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hôpital puis hôpital général puis hospice Sainte-Catherine, aujourd'hui maison de retraite Sainte-Catherine

Dossier IA55000248 réalisé en 1987

Fiche

  • Impression
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  • Parties constituantes

    • chapelle
Vocables Sainte-Catherine
Parties constituantes non étudiées chapelle
Dénominations hôpital, hôpital général, hospice, maison de retraite
Aire d'étude et canton Verdun
Adresse Commune : Verdun
Adresse : 52, 54 rue Saint-Sauveur
Cadastre : 1973 AE 115

L’hôpital Sainte-Catherine, construit entre la rue Saint-Sauveur (qui reprend le tracé de la voie antique de Reims à Metz) et la fortification de la ville, compte, avec celui de Saint-Nicolas, parmi les Grands hôpitaux de Verdun, par opposition aux Petits hôpitaux. D’après l’historien de Verdun Clouët, il aurait été fondé au VIe siècle sous l’épiscopat d’Airy. Beaucoup plus tard, en 1094, il apparaît sous l’appellation de « Maison-Dieu Saint-Sauveur, mais son nom actuel n’est attestée pour la première fois qu’en 1423.

La chapelle de l’hôpital, dédiée à sainte Catherine, est une construction de la première moitié du XIVe siècle qui passait pour n’avoir été jamais été terminée. En réalité, une intervention du Service régional de l’Archéologie en 1995 a démontré que la nef a été amputée de plusieurs travées à une date indéterminée. Ses origines sont obscures. Reconstruite dans la première moitié du XIVe siècle (Labande, 1894, p. 19), elle doit son vocable, tardif, à une confrérie dédiée à cette sainte, citée en 1298 (Labande, 1894, p. 31). L’abbé Clouët affirme d’autre part, dans son « Histoire de Verdun », mais sans apporter de preuves historiques, que sa construction ne fut pas achevée au XIVe siècle. (Clouët, 1867-1870, tome I, p. 471). On outre, il s’interroge sur son existence éventuelle dès 1307, car un édifice religieux est cité à cette date dans une sentence de l’évêque Nicolas de Neuville (Clouët, 1850, p. 2). Elle connut des phases de travaux en 1672, 1739 et 1753. Fermée au culte au 1790, elle est réaffectée en 1802. (Clouët, 1850, p. 15).

Tombé en déclin dans le courant du XVIe siècle, l’hôpital est réformé en 1565 par l'évêque Nicolas Psaume. En 1570, il est le seul capable, sous l’appellation d’Hôpital Général, d’assurer l’accueil des pauvres et à leur prodiguer tous les soins nécessaires. Son importance ne se démentira pas. Largement doté à la fin du XVIIe siècle, il accueille 220 personnes en 1726, 300 vers 1735, et encore 210 malades en 1850 (Clouët, 1850, p. 15)

L’hôpital comportait, avant sa restructuration à la fin du XXe siècle, quatre corps remaniés ou reconstruits entre 1715 et 1725, entourant une cour, à l’ouest. Certains d’entre eux (corps C et D) conservaient des éléments des XVe et XVIe siècles. Le corps E, au sud, est construit de 1819 à 1821, le corps A est pourvu d’une nouvelle façade sur rue en 1858 due à l’architecte verdunois Cauyette. L’hôpital est agrandi vers l’est de 1908 à 1912 (corps F ;G ;H,) sur des plans de l’architecte verdunois Chenevier (bâtiments aujourd’hui détruits).

Période(s) Principale : 14e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 17e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 1er quart 18e siècle , daté par travaux historiques, daté par source
Principale : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques, daté par source
Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
Principale : 4e quart 20e siècle , daté par source
Auteur(s) Auteur : Cauyette,
Cauyette

Architecte en 1827 de l’église de la Nativité des Islettes (Meuse) puis architecte de la ville de Verdun en 1844, il est l'auteur de la construction du théâtre en 1835, des abattoirs en 1840 et du marché couvert en 1844. Il est nommé inspecteur des travaux diocésains en 1850.


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architecte, attribution par source
Auteur : Chenevier Paul-Nicolas,
Paul-Nicolas Chenevier (1848 - 1923)

Architecte actif dans le département de la Meuse, notamment à Verdun (kiosque de la promenade de la digue en 1882, théâtre en 1883, 2e temple en 1888, institution Saint-Joseph en 1888, collège Buvignier en 1888, Caisse d'Epargne en 1890, banque de France en 1905), à Montmédy (sous-préfecture) et à Commercy (Caisse d'Epargne en 1902-1903). il oeuvre aussi pour des propriétaires privés : Il dessine les plans du château de la Lance à Ancemont (Meuse) (1879) et ceux de l’hôtel du Coq Hardi (1903) à Verdun.


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L’hôpital Sainte-Catherine est situé dans la ville basse, sur la rive droite de la Meuse, dans un milieu assez densément bâti. Les bâtiments s’élèvent entre la rue Saint Sauveur (tracé présumé d’une voie gallo-romaine) à l’est et le ruisseau canalisé du Brachieul à l’ouest.

Les bâtiments s’organisent en deux entités :

1) Au nord, jouxtant la chapelle Sainte-Catherine orientée ouest-est (donc perpendiculaire à la voirie), un ensemble de quatre corps entourant une cour. A l’est, le corps A, côté rue, appelé « Communauté », le corps B en retour d’équerre au nord (pavillon des femmes), le corps C qui lui fait face côté chapelle au sud, le corps D (pavillon des hommes) qui fait face au corps A, côté ouest. Dans le prolongement du corps C et en retour d’équerre, le corps E, séparé du corps D par une cour ouverte.

2) Au sud de la chapelle, un ensemble de trois corps de bâtiments délimitant deux cours , corps F (pavillon Peroux) au nord, corps H (pavillon Cumières) au sud, corps de liaison G entre les deux à l’est et dans le prolongement du corps H, le pavillon Saint-Airy, côté rue.A l’ouest de ces deux ensembles, un troisième ensemble est moderne.

Matériaux de gros œuvre :

Pierre de taille calcaire (entroquite de la Côte de Meuse): corps A, façade sur rue, chapelle : façades est et sud, corps C, façade sud, corps D, façade ouest, corps E, corps F, corps G, encadrements de baies pour les autres façades.

