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Maisons, fermes de la commune d'Ibigny et du hameau de Hablutz

Dossier IA57030330 réalisé en 2013
Aires d'études Réchicourt-le-Château
Dénominations ferme, maison
Adresse Commune : Ibigny

Les fermes et les maisons sont attribuables aux 18e, 19e et 20e siècle. Les fermes de la Seconde reconstruction, comprises dans le plan d'aménagement de 1946, sont construites par l'architecte Joseph Denny.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Denny Joseph
Joseph Denny

Architecte de la reconstruction et de la modernisation des Trente Glorieuses installé à la frontière de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, à Moussey puis à Avricourt, Joseph Denny (1911-1976) a déployé une activité intense dans les arrondissements mosellans

de Château-Salins et de Sarrebourg pendant un tiers de siècle (1944-1976).

Après deux ans de stage chez l’architecte strasbourgeois A. Mossler (1925-1927), Joseph Denny effectua un stage pratique dans l’entreprise Steinbach Frères à Strasbourg puis suivit quatre semestres de cours à l’école nationale technique de la même ville

(1929-1930) et le cours d’ingénieur-architecte de l’école des travaux publics de Paris (1931-1932). Patenté comme architecte, il est reçu comme membre de la Société des architectes en 1934.

De 1932 à 1934 il a réalisé 23 pavillons dans la cité Noeppel de Lingolsheim et Ostwald puis 11 autres ainsi que deux immeubles de rapport à la cité Kreutzmatt d’Eckbolsheim (1936). Il est aussi actif dans différents quartiers de Strasbourg, où il construit de

nombreuses maisons de rapport (à Meinau, Robertsau, Neudorf, Cronenbourg ; 1933-1936). En 1939, les usines Bata de Moussey font appel à lui et il réalise la cité-jardin de Moussey. L’entreprise s’étant d’abord repliée dans l’Eure, il s’installe à Saint-Marcel, près de Vernon, et y œuvre à la reconstruction des usines Steiner et pour les Manufactures de Saint-Marcel, filiale de Bata (1940-1944), dressant le plan de la nouvelle cité et reconstruisant les ateliers de fabrication de caoutchouc et bonneterie. Il y réalise notamment une

salle des fêtes à décor alsacien !

De retour à Moussey après la guerre, il reconstruit les fermes Jung (première stabulation libre en France) et Marchal (1945) puis est employé continûment à Avricourt, où il s’installe en 1949, Moussey, Azoudange, Réchicourt-le-Château et Diane-Capelle. Dans le cadre

de l’application de la législation sur la modernisation de l’habitat rural, il expérimente à Desseling et à Assenoncourt la suppression des tas de fumier sur l’usoir en construisant des fosses à purin à l’arrière des bâtiments agricoles.

Il construit aussi de nombreuses écoles dans les arrondissements de Château-Salins et de Sarrebourg, l’hôpital de Château-Salins, la maison de retraite de Vic-sur-Seille etc.

sources introduction du répertoire numérique du fonds privé de l'architecte AD57


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Ibigny est une commune sinistrée en 1945, si bien que les fermes et maisons de la commune d'Ibigny sont composées majoritairement de bâtiments de la Seconde reconstruction, construits dans les zones de compensation ou dans le village selon des principes définis dans le règlement du plan d'aménagement de l'architecte urbaniste Albert Michaut. Le plan d’aménagement d’Ibigny prévoit le déplacement des exploitations agricoles, en périphérie, dans des « zones de compensation » appelées « fermes », réservées à la construction de grandes fermes. Le règlement lié au plan d'aménagement, oblige de séparer les animaux et les hommes dans des bâtiments distincts, il réglemente les hauteur des habitations à un étage et un étage sous combles. Les locaux utilisables dans les combles, au-dessus du dernier étage habitable, devront être affectés à l'usage de débarras, séchoirs à linge ou grenier. Les espaces libres intérieurs devront avoir une surface minimum de cent mètres carrés. Toutes les courettes sont interdites. Dans toute l'étendue du territoire communal, il sera fait usage d'une façon générale, des matériaux de la région employée suivant les modes de constructions locaux. Sont interdits tous les matériaux et emplois de matériaux voulant imiter les matériaux naturels, fausse pierre de taille, agglomérés de ciment imitant le moellon, faux joints d'assises etc.. (extrait du règlement d'architecture d'A. Michaut pour le plan d'aménagement d'Ibigny AN 19810181/35). Deux plans sont relevés dans cette commune pur les fermes de la Seconde reconstruction, plusieurs bâtiments s'organisant autour d'une cour, essentiellement dans les zones de compensations, et deux bâtiments un logis et une exploitation sur le même alignement dans le centre du village, réutilisation dans ce cas d'anciens pan de murs ou récupération des matériaux sur les bâtiments détruits.

Le bâti ancien est quasi-inexistant ou très dénaturé, il reste deux fermes du 19e siècle et l'ensemble mairie-école dans une ferme du 18e siècle.

Le bâti du hameau de Hablutz est composé de maisons de manouvriers (2), certainement anciens ouvriers de la faïencerie, et tullerie et de fermes des 19e et de la Seconde reconstruction (3).

Murs calcaire moellon
ciment parpaing de béton
béton armé essentage de ciment amiante
essentage de tôle
grès pierre de taille
Décompte des œuvres repéré 10
étudiées 3
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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