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Maisons, fermes de la commune de Gondrexange

Dossier IA57030315 réalisé en 2013

AD54, E123

1696, Ketzing est une cense qui a un ban à part dont le finage est composé de quantité de terre et de prés qui ne sont pas tous en état. Il y a à présent une marcairie et une ferme. La marcairie qui jouit de plus de 70 fauchées de prés et de 30 journaux de terre et qui est charroie et ferme en même temps. La maison où il réside est nouvellement bastie et consiste en logement grange écurie. Cette cense de même que la marcairerie est considérablement augmentée au moyen des défrichements et de la construction d’une maison pour un fermier qui coutera fort peu les pierres estant sur place de même que les bois guère éloignés.

AD57, 294W19, 1951 Exploitation agricole, lieudit Ketzing, Melle Marthe de Curel, transformation château et transformation ferme. Non habité. Additif : dépendances : 1 mur en briques 9,570m2, remise remaniement de couverture en tuiles mécaniques fournies 576m2, poulailler, clapier en briques, couverture en tuiles, surface bâtie 35,62m2. 1 bassin à poisson en béton 49m2 En ce qui concerne les transformations effectuées dans le château il serait bon de se conformer aux indications du dossier. Il s’agit plutôt de travaux de modifications.

AD54, 1Q26 bien des Richelieu, an 10

Réparations faites à la maison bergerie de Gondrexange. Réparations faites à la maison bergerie et à celle de pêche située à Gondrexange.

État des fermages et terres de payement des biens provenant du comte Richelieu échu et versés dans la caisse des domaines : le grand étang de Gondrexange, le neuf étang de Gondrexange, la ferme de Ketsin située sur le ban de Gondrexange, la ferme de la canardière, la maison dite bergerie de Gondrexange.

AD54, 1Q578/1, An 4

Description de la maison de cure de Gondrexange en 1796 : « Maison curiale de Gondrexange, aisances et dépendances et le jardin y attenant de la consistance d’environ 1/6e de jour. Un jardin à gauche de la rue du cimetière, le chemin au levant et au nord ..lequel jardin il y a un four. La maison fait angle sur une des rues principales du village près de l’église du lieu. Le bâtiment a la forme d’un carré ayant 61 pieds de face mesure France sur 52 pieds de profondeur et sur 17 pieds de hauteur sous le gouterot les murs au levant et au couchant sont des pignons. Au-devant le la maison et en avant du jardin il y a une cour de 35 pieds de longueur sur 23 de large il y a une porte de sortie de la dite cour sur la rue. Au couchant de la dite cour il y a un hallier qui fait aile sur le bâtiment lequel a 34 pieds de long sur 11 de large sous lequel et au fond il y a un bâtiment renfermant une chambre à four dans laquelle il y en a deux et sous la chambre il y a une cave voutée à côté de la dite chambre il y a un bucher sous lequel on a établi des toits à porcs et deux cages de la truie. Le bâtiment est composé d’un rdc, un 1er étage et un faux grenier. Sous la tuile laquelle en tuile plate. Il y a une cave sous une partie du bâtiment. La grange est placée au centre du bâtiment à droite de laquelle il y a une écurie et à gauche les habitations de la cure on communique aux logements par une allée qui traverse le bâtiment par laquelle on se rend de la rue à la cour. Au tiers de la dite allée il y a une porte à gauche par laquelle on se rend au vestibule et à droite à la grange et aux deux tiers de la longueur de l’allée il y a aussi deux portes l’une pour communiquer à une chambre à feu sur le derrière et l’autre à l’écurie derrière et au bout de la grange. Dans le vestibule il y a à droite une porte qui ferme une descente intérieure de cave à gauche une autre qui sert d’entrée à un grand cabinet. Sur la rue à coté du vestibule est la cuisine placée au centre des appartements et prenant jour sur une rue il y a une grande cheminée, une pierre d’eau, des potagers et un puits et deux gardes manger. Le puits est enfermé par des volets et elle est carrelée en taille de même que la cuisine. De la chambre à four de cette cuisine on se rend au poêle sur le devant dans lequel il y a un gros fourneau de fonte et des armoires pratiquées dans les épaisseurs des murs au-dessus et à côté de la cheminée. A la suite de la cuisine il y a un passage dans lequel on a pratiqué l’escalier qui conduit au 1er étage lequel à deux rampes en bois et à côté du passage il y a une grande chambre prenant jour sur la cour et il y a une cheminée dont l’intérieure est garnie en taule et la plaque échauffe le cabinet à côté la dite chambre lambrissée à hauteur d’appuis et est tapissé en papier collé sur mur. A côté derrière la dite chambre il y a un cabinet dans le fond duquel il y a une alcôve et une garde-robe le pourtour de la dite chambre lambrissé de hauteur en chêne. Il y a une grande armoire, une petite sous l’appui de la croisée et une bibliothèque dont les châssis sont garnis d’une treillage de fil de fer. Sous les appartements du derrière du côté de la cour il y a une cave voutée. Le premier étage consiste en un vestibule qui sert de passage commun il y a la cage d’escalier du faux grenier, sur le devant une chambre, un cabinet, et sur le derrière trois grands cabinets. A la suite de la cour il y a un jardin entouré de muraille il est de la consistance d’environ 1/16 de jour. Cette propriété est limitée par la rue du cimetière au levant, une autre rue au nord et jean Masson au midi et au couchant. Il y a dans la dépendance de cette propriété un jardin à gauche de la rue du cimetière lequel est entouré de murailles de la consistance de 2 jours ½ . Dans ledit jardin il y a un petit bâtiment enfermant un four pour sécher le chanvre, fruits et autres choses."

