Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de Hagécourt

Dossier IA88031891 réalisé en 2019

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Aires d'études Dompaire
Adresse Commune : Hagécourt

La carte archéologique mentionne deux voies non datées l’une au lieu-dit Le Grand Vendredi et l’autre au nord de la commune. Attesté à partir du 10e siècle, le toponyme T. de Hagericurtem indique que Hagécourt est certainement apparu lors de la vague de peuplement entre le 7e et le 9e siècle ap. J.-C. (Paul Marichal 1941).

C’est le chef-lieu d’un ban s’étendant sur Maroncourt, et dépendant de celui de Velotte. Il fait partie en 1594 du bailliage des Vosges, prévôté de Dompaire et de Valfroicourt, et à partir de 1751 du bailliage et maîtrise de Darney, coutume de Lorraine. Au spirituel, Hagécourt appartient au doyenné de Porsas (Poussay), au diocèse de Toul puis à l’évêché de Saint-Dié (Lepage et Charton. 1845). Le chapitre de Remiremont possédait une grande partie du territoire de la commune, ainsi que les religieuses de l’ordre de Sainte-Claire de Mirecourt, et le seigneur de Valleroy. Les chanoinesses attribuèrent à chaque maison ancienne ou nouvelle construite sur leur domaine, un droit d’affouage dans le « Bois Banal » (Claudel, Jean-Paul. La Paroisse d’Hagécourt à la veille de la Révolution. La revue Lorraine Populaire, n°120, octobre 1994).

Hagécourt ne compte plus qu’un seul foyer en 1648 suite à la guerre de Trente ans et l’épidémie de peste de 1629 (Idoux. Les ravages de la guerre de Trente ans dans les Vosges.1912). De 26 habitants en 1710, la population du village atteint son maximum en 1846 avec 395 habitants, puis chute progressivement pendant le siècle suivant en raison de l’exode rural (102 habitants en 1975) et se maintient autour de 120 personnes depuis.

Avant l’installation du système d’adduction d’eau en 1976, le village est alimenté par un ensemble quatre fontaines et lavoirs, rénovés et couverts en 1881. Le pont sur le Madon menant vers la grande route allant de Vesoul à Mirecourt puis Metz, a été réparé en 1788. Le bâtiment de l’école des filles date de 1818, et celui des garçons est construit en 1846. La mairie a été établie sur le lavoir central en 1883. L’électrification des bâtiments publics se fait à partir de 1923 (AD88 - 2O236/9).

Hagécourt est situé à l’ouest de Dompaire dans la vallée du Madon, affluent de la Moselle, non loin de la route de Metz à Vesoul, passant notamment par Mirecourt (cf. carte de cassini). Les constructions sont regroupées par îlots de quelques maisons mitoyennes (de 2 à 5) le long d’une rue principale suivant le flan du coteau, au-dessus de la zone inondable en rive droite du Madon (rue du Saulcy, rue du Haut de la Moise, rue de la Corvée). Les bâtiments ne forment pas de front de rue aligné, et plusieurs ruelles s’ouvrent vers les champs. Les usoirs communaux à usage privé ne sont pas cadastrés. Les plus imposantes constructions et les plus soignées se situent au centre, à proximité de l’Église, de son cimetière et du presbytère d’une part, et de la place de l’école de garçons et de la mairie-lavoir de l’autre. Les maisons de manouvriers sont plutôt établies aux extrémités nord et sud du village. Le quartier du Breuil est établi sur la rive ouest du Madon, avec des maisons tournées vers le pont et le village.

La seule exploitation agricole contemporaine a implanté ses grands hangars à l’extérieur du village, le long de la R.D. n°4. Un remembrement des parcelles agricoles a été effectué vers 1985 (sources orales). Le territoire communal est principalement exploité pour le fourrage et quelques parcelles sont mises en culture : blé, maïs, orge et oléagineux (sources : Registre parcellaire graphique 2018 – IGN). Le Grand Bois, le Bois Banal sont situés en bordures Est et Ouest du ban communal. Les vergers situés sur le coteau dominant le village ont quasiment disparu et les taillis épars correspondent généralement à des pierriers enfrichés.

A la frontière nord du territoire de Hagécourt, le canal d’amenée d’eau et les décharges du Moulin de Croté ou Crotey (commune de Valleroy-aux-Saules) sont encore visibles. Au sud, la route a été déviée pour contourner la colline du Grand Vendredi, et a permis la construction d’une propriété non loin des sources d’eau minérale d’Heucheloup. Une fontaine à 2 km du village dite de saint Féréol et de saint Ferjeux, est aussi signalée avec les statues de ces saints martyrs enfouies (Lepage et Charton. 1845).

La commune a fait l’objet d’un traitement de l’architecture rurale à travers une étude thématique en 2019, qui a repéré 25 bâtiments et en a étudié 4.

Références documentaires

Bibliographie
  • Lepage, Henri et Charton, Charles. Le département des Vosges : statistique historique et administrative. Nancy : Berger-Levrault 1978, réimpression de l'ouvrage paru en 1845.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • Idoux, M.-C. Les ravages de la guerre de Trente Ans dans les Vosges : 2e fascicule. Annales de la société d'émulation du département des Vosges, 1912, p. 1-234

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • Marichal, Paul. Dictionnaire topographique du département des Vosges comprenant les noms de lieu anciens et modernes. Paris : Imprimerie nationale, 1941

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • Claudel, Jean-Paul. La Paroisse d’Hagécourt à la veille de la Révolution. In La revue Lorraine Populaire, n°120, octobre 1994.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • MICHEL, Jean-François, Marie-Françoise. Maisons de cure et presbytères anciens des Vosges - Langres : D. Guéniot, 2004. - 175 p.

    Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
(c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Conseil départemental des Vosges - Varvenne Vanessa