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temple de protestants de Saint-Dié-des-Vosges

Verrière : le Christ aux sept miracles

Dossier IM88030515 réalisé en 2018

Fiche

  • Vue d'ensemble
    Vue d'ensemble
  • Impression
Dénominations verrière
Aire d'étude et canton Lorraine - canton du département 88
Adresse Commune : Saint-Dié-des-Vosges

Dans la baie axiale, fut posé par le verrier Ernest Werlé d’Haguenau en 1956 un vitrail du maître verrier suisse Louis Rivier (Bienne 1885- Lausanne1963) dont la tradition orale dit qu’il aurait été prévu pour la cathédrale de Lausanne. Si le thème de la croix est peu fréquent dans l’Eglise réformée française, celui de la crucifixion est extrêmement rare, d’autant plus qu’ici Rivier a représenté le corps du Christ mort alors que l’usage protestant veut qu’on mette en valeur le corps ressuscité. La citation d’Esaie 43 « il n’y avait ni beauté ni éclat pour nous le faire aimer … et par ses meurtrissures, nous avons la guérison » et sept petits panneaux évoquant les miracles du Christ contrebalance cette image mortelle. Le premier exemple d’une représentation d’une crucifixion dans un temple français (hors Alsace Moselle) est très probablement la chapelle d’Auteuil en 1932 où le même Louis Rivier avait peint une Crucifixion entre Marie et Jean-Baptiste. Une telle iconographie était apparue en Suisse à Mex (canton de Vaud) en 1905 et surtout à Saint-Jean de Lausanne en 1912-1913.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle
Dates 1920, daté par source
1956, daté par source
Auteur(s) Auteur : Rivier Louis,
Louis Rivier (22/05/1885 - 20/01/1963)

Peintre et verrier suisse


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peintre-verrier, signature
Auteur : Werlé Ernest Paul Michel Gustave,
Ernest Paul Michel Gustave Werlé (11/08/1912 - 21/02/1998)

Ernest Paul Michel Gustave Werlé est né le 11 août 1912 à Haguenau, fils de Antoine Louis Gustave Werlé, commerçant et de Clémentine Marie Joséphine Lerch, tous deux de confession catholique. Epoux de Margot Berthold. Il décéde le 21 février 1998 à Haguenau.Avant son apprentissage de peintre-verrier dans l'entreprise Ott Frères de Strasbourg, il fait ses études secondaires à Haguenau. Il a étudié à l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg de 1927 à 1930, auprès de Kamm, Allenbach, Cammissar, Schultz et Schneider. L'année 1946 est la plus riche en événements : il devient membre de la Société des artistes indépendants d'Alsace et obtient le brevet de maîtrise de peinture le 17 octobre. Lors du recensement de Haguenau de 1946, il est encre décrit comme « entrepreneur de peinture ». Le 16 avril 1948, il obtient le brevet de la maîtrise de peinture sur verre.. Il a ouvert son atelier en 1948 à Haguenau .Les années 1950 sont marquées par la reconstruction des églises sinistrées par la guerre, ce qui laissa place libre aux artistes comme Ernest Werlé. En outre, cette époque était faste et riche en innovations dans le domaine du vitrail : la technique de la dalle de verre a pu être expérimentée et les vitraux ont quitté le style académique qui a tant marqué la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle. Werlé utilisa la technique de la dalle de verre dans les années soixante, ses plus beaux exemples sont les vitraux d'Offendorf et ceux du chemin de croix de Gambsheim. Sinon la technique du verre teinté serti dans le plomb reste, tout de même, la technique où il excellait le plus, comme le montrent les sublimes vitraux de l'église Saint-Jean de Strasbourg.

