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Usine métallurgique, actuellement ferme

Dossier IA88000310 réalisé en 1986

Fiche

Destinations ferme
Parties constituantes non étudiées haut fourneau, affinerie, bassin de retenue, atelier de fabrication, entrepôt industriel, logement d'ouvriers
Dénominations usine métallurgique
Aire d'étude et canton Vosges - Bulgnéville
Hydrographies le Mouzon
Adresse Commune : Vrécourt
Lieu-dit : le Fourneau
Cadastre : 1840 B4 397 à 399, 403 à 406, 408 ; 1968 B4 154, 532, 556, 558

La forge est construite entre 1702 et 1708 à l’emplacement d’un ancien moulin par Charles François Labbé avec l’autorisation par lettres patentes du duc Léopold. Elle devient en 1753 propriété du marquis de Luigné puis en 1773 de la famille de Brunet-Neuilly. Celle-ci fait reconstruire une grande partie de l'établissement en 1781 : le canal est vouté et pavé, deux halles sont érigées l'une pour le fourneau et l'autre sablerie, trois roues ...Le baron Dietrich en donne en 1788 la description suivante : un fourneau, deux feux d’affinerie, une chaufferie et une fonderie qui sont confiés à bail à deux entrepreneurs franc-comtois qui font travailler une vingtaine de personnes. La production annuelle est d’environ 30 tonnes de fonte dont la moitié est transformée en fer commercialisé par le port de Gray (Haute-Saône) vers le sud et le reste en sablerie. Le minerai est extrait sur place ou à proximité (Chaumont-la-Ville, Graffigny-Chemin, Malaincourt). Le bois provient pour un quart de la seigneurie (coupe annuelle de 100 hectares d’arbres âgés de 25 ans)et des forêts voisines de Darney, Neufchâteau et Bourmont et même de la maitrise de Saint-Mihiel.

Suite à l’émigration de la famille Brunet-Neuilly à la Révolution, l’usine est vendue comme Biens Nationaux de 2e origine. Le 23 messidor an IV (11 juillet 1796) la forge est achetée par Claude-Thomas Falatieu propriétaire de la Manufacture de fer blanc de Bains-les-Bains. Elle est fermée en 1806 et détruite l’année suivante. Le déversoir en pierre de taille du bassin de retenue est le seul vestige du l'usine du 18e siècle.

Le 3 novembre 1810 l’usine est rachetée par Charles Joseph Hocard, négociant de La Rochelle demeurant à Gondrecourt-le-Château (Meuse). Il reconstruit sur les fondations de l’ancienne usine, entre 1824 et 1828 (daté par sources) le haut fourneau, l’atelier de fabrication, l’entrepôt industriel et le logement d’ouvriers. En 1833, le nouveau propriétaire, M. Gauguier député des Vosges présente des oeuvres à l'exposition industrielle de 1833 au Musée d'Epinal. Vers 1840, l’usine fait travailler plus de 50 ouvriers en interne et en externe. Les plans signalent aussi la présence d’un grand potager à 4 carreaux.

L’usine ferme en 1848, elle aurait abrité une usine de vermicelle (source par tradition orale) puis est occupée par une exploitation agricole (élevage de bovins) mais le terrain est découpé désormais entre plusieurs propriétaires. Le haut-fourneau est détruit mais il subsiste la halle, les ateliers, le logement du contremaître (qui est agrandi et repercé dans la seconde moitié du 19e siècle) et le logements d’ouvriers ainsi qu’une partie des installations hydrauliques.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Dates 1825, daté par source
1829, daté par source
Auteur(s) Personnalité : Labbé Charles-François,
Charles-François Labbé (1663 - 1740)

Charles François Labbé, comte de Beaufremont, seigneur de Vrécourt, fils de Claude François Labbé et Marguerite Diez, président de la Chambre des Comptes de Lorraine.