Aires d'études Réchicourt-le-Château
Dénominations ferme, maison, ensemble agricole
Adresse Commune : Gondrexange

Une partie des fermes et maisons sont attribuables aux 18e et 19e siècle. Le village a été bombardé en 1944 par l’aviation américaine. Sur 196 maisons, 107 sont détruites, les 89 autres étant partiellement endommagées. La commune déclarée sinistrée le 29 août 1945 est alors soumise au projet de reconstruction et d’aménagement réalisé par l’architecte en chef du secteur, Albert Michaut (1894-1981). Les fermes comprises dans le périmètre de reconstruction ont été construites entre 1950 et 1960. C'est P. Schott, architecte agrée de Sarrebourg qui a travaillé à la reconstruction ainsi que Joseph Denny.

Dates portées : 1784, 1811, 1885.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle
Auteur(s) Personnalité : Denny Joseph
Joseph Denny

Architecte de la reconstruction et de la modernisation des Trente Glorieuses installé à la frontière de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, à Moussey puis à Avricourt, Joseph Denny (1911-1976) a déployé une activité intense dans les arrondissements mosellans

de Château-Salins et de Sarrebourg pendant un tiers de siècle (1944-1976).

Après deux ans de stage chez l’architecte strasbourgeois A. Mossler (1925-1927), Joseph Denny effectua un stage pratique dans l’entreprise Steinbach Frères à Strasbourg puis suivit quatre semestres de cours à l’école nationale technique de la même ville

(1929-1930) et le cours d’ingénieur-architecte de l’école des travaux publics de Paris (1931-1932). Patenté comme architecte, il est reçu comme membre de la Société des architectes en 1934.

De 1932 à 1934 il a réalisé 23 pavillons dans la cité Noeppel de Lingolsheim et Ostwald puis 11 autres ainsi que deux immeubles de rapport à la cité Kreutzmatt d’Eckbolsheim (1936). Il est aussi actif dans différents quartiers de Strasbourg, où il construit de

nombreuses maisons de rapport (à Meinau, Robertsau, Neudorf, Cronenbourg ; 1933-1936). En 1939, les usines Bata de Moussey font appel à lui et il réalise la cité-jardin de Moussey. L’entreprise s’étant d’abord repliée dans l’Eure, il s’installe à Saint-Marcel, près de Vernon, et y œuvre à la reconstruction des usines Steiner et pour les Manufactures de Saint-Marcel, filiale de Bata (1940-1944), dressant le plan de la nouvelle cité et reconstruisant les ateliers de fabrication de caoutchouc et bonneterie. Il y réalise notamment une

salle des fêtes à décor alsacien !

De retour à Moussey après la guerre, il reconstruit les fermes Jung (première stabulation libre en France) et Marchal (1945) puis est employé continûment à Avricourt, où il s’installe en 1949, Moussey, Azoudange, Réchicourt-le-Château et Diane-Capelle. Dans le cadre

de l’application de la législation sur la modernisation de l’habitat rural, il expérimente à Desseling et à Assenoncourt la suppression des tas de fumier sur l’usoir en construisant des fosses à purin à l’arrière des bâtiments agricoles.

Il construit aussi de nombreuses écoles dans les arrondissements de Château-Salins et de Sarrebourg, l’hôpital de Château-Salins, la maison de retraite de Vic-sur-Seille etc.

sources introduction du répertoire numérique du fonds privé de l'architecte AD57


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Auteur : Schott Pierre,
Pierre Schott

Architecte à Sarrebourg, a travaillé en tant qu'architecte agrée de la Seconde reconstruction avec Joseh Denny.


