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Porte de ville dite porte de France, actuellement musée du sel

Dossier IA57000513 réalisé en 2000

Fiche

Appellations porte de France
Destinations musée
Dénominations porte de ville
Aire d'étude et canton Vic-sur-Seille - Vic-sur-Seille
Adresse Commune : Marsal
Adresse : place Porte de France
Cadastre : 1828 G 11 ; 1988 1 3

La porte de France défendait l'accès principal à Marsal et était protégée par une demi-lune abritant le moulin de la ville. Antérieure à la prise de la place en 1663, elle est déjà figurée de manière assez sommaire sur des plans de la fin du 16e siècle et du début du 17e siècle. Une gravure d'Israël Silvestre, datée de 1670, en offre une image assez précise au milieu du 17e siècle. Alors surmontée vers l'extérieur d'un large fronton, elle ne comprend que les deux corps de bâtiments principaux orientés à l'est vers la ville et à l'ouest vers la campagne et séparés par une cour centrale, mais elle est déjà percée de deux passages parallèles précédés de pont-levis, l'un pour la place-forte, l'autre pour la saline. Elle a sans doute était fortement remaniée dans la première moitié du 17e siècle, en même temps que les fortifications, comme on peut en juger par sa volumétrie générale et l'allure vigoureuse de son appareil. Suite à la fermeture de la saline en 1699, le passage ouest est bouché et la partie correspondante de la cour fermée et voûtée. Les pavillons latéraux sont semble-t-il ajoutés à la fin du 17e ou au début du 18e siècle. En 1729, un logement d'officier est aménagé côté ville, au-dessus du passage. La place perdant peu à peu tout son intérêt stratégique, un logement est également substitué en 1774 au système de herse extérieur. La façade est alors surélevée et l'ancien fronton, quasi aveugle, remplacé par un étage d'attique éclairé par cinq fenêtres, la porte acquérant pour l'essentiel sa physionomie actuelle. Le médaillon de la façade extérieure aux armes buchées porte la date 1774 (sans doute apocryphe). A cette époque la porte abrite en outre une buanderie, un corps de garde et des prisons militaires. Déclassée par l'armée après 1871, elle passe entre diverses mains jusqu'en 1927, date de son acquisition par l'Etat. Une première campagne de restauration est conduite entre 1930 et 1935 par l'architecte en chef des M. H. Herpe, mais les bombardements de1944 ne tardent pas à ruiner une partie du bâtiment. Une nouvelle restauration est menée entre 1948 et 1959 par l'architecte Renart. Les restaurations de l'après-guerre ont dégagé le passage nord et la cour et restauré les rainures laissées par les flèches du pont-levis du passage sud. Aujourd'hui, la porte est occupée par le musée du sel.

Période(s) Principale : 16e siècle , daté par source , (?)
Principale : 1ère moitié 17e siècle , daté par source
Principale : limite 17e siècle 18e siècle , daté par source
Principale : 2e quart 18e siècle , daté par source
Principale : 3e quart 18e siècle , daté par source
Dates 1729, daté par source
1774, porte la date
Auteur(s) Auteur : Renart,
Renart

architecte 2e moitié 20e siècle, restaure la porte de France de Marsal


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architecte, attribution par source

La porte revêt aujourd'hui la forme d'un quadrilatère fermé avec deux corps principaux orientés au nord vers la ville et au sud vers la campagne et deux ailes perpendiculaires, plus étroites, à l'est et à l'ouest, adossées à la courtine. Une galerie, située sur une grande arcade, coupe la cour intérieure en deux, reliant à l'étage les corps principaux. Ces corps sont traversés par deux passages voûtés parallèles, interrompus par la cour intérieure et communiquant entre eux au rez-de-chaussée par la grande arcade. L'accès aux courtines s'opère à l'est par un long escalier droit et à l'ouest par une rampe à laquelle on parvient par une petite terrasse desservie par quelques marches. Les façades sont en pierre de taille avec au rez-de-chaussée un bel appareil de bossage à refends et des pilastres d'ordre dorique. On remarque encore de nombreuses marques de tâcherons. Les hautes toitures des différents corps de bâtiments, en ardoise, sont à longs pans et croupes.

Murs calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
Toit ardoise
Plans plan symétrique
Étages 1 étage carré
Couvrements voûte en berceau
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
croupe
États conservations restauré
Techniques sculpture
Précision représentations

La face extérieure porte en son centre un médaillon buché qui figurait sans doute les armes de la place.

A_GESTION

GESTION {import cindoc=NAT2}{lot=0056}{publication MCC=versé 2016/02/09 EP}
Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH, 1928/03/06
Précisions sur la protection

La Porte de France : 1928/03/06 classé MH

Références documentaires

Documents d'archives
  • Goutal Michel, Porte de France, étude préalable, 1996

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
Périodiques
  • Vernier Alain, "Marsal, une place forte,des origines au XVIIe siècle" in Les Cahiers du sel, 2000, n° 13, 51-54

    p. 51-54 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Moselle - Decomps Claire
Claire Decomps

conservateur en chef du patrimoine, chercheur en Lorraine de 1994 à 2018 puis responsable de la conservation du musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris.


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- Gloc Marie