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commanditaire, propriétaire, attribution par source

Bassin de retenue : déversoir en pierre de taille ; entrepôt industriel : demi-croupe, tuile mécanique ; l

Murs calcaire moellon enduit
calcaire pierre de taille
Toit tuile mécanique, ciment amiante en couverture
Étages en rez-de-chaussée
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Énergies énergie hydraulique produite sur place
États conservations établissement industriel désaffecté, remanié
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Livraison pour le château de Lunéville

    AD 54 B 1643 (sd)

    Forges de Vrécourt : fourniture de tôles au château de Lunéville

    Extrait de l’état de l’argent que le sieur Héré à payer aux maçons, manœuvres et autres ouvriers employés au rétablissement des biens de son altesse royale à Lunéville pour l’année 1720… à Claude Perredel voiturier de Médonville (Vosges) et à jean Brachard voiturier de Graffigny (Haute-Marne) 31 livres 12 sous pour voiture de 396 feuilles de tolle portant ensemble 3168 livre de fer « qu’ils ont voituré de la forge de Vrécourt à Lunéville pour la couverture des biens de son altesse à raison de 10 livres le millier »…à Jean Le Bœuf voiturier de Germevilliers (Haute-Marne) 15 livres 12 sous pour 194 feuilles pesant 1560 livres de fer venant des forges de Vrécourt ….… à Dominique Mougin voiturier de [ ?] 18 livres pour 820 livres de feuilles de tolle qu’il a voituré de la forge de Vrécourt et plusieurs autres

  • Baux et état des lieux

    AD 88 5 E 37/15

    Bail le 8 novembre 1781 passé devant notaire du bailliage de Bassigny, Claude Dorgnier fils aîné demeurant à Dampierre et Joseph Spingaux aussi négociant demeurant à Gray lesquels reconnaissent et confessent avoir pris et retenir à titre de bal de haut et présent seigneur Jean François André comte de Beaufremont … baron de Beaufremont et de Vrécourt…ordinairement à Versailles, de présent en son château de Vrécourt ….par acte sous signature privée du 9 oct. 1779 …laisse à titre de bail à ferme pour 9 ans consécutifs qui ont commencé le 1er novembre 1779 … des usines de Vrécourt composées d’une forge, fourneau, fonderie tant bâtimentl logement, hallle, cours d’eau et étang et dépendances, aisances le tout avec la pêche dudit étang qu’il sera libre au preneur de faire quand ils jugeront à propos, se réservant le seigneur laisseur le droit d’y pêcher et faire pêcher quand il le jugera à propos avec liberté de se service à cet effet du barquot que les preneurs seront tenus d’entretenir sur ledit étang, sans que lesdits preneurs soient tenus de rendre ledit étang empoisonné à la sortie de leur bail, seront tenus au surplus lesdits preneurs de livre au seigneur laisseur à chaque grande pêche 50 carpes, 150 perches et 200 tanches si toutefois cette quantité s’y trouvent et au cas de moindre quantité jusqu’à concurrence de ce qui s’y trouvera.Laisse le dit seigneur au preneur et annuellement pour l’affouage des usines la coupe et la superficie de 138 arpents ¾ de bois mesure de Lorraine, taillis et futaie, d’iceux desquels affouage deux ont déjà été exploités en vertu du bail sous seing privé… et 7 autres