Moellon calcaire enduit : ensemble des façades à l’exception des parties citées supra.Brique : éléments décoratifs dans les allèges des baies du second niveau (façade sur cour) du corps HB

Matériaux de toiture : Tuile mécanique sur l’ensemble des bâtiments. Les bâtiments les plus anciens ,au nord, étaient couverts à l’origine de tuile creuse. La chapelle était couverte de tuile plate en écaille.

Structures :

A,B,C,D,E : sous sols partiels, rez-de-chaussée, étage carré. Comble à surcroît dans les corps A,B, C (en partie),E.

Chapelle : nef à trois vaisseaux. La partie Ouest est subdivisée en deux étages. Vestiges du voûtement initial du collatéral nord (croisées d’ogives) dans la cage d’escalier menant à l’étage.

Corps F : sous-sol, 2 étages carrés, comble à surcroît

Corps F : sous-sol, 2 étages carrés, comble à surcroît, Corps G : rez-de-chaussée.Corps H : rez-de-chaussée, étage carré, étage de comble.Les corps sont le plus souvent doubles en profondeur.

Elévation :

Corps A. ,,Façade sur rue . Façade à parti de symétrie, 2 niveaux de baies, couvertes en plein cintre au 1er niveau, à linteau droit au second niveau. Les deux niveaux sont délimités par un cordon mouluré. Le premier niveau est à bossages continus en table. Le 2e niveau est couronné par une architrave et une corniche appareillée à modillons.A la 7e travée, portail en plain cintre encadré de pilastres à bossages en table, amorti par un fronton triangulaire à décor de denticules, sommé d’une croix. Inscription HOSPICE Ste CATHERINE sculptée sous l’architrave ..Façade sur cour : Trois niveaux de baies couvertes en arc segmentaire(12 travées régulières) sauf à droite : baies à linteau droit sur deux niveaux.

Corps B. Façade sur cour : Trois niveaux de baies couvertes en arc segmentaire. Façade postérieure (nord) : Trois niveaux de baies à linteau droit.Façade latérale gauche (ouest) : Trois niveaux de baies couvertes en arc segmentaire.Façade latérale droite (sur rue) : Sur un soubassement élevé (correspondant au sous-sol), deux niveaux de baies à linteau droit et chambranle mouluré (4 travées), corniche appareillée couronnant l’élévation. La façade prolonge celle du corps A.

Corps C. Façade sur cour (nord) : Deux niveaux de baies couvertes en arc segmentaire.(linteaux de bois au second niveau). Lors d’une opération d’ »Archéologie du bâti » menée par le Service régional de l’Archéologie, sont apparues une baie murée à linteau droit entre les deux niveaux de fenêtres (à gauche) ainsi que des baies de combles à chambranles chanfreinés au 3e niveau ainsi que les vestiges d’appareil dans la partie droite de l’élévation au second niveau. Façade sur cour (sud). Parties gauche et centrale : élévation à trois niveaux de baies couvertes de linteaux droits. ¨Partie gauche à 5 travées.Partie droite Après décrépissage, sont apparues 4 arcades en tiers point sur colonnes (deux conservées), noyées dans la maçonnerie et bûchées sur leur face antérieure. Seules les deux arcades centrales sont complètes, les deux arcades latérales sont conservées lors de l'étude à 50 %. Les arcs appareillés à rouleau reposent sur des chapiteaux à corbeille feuillagée. Le moellonnage du mur montre de nombreuses reprises. On note en outre la présence de deux baies bouchées qui ont succédé à la dépose de la colonne de gauche. Une sablière de chêne apparaît dans la maçonnerie au-dessus des arcades. Les arcades appartiennent manifestement à la chapelle. Elles se situent d’ailleurs dans le prolongement de ses grandes arcades nord.

Corps D.Façade sur cour (est) : 2 niveaux de baies couvertes en arc segmentaire (7 travées). L’ordonnance est perturbée par quelques fenêtres (modernes) à linteau droit.(A la 4e travée, portail à chambranle mouluré surmonté d’un fronton cintré mouluré. Les battants à panneaux de la porte (XVIIIe s.) sont conservés. Façade ouest. Deux niveaux de baies couvertes en arc segmentaire alternant avec des fenêtres (modernes) à linteau droit. Au droit de la porte d’entrée, au second niveau, haute fenêtre à chambranle chanfreiné (XVIe s.)

Corps E. Elévations à travées (7 sur la face ouest), baies à linteau droit sur trois niveaux, les deux niveaux inférieurs étant séparés par un bandeau.

Corps F . Elévations à travées, de 3 à 4 niveaux de baies couvertes par des IPN métalliques.Corps G. Un seul niveau de larges baies couvertes en arc segmentaire et de baies couvertes en plein cintre.

Corps H. La façade nord, sur cour, présente une galerie ouvertes de baies libres à l’origine (en partie bouchées) au 1er niveau. Baies rectangulaires aux 2e et 3e niveaux, en plein cintre au 2e niveau à droite. Façade sud : 2 niveaux de baies à linteau droit.

Chapelle. Elévation est (sur rue).La façade offre un parti de symétrie. Le portail central , surmonté d’une haute fenêtre, est encadré de deux fenêtres moins développées.Portail à linteau droit reposant sur deux coussinets : homme accroupi et ange. Tympan nu. Ebrasement en tiers point à deux rouleaux d’archivolte, le 1er sur chapiteau à corbeille feuillagée. Le portail est encadré de deux colonnettes à chapiteaux feuillagés amortis par des pinacles. Un gâble à deux rampants décorés de feuilles de chou est amorti par un pélican en demi relief. Les trois baies sont semblables, à trois formes, 3 quatrefeuilles de réseaux et meneaux en colonnettes à chapiteau feuillagé, archivoltes à décor floral. Les fenêtres latérales sont amorties par des anges en pied.On note la présence de deux gargouilles zoomorphes sur culots anthropomorphes de part et d’autre de la façade, au niveau des égouts de toiture.Elévation sudLes deux premières travées, pourvues de contreforts droits, sont couronnées par une corniche à décor de feuilles de chou. La fenêtre de la 1ère travée est semblable à celles de la façade est. La fenêtre de la 2e travée est plus simple. Il s’agit d’une réfection du XIXe siècle. La 3e travée est percée d’une fenêtre en plein cintre et d’une fenêtre à tympan en tiers point au 1er niveau et de 2 fenêtres couvertes en arc segmentaire au 2e niveau. Elévation ouest.L’élévation ouest, en partie masquée par le corps C, est un pastiche du gothique avec ses 3 niveaux de baies, celles du 3e niveau en tiers point ; ses contreforts et son oculus dans le pignon.

