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Maisons, fermes en pan de bois de la commune de Langimberg

Dossier IA57030335 réalisé en 2013

AD54 1Q629-1 Inventaire des biens des prêtres déportés canton de Fribourg

Henry Malgras 1793, inventaire et estimation des meubles et effets laissés en évidence dans le poil prenant jour au midi savoir un van à vanner les grain , un gros chaudron, …un instrument en fer à faire des eschins, un salloir en bois, un vieux bois de lit avec ses rideaux , un coffre en bois de sapin, une armoire en bois de sapin fermant à clef…de suite nous nous sommes transportés à la cuisine où nous avons reconnu nous sceau posé sur le four sain et entier, une petite armoire servant de commode en bois de sapin. Les outils de savetiers comme marteau et tenaille alvine, une petite hache, une paire de soulier. Ensuite les biens sont vendus. La veuve Marie Joseh Touvenin a laissé une ferme à Languimberg dont il aveint à Hubert Thouvenin déporté, une grande maison, potager et un enclos en un tenant après la dite maison

AD 54 1Q584/2 vente de la maison de cure

An 4. La maison de cure aisance, dépendance et jardins potagers et verger y attenant. Le potager de la consistance d’environ 1 demi jour et le verger un jour. La maison avec ses écuries et engrangements. La dite maison et sa cage en maçonnerie

ordinaire à un étage et grenier audessus. Sa couverture d’essein en chêne, les écuries et engrangement on aussi la cage en maçonnerie et couvert en tuile creuse. Le tout en mauvais état. Contenant ensemble en superficie 224 toises quarré de 6 pieds l’une y compris la cour entre les bâtiments devant et derrière, entre la rue au midi , l’église au levant au couchant sur une place masure et au nord le jardin. Le jardin potager attenant audit bâtiment clos de haye entre les dits bâtiments au midi au nord sur un verger au levant la veuve Voinot. Et un autre jardin en nature de verger attenant dans l’angle audit jardin contenant 1 jour clos de hayes vives, une ruelle communale au nord.

AD 57 2O370/3 Languimberg

1841, travaux pour la reconstruction du mur du cimetière et la mise en état de la salle de l’école des filles dressé par le sieur Pelissier architecte à Sarrebourg. Équipement 1865-80. Versement de subventions pour achat de mobilier pour

l’instituteur et l’institutrice.

Écoles 1835-1860

1835, avis favorable à l’achat d’une maison d’école pour les deux sexes et le logement de l’instituteur et de l’institutrice (…) acquisition de la dame veuve Ducret moyennant la somme de 3600francs une maison avec dépendances tel que le tout est décrit.

1840 paiement du second terme de la maison achetée à mme Ducret.

1856-60 réparations des deux écoles. Liste des 30 plus imposés ,aux rôles de 1856 (propriétaire, maire, huilier, cabaretier (6), cordonnier, menuisier, aubergiste, instituteur, cultivateur, charron, maréchal,épicier.

1857-1860 adjudications des travaux et paiement de l’architecte Boudot Ferdinand et du charpentier Joseph Stempheur de Languimberg pour la reconstruction de l’école. Travaux de réparation. Les travaux aux deux écoles : maçonneries, fosse

d’aisance(…) maçonnerie de briques : la cheminée de la chambre à four sera à refaire, pour fermer l’escalier du logement de la sœur il sera fait un mur en bonnes briques bien cuites et sonnantes maçonnées en mortier et crépis et enduites sur les deux faces. Pierre de taille sur la porte d’entrée du logement de la sœur et la croisée éclairant l’escalier de l’instituteur. Les bardeaux de la toiture de tout le bâtiment seront à remplacer par des tuiles plates sur une longueur de 17m 50, la chambre à four sera aussi couverte en tuile sur une longueur de 5m et une largeur de 4 m. Les lattes seront clouées à 12 cm les unes des autres de milieu en milieu et les tuiles posées (…) les greniers recevront des lucarnes neuves ayant châssis en chêne, les jours rhabillés à neuf en bardeaux et un volet en sapin. Pour l’école il sera fourni dix bancs à écrire de 3m de longueur chacun, les pieds seront en chêne et les tables assises sur traverse de sapin.