prendre …à commencer dans l’exploitation des plus anciennes …. Dans le cas où il arriverait que les ouvriers des preneurs couperaient par inadvertance des arbres de réserve, ils seront remplacés…Seront les preneurs chargés seulement des réparations locatives des bois tournant et fers virants. Les grosses réparations … dans tous les bâtiments et usines resteront à lla charge de seigneur laissant qui les fera faire au 1er advertissement et à l’égard de celles à faire au contenu de la visite faire aujourd’hui par le sieur Sallet et qui devait être faite dans l’année dudit bail, le seigneur laisseur les fera faire incessamment et au plus tard dans le cours de l’année prochaine, reconstruira le patouillet dans l’endroit qui sera avéré le meilleur endroit le plus convenable à son usage ….Les preneurs tireront des mines sur le territoire du seigneur laisseur et sur celles des voisins à l’exception des héritages situés sur le finage de Vrécourt dont les propriétaires pourraient être exempts par titre de fouille de la mine, et établiront tout l’avoir nécessaire, tireront même des mines dans les bois du seigneur sans intérêt ; quant à lui et les voituriers pour le traité des mines et charbons ne pourront être accordables pour faux chemins quand les amendes devraient appartenir audit seigneur, mais les preneurs seront tenus des dommages et intérêts envers les propriétaires des fonds sur lesquels ils pratiqueront les faux chemins et tireront des mines ou les laveront.Les bois patrimoniaux du seigneur laisseur seront remis au preneur de préférence …La reconnaissance et inventaire des ustensiles et soufflets des usines ayant été faite, ils seront rendus à al sortie en même quantité et poids suivant ledit inventaire et la reconnaissance et en état de roulement.Cède et remet le seigneur laisseur les 100 milliers de fonte en gueuse que doit livre annuellement le sieur Larmet provenant du fourneau de Villouxel à raison de 48 livres de France le mille poid de marc en avertissant ledit Larmet 6 mois d’avance… avec liberté au preneur d’en prendre moindre quantité.Les preneurs jouiront d’une écurie avec grenier au dessus ainsi que de deux autres chambres à la basse-cour du château et entreront dans leur écurie par la porte donnant sur la grande route….Ne seront tenus les preneurs à aucune imposition royale ni locale pour raison des usines et bois ci-relaissé mais seulement à la taille personnelle et d’exploitation ainsi que le directeur et ses devanciers l’ont payée…Ne seront tenus les preneurs que de l’entretien du canal formant le bief de la forge qui s’étant jusqu’à l’écluse près de Robécourt, des réparations dont les preneurs déchargent le seigneur laisseur quoiqu’il y ait quelques filtrations, et à l’égard des digues chaussées de l’étang, ils demeureront à la charge du seigneur…. S’il arrivait … une brèche considérable au canal dont la réparation excéderait la somme de 100 000 livres de Lorraine, ledit seigneur sera tenu à ladite réparation.Lesdits seigneurs ne pourront tenir les eaux à une plus grande étendue que celle fixée par les peupliers plantés le long de l’étang ou à la hauteur des palles actuelles laquelle sera fixée incessamment par le sieur Sallet….