Couverture :

Les toitures à faible pente , à l’exception de celle de la chapelle, sont à longs pans et croupes ou demi-croupes. La toiture de la chapelle est à longs pans brisés. Le vaisseau central est couvert d’un toit à forte pente. Les collatéraux de toits en appentis à pente faible. Le campanile, encore visible sur des photographies antérieures à la guerre de 1914-1918 , a disparu depuis. La charpente de la chapelle n’a pu être observée.Les charpentes qui ont pu être observées dans les corps anciens ( A-E) sont d’un modèle courant : fermes simples et demi fermes (corps B).

Distribution intérieure :

La distribution intérieure des corps A-E a considérablement été transformée dans le courant du XXe siècle, dictée par des normes d’hygiène et de sécurité, à l’exception d’une partie du rez-de-chaussée du corps A (partie sud) qui conserve ses dispositions du XVIIIe siècle. (pièces en enfilade, immobilier par destination). Les escaliers sont modernes à l’exception de l’escalier suspendu en charpente menant à l’étage de la chapelle (XVIIIe s. )

Murs calcaire pierre de taille revêtement
calcaire moellon
Toit tuile plate, tuile mécanique
Étages 1 étage carré, 2 étages carrés, étage en surcroît, 3 vaisseaux
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
Techniques sculpture
Représentations ange ornement animal ornement végétal pélican
Statut de la propriété propriété d'une personne morale
Intérêt de l'œuvre à signaler

Annexes

  • Dépouillement des archives hospitalières (ordre chronologique)

    1626. Dépenses extraordinaires. Réfection de l’église et des bâtiments. 1461 francs, un gros, un blanc.

    A.H. Verdun, I E 15 bis7 avril 1669. Délibération concernant l’adjudication « des ouvrages à faire... pour la réparation de la massonnerie suivant le rapport et visite faite par Didier Pebin et Henry ( ?) Nicolas. »Problèmes de gros-oeuvre, notamment dans le mur-gouttereau nord de l’église, cheminées etc...Clauses diverses, adjudication à Jacques Mathieu.

    A.H. Verdun, I E 1, fol. 166, recto1669 Adjudication au rabais de travaux de charpenterie, maçonnerie, planchers, à Louis Lamy, maître charpentier, pour 150 livres.

    A.H. Verdun, I E 1, fol 172, 173.19 juin 1672. Travaux à l’église. « Faire mettre bas la toiture du dit collatéral (on ne précise pas lequel, mais il s’agit vraisemblablement du collatéral droit) depuis la rue jusqu’à la gallerie où se mettent les hommes en haut pour entendre la messe et mettre aussy bas tout le lambry « Réparer la toiture et au-dessous « faire un plancher au lieu du lambry, en forme de grenier sur quatre saumiers (sommiers) ». Un escalier pour aller au grenier à l’infirmerie (suivent des détails techniques sur la charpente). Travaux adjugés à Louis Lamy. Coût : 210 livres

    A.H. Verdun, I E 1, fol. 203 recto.28 décembre 1686. Nicolas Jacquemin, conseiller du roi au bailliage de Verdun, préside à un « Inventaire des bastiments et meubles dudit hôpital ».Analyse de la pièce : L’accès à l’hôpital se fait par une allée de 42 pieds X 15 pieds. A droite, la chambre du portier, une chambre attenante « par où les pauvres passsent », une bûcherie, un escalier donnant accès à une chambre haute appellée « le bureau », à côté un grenier, une allée vers la cour, de 126 X 40 pieds.Dans la cour, deux salles font face, toutes deux occupées par les soldats, l’une la « salle neuve », de 63 X 24 pieds, avec 21 lits et 11 du roi, la salle vieille, de dimensions identiques avec 11 lits.A côté un petit réduit à droite avec un cabinet servant de garde-manger, un escalier donnant à la pharmacie (25 X 11 pieds) prenant jour sur le jardin à côté. A côté de cet escalier, une porte donnant sur une salle appelée le réfectoire (34 X 13 pieds) avec cheminée, table et bancs, avec une porte donnant sur une allée joignant la salle St Nicolas.Dudit réduit, on passe dans le vestibule servant de dégagement (23 pieds carrés), avec foyer au milieu. Il renferme 11 lits. A droite du vestibule, une chambre « la salle des hommes » prenant jour sur le cimetière Saint-Sauveur (32 X 12 pieds), une cheminée et 6 couches (lits).De l’autre côté du vestibule, une cuisine pavée, « la vieille cuisine » prenant jour sur le cimetière de l’hôpital avec une grande cheminée « soutenue par des pilliers », accompagnée de deux petits cabinets et d’une chambre (15 pieds carré)Joignant cette cuisine, dans le vestibule, un escalier de bois donne accès à la chambre haute « où on tient ordinairement l’écolle », prenant jour sur le cimetière St Sauveur (22 X 12 pieds), avec une cheminée. A côté, le grenier.Du vestibule, on va au lavoir, « arrosé par l’eau de la Meuse ». Son accès se fait par 9 marches. A côté du lavoir, une porte donne vers la ville neuve et les latrines. A côté de l’allée, le cimetière de l’hôpital, à droite le jardin, de 140 pieds X 70 pieds.A l’autre face de la cour d’entrée, « la cuisine ordinaire accompagnée d’une petite dépense (18 X 14 pieds) avec une cheminée, une table. De cette cuisine, on entre dans la chambre de la maison prenant jour sur la rue (24 X 18 pieds). A côté le « poil » (poêle), de dimensions identiques, puis une chambre, une bûcherie et sous la cuisine, une « cave profonde de 8 marches (28 X 11 pieds).« Joignant la dite bûcherie dans ladite cour d’entrée », un « escalier rampant en pierres de taille », couvert de tuiles plates, « qui conduit dans les appartements du haut ». En premier, une chambre appellée « la chambre des femmes » (42 X 16 pieds), prenant jour sur la rue avec une cheminée, une couche, un cabinet à l’entrée.Six marches plus haut, la salle dite « chambre des femmes et des enfants » (42 X 16 pieds), une cheminée, 9 couches, éclairée du côté rue et cour. Une porte donne sur une tribune « qui regarde sur l’église de laquelle les pauvres peuvent entendre la messe »..Joignant cette tribune, une autre porte donne à la petite galerie de bois « à côté de laquelle il y a une chambre « (38 X 11 pieds) De cette galerie on va au grenier.Dans la chambre des femmes et des enfants, deux escaliers de bois d’environ 10 marches chacun, le premier mène à gauche à un grenier à linge, à droite une allée mène à un grenier et à une grande salle (112 X 24 pieds) lambrissée avec foyer central puis à un grenier éclairé du côté du cimetière St Sauveur ( 74 X 12 pieds). Joignant led. hôpital,deux maisons nouvellement acquestées.... (suit une description de ces maisons, puis un inventaire du mobilier et des personnes).