AD57, 10AL1430

1874, Travaux à faire au presbytère par Joseph Stempleur charpentier à Languimberg. Démolir le four une cheminée et un escalier. Construire une cheminée une hollandaise, entourer la cour d’un mur, paver la cuisine, le corridor et le devant de la maison. Planchéier 6 chambres et un vestibule. Construire un escalier et six portes neuves. Deux armoires dans le mur, faire trois neufs plafonds, en repiquer 4, plâtrer la cuisine. Voiture 400 tuile pose et transports et pose de2 chenaux et corps pendant.Les travaux ont été exécutés en 1874 à l’école et au presbytère. Agrandissement de la salle d’école.

Travaux exécutés par Joseph Stempleur charpentier à Languimberg, à la maison d’école : démolition de la cheminée, d’un grand mur, de la cuisine de planches (…), maçonnerie d’un mur et de 2 croisées, deux cloisons pour séparer les chambres, paver l’allée de la cour, plancher la salle d’école, le vestibule, poutres et madriers boulonnés pour soutenir les planchers , réparation de la toiture achat de 300 tuiles.

1883/84, acquisition d’une maison Réparation maison d’école, architecte Glockner à Sarrebourg, travaux exécutés maison d’écoles de garçons. 1890. Transport de 36 poteaux en pierre de taille pour clôturer le jardin du presbytère. Comptes définitifs pour la construction d’une maison d’école de fille dans le presbytère existant : réfection du toit, dallage en brique, construction d’une hollandaise, plancher en sapin, porte d’entrée en bois de chêne d’après les dessins donnés plus tard par l’architecte y compris vitrage peinture et grillage en fonte bronzée. Une hollandaise, 21m carré de dalles, 1.65m carré de vitraux, pose d’une vieille fenêtre. Puits 1881/1885 , Martin Christophe maçon à Languimber, construction d’un puits avec pompe au presbytère. Avoir creusé un puits de 12md en profondeur fourniture de 16m de pierres pour murer le puits fourniture d’un pompe. Bernard Jean-Pierre mécanicien à Languimberg, fourniture et pose d’une pompe à la maison commune. Un madrier pour fixer la pompe, boulons, crampons support . Creusement d’un puits 14 m de profondeur dans la cour de la maison commune et fourniture de pierre pour la maison commune.

1884/85 crédit pour construction neuve, premier acompte à Mr l’architecte Leidig pour projet d’adjudication des travaux à exécuter au presbytère et à la maison d’école de filles en 1884/1885. Construction du presbytère dans la maison achetée à MKlein : exhaussement des deux pignons et de la façade avant , élévation avec pierres neuves. Cloisons et dalles en briques (1/2 briques) pour la cage d’escalier, cuisine etc…, dalles en ½ briques. Construction de l’école de fille dans le presbytère existant. Maçonnerie d’élévation en pierre calcaire avec les pierres de la démolition pour les constructions de la façade nouvelle. Faire une porte dans le mur pour passer du corridor dans la cage d’escaliers. Cloison en dalle et ½brique. (cette maison se situait à côté de l'église, elle est détruite en 1940).

294W19 Constructions allemandes. (1952)

Rapport sur les problèmes des constructions allemandes dans l’arrondissement de Sarrebourg. Questions soulevées par les deux constructions édifiées par les allemands dans la commune de Languimberg.

La seconde construction est plus exactement une adjonction de dépendances à un bâtiment non sinistré pour création d’une ferme modèle. Les constructions allemandes sont implantées sur les parcelles de Fischer Camille Bintz, Poire Jules, Staub Lucien, Gérard et la commune. Pour l’instant l’immeuble est occupé par M. Sorbier qui doit s’en aller dans son immeubles reconstruit. Le bâtiment d’habitation avant son adjonction des dépendances appartenant à M Bintz non sinistré. Je propose d’exproprier le terrain ce qui permettra en s’appuyant sur les dépendances construites par les allemands de créer une ferme par la construction sur le nouveau terrain des locaux d’habitatiferme par la construction sur le nouveau terrain des locaux d’habitation indispensable. La solution serait heureuse car résoudrait les conflits qui opposent Oppe et Barbier tous deux occupants de la précédente ferme modèle.

