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Maison forte de Adompt (88)

Dossier IA88031980 réalisé en 2020

Fiche

Dénominations maison forte
Aire d'étude et canton Dompaire
Adresse Commune : Gelvécourt-et-Adompt
Lieu-dit : Adompt
Adresse : 2 route des Marronniers
Cadastre : 2020 ZB 6

Cette commune est composée de deux hameaux : Gelvécourt et Adompt. Adompt, apparaît dans un titre de 1305. Le ban d’Adompt, bailliage de Darney, s’étendait sur Gelvécourt et Bégnécourt. Une partie de la commune de Adompt est située sur le ban de Begnécourt (cf.1841 sur le cadastre napoléonien) réunie à Gelvécourt en 1847

L’église paroissiale située à Adompt remonte au XIIe et est dédiée à saint Martin. Gelvécourt dépendait du marquisat de Ville-sur-Illon. De 1790 à l’an IX, Gelvécourt et Adompt fit partie du canton de Valfroicourt. Aujourd'hui, la commune qui comptait 89 habitants en 2001, est située dans le canton de Dompaire.

(AD88 en ligne monographie communale de Gelvécourt et Adompt) : Le château de Adompt est construit dans le même genre que l'église (12e siècle) de laquelle il n’était séparé que par un passage étroit. Son origine semble remonter au 12e siècle. Il était habité vers 1600 par le seigneur de Gennetaire seigneur d’Adompt, Begnécourt et Pulligny en partie. Le 16 déc. 1692, Françoise Gennetaire épouse George Gabriel de Mainbourg, de Vomécourt, écuyer, seigneur de Bonnemont et fils du seigneur de Pulligny et Cintrey en partie. Les deux familles habitent le château jusque vers 1720 époque où le château et les propriété passent au marquis de Ville-sur-Illon. Le château ainsi que les propriétés composant la ferme y attenant furent vendues en mars 1790 au fermier du marquis. Le château était séparé de l'église par un passage de 1,50m. L'église a été agrandie prenant la surface de ce passage.

La maison forte semble avoir connu plusieurs phases de construction, une première construction médiévale dont il reste de rares témoins : la partie saillante en façade antérieure correspondant à une ancienne hotte de cheminée et les éléments de maçonnerie dans les combles, le bandeau biseauté et la partie de maçonnerie concave correspondant à une ancienne structure de plancher ou de charpente en appentis. La maison est reconstruite sur les bases d'origine à le fin du 16e siècle avec ajout de la tour ronde dont le linteau de la porte piétonne est daté 1560. Le logis du 1er étage correspond a été réaménagé à cette période (cheminées attribuables au début du 17e siècle). Les baies à meneaux (murées) et à chanfreins correspondent aussi à cette période. La tour carrée accolée au pignon droit à l'arrière de la maison est édifié plutôt à la fin du 18e siècle début 19e, cet ajout est visible sur le cadastre de 1841. La façade postérieure est reconstruite également au 19e siècle. Un appentis servant de bûcher était accolé sur la façade antérieure. Les aménagements correspondant au 19e siècle concernent les pièces d'habitation du rez-de-chaussée notamment la seconde salle, l'installation du fumoir au premier étage.

La pierre de taille provient des carrières de grès de Adompt (Le département des Vosges, Lepage, art. Adompt).

Période(s) Principale : 4e quart 16e siècle , porte la date
Secondaire : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Secondaire : 13e siècle , (?)
Dates 1560, porte la date