    Bail pour 7 200 livre …dont 2 000 pour le cour d’eau et 200 pour le bois

    Nous soussignés … avons fait à l’amiable les reconnaissances suivantes La chaussée de l’étang : le 1er empalement qui fournit les eaux aux affineries est en mauvais état …Le 2nd empalement qui conduit l’eau au fourneau est en état … l’empalement de l’ancien patouillet qui est totalement en ruine doit être rétabli à neuf ainsi que le patouillet.Ce qui compose le déchargeoir ou trop plein, il n’y a que le chapeau, les pales et les potilles, le tout en surplus tant en murs qu’en bois, tant du devant et du derrière est vieux ainsi que les murs de la digue dans cette partie. Le surplus de la chaussée est enterré et brocailles sans murs, il parait que les vagues sont mangé les devant d’icelles, les eaux étant trop basses nous n'avons pu en reconnaître les filtrations…il y a près du déchargeoir et sur laditte chaussée des creux à recomblerLes portes d’entrée du moulage du fourneau sont la planche non gravée et mal jointe … les jambages d’icelle sont à réparer.Le couvert du moulage du fourneau est en mauvais état dans toute son étendue…la bidière ( ?] où repose les ouvriers est vieille, la portes et les murs sont en mauvais état, à la fenêtre il n’y a qu’u petit barreau sans vitre ni volet. Il y a deux guidons en fonte pour le moulage des gueuses, les deux deux gueusots de la dame avec un autre petit.Le dessous de la tuyère est en fonte ainsi que les deux hausses en fer. Le tonneau relié en bois et la charrette sont sains, les soufflets, ustensiles et agrais ainsi que les bascoudes [ ?] ne sont pas reconnus, on attendra qu’ils roulent pour en faire la reconnaissance. La roue sera faite à neuf, les murs de la halle du moulage sont en très mauvais état et doivent être réparés.La tour est lézardée mais elle nous est apparue en état de service, la huge qui conduit l’eau sur la roue du fourneau perd ses eaux, elle sera reguindée, les chevalets qui la supportent sont pourris, l’empalement qui conduit l’eau du canal au fourneau nous a paru bon à l’exception des planches de joüees de la gueuse et de la pale et en cas où il s’échapperait de l’eau de ce canal, il y sera paré incessamment. Les murs de bataille de la tour du fourneau sont en très mauvais état ainsi que la couverture et les bois d’icelle qu’il faut reconstruire. A la halle à charbon du fourneau il n’y a point de porte, il en sera refait une.En réparant et reconstruisant les murs de la halle à charbon on redressera la charpente et on réparera le couvert, il convient de poser au-dit couvert des chaineaux pour éviter l’humidité de la halle et la conservation des murs.La petite chambre à côté de la halle est tombée en ruines, les portes au-dessus de la dite halle seront rétablies. A la chambre du fondeur joignant le fourneau la porte est bonne, garnie d’une serrure en bois, de ses clinches et gonds. Le plancher … ne vaut rien, il n’y a pas de barreau à lla fenêtre, les murs sont mauvais, il y a quatre morceaux de fonte au foyer et un autre servant de contrefeux, le couvert est à réparer.Les ponts qui traversent le canal du fourneau sont en mauvais état, les murs du canal du fourneau sont vieux, il s’y trouve quelques brèches qu’il faut réparer ainsi que les murs de la voûte du canal et le repurger. A la chambre à four, il faut réparer la fenêtre, le four est vieux, la porte est garnie de ses pentures et d’une serrure en bois, il y a 3 barreaux à la fenêtre et faut rétablir la voûte du four.A la seconde chambre la fenêtre est à réparer ; à la 3e il manque des carreaux à la vitre et une targette.Les 3 chambres du directeur sont en état à l’exception des planches du bas de la 3e chambre. Il n’y a point de barreau à la fenêtre d’icelle, il y manque quelques carreaux aux fenêtres ainsi qu’à l’œil de bœuf de la cuisine. Les murs de refente sont lézardés, les placards des chambres sont en l’état, il y manque seulement une clé à un tiroir. Les foyers sont garnis de taques et de contrefeu si ce n’est à la 3e où il n’y a qu’un morceau de fonte servant de dessous de réchaud, le plancher de foulée d’icelle est en terre. La toiture ni la charpente desdites chambres n’a pas été reconnue.La halle à charbon de la forge. Les portes sont vieilles, elles seront réparées ainsi que leur châssis, il y a quelques gouttières et une panne cassée à la charpente, des lattes et des chevrons de pourries qui seront remplacés, il convient aussi de poser des chanettes pour la conservation des murs.Les murs de la forge, magazins, fonderie et didière [ ?] nous ont paru en mauvais état, il convient et il est même nécessaire de les réparer et reconstruite ainsi que les 3 cheminées incessamment. Les charpentes et couverts seront rétablis en même temps que la reconstruction des murs. Le plancher du magasin est en bois équarri non dressé et pose sur des murs sains. A la chambre des forgerons, il y a une platine à rebord, 5 barreaux à la fenêtre qui est à rétablir, l’ancienne didière est en mauvais état il manque une clinche à la porte. Pour La fonderie et ce qui en dépend sera reconnue par des ouvriers destinés à cet usage. La roue de la chaufferie du côté des marteaux, hors service ainsi que l’arbre. L’eau passe au travers de l’empalement de la chaufferie et par derrière la potille dudit empalement qui est contre le mur de l’épron. La huge qui conduit l’eau sur les roues des marteaux perd considérablement d’eau, il convient de la reguinder et de la remonter pour empêcher qu’elle ne s’échappe. L’eau passe et filtre à travers le mur qui est derrière les soufflets de la chaufferie ce qui parait provenir du mur de joüée de l’empalement.La roue de l’affinerie d’en bas et l’arbre sont vieux et en mauvais état, l’autre est bonne quoique vieille. Les corps ou les canaux en bois et les cabinets d’affineries ainsi que leur empalement sont perdant l’eau seront supprimés et auxquels on substituera un autre courant.Le courant en pierre de la fonderie nous a paru en état dans les parties faites en carreaudage et est nécessaire de parachever pareillement le surplus et de le continuer jusqu’au bief de manière à empêcher les eaux de passer ayant reconnu qu’il en passe par derrière ce qui est déjà fait en carreaudage.Le trop plein ou déchargeoir du bief est à réparer à empêcher les eaux de passer ainsi que le mur contre l’empalement et le déchargeoir.Les murs de l’éperon sont mauvais, il faut les réparer.Le 1er ordon nous a paru bon à l’exception de la croisée de pots qui n’est point conservée et parait ne pas être emmoisée. L’orton est amorti, l’arbre est relié de 33 liens de fer et garni de ses bras en fonte. Le second orton parait bon à l’exception de l’arbre et du [ ?] qui sont vieux et qu’il faut remplacer. Le courtareau nous a paru trop court et trop faible n’ayant point vu les pièces ….n’avons pu en faire la reconnaissance.L’ordon du martinet n’est point monté.Il faut curer le sous-bief depuis les empalements jusqu’où il sera nécessaire.Les deux chaises ou porte-arbre en dedans avec leur …. Sont vieux mais un peut encore servir.Il n’y a point de parc à mine, il convient d’en établir un. Le grand canal qui commence à Robécourt est en état à l’exception qu’il faut réparer la grande écluse, le repurger, faire un trop plein, un réversoir en pierre de taille près le pont de Robécourt et empêcher les eaux qui s’échappent en différents endroits le long dudit canal et recharger les endroits qui sont trop bas dans la chaussée.Les autres petits canaux distribuent l’eau dans les usines n’ont pas été reconnus ou visés, ils seront mis en état. Les ponts sont reconnus mauvais et seront rétablis quand ils en auront besoin.Le jardin est formé de vieux palis au levant et au couchant et seront aussi réparés.Les soufflets des usines n’ont point été reconnus et ne sont point acceptés par les fermiers lesquels pourront cependant en jouir pendant l’hiver s’ils le jugent à propos et après l’hiver s’il est reconnu que quelqu’un d’iceux en puisse servir avantageusement au roulement le seigneur laissant les remplacera alors par des neufs. Tous autres objets dépendant des usines et bâtiments non expliqués ci-dessus sont censés n’avoir pas été reconnus le seigneur laissant promettant de tout mettre en bon état dans le cours de l’année prochaine bien entendu que les travaux pour les réparations, reconstructions et changement que ledit seigneur Comte de Neuilly promet faire dans ses usines pour le plus grand avantage ne pourront nuire au roulement d’icelle ni préjudicier au fermier.Le seigneur laissant pour faciliter d’autant plus la retenue des eaux de l’étang de Vrécourt cède audit fourneau la jouissance des pâquis et près la queue de l’étang ainsi et comme les habitants de Vrécourt lui ont été cédé sans en rien réserver pour en jouir pendant leur baiL sans augmentation du prix.Laquelle reconnaissance a été ainsi faites à l’amiable et agréée par le seigneur et sans qu’elle puisse nuire ni préjudicier en façon quelconque au fermier ni ne seront jamais tenus à d’autres obligations et charges que celles énoncées et portées à leur bail.