    A.H. Verdun, I E 1411713 « Mémoire fait pour travailler à la toyture de lopitalle Ste Catherine par l’ordre de madame halot Directrise du dit hopitalle a commencer du 4 septembre 1713 « par Jean et Nicolas Lamy.. Total : 110 jours d’ouvrier, fourniture de tuiles : 141 livres 5 sols.

    A.H. Verdun, I E 551721. 20 juillet 1721. Quittance de travaux de maçonnerie. Jacques Perrin, maître maçon. Travaux au lavoir, canal, portes, greniers, granges. (21 livres)

    A.H. Verdun, I E 591721. Mémoire des couvertures ... par l’ordre de Monsieur le Chanoine de la catederalle (sic) de VerdunConcerne la toiture de l’église, cheminées, charpente, « chesne » du bâtiment neuf, raccomoder la toiture du lavoir, etc... (60 livres) Fourniture de 1500 tuiles plates, de 1503 quarterons de tuile creuse..., ciment, chaux, fer blanc.(157 livres, 7 sols, 6 deniers).

    A.H. Verdun, I E 5926 septembre 1721. Mémoire et quittance de Joseph Perrin, maître maçon à Verdun pour travaux de réparation. (100 livres)

    A.H. Verdun, I E 591721. Mémoire et quittance de J.B. Morel. Travaux de menuiserie.

    A.H. Verdun I E 5912 décembre 1721. Mémoire de Henry Favart, maitre vitrier, pour travaux.A.H. Verdun, I E 5917 janvier 1724. Mémoire et quittance d’un nommé Zambaux pour fourniture de bois d’oeuvre et menuiserie. (25 livres)

    A.H. Verdun, I E 626 janvier 1724. Mémoire et quittance de J.B. Morel pour travaux de serrurerie

    A.H. Verdun, I E 6212 février 1724. Mémoire et quittance du maître charpentier Zambaux (45 livres)

    A.H. Verdun, I E 629 juillet 1724. Mémoire et quittance de Damien Simon, maçon, pour travaux de réparations (45 livres)

    A.H. Verdun, I E 6214 octobre 1724. Quittance de Claude Zambaux, maître charpentier, pour travaux « nécessaires aux pauvres que l’on y a envoyez nouvellement ». (150 livres).

    A.H. Verdun, I E 6212 janvier 1725. Mémoire et quittance de Favart, vitrier, pour 38 livresA.H. Verdun, I E 621726. Mémoire et quittance de Favart, vitrier (31 livres

    )A.H. Verdun, I E 649 avril 1726. Mémoire, par Zambaux, des ouvrages qui sont à faire à l’hôpital... (Charpente et couverture). Les travaux concernent la salle où travaille (sic) les filles et infirmières des femmes, la salle des « vieilles femmes », les greniers au-dessus, le cellier et grenier, la toiture au-dessus de la porte d’entrée.

    A.H. Verdun I E 1394 août 1726. Décompte des ouvrages pour 1726. Quittance de 1146 livres 10 s. pour Pierre Faloise

    A.H. Verdun I E 1396 septembre 1726. Mémoire des couvertures « pour les bastimensts neuf et des autres qui ont esté réparez » (couverture au-dessus de Mr le curé et au-dessus de l’infirmerie des femmes), blanchissement des salles. (70 jours d’ouvrier, soit 124 livres 14 sols).

    A.H. Verdun, I E 6427 décembre 1726. Mémoire de J.B. Morel pour travaux de serrurerie .(35 livres)

    A.H. Verdun, I E 641726. Etat sommaire de la dépense faitte à l’hôpital en 1726 pour la construction des sales (sic) sur le devant et des souterrains : 2324 livres 6 sols. (sont mentionnés les noms de H. Favart, maître vitrier, Zambaux, charpentier, Christophe Dieudonné, menuisier.

    A.H. Verdun, I E 644 avril 1726 « Devis des ouvrages de maçonnerie nécessaire pour la construction de trois sales (sic) dans l’hôpital de Ste Catherine » par Faloise. Démolir la muraille sur la cour depuis la cuisine jusqu’à la chambre de M. le curé. Les relever... y poser neuf croisées de pierre de taille, de 7 pieds de large et de 7 de haut. Relever la muraille sur la rue de 6 à 7 pieds, poser des cheminées, murs de refend, 4 soupiraux sous les 4 croisées côté cour, 10 petites croisées au grenier sur les deux faces, celles (côté) cour, bombées. Estimation à 748 livres.

    A.H. Verdun, I E 139 9 avril 1726. Devis par Zambaux, d’ouvrages en charpente et couverture. Travaux où travaille (sic) les filles et infirmières des femmes », dans la salle des vieilles femmes, greniers au-dessus, cellier, greniers, toiture au-dessus de la porte d’entrée.

    A.H. Verdun I E 1394 août 1726. Décompte des ouvrages de 1726 par Pierre Faloise. 1146 livres 10 sols.

    A.H. Verdun, I E 1391727-1728. Mémoire de travaux de charpente. Quittance de 80 livres à Zambaux.

    A.H. Verdun, I E 6615 juin 1728. Marché pour une cave voûtée (51 X 13 pieds) à construire sous le réfectoire des hommes, par Pierre Falloise. Devis estimatif de 327 livres 8 s. 6 d.

    A.H. Verdun, I E 6625 juin 1728. Mémoire et quittance de Henry Bornet, maître serrurier

    A.H. Verdun, I E 668 juillet 1728. Marché avec Pierre Falloise, maître maçon, concernant la construction d’une cuverie. « Démolir la partie de la grosse muraille sur l’eau qui est ruinée...construire une muraille de blocaille dont les jambages et semelles seront en pierre de taille de Moulainville ».