Maison construite en maçonnerie de pierre de taille de grès et en moellon de grès pour la tour ronde et la tour carrée. Le toit à deux pans est couvert de tuile mécanique et de tuile plate, le toit en pavillon de la tour ronde est couvert de tuile creuse. La façade antérieure est percée de 4 baies dont une à meneaux et traverse (en partie murée), la façade latérale droite est percé au rez-de-chaussée par deux baies à chanfrein dont on devine qu'il s'agissait à l'origine d'une fenêtre à meneaux et traverse à l'étage d'une même fenêtre à meneaux murée également. Le plan initial de la maison est rectangulaire, la tour ronde et la partie saillante carrée sur le pignon droit sont édifiées postérieurement. Le logis rectangulaire (pan de toit inversé à l'origine ?) comprend une cave voûtée en plein cintre située sous la travée de gauche. On accède à cette cave par un escalier en vis depuis une porte située dans la troisième pièce en façade. Des baies ont été bouchées dans la cave, il y avait un accès direct depuis l'extérieur à l'origine. L'habitation a un étage et un étage de comble dont une pièce était certainement habité à l'origine. Le rez-de-chaussée surélevé est composé de trois pièce en travées parallèle aux pignons prenant toute la profondeur du bâti. La première pièce à laquelle on accède depuis une porte donnant sur le vestibule de la tour, est composée d'une cuisine avec une cheminée attribuable au 17e siècle, une pierre à eau dénaturée et un placard mural certainement d'origine médiévale. A coté de la cuisine une grande salle avec des lambris attribuables au 19e siècle, des placards sur le mur du fond, un placard avec une boîte à horloge sur le mur opposé. La fenêtre de cette pièce sur la façade antérieure est bouchée par les anciennes portes des alcôves qui ont été déplacées contre le mur. Les plafonds dont ont peu voir les poutres moulurées dans les faux plafonds de l'étage supérieur sont aussi cachés sous du lambris. La troisième pièce ne fait pas toute la largeur de la maison elle est séparée par une cloison en planches de bois. Dans le dégagement est située la porte d'accès à la cave. On observe sur la façade antérieure que la baie de la seconde pièce a été remaniée et qu'une trace de tympan subsiste sur la maçonnerie, est-ce l'accès à la première maison médiévale ?

Le second niveau est également composé de trois pièces chacune prenant la largeur de la maison, au-dessus de la cuisine, une chambre peut-être une cuisine à l'origine. Elle est éclairée par une baie à meneaux dont croisées ont été murées. Un fumoir y a été aménagé certainement au 19e siècle, il subsiste un morceau du piédroit d'une cheminée du 17e siècle. A coté de cette pièce une grande salle avec une cheminée adossée attribuable au début du 17e siècle dont le décor en corde de la base du pilier rappelle le décor de la porte d'entrée de l'escalier en vis de la tour donnant accès à l'étage. Sur la façade antérieur il y a une fenêtre à meneaux elle aussi murée (3 croisées). Dans cette salle a été aménagée une cuisine séparée du reste de la pièce par une cloison en bois et une porte vitrée (coté façade antérieure), elle contient une pierre à eau. Une troisième pièce se situe derrière cette dernière. Sous les combles, une première pièce dans laquelle on trouve une structure maçonnée composée d'un bandeau saillant à l'intérieur, tout le long du pignon. Cette pièce, peut-être en appentis à l'origine, est en partie ouverte. Un petite porte cintrée et chanfreinée donne accès à un grenier dans lequel on observe une structure circulaire à coté de la porte (ancienne cheminée ?). Les éléments de fermeture de la porte sculptés dans la maçonnerie sont aussi un indice de l'ancienneté de cette pièce. Cet étage était certainement plus haut à l'origine, des arasements irréguliers sont visibles dans la maçonnerie beaucoup plus large de part et d'autre de la porte d'accès par l'escalier en vis.

La tout ronde est percée d'une porte piétonne dont le linteau est daté 1560 et est surmonté d'armoiries illisibles. Elle ouvre sur un vestibule dallé permettant l'accès à la cuisine du rez-de-chaussée et à gauche une porte ouvre sur un escalier en pierre de taille de grès, en vis permettant l'accès aux étage. Le haut de la tour abritait un pigeonnier. Une archère canonnière se trouve dans la partie basse de cette tour mais semble être un réemploi. Des corbeaux soutenant à l'origine une structure maçonnée sont encore en place en haut de la tour. Sur les cartes postales anciennes le toit de la tour était conique.

La tout carrée accolée au pignon droit semble être de construction plus récente. Elle abrite les sanitaires au rez-de-chaussée, une chambre de commis à l'étage et un pigeonnier au niveau des combles.

Murs grès moyen appareil
grès moellon
Toit tuile creuse, tuile plate, tuile mécanique
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon

Escaliers escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
États conservations menacé
Techniques sculpture

Représentations corde triangle ornement géométrique volute pyramide
Précision représentations

La cheminée de la seconde pièce du premier étage est ornée à la base du pilier formant les piédroits de motifs triangulaires en relief surmonté de motif de corde sculpté, la partie centrale est formée de tables rentrantes et les consoles portant le manteau sont composées d'une double volute sculptées en fort relief.

La base du piédroit de la porte d'entrée de la tour est ornée d'un décor sculpté en corde.

Les piédroits des portes d'accès aux logis depuis l'escalier en vis se terminent par un congé pyramidal.

Références documentaires

Bibliographie
  • Lepage, Henri et Charton, Charles. Le département des Vosges : statistique historique et administrative. Nancy : Berger-Levrault 1978, réimpression de l'ouvrage paru en 1845.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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- Zeller-Belville Catherine
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