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Église paroissiale Saint-Christophe

Présentation de l'orfèvrerie et du mobilier métallique de l'église Saint-Christophe à Lay-Saint-Christophe

Dossier IM54304432 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Aire d'étude et canton Meurthe-et-Moselle - Malzéville
Localisation Commune : Lay-Saint-Christophe
Adresse : rue de l'Eglise

L'orfèvrerie et les objets métalliques de l’église de cette commune où la population augmente régulièrement depuis deux siècles, ne présentent pas une image homogène. L’église actuelle a été consacrée en 1862, toutefois deux ensembles calice-patène (IM54014141 et IM54014142), un ciboire (IM54014148), une croix d’autel (IM54014152) et une croix de procession (IM54014153) datent de l’extrême fin du 18e siècle ou du début du 19e siècle. Ils peuvent provenir de l’église paroissiale antérieure et matérialiser la reconstitution du Trésor au cours du premier tiers du 19e siècle ou avoir appartenu aux institutions religieuses prestigieuses détruites lors de la Révolution.

Si la sacristie renferme le mobilier indispensable à la célébration de l’Eucharistie, les objets nécessaires aux autres célébrations, en particulier pour les sacrements sont inexistants puisqu’une seule ampoule au saint chrême (IM54014137) a été vue.

Les objets liés à l’Eucharistie se limitent aux calices, patènes et ciboires, les custodes sont neuves, les plateaux à burettes sont isolés sans burettes, un ostensoir du milieu du 19e siècle a été conservé.

Les objets liés à l’autel, réduits au minimum, concernent l’encensement, ils ont été fabriqués dans la seconde moitié du 19e siècle ou au début du 20e siècle.

Un calice fabriqué par l’orfèvre Jean-Pierre Fauconnier de Pont-à-Mousson au milieu du 18e siècle, conservé jusque vers 1975 à l’Hospice de Gondrecourt (Meuse), avait été donné à la paroisse de Lay-Saint-Christophe où il a été redécouvert en août 1981. Ne présentant aucun lien avec l’histoire du lieu, il a, depuis, été déposé au Trésor de la Cathédrale de Nancy.

En 2007, l’intérieur de l’église a été réhabilité, à cette occasion, un ensemble d’objets datant de la fin du 19e siècle et du premier tiers du 20e siècle ont été choisis et vendus l’année suivante (Hôtel des ventes Hertz, Nancy, 12 mars 2008) : la chaire à prêcher, l’ensemble surmontant le maitre-autel néo-gothique (tabernacle, retable, degré et exposition), deux chandeliers de chœur, en chêne polychrome, les fonts baptismaux, en plâtre et stuc, une garniture d’autel, une paire de chandeliers d’autel, une croix d’autel, des chandeliers d’église, des lampes de sanctuaire, en bronze doré ou argenté, une série de statues en plâtre dont une Pietà et une statue en terre cuite de saint Colomban. La plupart de ces pièces correspondent à l’aménagement intérieur de l’église de 1862. La Pietà, relève de ces modèles de série du début du 20e siècle qui se trouvent associés à l’intérieur d'une église à un monument paroissial ou familial, rendant hommage aux soldats morts lors de la Première Guerre mondiale.

Deux collections d’objets de dévotion ont été conservées. La première est constituée de trois cœurs de dévotion (IM54014150) dont deux se trouvent encore en place sur le groupe saint Joseph portant l’Enfant Jésus, dans la nef, mur sud. Mentionnons ensuite une couronne pour une statue de Notre-Dame de Lourdes, modèle Biais réalisé au cours du 4e quart du 19e siècle ou de la 1ère moitié du 20e siècle. Ce modèle, dit authentique, a été identifié dans le catalogue d'Ornements D’Église de la maison Biais Ainé Fils et Rondelet, mars 1877, sous la référence 688.

La seconde compte deux châsses, quatre reliquaires-monstrances et un baiser de paix-reliquaire. Parmi ces reliques, il convient de retenir celles qui traduisent une pratique dévotionnelle en lien avec l’histoire de Lay-Saint-Christophe, pratique réactivée au cours de la seconde moitié du 19e siècle quand le mouvement lotharingisant célèbre les glorieux ancêtres lorrains. Saint Arnoul serait né au château de Lay vers 582 ; issu d’une grande famille de noblesse franque liée à la cour d’Austrasie, il gouverna l’Austrasie avec Pépin de Landen puis fut nommé évêque de Metz. En 960 les restes de saint Clodulf, l’un de ses fils, évêque de Metz, sont transférés au prieuré de Lay ; ces reliques corporelles insignes ont été transmises jusqu’à nos jours puisque la châsse IM54014147 conserve le crâne, une vertèbre, une partie du bassin et un fragment d’os. Les saints Arnoul et Clodulf qui occupèrent de hautes charges en ce royaume d’Austrasie, sont les aïeux directs des Pépinides et de la dynastie carolingienne. Vitraux et statuaire de l’église soulignent cette ascendance lorraine prestigieuse : dans le chœur, saint Clodulf et saint Charlemagne se font face sur les deux lancettes d’une verrière ; l’évêque Arnoul et saint Christophe se répondent selon la même disposition. Saint Clodulf et saint Charlemagne sont représentés sur les statues encore en place ou qui l’ont été sur le devant de l’autel néogothique. Une statue de saint Arnoul se dresse sur une console sur le mur nord de la nef.

A ce cercle, se rattache saint Boniface, archevêque de Mayence (relique IM54014173), nommé évêque en 718 par le pape Grégoire II ; l’un des initiateurs de la renaissance carolingienne, il a bénéficié du soutien des maires du palais, des premiers Pépinides et des rois carolingiens.