    A.H. Verdun, I E 6612 juillet 1728 Mémoire des bois nécessaires pour la construction d’une cuverie arrêté avec M. Gilon marchant (sic) de bois de Verdun (bois de charpente)

    A.H. Verdun I E 665 septembre 1728. Mémoire et quittance de Jean Lamy. « Nous avons recouvrit et latté le batimant neu au-dessus du pressoir »... réparé les petites prisons qui sont conjointement »..(82 livres 14 sols)

    A.H. Verdun I E 6612 septembre 1728 « Toisé des murailles pour l’étable des porcs sur le gros mur joignant le ruisseau », par Pierre Falloise.

    A.H. Verdun, I E 6610 octobre 1728. Mémoire de Gillon pour bois fournis...et quittance (21 livres 5 sols)

    A.H. Verdun I E 6623 octobre 1728 Mémoire et quittance de Gabriel Taponnier, maître cloutier (65 livres)

    A.H. Verdun I E 6615 novembre 1728. Mémoire et quittance de Henry Bornet, maître serrurier à Verdun (63 livres)

    A.H. Verdun, I E 6613 décembre 1728. Mémoire et quittance de Pierre Falloise, maître maçon. (8 livres 5 sols).1729. Mémoire des ouvrages en maçonnerie par Me P. Faloise. Quittance de 1689 livres.

    A.H. Verdun, I E 1396 février 1729. A la suite de la visite d’experts, l’administration de l’hôpital constate que le corps de logis habité par les soeurs menace ruine « et qu’il est nécessaire de le rétablir au plus tôt ».Il sera démoli depuis l’entrée située sur la cour jusqu’à la bûcherie « tant la face que l’intérieur et sera relevé de simétrie avec le reste de la même face sur la cour ». L’intérieur, redistribué sera » plus commode et plus solide », suivant les plans présentés à l’Administration pour « en faire le devis et marché ».

    A.H. Verdun, I E 3, fol. 236 recto.24 février 1729. Devis et estimation des ouvrages de maçonnerie à faire ...pour les réparations du corps de logis occupé par les soeurs en janvier 1729. Reconstruction du mur sur cour, surélèvement jusqu’au niveau du nouveau bâtiment. Pose de 5 croisées de 3.5 X 7 pieds (identiques aux nouvelles) et de la porte d’entrée. Au 1er étage, 6 croisées, au grenier, 6 petites croisées identiques à celles du nouveau bâtiment. Importante restructuration intérieure.

    A.H. Verdun, I E 139, IE 3, fol. 236.1435. Mémoire pour l’hôpital Ste Catherine depuis le 31 XII 1734, par Louis Chottin, maître serrurier. Quittance de 245 livres 15 sols.

    A.H. Verdun, I E 13919 juin 1735. Quittance de Pierre Falloise pour travaux (1126 livres 18 sols)

    A.H Verdun, I E 1391739. Le 5 juillet, en conséquence de la visite de » M. Le Boeuf, ingénieur en chef de cette ville... pour procéder au rétablissement de la couverture, charpente et partie de la maçonnerie de l’église et collatéraux de cette maison « ...il a été décidé de procéder à l’adjudication des dits ouvrages. Démolir l’ancienne charpente, « les deux grands murs des côtés de cet édifice, et mesme le frontispice ou pignon au-dessus de la porte d’entrée seront rabaissés d’environ six pieds de hauteur, de sorte que ce rabaissement se puisse faire sans détruire la grande croisée du portail. »Réparations à faire. Maçonnerie : reconstruction du mur dans le cimetière St Sauveur. Si la pierre manque, elle devra être prise dans les carrières de Moulainville ou de Châtillon.Charpente : démolition et rétablissement conformément au plan Couverture : Récupération de la tuile plate (corps de l’église), tuile creuse neuve à fournir pour les collatéraux. Arêtiers en tuiles maçonnées.

    A.H. Verdun, I E 13929 octobre 1739 Mémoire du toisé des bois de charpente... employés par Jean Jaques (sic) (lire Jacquot), maître charpentier de Verdun., suivant l’adjudication du 10 juillet 1739. 1564 livres 12 sols, 9 deniers. (La quittance est signée Jean Jacquot)

    A.H. Verdun, I E 13912 novembre 1739 « Mémoire des ouvrages de maçonnerie de Messieurs Faloise et Cousin, maîtres maçons de cette ville « .Quittance de 1623 livres 3 sols.A.H. Verdun, I E 13910 décembre 1740. Mémoire et quittance de Gabriel Taponnier, maître cloutier. 110 livres 10 s.

    A.H. Verdun, IE 7811 décembre 1740. Mémoire et quittance d’Antoine Dieudonné, menuisier, pour 134 livres 9 s.

    A.H. Verdun, IE 7831 décembre 1740. Mémoire et quittance de Jean Gody, maître serrurier. 187 livres.

    A.H. Verdun, IE 7829 décembre 1741. Mémoire et quittance de Pierre Falloise. Travaux de maçonnerie divers. 102 livres, 15 s.

    A.H. Verdun IE 79.1741. Dans une lettre du 13 avril 1742 du charpentier Henry, mention de la fourniture de bois pour 113 livres 14s. pour palissades, clôtures, pont etc.. (travaux réalisés en 1741).Mémoire et quittance du maître serrurier Jean Gody du 31 juille 1742 (travaux réalisés en 1741). 117 livres.Mémoire et quittance du même, 31 décembre 1742. (91 livres 19 s.)

    A.H. Verdun, IE 8015 décembre 1743. Mémoire et quittance de Pierre Falloise et Dominique Cousin pour rétablir le pavé de la cuisine et de l’église. 125 livres, 14 s.

    A.H. Verdun, IE 819 septembre 1753. J.B. Burlé et François Burlé, maîtres charpentiers, Pierre Faloise, maître masson (sic) et J.F. Roussel son compagnon, tous demeurant à Verdun et Jean Dumont « maître recouvreur demeurant à la citadelle de laditte ville » se sont rendus adjudicataires de la reconstruction à neuf du clocher de l’hôpital pour 700 livres. Suivent les quittances. Devis estimatif et état estimatif des travaux. Mention de deux vitraux de plomb à placer dans les deux baies créées dans la maçonnerie.

