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maison

Dossier IA55000795 réalisé en 2003

Fiche

Dénominations maison
Aire d'étude et canton Bar-le-Duc
Adresse Commune : Bar-le-Duc
Adresse : 24 rue des Ducs de Bar
Cadastre : 1825 F 1418 ; 2012 AT 195
Précisions

La parcelle est identique à celle définie par le privilège du duc Antoine en 1542. La demeure qui s'y trouvait et qui n'est pas documentée a été détruite par l'incendie du 25-26 septembre 1788 et reconstruite en pierre de taille par l'entrepreneur-architecte François Pernet à compter de 1791. ll a fait le choix d'un parti ordonnancé avec bandeaux soulignant les niveaux et corniche. La toiture à longs pans brisés, identique à celle du n°22 est sans doute postérieure à cette reconstruction.

Période(s) Principale : milieu 16e siècle , daté par travaux historiques , (détruit)
Principale : 4e quart 18e siècle , daté par source
Dates 1791, daté par source
Auteur(s) Auteur : Pernet François,
François Pernet

actif à Bar-le-Duc à la fin du 18e siècle


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entrepreneur, architecte, attribution par source

Travées : 2 ;

Corniche moulurée d'un seul tenant du n°22 au numéro 32

Baie : platebande de soulignant l'allège

Façade postérieure : sur la cour, repercée au cours du 19e siècle

cave : entrée extérieure, voûtée en berceau, construite en moellon

Murs calcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit
Toit tuile mécanique, tuile plate, ardoise
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés
Couvrements voûte en berceau
Élévations extérieures élévation ordonnancée, élévation à travées
Couvertures appentis
toit à longs pans brisés
Escaliers escalier dans-oeuvre
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • De l'incendie à la reconstruction

    Durant la nuit du 25 au 26 septembre 1788, un incendie détruisit neuf maisons situées grande rue (aujourd’hui rue des ducs de Bar) et la partie ouest de la galerie de bois. Le procès-verbal de visite du 20 octobre 1789 attribuait l’importance du sinistre à la présence des « anciennes constructions en pan de bois qu’on[t] établis les différents particuliers qui ont obtenu pour des cens modiques des permissions de batir au pourtour de la même halle, constructions dangereuses [….] lorsqu’il s’y trouve quantité de tuyaux de cheminée adossées sans précaustion contre lesdits pans de bois et bien plus à craindre encore dans les endroits où l’eau est parfois fort rare, comme il arrive très souvent à la ville haute ».

    Une reconstruction fut proposée dès 1789. Un premier mur en moellon devait être édifiées puis seize arcades de pierre de taille dont treize sur le grand côté (côté rue des ducs), une vers le bas (auj. rue Albert Cim) et deux vers le haut (place des halles). Sur ce rez-de-chaussée qui s’achevait par une plinthe (en fait un bandeau), devait être « rétabli au droit du premier ou bel étage les piliers qui supportent la charpente de la couverture et comme les piliers en bois sont sujets à des inconvénients […] cette partie en murs de pierre de taille jusqu’au toit ». De l’autre côté, un mur-dossier était prévu, en simple moellon. La charpente de la partie brûlée devait être reprise avant de recevoir une couverture en tuile creuse de Combles. Dans le même projet accompagné d’un dessin d’élévation très précis, l’architecte soulignait que la séparation entre les habitations et la galerie « en partie en maçonnerie et partie en pans de bois avec torchies enduite de fauge […] et que lesdites maisons sont toutes séparées les unes d’avec les autres par des pans de bois […] les maisons des particuliers sont petites et qu’il se trouve dans chacune quantité de tuyaux de cheminée fort misérable élevé contre les dits pans […] et que quantité de ces tuyaux sont établis sur les poutres qui supportent les pans de bois séparatifs de voisin à voisin ».

    Estimés à 26 456 livres, les travaux furent adjugés à l’entrepreneur Christophe Arnould en février 1790. Quoique commencé, le chantier fut abandonné à la suite d’une décision du département de la Meuse du 18 septembre 1790. Néanmoins, à la suite d’un contentieux, la ville et le département envisagèrent dès mai 1791 la reconstruction des maisons détruites en pierre de taille. L’architecte de la ville fit le choix d’un parti ordonnancé avec bandeau soulignant les niveaux et corniche. Les travaux eurent lieu durant le second semestre 1791 et furent conduits par l’entrepreneur-architecte François Pernet. La très forte ressemblance entre le dessin de 1790 accompagné par son devis et la façade sur cour encore visible aujourd’hui conduit à penser que les travaux de 1791 réalisèrent en fait le projet initial sans avoir laissé de traces dans les archives consultées jusqu’à présent.

Références documentaires

Documents d'archives
  • BALAY (Jérôme), Histoire d’une partie méconnue de la ville de Bar-le-Duc, l’îlot de la halle, rapport tapuscrit, Nancy, 2003, 67 p.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • reconstruction des maisons de la halle après l'incendie de 1788 : 1788-1791

    Archives départementales de Meuse, Bar-le-Duc : C55
  • reconstruction des maisons incendiées de la halle : 1790-1791

    Archives départementales de Meuse, Bar-le-Duc : Archives communales de Bar-le-Duc déposées : M 11
Bibliographie
  • Bar-le-Duc, 1850 : 80 dessins de la comtesse de Vesins : exposition, Musée de Bar-le-Duc, avril-juin 1984

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Guillaume Jacques
Jacques Guillaume

Ingénieur CNRS, chercheur à l'Inventaire Lorraine jusqu'en 2004.


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- Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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