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architecte, signature

Les fermes et maisons de Gondrexange sont construites en maçonnerie de moellons calcaire et grès, en brique et en parpaing béton. Les encadrements sont en bois, en grès et en ciment. Les toits sont couverts de tuile mécanique et de tuile creuse. La particularité de cette commune est d'avoir reçu un plan d'aménagement et de reconstruction approuvé en 1946. En dehors du périmètre de reconstruction, subsiste quelques rues avec l'habitat d'origine composé de fermes des 18e et 19e siècles sont à deux ou trois travées de plan. La cuisine est centrale, elle est éclairée par une cloison vitrée ou une flamande. La porte piétonne ouvre sur un vestibule qui distribue l'ensemble des pièces du logis ou sur un couloir traversant donnant accès à la cuisine en seconde pièce en profondeur. L'exploitation est composée d'une grange avec écurie derrière quand la ferme est à deux travées ou à coté de la grange dans les fermes à trois travées de plan. Les fermes ont de grands usoirs dont une partie devant l’exploitation est pavée. Il y a des maisons de manouvriers, quelques-unes rue de la Pêche subsiste et rue Madeleine. La porte piétonne servait au passage de deux vaches et des poules qui étaient logés à l'arrière du logis. La cuisine y est parfois borgne avec une seconde pièce noire à l'arrière. Des flamande sont aménagées. Dans la cuisine la cheminée est au large. Il y a des placards chauffant et des placard aménagés dans l'épaisseur des murs. La porte piétonne ouvre sur un couloir traversant. Voir la description de la maison en 1796 (texte libre : AD54, 1Q578/1). Le relevé de l'état ancien fait par l'architecte de la reconstruction P. Schott, de certaines fermes détruites en 1944, permet d'avoir des précisions sur ce bâti ancien.

Les fermes comprises dans le périmètre du plan d'aménagement sont des constructions rurales avec stricte séparation de l’habitation et des bâtiments d’exploitation, ce sont des fermes et des maisons de la Seconde reconstruction. Le plan de reconstruction et d’aménagement de la commune de Gondrexange définit un véritable espace public pour les bâtiments de l’école et de la mairie; la voirie est redressée, élargie et même modifiée. Il s’accompagne d’un règlement sanitaire qui insiste sur l’amélioration de l’hygiène. Des îlots aérés sont tracés pour y construire de petites fermes selon les principes d’A. Michaut (1894-1981). Pour les constructions rurales est imposée la stricte séparation de l’habitation et des bâtiments d’exploitation. Les corps de fermes sont dissociés par fonction et disposés autour d’une cour. On peut observer différents types de fermes, certaines sur le même alignement avec reprise d'une partie de l’existant ou en plusieurs corps de bâtiment reconstruites entièrement. Mais il y a toujours une nette séparation entre la partie habitation et exploitation, lorsque l'on a des bâtiments avec exploitation et habitation dans le même alignement, il n'y a pas de communication entre les deux. La partie habitation devient clairement identifiable par son volume et la composition de la façade (lucarne, toiture identifiable par son volume et la composition de la façade (lucarne, toiture spécifique…) les portes de granges s’agrandissent pour s’adapter à la mécanisation mais conservent les proportions élancées d’avant-guerre. Les fenêtres sont plus larges que dans les bâtiments anciens. L’installation du chauffage, de l’eau et du gaz, de sanitaires et l’aération des locaux sont obligatoires. L’emploi systématique du soubassement en béton strié, des appuis de fenêtre moulés et des corniches de même type montre l’utilisation de modèles produits en série et repris par les deux architectes agrées J.Denny et P. Schott. Nouveaux matériaux utilisés surtout pour l’encadrement des baies : briques terre cuite ou de laitier, béton, IPN…diffusions des techniques nouvelles (dalle sur hourdis), agglo pour les murs souvent réemplois des moellons sur place.

Deux fermes héréditaires sont encore visibles dans la commune. La ferme héréditaire définie par la loi nazie du 29 septembre 1933 protège « l’agriculteur aryen » de la saisie et de l’expulsion mais le lie à l’État, à sa ferme et à sa terre, au fil des générations. Elle se traduit par des fermes érigées souvent à l’extérieur du village sur de grandes parcelles, avec un logis bien distinct de la partie exploitation.

Typologies ferme de la seconde reconstruction
Murs calcaire moellon
grès moyen appareil

brique
ciment parpaing de béton

Décompte des œuvres repéré 47
étudiées 11
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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- Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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