Aires d'études Réchicourt-le-Château
Dénominations ferme, maison
Adresse Commune : Languimberg

Le patrimoine bâti de la commune de Languimberg est composé de fermes des 18e et 19e siècles et de fermes de la Seconde reconstruction édifiées sur les crédits des dommages de guerre à neuf ou restaurées en gardant parfois la distribution ancienne. En 1860, à Languimberg la toiture de l’école est en bardeaux, elle doit être remplacée par des tuiles plates. En 1885, à Languimberg, une école de filles est aménagée dans l’ancien presbytère, le curé étant hébergé dans une maison aménagée pour lui. C’est M. Gloeckner, architecte communal à Sarrebourg qui supervise l’ensemble des travaux (voir texte libre). Cette école se situait à droite de l'église elle a été détruite en 1940. En 1940, nombreux dégâts liés à l'incendie du village par les allemands, une partie du village est détruite et reçoit un plan d'aménagement et de reconstruction. Rapport d'enquête en 1946 : la commune comptant en 1939, 268 habitants en 80 familles; actuellement il y a 221 habitants en 74 familles. État démographique très déficient par suite du manque de successions ; il y avait 380 habitants en 1914 et 800 il y a 75 ans. En 1939 il y avait 106 immeubles, en 1945, 54 sont détruits entre 75 et 100%, 1 entre 50 % et 70%, 40 entre 10 et 50% et 11 sont intacts. La maison d'école a brûlé, l'église est endommagée, le presbytère également. Baraquements nécessaires : habitations, 7 demandés en juin ainsi que 7 granges et écuries. M. Veber, architecte à Sarrebourg connait les demandes exactes. Zones d'implantation : à l'entrée du village. (...) Un plan d'urbanisme est nécessaire pour décentraliser et dégrouper les maisons qui étaient serrées les unes contre les autres le long de la route. De plus, une rectification du tracé de cette route en plein centre du village sera facilitée du fait de la destruction complète des maisons à cet endroit. Vu le Maire M. Stempheur (boulanger) Metz 6 février 1946 (AN 198110181/35). Les deux fermes héréditaires ont été édifiées pendant le second conflit mondial (voir texte libre AD57, 294W19).

Une ancienne métairie est mentionnée en 1717 dans les archives notariales( 3E) en 171 : " bail de la métairie des neuves maisons (hautes maisons ) consistant en corps de logis, cuisine, poêle, chambre, cave,grenier, grange, engrangement cour devant, et écurie, jardin potager et verger et chènevière que le preneur sera obligé d’enclore et fermer (…)." Il y a encore aujourd'hui des bâtiments à son emplacement.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Denny Joseph
Joseph Denny

Architecte de la reconstruction et de la modernisation des Trente Glorieuses installé à la frontière de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, à Moussey puis à Avricourt, Joseph Denny (1911-1976) a déployé une activité intense dans les arrondissements mosellans

de Château-Salins et de Sarrebourg pendant un tiers de siècle (1944-1976).

Après deux ans de stage chez l’architecte strasbourgeois A. Mossler (1925-1927), Joseph Denny effectua un stage pratique dans l’entreprise Steinbach Frères à Strasbourg puis suivit quatre semestres de cours à l’école nationale technique de la même ville

(1929-1930) et le cours d’ingénieur-architecte de l’école des travaux publics de Paris (1931-1932). Patenté comme architecte, il est reçu comme membre de la Société des architectes en 1934.

