Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

hôtel de PImodan

Dossier IA54029520 réalisé en 2010

Fiche

  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • pressoir à vin
    • puits
    • four
    • cour

Œuvres contenues

  • plaque de cheminée
  • cheminée
  • cheminée
  • puits mitoyen
    Toul, 6 bis, 6 rue Général Gengoult
  • four de ménage
    Toul, 6 bis, 6 rue Général Gengoult
  • plaque de cheminée
Appellations de Pimodan
Parties constituantes non étudiées pressoir à vin, puits, four, cour
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Toul - Toul-Nord
Adresse Commune : Toul
Adresse : 6 bis, 6 rue Général Gengoult
Cadastre : 1820 L 1293 ; 2010 AR 581, 777
Précisions AP îlot 6

Originaire d'Argonne, la famille de Rarécourt de la Vallée de Pimodan remonte au XIIIe siècle. Jacques de la Vallée s'établit à Toul à la fin du XVIe siècle. C'est probablement lui qui édifie l'hôtel de Pimodan vers 1600 (datation par dendrochronologie). La cave conserve une porte du 15e siècle en réemploi ou vestige d'un habitat antérieur. Les membres masculins de la famille occuperont jusqu'à la Révolution la charge de bailli et de lieutenant du roi à Toul. Les fenêtres de lucarne illustrent l'utilisation d'origine de l'étage en surcroît comme espace d'engrangement. Contemporain de la construction, le corps 3 est modifié au 18e siècle (partie droite du rez-de-chaussée) et au 19e siècle (partie gauche du rez-de-chaussée). Les corps 2 et 3 datent du 18e siècle avec fenêtres de l'étage du corps 2 modifiées au 19e siècle.

En septembre 1858, le décorateur sur faïence Auguste Majorelle, né à Lunéville en 1825 et ayant probablement fait son apprentissage à la manufacture Keller et Guérin, emménage dans le bâtiment où il installe son atelier et ouvre un commerce d'objets d'art. Ce déménagement a notamment pour objet de faciliter la collaboration déjà engagée avec la manufacture de Toul-Bellevue. C'est là que naît Louis Majorelle le 3 octobre 1859. La famille quitte Toul pour Nancy en 1860. Les fenêtres sur cour de l'aile sud du corps 1 (rez-de-chaussée et étage en surcroît) sont modifiées ou percées au cours du 19e siècle. La porte piétonne à gauche de l'élévation antérieure est percée à la limite entre le 19e et le 20e siècle. L'édifice est actuellement une maison.

Période(s) Principale : limite 16e siècle 17e siècle , datation par dendrochronologie
Secondaire : 15e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
Auteur(s) Personnalité : Jacques de la Vallée, commanditaire), attribution par travaux historiques
Personnalité : Majorelle Auguste,
Auguste Majorelle (1825 - 1879)

Auguste Majorelle, né à Lunéville (Meurthe) en 1825 et mort à Nancy en 1879, est un décorateur français, créateur sur céramiques et sur meubles.

Il est le père de Louis Majorelle, décorateur et ébéniste, et le grand-père du peintre Jacques Majorelle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
habitant célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Majorelle Louis,
Louis Majorelle (1859 - 1926)

L'entreprise Majorelle trouve son origine en 1858 avec Auguste Majorelle. Louis Majorelle en reprend les rennes à la mort de son père en 1879. Sa production éclectique et bientôt Art nouveau est distinguée lors des expositions universelles parisiennes de 1889 et 1900. En 1901, il devient l'un des vice-présidents de l'École de Nancy (association loi 1901). En 1913, l'entreprise fait construire une succursale par l'architecte Henri Sauvage à Paris. Le magasin nancéien bombardé pendant la Première Guerre mondiale est reconstruit en 1921. Jules Majorelle prend la succession de son frère à la mort de celui-ci en 1926. Alfred Levy assure la direction artistique de l'entreprise qui s'oriente résolument vers la mode Art déco. Les ateliers participent à l'équipement du paquebot Normandie au milieu des années 1930. ils disparaissent au début des années 1950.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
habitant célèbre, attribution par travaux historiques

Chaînes d’'angles harpées (corps 1 : élévation postérieure : escalier demi-hors-oeœuvre ; aile nord ; corps 3 : élévation antérieure : escalier demi-hors-oeœuvre). Cave sous-corps 1 accessible depuis la cour intérieure par 1 escalier en deux volées séparées par 1 palier intermédiaire donnant sur 1 petit espace distribuant les 3 pièces de la cave. Au nord, 1 porte piétonne à piédroits et linteau droit chanfreinés ouvre sur 1 grande pièce plafonnée au sol de terre battue. Non centrée, 1 colonne ronde en pierre au tailloir rectangulaire soutient 1 grande poutre transversale. La pièce abrite 1 pressoir. 1 escalier débouchait autrefois sur la rue Général Gengoult. Face à l'escalier donnant sur cour, 1 porte piétonne en réemploi aux piédroits chanfreinés et au linteau à arc aveugle trilobée décoré d'un blason tenu par un clou d'accrochage et une courroie sculpté. Ces armoiries représentent peut-être 1 tour sommée de gonfanons ou 1 roc d'échiquier. Cette porte pourrait provenir d'une habitation antérieure. Elle ouvre sur 1 petite pièce dont la paroi sud est percée pour accéder à la 3e pièce. Porte cochère de l’'élévation antérieure avec vestige d'un cartouche au centre du fronton interrompu. L'aile nord de l’'élévation postérieure était jadis 1 escalier de distribution extérieure. Sur les élévations antérieures et postérieures, la taille des fenêtres diminue avec l'élévation. On note la présence d'un pressoir à vin (corps 1 : cave), d'un puits (corps 2 : cave), d'un puits (corps 3 : rez-de-chaussée) et d'un four (corps 4 : rez-de-chaussée).

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile creuse mécanique, tuile creuse, tuile mécanique
Plans plan régulier
Étages sous-sol, 1 étage carré, étage en surcroît, rez-de-chaussée
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures croupe
Escaliers escalier demi-hors-oeuvre
escalier en vis avec jour, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre
escalier en équerre, en maçonnerie
Techniques ferronnerie
sculpture
Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH, 1995/07/20
Précisions sur la protection

en totalité (cad. 2010 AR 777) : inscription par arrêté du 20 juillet 1995

Références documentaires

Bibliographie
  • ROUYER (Vincent), "L'ancien hôtel de Pimodan", in Toul Parcours d'histoires, Toul, 2001, p.41

    p. 41 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • BOUVIER (Roselyne), Majorelle, Paris-Metz, La Bibliothèque des Arts, éditions Serpenoise, 1991

    p. 14-15 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Ville de Toul - Masson Philippe
Philippe Masson

Chercheur, prestataire (département de la Meurthe-et-Moselle, ville de Toul, ville de Verdun, service de l'Inventaire général-site de Nancy)


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.