formé à l'école des beaux-arts de Paris (atelier Umbdenstock-Tournon) dont il sort diplômé en 1932, il devient membre du Comité Nancy-Paris au printemps 1926 et intègre l'Union des Artistes Modernes (UAM) en 1930 (ce qui consolide ses relations avec le constructeur Jean Prouvé). Il appartient également à la Société des Architectes Diplômés par le Gouvernement (SADG) et à la Société des Architectes de l'Est de la France. Son début de carrière est marqué par une rapide association avec son frère ingénieur et une période de transition au sein de l'agence avec son père. Son premier projet connu est un ensemble de maisons HBM (1929, non construit) commandé par la SAHBM de l'Est, société d'habitations à bon marché dont Émile André est membre fondateur en 1928. Il est rapidement coauteur de projets importants tels l'institut de zoologie (avec émile et Michel, 1930-1933) ou l'extension du musée des beaux-arts de Nancy (idem, concours en 1931, achèvement en 1936). Après 1932, les deux frères gèrent l'agence seuls. ils se distinguent alors par la modernité de leurs commandes domestiques (notamment les trois villas dites Majorelle, rue de Santifontaine, 1933-1934). Après 1945, Jacques André conçoit le plan de reconstruction de la ville de Saint-Dié-des-Vosges. Il cumule alors les titres : architecte des bâtiments civils et palais nationaux, architecte régional des PTT, architecte-conseil de l'éducation nationale, etc. A Nancy, le duo qu'il forme avec son frère concevra notamment le campus de la faculté de lettres. En périphérie, il est l'auteur du Musée de l'histoire du fer de Jarville (1961-1966, équerre d'argent 1969). Au cours des années 1970, l'agence connaît une nouvelle phase de transition avec les jeunes architectes Claude Prouvé et Jean-Luc André (fils de Michel né en 1939).


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Auteur : André Michel
Michel André (1905 - 1975)

Né en 1905, Michel André est le fils de l'architecte Émile André, le frère de l'architecte Jacques André et le père de l'architecte Jean-Luc André. Il est formé à l’École centrale des arts et manufactures (section constructeur). Il fait l'essentiel de sa carrière au sein de l'agence de son frère avec lequel il est coauteur de projets particulièrement novateurs dès le début des années 1930.


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Auteur : Prouvé Claude (architecte)

Le foyer, occupant une parcelle oblongue à l'angle du cours Léopold et de la rue Baron Louis, est composé de six bâtiments principaux, d'une cour et d'un jardin. Un corps de porche de cinq travées en pierre de taille calcaire forme l'entrée principale sur le cours Léopold. Côté rue, il porte un décor sculpté symbolique : l'entrée est surmontée d'un groupe composé d'un coq et du chrisme, les travées latérales alternent les croix de Lorraine et les alérions. Côté cour, le corps de porche porte dans son axe un bas relief carré représentant Jésus enfant et Joseph charpentier, la scène est encadrée par l'inscription "NOS PATERNA JS VICE CUSTODI", les initiales IHS sont au bas de la scène. Le portail d’entrée en ferronnerie et les grilles de protection des baies comportent le monogramme "GEC" (Groupe des Étudiants Catholiques).

Le porche est encadré des bâtiments dits "Lyautey" et "Coty", composés de trois étages carrés, un étage de comble aménagé et un sous-sol partiel. Ces pavillons sont construits en moellon calcaire enduit, complété ponctuellement de brique rouge (allèges, bandeaux) et sont couverts d'un toit brisé en ardoise (brisis) et tuiles mécaniques (terrassons).

Le bâtiment Coty est implanté en limite sud de la parcelle. Le bâtiment étroit (7,40 mètres de large) est orienté au nord et sa façade se développe sur 27 mètres de long sur la cour d'honneur. Il comprend en rez-de-chaussée les bureaux des gestionnaires du GEC et aux étages des logements pour les étudiants.