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 1517 décembre 1753. Procès-verbal de réception des travaux de reconstruction de la flèche de l’église par Philippe Collet, maître couvreur, Claude Jourdain, maître charpentier, André Meuris, maître maçon, tous trois de Verdun. (Parement externe de deux faces en pierre de taille, deux baies éclairant le beffroi, charpente en chêne, toiture en ardoise).

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 18.1755 Lettres patentes de Louis XV autorisant l’hôpital à acquérir une maison contiguë à l’établissement. Contrat d’acquisition.

    A.H. Verdun, IB 491756. Coupe et profil du bâtiment proposé à faire pris sur la ligne AB - Plan d’un bâtiment proposé de faire dans un terrain joignant l’hôpital général de Ste Catherine de Verdun appartenant au dit hôpital (Plan, coupes élévations). Encre et lavis (pièce 20)Plan du premier étage (pièce 19)

    A.H. Verdun I E 1391756. « Bref état des ouvrages de maçonnerie qu’il convient faire pour la reconstruction à neuf d’un appartement destiné pour le logement du chapelin « (sic)... ainsi qu’il est démontré par le plan joint (en déficit)... état estimatif des travaux. Total : 2359 livres, 16 s., 4 d.

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 211756. « Bref état estimatif des ouvrages de maçonnerie qu’il convient faire pour la reconstruction à neuf d’un bâtiment projetté de construire pour l’utilité et la commodité de l’hôpital. » (7208 livres, 11 s., 8 d.)

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 221756 « Bref état estimatif des ouvrages de charpente, couverture, menuiserie et vitrerie qu’il convient faire pour la construction à neuf des prisons ou loges proposées de faire dans un terrain donnant sur le canal au derrière de l’hôpital... pour servir à mettre à l’étroit les pauvres attaqués de maladie maligne ou qui auraient perdu les esprits ». (Coût plus de 5000 livres)

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 23 13 juin 1760. Traité entre l’administration de l’hôpital et Adrien Le Bel, paveur, pour « relever et reconstruire tout le pavé devant ledit hôpital depuis l’Eglise de Saint Sauveur jusqu’à la maison de Monsieur Dextreme. » Quittance de paiement.

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 4217 juin 1765. Devis des ouvrages de maçonnerie... au bâtiment des prisons. Les fondations seront établies sur pilotis (« pillots ») portant une plateforme de 10 à 12 pouces de largeur, l’ensemble étant assemblé par des broches de fer. Le pignon sera reconstruit totalement. Le mur de clôture du verger est à construire ( en pierre de Châtillon ou de Moulainville) Il sera couvert de tuiles creuses et muni d’une porte (détails). Marché passé avec Claude Delorme, maître maçon à Verdun. Quittance de 250 livres 18 s. et procès-verbal de réception par Gaspard Maisonhaute.

    A.H. Verdun, I E 139 pièce 24. 1765. ? Quatre plans dépourvus de titre (prisons), une élévation et deux coupes (s. date)A.H. Verdun I E 139, pièce 26.1769 Devis de reconstruction du pont de pierre de taille et des latrines de chaque côté du pont. Remplacement du pont en bois par un pont en maçonnerie. Traité avec Claude Delorme, maître maçon à Verdun. Procès-verbal de réception, 5 septembre 1769. Quittance du 10 septembre 1769 (Plan au 4e folio)

    .H. Verdun, I E 139, pièce 25Hôpital général Ste Catherine de Verdun. 1771. Coupe du bâtiment proposé prise sur la ligne CD du plan. Plan du bâtiment proposé à construire joignant l’hôpital Ste Catherine (avec une élévation). Plan anonyme, encre et lavis

    A.H. Verdun I E 139, pièce 30Dessein d’un bâtiment proposé de faire dans un terrein joignant l’hôpital général de Verdun... 1771. Coupe et profil du bâtiment pris sur la ligne AB du plan. Coupe du bâtiment prise sur la ligne CD du plan. Plan anonyme, encre et lavis

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 31Profil du bâtiment de Ste Catherine pris sur la ligne EF du plan. Profil des prisons. Profil de l’écurie et du bûcher de Ste Catherine de Verdun. Coupe des prisons. Plan anonyme, encre et lavis.

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 321771 Etat estimatif des ouvrages à faire pour la construction des bâtiments nécessaires .... Démolition des anciens bâtiments, construction d’une grande salle sur la cour etc...prisons, cheminées, charpente . Coût : 16516 livres 10 s. 4 d. ( pièce 26). Devis estimatif .... (pièce 27)

    A.H. Verdun, I E 139, pièces 26 et 27. 26 mai 1771. Devis descriptif signé de l’architecte Menny (Meury sur pièce 29). Concerne les bâtiments à façades sur rue, sur la grande cour, sur la petite cour des prisons, les voûtes des prisons au rez- de-chaussée, de la charbonnière, des cheminées, etc..., carreaux « de pierre blanche"

    A.H. Verdun, I.E. 139, pièce 2818 janvier 1772. Lettre des administrateurs de l’hôpital à l’Intendant de Lorraine en la Généralité des Trois Evêchés pour solliciter une autorisation d’emprunt concernant les travaux d’agrandissement projetés. Rappel des opérations foncières. Le 11 décembre 1715, achat d’une petite maison mitoyenne. En 1755, achat d’une autre petite maison joignant l a précédente. Ces deux maisons menacent ruine. Les administrateurs envoient les plans et devis de reconstruction. Ils ne disposent que de 6000 livres léguées par Mgr de Nicolaï, évêque de Verdun.

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 287 septembre 1773. Extrait des reg. du Conseil d’Etat. Autorisation de démolition et de reconstruction, autorisation d’emprunt (copie sur velin).

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 3714 janvier 1774. Plans de reconstruction prêts et pouvant être communiqués aux ouvriers. L’adjudication se fera le 4 février prochain. Les administrateurs sont d’avis de « poser les plans et devis chez le Sr Nicolas Robert, inspecteur des bâtiments de cet hôpital, afin que les ouvriers puissent en prendre communication ».