Ernest Werlé réalisa des vitraux dans une centaine d'églises dont Sélestat, Beinheim et Saint-Paul de Strasbourg. Le Père Paul Winninger, dans un de ses ouvrages, a écrit qu'Ernest Werlé « complète le quatuor des grands verriers alsaciens, avec Heitzmann, Ott et Ruhlmann ». Son talent réside non seulement dans le domaine du vitrail mais aussi dans celui de la peinture : des chemins de croix, comme par exemple à Saint-Bernard de Strasbourg ou à Saint-Jean-Baptiste de Lingolsheim, des peintures de paysages et des natures mortes. C'est grâce à ce talent qu'il devient membre de l'Académie des Beaux-Arts d'Alsace en 1960. Sept oeuvres ont par ailleurs été acquises par les Musées d'Art Moderne et Contemporain et répertoriées sous " Fleurs Jaunes" acquise en 1950, "La vierge aux bras étendus" 1965, "La Visitation" , "Migrations" 1969, "Moulin Dossenheim" 1950, "Résurrection" 1959, et "Vierge de douleur" acquise en 1956.Enfin, Paul Winninger mentionne des travaux importants de grande qualité, dont il donne une liste imposante de vitraux, dalles, figuratifs et abstraits : Bischwiller, abside de l’église paroissiale et chapelle de la Jute. Offendorf, vaste ensemble abstrait. Scheibenhard. Buhl (Bas-Rhin). Kindwiller. Dachstein. Beinhem. Oberroedern. Strasbourg St-Jean. Hoerdt chapelle de l’asile. Marienthal chapelle du parking. Strasbourg Notre-Dame-de-Lourdes. Ringeldorf. Avolsheim Dompeter. Oberbronn chapelle du couvent. Strasbourg le Christ ressuscité. Niedermodern. Wingen près Lembach. Sélestat St-Georges transept. Ebersmunster. Strasbourg St-Bernard (maquette par les Artisans du Sanctuaire). Strasbourg Pensionnat de la Doctrine Chrétienne. Walburg Séminaire cage d’escalier de la chapelle. Gambsheim. Schoenenbourg. Steinseltz. Dalhunden. Soufflenheim. Wittisheim. Soultz-sous-Forêts. L’atelier WERLE est reconnu en Alsace pour la restauration de vitraux anciens ainsi que pour la création de vitraux figuratifs, symboliques et abstraits depuis plus d’un demi-siècle.

L’atelier WERLE se consacre à la restauration de vitraux anciens et à la création de vitraux en verre antique gravé à l’acide, peint à la grisaille, ainsi qu’à la réalisation de vitraux en dalles de verre.Fondé en 1949 à HAGUENAU (67) par M. Ernest WERLE, Maître Verrier.Depuis 1980, l’entreprise est dirigée par son Fils Hubert WERLE, formation acquise en atelier et en cours aux Arts Déco de STRASBOURG.


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peintre-verrier

Située dans la baie axiale créée lors du réaménagement du temple, le vitrail est composé de verre peint assez sombre sur le thème de la mort du Christ, en contraste avec les verrières plus claires d'Annie Vallotton dans la nef.

Autour de la scène centrale, la crucifixion, des médaillons évoquent en contrepoint des scènes de guérison et de résurrection du Nouveau Testament.

Catégories vitrail
Matériaux verre transparent, coloré, peint
plomb, réseau
Précision dimensions

dimensions non prises

Iconographies Crucifixion
Miracle du Christ
Résurrection de Lazare
Résurrection du fils de la veuve
Résurrection de la fille de Jaïre
guérison de l'hémorroïsse
guérison de l'aveugle de Jéricho
lépreux
Précision représentations

Médaillons illustrant les miracles de résurrection et de guérisons

Le Christ rend la vue aux aveugles (Mtt 20/29-34)

Le Christ rend leurs membres aux infirmes et aux paralytiques (Mtt 9/1-8)

Le Christ guérit la femme atteinte d'une perte de sang (Mtt 9/20-22)

Le Christ purifie le lépreux (Mtt 8/1-4)

Résurrection du fils de la veuve de Naïm (Lc7/11-17)

Résurrection de Lazare (Jn11/1-15)

Résurrection de la fille de Jaïre (Mc 5/21-43, Mtt 9/18-26 et Lc 8/40-56)

Inscriptions & marques inscription concernant l'iconographie
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Gottscheck Mary
Mary Gottscheck

Prestataire au Service Régional de l'Inventaire de Nancy


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- Bouvet Mireille-Bénédicte
Mireille-Bénédicte Bouvet

Conservateur régional à l'Inventaire général Lorraine depuis 1995, Grand Est depuis 2018


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