    Fait et arrêté double au château de Vrécourt le 5 novembre 1779

  • Description par le Baron Dietrich

    Les forges et fourneaux de Vrécourt, village situé sur le Mouzon, à 6400 toises N de Lamarche. Lle territoire de ce village renferme aussides mines de fer. M. Le Comte de Brennet-Neuilly est propriétaire de ces forges et les fermiers actuels sont MM. Dosnier et Espringo de la Franche-Comté. Leur bail exen 1797. Ces MM. Sont en même temps fermiers de la terre. Le 11 juin 1708, le duc Léopold de Lorraine vendit et acensa des forêts au Président abbé de Beaufremont (sic), en lui imposant la condition de construire la forge et le fourneau de Vrécourt, avec faculté comme à Villoucelle [Villouxel] de rentrer dans les aliénations en rembourse les sommes reçues et les dépenses occasionnées par la construction des usines.

    Celles-ci consistent en un fourneau, deux feux d’affinerie, une chaufferie et une fonderie. Depuis le bail actuel, cette dernière chomme [chôme] ainsi que la chaufferie. Le fourneau marche environ 9 mois par année ; son produit va à 700 milliers. La forge ne fabrique guère, relativement à son cours d’eau, ce qui consomme 375 milliers de fonte. Le surplus montant à 325 mille livres, se convertit en sablerie.

    La mine qu’on emploie au fourneau se tire des finages de Vrécourt, de Chaumont [52, Chaumont-la-Ville], de Malincourt [Malaincourt] et de Graffigny [52, Graffigny-Chemin] […] Celle qui est dans le territoire de Vrécourt est en grains ronds et aplatis, on en exploite les couches en taille ouverte : se trouve souvent par nids ou amas, à 1, 3 ou 6 pieds au plus de profondeur […].

    Les bois de la seigneurie de Vrécourt fournissent une coupe annuelle de 130 arpents, de l’âge de 25 ans. Cette affectation fournit à peu près le quart de la consommation, le surplus s’achète en concurrence avec les autres forges dans les bois des seigneurs et des communautés dépendantes des maîtrises de Darnay (sic), Bourmont, de Saint-Mihiel et de Neufchâteau […] Les 250 000 livres de fers consistent tous en barres de fenderie que les fermiers actuels font embarquer à Gray en Comté […]

    Ces mines emploient un commis, un fondeur et son aide, deux chargeurs, deux repasseurs de mine, un décrasseur, huit forgerons, deux goujats [valets] , un maréchal, un charpentier en tous vingt personnes.

    source : Dietrich (Philippe Frédéric de), Description des gîtes de mi et des bouches à feu de la France, 1788, t. 3, p. 523-526

Références documentaires

Documents d'archives
  • Inspection des manufactures par Lazowski, 1785

    Archives départementales des Vosges, Épinal : 1 C7
  • Archives départementales des Vosges, Épinal : 410-411 S 1
Bibliographie
  • Dietrich (Philippe Frédéric de), Description des gîtes de minerai et des bouches à feu de la France, Paris, Didot, 180

    t. III, p. 523-526 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • Desgouttes (préfet), Tableau statistique du département des Vosges, Paris, an X

    Archives départementales des Vosges, Épinal : Bibliothèque
  • Lepage, Henri et Charton, Charles. Le département des Vosges : statistique historique et administrative. Nancy : Berger-Levrault 1978, réimpression de l'ouvrage paru en 1845.

    p. 1002-1003 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • Fontaine A.-L., Vrécourt, pages d'histoire, [s.l.] lan-Sedan, 1922, II-467 p.

    p. 72
  • MALINVERNO Bruno et DOYEN Jean-Pierre, L'ancienne métallurgie dans le département des Vosges,Images du Patrimoine, n° 52, 1988, 64 p.

    p. 9-11 Région Grand Est, Service Régional de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel, Nancy
  • Sütterlin (Christian), La grande forge, [s.l.] édition d'Assailly, 1981

    p. 144
Périodiques
  • Boizot (G), Les forges vosgiennes en l'an IV, dans la Révolution dans les Vosges, 1912-1913

    p. 153 Archives départementales des Vosges, Épinal : Bibliothèque
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Malinverno Bruno