    A.H. Verdun, I E 4 reg. des délib., fol.151 recto, 1524 février 1774. Le bâtiment des prisons sera différé à une autre année, donc non compris dans la présente adjudication. Suivent des clauses diverses. Le Sr Robert aura l’inspection des bâtiments. L’adjudicataire est Claude Delorme pour 10450 livres

    A.H. Verdun, I E 4, reg. des délib., fol 151 verso, 152 recto.18 février 1774. Adjudication des travaux de serrurerie à Nicolas Labriet pour 650 livres, de menuiserie à Joseph Bon pour 280 livres, de vitrerie et peinture à Joseph Mainye ou Mainnie pour 245 livres.

    A.H. Verdun, I E 4, reg. des délib. 152 recto, 153, 154 recto18 février 1774. Adjudication des travaux de vitrerie (verre de St Quirin), de couverture, ferblanterie, blanchissage et plafonnage à Jean Dumont, pour 1075 livres., de serrurerie etc... (Cf. supra) (Extrait des délib. du Bureau de l’hôpital)

    AH. Verdun, I E 139, pièce 3812 avril 1774. Projet des administrateurs de l’hôpital de demander à l’Evêque, retenu à Paris, de se faire représenter pour poser la première pierre « du bâtiment que l’on commence en cet hôpîtal »

    A.H. Verdun I E 4, reg. des délib., fol. 155 recto5 novembre 1779. Traité passé entre l’hôpital et François le Bel, Nicolas Le Bel et Sébastien Souliaques paveurs de Verdun, pour entretien de « tout le pavé dans la rue devant le dit hôpital »,... de celuy qui est sous la porte d’entrée jusqu’au puit qu’est dans la cour » etc...

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 441782. Devis estimatif des ouvrages en maçonnerie que Christophe Martignon a fait « au bâtiment de la chambre à four ». Coût : 30 livres, 16 s.

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 451782. Etat estimatif pour « reconstruction de la chambre à four et des fours et autres ouvrages ». 2028 livres, 5 s., 3 d. Sur le dernier folio, en marge : Christophe Martignon

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 489 décembre 1782. « Toisé des ouvrages de charpente que l’on a fait dans plusieurs batiment (sic) de l’Hôpital de Ste Chatherine (sic) de cette ville ». 693 livres 2 s. 10 d. Quittance de Nicolas Barthelemy, maître charpentier pour 660 livres.

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 4928 juin 1783. « Etat des ouvrages de maçonnerie que le sieur Martignon a fait au bâtiment de Ste Catherine sur le terrain loué à l’hôpital militaire »Concerne le mur de terrasse sur le ruisseau et le canal, la reconstruction du mur de la bûcherie . 924 livres 12 s. Quittance

    A.H. Verdun, I E 139, pièce 5.7 brumaire an X (29 octobre 1801). Devis descriptif et estimatif concernant le remplacement du chauffoir et de l’infirmerie par un bâtiment plus grand (chauffoir, grande salle, poele et cuisine) entre les dortoirs des hommes et des femmes. 4658 livres, 9 s., 5 d. 2 plans (signé illisible)

    A.H. Sainte Catherine, boite 103/E 20, pièces 36 et 37.20 décembre 1806. Détail estimatif de l’architecte Beaujean pour le remplacement des chêneaux en bois par des chêneaux en fer blanc.(Charpy entrepreneur). 275 francs 40 centimes.

    AH. Sainte-Catherine, boite 103/E 20, pièce 1112 novembre 1811. Travaux de couverte, Beaujean architecte. Adjudication à Benoît Rabut (13 novembre 1811)

    A.H. Sainte-Catherine, boite 103/E 20, pièce 201812. Reconstruction de planchers. 900 francs

    A.H. Sainte-Catherine, boite 103/E 20, pièces 24-26.7 août 1814. Mémoire de l’architecte Beaujean concernant des reprises de maçonnerie, menuiserie etc... 298 francs 26 cts.

    A.H. Sainte-Catherine, boite 103/ E20, pièce 149 mai 1816. Devis de l’architecte Beaujean. Travaux de couverture. 996 francs 96 cts (3025 mètres carré)

    Inventaires du mobilier : Inventaire du 28 décembre 1686, par Nicolas Jacquemin, conseiller du roi au bailliage de Verdun, prévôt Description du bâtiment, inventaire du mobilier et dénombrement des personnes. Inventaire du mobilier en 1715. Comprend l’inventaire du mobilier religieux2e inventaire de 1715.Inventaire de 1725

  • Chronolologie des travaux de la chapelle

    La chapelle Sainte-Catherine constitue l’élément le plus ancien de l’hôpital. Faute de documentation archivistique, sa construction est à placer dans le cours du XIVe siècle. Il apparaît évident que les arcades aujourd’hui noyées dans la façade sud du corps C (fortement remanié au XVIIIe siècle) appartiennent à la chapelle. Deux arguments plaident en faveur de cette hypothèse :

    1) elles se situent dans le prolongement des grandes arcades nord qui séparent le vaisseau central du collatéral nord de la chapelle. On aurait pu attendre une confirmation de la datation par dendrochronologie de la sablière située au-dessus des arcades. La datation obtenue, le XIIIe siècle, indique manifestement un remploi.

    2) Sur le plan stylistique, le décor des chapiteaux, malgré leur état de dégradation, ne contredit pas le XIVe siècle.La question de la datation des fenêtres du dernier niveau de la façade sur cour du corps C est plus délicate. Leur chambranle chanfreiné est d’un emploi commun entre le XIVe et le XVIe siècle. Quoi qu’il en soit, on peut difficilement admettre, au vu des deux travées subsistantes de la façade sud, percées de hautes baies, qu’elles soient contemporaines de la chapelle. Il est vraisemblable que la construction du corps C soit à placer au XVe ou au XVIe s. Elle aurait été rendue possible par l’abandon de la construction de la chapelle qui, d’après l’historien Clouet, n’aurait jamais été terminée. La présence, dans la façade sud, d’une porte bouchée, de facture bas-médiévale et postérieure à la suppression des arcades, va également dans ce sens. On peut également penser que le bûchage des reliefs a été réalisé lors de la construction de ce corps de bâtiment.Par analyse archéologique, il apparaît que le corps D a vraisemblablement été construit au XVIe siècle, comme en témoigne la mise en œuvre du moyen appareil de la façade ouest, la présence d’une grande baie à chambranle chanfreiné sur cette même façade ainsi qu’une ouverture semblable ouvrant aujourd’hui dans le comble du corps C.Les sources d’archives