La personnalité de saint Arnoul fait le lien avec un second groupe de reliques qui se focalisent sur les saints de l’un des hauts lieux sacrés de Lorraine, le Saint-Mont. Saint Arnoul (reliques IM54014138 et IM54014173) termina sa vie comme ermite auprès du monastère du Saint-Mont, fondé par saint Amé (relique IM54014172) et dont saint Adelphe (relique IM54014173) fut l’abbé après saint Romaric.

Signalons enfin le tableau signé Émile Wirtz, décorateur chez Daum, qui a été vu dans la nef (IM54014157) ou cette plaque mentionnant la dédicace particulière de l’autel latéral nord au Très Saint et Immaculé Cœur de Marie, en février 1939.

Auteur(s) Auteur : Nesme Henry,
Henry Nesme (1856 - 1935)

Henry Nesme, orfèvre lyonnais, débute son activité avec l'orfèvre Charles-Frédéric Berger sous la raison Berger & Nesme. Les deux orfèvres associés insculpent un poinçon le 16 décembre 1889. Le poinçon est biffé en 1924, Henry Nesme qui continue seul, insculpe le 25 juillet 1924 un poinçon qui fut en usage jusqu'en 1964 en dépit de son décès en 1935. Sa veuve poursuit son activité et le poinçon est biffé le 31 décembre 1964.

poinçon de maître : les initiales H.N. séparées par un calice dans un losange horizontal

marque d'auteur : les initiales H.N. dans un carré


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orfèvre, signature
Auteur : Poussielgue-Rusand Placide,
Placide Poussielgue-Rusand (1824 - 1889)

Placide Poussielgue-Rusand, orfèvre parisien, dont le poinçon fut insculpé le 2 décembre 1847 et biffé le 27 février 1891. Jean-Charles Cahier lui céda ses ateliers en 1849.

poinçon de maître : les initiales P.P.R. séparées par une croix et une ancre croisée surmontées d'un cœur enflammé dans un losange horizontal


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orfèvre, signature
Auteur : Deroche Jean-Michel,
Jean-Michel Deroche (1762 - 1837)

Jean-Michel Deroche, orfèvre à Nancy, est reçu maître-orfèvre en 1779. Il insculpe un poinçon en losange le 19 Brumaire an VII (9 novembre 1798) et ne semble plus être en activité en 1827. Il est le fils de l'orfèvre Dominique Deroche.

poinçon de maître (Ancien Régime) : les initiales J.M.D. sous un chardon

poinçon de maître : les initiales J.M.D. surmontées d'un rocher montant dans un losange vertical


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orfèvre, signature
Auteur : Favier Frères,
Favier Frères

Maison d'orfèvrerie Favier Frères.

Les Favier constituent une famille d'orfèvres lyonnais qui exercèrent leur activité à partir de 1824/1827, date d'insculpation du poinçon de maître, jusqu'en 1976, date de biffage.

La société fut fondée par les frères Jean-Marie-François-Henri (1809 -1827) et André-Michel (1805 - ?). À la mort de Jean-Marie-François-Henri, André-Michel continue seul l'activité, il insculpe un poinçon aux initiales A.F. séparées par un soleil, bien que l'activité se poursuive avec le poinçon F.F. A partir de la 2e moitié du 19e siècle, plusieurs orfèvres se succèdent jusqu'en 1976. Vers 1850, André-Michel passe la main à ses neveux Jean-Baptiste (? - 1899) et Claude Favier (1824 - 1861/1872). En 1861/1876 pour l'une et 1899 pour l'autre, les veuves des orfèvres reprennent l'atelier d'orfèvrerie jusqu'en 1903. La société est ensuite dirigée entre 1903 et 1927 par les fils de Jean-Baptiste : Marie-Michel (1854 - ?) et Charles-Marie Favier (1864 - 1941) et le fils de Claude-Auguste (1857 - av 1924). Le dernier orfèvre de la famille, Georges-Jean-Baptiste Favier (? - ?), reprendra l'activité à la suite de son père Charles-Marie de 1941 jusqu'à la fermeture définitivement en 1976.

poinçon de maître : les initiales F.F. séparées par un soleil dans un losange horizontal


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orfèvre, signature
Auteur : Wirtz Emile,
Emile Wirtz , né(e) Wirtz (19 décembre 1884 - 12 novembre 1953)

Né à Saint-Max, Émile Wirtz entre en 1898, comme décorateur à la manufacture Daum où sa carrière se déroule avec succès. Dans les années 1920-1930, il collabore activement avec Paul Daum lors de l'évolution de la cristallerie vers l'Art déco, il occupe en dernier lieu le poste de chef décorateur. Entre les deux guerres, son nom est fréquemment cité dans la presse soit à propos de l'exposition de pièces de Daum, à Paris comme à Nancy, dans ce cas, il est souvent associé à Gall, ou bien à propos de sa participation à titre privé au salon des Amis des Arts à Nancy où ses natures mortes délicates sont louées. Marié à Marguerite Thouvenin, il achète en 1926 la "villa Jeanne d'Arc" rue de Bouxières à Lay-Saint-Christophe, maison qu'il revend en viager à Guy Petitfils, également décorateur chez Daum, en 1953.

En raison d'une homonymie, le titre de chevalier de la Légion d'honneur lui est parfois attribué à tort.


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peintre, signature
(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Conseil départemental de la Meurthe-et-Moselle - Laumon Annette - Chrétien Anne