Le bâtiment Lyautey est implanté en limite nord du terrain, le long de la rue Baron Louis, où sa façade se développe sur 40 mètres. Il comporte un demi sous-sol éclairé au sud par une cour anglaise, qui accueille le restaurant du GEC. Le rez-de-chaussée accueille côté cour une bibliothèque et des chambres côté rue. Les étages sont réservés aux chambres des étudiants et aux sanitaires. La façade sur cour comprend un bas-relief en pierre représentant le maréchal Lyautey de profil, surmontant l'inscription : "Le maréchal Humbert Lyautey honora de son incomparable amitié ce G.E.C. dont un jour il voulut bien se dire le grand camarade". La sculpture porte la date de 1935 et la signature de l'artiste (non lisible).

Le fond de la cour est occupé par l'ancien hôtel particulier de Metz-Noblat. Le bâtiment comporte cinq travées et s'élève sur deux étages carré et un comble aménagé. Il est construit en moellon enduit avec des encadrements de baies en pierre de taille. Il est couvert d'un toit à pans fait de tuiles mécaniques. Bien que construit à la fin du 19e siècle son architecture reprend les principes des hôtels particuliers du 18e siècle : l'hôtel est implanté en milieu de parcelle entre cour et jardin, sa façade est symétrique et s'articule autour d'un avant-corps central légèrement en saillie dont les angles sont en bossage (terme à vérifier). L'hôtel conserve un décor dont les motifs sont issus au 18e siècle : mascarons, pilastres ioniques, coquilles, rubans, guirlandes de fleurs. Le rez-de-chaussée sert de lieu d'accueil et de loisir. Les étages sont réservés aux logements des étudiants. L'hôtel conserve quelques décors d'origines : huit cheminées, des moulures, un plafond peint au rez-de-chaussée, une porte peinte dans une chambre au premier étage et un dessus de porte peint dans une autre chambre du premier étage. Il comprend également un demi sous-sol éclairé par un cour anglaise qui abrite une salle de musique et une ancienne chapelle où sont conservés trois vitraux et un bénitier. La porte d'entrée de l'hôtel est protégée par une marquise en fer et en verre installée à une date inconnue. L'ensemble du bâtiment est desservi par un escalier à retour aménagé à une date inconnue.

L'hôtel est mitoyen au sud d'une extension (bâtiment Schuman) construite dans les années 1990, également attenante au bâtiment Coty. Ce pavillon de quatre étages carrés, dont les façades sont des murs rideaux, est construit en béton armé et couvert en terrasse. Il est entièrement consacré aux logements des étudiants.

Sur sa façade nord, l'hôtel est prolongé par une galerie suspendue à deux niveaux, qui relie l'hôtel au bâtiment Lyautey. La galerie, probablement réalisé en béton, reprend la forme des baies semi-octogonales que Jules Criqui avait utilisé pour une portion du bâtiment Lyautey.

A l'arrière de l'hôtel se trouve le jardin du foyer, il est bordé au nord par le pavillon Lejosne datant des années 1960. Le bâtiment de deux étages carrés repose sur l'ancienne galerie reliant les pavillons Marquette et Lyautey. Il comporte une structure en béton armé formant voiles et planchers ainsi qu'un toit-terrasse. Sur le jardin, le bâtiment est largement ouvert par la paroi vitrée du rez-de-chaussée et les loggias des chambres, séparées par des murs de brique de laitier. Sur la rue Baron Louis, le bâtiment de quatre niveaux s'ouvre au premier niveau par une série de garages. Le second, aveugle, est divisé par les arcades de l'ancienne galerie des années 1930. Les niveaux supérieurs sont percés par un bandeau de fenêtres hautes qui éclairent les couloirs desservant les chambres et sanitaires. L’ensemble s'inspire de l’architecture de Le Corbusier, à Marseille ou Saint-Dié des Vosges, notamment pour les loggias sur le jardin, le plan des chambres d’étudiant façon cellules, les matériaux utilisés (bois vernis, linoleum) et les couleurs primaires (jaune, rouge, bleu) qui égaient la façade sur jardin.