    2) Sur le plan stylistique, le décor des chapiteaux, malgré leur état de dégradation, ne contredit pas le XIVe siècle.La question de la datation des fenêtres du dernier niveau de la façade sur cour du corps C est plus délicate. Leur chambranle chanfreiné est d’un emploi commun entre le XIVe et le XVIe siècle. Quoi qu’il en soit, on peut difficilement admettre, au vu des deux travées subsistantes de la façade sud, percées de hautes baies, qu’elles soient contemporaines de la chapelle. Il est vraisemblable que la construction du corps C soit à placer au XVe ou au XVIe s. Elle aurait été rendue possible par l’abandon de la construction de la chapelle qui, d’après l’historien Clouet, n’aurait jamais été terminée. La présence, dans la façade sud, d’une porte bouchée, de facture bas-médiévale et postérieure à la suppression des arcades, va également dans ce sens. On peut également penser que le bûchage des reliefs a été réalisé lors de la construction de ce corps de bâtiment.Par analyse archéologique, il apparaît que le corps D a vraisemblablement été construit au XVIe siècle, comme en témoigne la mise en œuvre du moyen appareil de la façade ouest, la présence d’une grande baie à chambranle chanfreiné sur cette même façade ainsi qu’une ouverture semblable ouvrant aujourd’hui dans le comble du corps C.

    Les sources d’archives font état de travaux à la chapelle en 1669 et 1672. Pour cette dernière date, il est fait mention de la division de la chapelle » faire un plancher... en forme de grenier... ». C’est peut-être de cette époque que date le recoupement partiel du volume de la nef tel qu‘il apparaît encore de nos jours.L’examen des façades sur cour des corps A, B, C ,D, montre une réelle unité qui trahit un important remaniement d’ensemble, au XVIIIe siècle, des corps existants (C,D) et la construction ou reconstruction ( ?) des corps A et B. La présence d’un mur de refend de largeur inhabituelle dans le corps B plaiderait dans ce sens ainsi que la description des bâtiments faite en 1686, montrant l’existence, dès cette époque, de plusieurs corps.La morphologie de la porte sur cour du corps D indiquant la première moitié du XVIIIe siècle, ainsi que de textes de 1721 et 1726 mentionnant l’existence d’un « bâtiment neuf » incitent à placer cette campagne importante dans les années 1715-1725. Le grand nombre de marchés de maçonnerie, charpenterie et couverture jusque 1728 prouve l’importance des travaux exécutés. Il sont suivis par la reconstruction, en 1729, du logis des soeurs (vraisemblablement le corps A).

    En 1739, à la suite de la visite de l’ingénieur Le Bœuf, il est décidé de refaire la charpente et la couverture de l’église, de démolir les murs gouttereaux et de déraser le pignon de la façade est (sur rue). L’analyse du bâtiment confirme l’exécution, au moins partielle, du projet. (façade est, gouttereau nord). En revanche les deux premières travées du mur gouttereau sud furent épargnées. Il est très probable que ces travaux furent rendus nécessaires par des désordres dans la maçonnerie dus à la poussée de la charpente, mal conçue ou en mauvais état. Une des conséquences en fut le choix d’un toit à plus faible pente sur les collatéraux (état actuel) alors couvertsde tuile creuse.

    En 1753, le campanile est reconstruit à neuf par les maîtres charpentiers J.B. et F. Burlé, ainsi que P. Faloise, maître maçon , J.F. Roussel son compagnon, de Verdun et Jean Dumont, couvreur, pour 700 livres. Les travaux de la flèche sont reçus le 17 décembre 1753

    En 1756, on projette, pour plus de 5000 livres, la construction d’un bâtiment pour les malades mentaux. Les travaux, semble-t-il moins ambitieux sont réalisés de 1765 à 1774 et peut-être au-delà (plans soumis à Nicolas Robert, inspecteur des bâtiments de l’hôpital). Il ne reste rien de ces « prisons ou loges ».

    Des travaux de moindre importance se poursuivent en 1779, 1782 et 1783.

    Le corps E, appellé au XIXe siècle la « Filature », est reconstruit de 1819 à 1821 par l’entrepreneur J.B. Charpy, de Verdun, sur des plans de l’ingénieur Vincent.

    En 1821, réfection du clocher de la chapelle par Vincent et en 1824, remplacement du lambris en sapin par un plafond plâtré.

    En 1830, reconstruction du lavoir (aujourd’hui détruit) par Joseph Charpy, entrepreneur à Verdun. L’édifice est doté d’une pompe dont les plans sont conservés.

    En 1839, construction de trois nouvelles salles et d’un bûcher par l’architecte PoullainEn 1843, travaux d’embellissement intérieur de la chapelle, par l’entrepreneur J. Charpy.De 1858 à 1860, reconstruction de la façade sur rue du corps A par les entrepreneurs J.P. Fromieux et L. Rabut, de Verdun, sur des plans de l’architecte Cauyette, dans le but de régulariser une façade dont « l’irrégularité est choquante ». L’architecte puisa son inspiration dans la façade de l’hospice de la Pitié, qu’il considérait comme un « des plus beaux de Paris ».

    En 1863, 1864, l’architecte Cauyette fait agrandir la fenêtre de la 2e travée sud de la nef de la chapelle et s’inspire de celle de la 1ere travée.

    De 1908 à 1912, construction du pavillon des vieillards, crèche, buanderie, bains, économat et chaufferie (corps F, G,H) sur des plans de l’architecte verdunois Chenevier.1922. Suppression du campanile (Renault, op. Cit. p. 75)

    1923. Restauration des vitraux de la chapelle et pose d’un plafond à caissons.1992 Début de la construction de la maison de retraite.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Guillaume Jacques
Jacques Guillaume

Ingénieur CNRS, chercheur à l'Inventaire Lorraine jusqu'en 2004.


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- Jacops Marie-France
Marie-France Jacops

Conservateur en chef du patrimoine à l'Inventaire général de Lorraine


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- Rouyer Jean
Jean Rouyer (1914 - 1989)

Prête et chanoine du diocèse de Verdun, professeur puis archiviste du diocèse de Verdun, membre le plus ancien de la Société philomathique de Verdun et de la Société des Naturalistes et Archéologues du Nord de la Meuse, enquêteur du pré-inventaire.


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