De 1932 à 1934 il a réalisé 23 pavillons dans la cité Noeppel de Lingolsheim et Ostwald puis 11 autres ainsi que deux immeubles de rapport à la cité Kreutzmatt d’Eckbolsheim (1936). Il est aussi actif dans différents quartiers de Strasbourg, où il construit de

nombreuses maisons de rapport (à Meinau, Robertsau, Neudorf, Cronenbourg ; 1933-1936). En 1939, les usines Bata de Moussey font appel à lui et il réalise la cité-jardin de Moussey. L’entreprise s’étant d’abord repliée dans l’Eure, il s’installe à Saint-Marcel, près de Vernon, et y œuvre à la reconstruction des usines Steiner et pour les Manufactures de Saint-Marcel, filiale de Bata (1940-1944), dressant le plan de la nouvelle cité et reconstruisant les ateliers de fabrication de caoutchouc et bonneterie. Il y réalise notamment une

salle des fêtes à décor alsacien !

De retour à Moussey après la guerre, il reconstruit les fermes Jung (première stabulation libre en France) et Marchal (1945) puis est employé continûment à Avricourt, où il s’installe en 1949, Moussey, Azoudange, Réchicourt-le-Château et Diane-Capelle. Dans le cadre

de l’application de la législation sur la modernisation de l’habitat rural, il expérimente à Desseling et à Assenoncourt la suppression des tas de fumier sur l’usoir en construisant des fosses à purin à l’arrière des bâtiments agricoles.

Il construit aussi de nombreuses écoles dans les arrondissements de Château-Salins et de Sarrebourg, l’hôpital de Château-Salins, la maison de retraite de Vic-sur-Seille etc.

sources introduction du répertoire numérique du fonds privé de l'architecte AD57


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Auteur : Weber Pierre
Pierre Weber (1918 - 2016)

Architecte de la Seconde reconstruction, dans l’arrondissement de Sarrebourg. Architecte à Sarrebourg.


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Les fermes et maisons de Languimberg sont situées le long de trois rues, une grande voie, la rue Principale et deux perpendiculaires plus petites. Ce qui fait de Languimberg un village rue lorrain typique composé de fermes des 18e et 19e siècle, mitoyennes. Le village ayant brûlé en 1940, une grande partie de ces fermes ont été détruites, dans toute la partie située à droite de l'église, dans la rue Principale. Il en résulte une commune coupée en deux entre un bâti composé de fermes et maisons de manouvriers anciennes à deux ou trois travées de plan, abritant sous le même toit homme et animaux, ayant de longs et larges usoirs et des fermes de la Seconde reconstruction à l'intérieur du village composées de deux ou trois corps de bâtiments distincts et d'une cour intérieure. Sur le cadastre ancien on observe deux zones de maisons de manouvrier, au début de la rue Principale (détruites aujourd'hui) et dans la rue Brûlée. Le bâti ancien a des structures en moellon calcaire, en brique et en pan de bois dont on observe encore un exemple en mur pignon. Si les encadrements des baies sont généralement en grès il subsiste un nombre important d'encadrements de fenêtre en bois (maison en pan de bois ? ). Les documents d'archives parlent de cloisons en dalles et 1/2 brique, c'est-à-dire en pan de bois avec hourdi de brique. Il subsiste des cloisons en pan de bois dans des bâtiments des 18e et 19e siècle. Les logis sont de deux ou trois pièces en profondeur, parfois deux en façade. La porte piétonne ouvre sur un couloir traversant. La cuisine est centrale, elle est éclairée par une cloison vitrée, une flamande ou en pignon. Les encadrements des baies sont en grès. (voir texte libre). Il subsiste quelques baraquements de cette période, une zone de baraquements était implantée à l'extérieur du village (voir plan de reconstruction).

Il y a une maison forestière et une ancienne métairie. Deux fermes héréditaires : la ferme dite des "Maisons-Rouges" (réf.IA57030336 ) et les bâtiments d'exploitation de la ferme située 71 rue Principales.

Typologies ferme héréditaire, ferme de la Seconde reconstruction
Murs calcaire moellon
grès moyen appareil
bois pan de bois
brique
ciment parpaing de béton

Décompte des œuvres repéré 43
étudiées 9
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Zeller-Belville Catherine
Catherine Zeller-Belville , né(e) Belville (14 07 70 - )
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