Le pavillon Marquette ferme le jardin à l'ouest, il est formé de deux corps de bâtiment alignés et d'une tour. L'ensemble est construit en moellon calcaire enduit complété de pierre de taille et de brique rouge et couvert d'un toit à pans en tuiles mécaniques. Le premier corps abrite en rez-de-jardin la salle du théâtre et une tribune, au-dessus se trouve la nef de la chapelle converti en salle de sport, la tribune de la chapelle a été démolie à une date inconnue. Ce corps comprend également un demi sous-sol éclairé à l’origine par une cour anglaise ouverte sur le jardin. Le second corps abrite la scène du théâtre et le chœur de la chapelle. Il est jouxté d'une tour demi-hors-œuvre comprenant un escalier en vis. La façade latérale donnant sur le jardin compte sept travées et deux niveaux hauts de fenêtres. La façade sur rue compte cinq niveaux et trois travées symétriques. La travée centrale concentre le décor : une statue en pieds de Jacques Marquette, les initiales IHS entourées de feuillage et le chrisme formé par la menuiserie métallique de la baie supérieure. L'entrée sur rue ouvre sur une cage d'escalier en granito dont le garde-corps en fer forgé représente le chrisme ou les initiales "GEC". Les murs sont couverts en partie basse de carreaux de céramiques cassés. Le théâtre, dit "salle Saint-Paul", compte environ 250 places assises (niveau bas et tribune). Les éléments de structure (poteaux et poutres) sont couverts de bois. Le décor se limite au chrisme forgé du garde-corps de la tribune et à la sainte face dominant la scène. La chapelle est décrite dans le dossier qui lui est dédié (IA54030113).

Murs calcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit
béton béton armé enduit
brique
Toit tuile mécanique, ardoise, béton en couverture
Étages 4 étages carrés, étage de comble, sous-sol
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures terrasse
toit à longs pans brisés
toit à longs pans croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie, suspendu
escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour
États conservations remanié
Techniques sculpture
ferronnerie
vitrail
mosaïque
Représentations figure allégorique profane, symbole national représentation non figurative, chrisme représentation non figurative, symbole régional figure allégorique profane, symbole régional personnages symbole jésuitique saint Joseph, enfance du Christ, Christ fleur ruban guirlande coquille ordre ionique corne d'abondance portrait
Précision représentations

Le portail principal porte un décor sculpté représentant le coq gaulois associé au chrisme ainsi que les alérions et croix lorrains. La façade du pavillon Marquette porte un décor sculpté représentant le missionnaire Jacques Marquette en pieds et des visages d'Indiens d'Amérique ; les initiales IHS ainsi qu'une baie dont la menuiserie métallique forme le chrisme. La cade d'escalier du théâtre comporte un décor de ferronnerie représentant le chrisme, des visages et des instruments de musique. Le garde-corps métallique du balcon du théâtre représente le chrisme. La scène du théâtre est surmontée d'une sainte face.

L'intérêt de l'édifice tient à son importance l'histoire locale du logement étudiant et de l'implication sociale des ordres religieux, à la qualité de ses élévations portant un abondant décor sculpté et à l'ensemble formé par le théâtre et la chapelle du pavillon dit "Marquette".

Statut de la propriété propriété publique, propriété de la Communauté Urbaine du Grand Nancy
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables chapelle, théâtre, élévation, portail
Sites de protection secteur sauvegardé

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives municipales, Nancy, Foyer du Groupement des Étudiants du Cours Léopold (GEC), 452 Z 1-143

    Archives municipales, Nancy : 452 Z 1-143
Bibliographie
  • RAUCOURT, Marie-Amélie. L'architecture des lieux de culte de Nancy et son agglomération durant l'Entre-deux-guerres. 2 vol. Mémoire de Master : Histoire de l'art : Nancy 2 : 2012

(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Université de Lorraine - Nale Elise
Elise Nale

Chercheuse au service de l'Inventaire général du patrimoine, site de Nancy


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- Marseille Gilles