Vue de trois-quarts avec l'entrée.
Synagogue de Saint-Dié - Vue de trois-quarts avec l'entrée.
Localisation Commune : Saint-Dié-des-Vosges
Adresse : rue de l'évêché
Cadastre : 2020 AB 94
Auteur(s) Meyer-Lévy Claude
Claude Meyer-Lévy (1908 - 2008)

Né à Paris dans une famille en partie originaire de Phalsbourg, il est le fils de Paul Meyer-Lévy, architecte diplômé (D.P.L.G.), et de Sophie Weill. Marié à Colette Lévy, il en a deux enfants, François, décédé à 22 ans en 1956, et Ariane, artiste peintre. Colette Lévy étant décédée en 1981, il se remarie avec Esther Amsellem née Burckhardt en 1994.

Élève de Gustave Umbdenstock, architecte alsacien et professeur à Polytechnique, et de Gustave Tournon, professeur aux Beaux-arts, membre de l’Institut, il obtient le diplôme d’architecte en 1933 et le prix Chenavard de l’Institut en 1935. Il y révèle, dans le contexte politique de l’époque, un imaginaire personnel et caustique et témoigne déjà de sa capacité critique. Lauréat du concours d’urbanisme de Belgrade en 1936, il rencontre à nouveau les faveurs du jury l’année suivante et réalise le pavillon du Yachting Club de l’exposition des Arts et Techniques de Paris. En 1938, il est l’architecte du pavillon de la France à l’exposition universelle de San Francisco.

En 1939, se trouvant toujours à San Francisco, il propose, mêlant utopie, architecture et combat pour la paix, de reconvertir l’île d’Alcatraz en site culturel et festif, dominé par une statue symbolique, Pacifica, grande sculpture de son ami Stackpole. Quand éclate la guerre, il revient en France avec les siens pour s’y faire mobiliser. Démobilisé après la débâcle, il est réfugié à Saint-Raphaël (Var), en zone libre, lorsqu’il réussit, en 1942, à regagner San Francisco avec sa famille. En 1943, il s’engage dans les Forces françaises libres (FFL) sous le nom de Claude Merry, et rejoint leur état-major à Londres comme officier de liaison auprès des armées britannique et américaine. Il participe au débarquement à Cherbourg, puis à la libération de Strasbourg en novembre 1944, fait la campagne de Belgique et d’Allemagne, celles aussi de Pologne, Tchécoslovaquie et Hongrie, comme interprète auprès de l’armée américaine et du général Patton. Il est démobilisé à New York, le 11 octobre 1945. Ses faits d’armes lui valent la Croix de guerre 1939-1945, la croix militaire belge, la médaille de la France libre et la médaille de bronze de l’armée américaine.

Nommé en 1946 architecte en chef adjoint à la Reconstruction et à l’Urbanisme de Saint-Dié, il devient par la suite architecte des Bâtiments civils et des Palais nationaux et membre de l’Académie d’architecture. On lui doit les collèges, lycées (Jules Ferry) et hôpitaux de Saint-Dié et de Pointe-à-Pitre, les laboratoires de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Bagneux, Longjumeau et en Guadeloupe, le siège de la Sécurité sociale, le dispensaire ainsi que le bâtiment de la radio à Fort-de-France. Il participe aussi à la construction d’HLM à Belleville, du siège social de la Banque de reconstruction économique et de développement (BRED) du quai de Bercy à Paris et à l’aménagement de celui du Crédit foncier de France à Paris.

Il est aussi l'auteur du projet retenu pour la construction de synagogue de la Paix de Starsbourg avec la collaboration de l'architecte Jean-Paul Berts

Dans les vingt années qui suivent, l’agence de Claude Meyer-Levy est rejointe par d’autres associés et conduit d’importants projets, armi lesquels des logements sociaux et des bureaux à Paris, une station de sport d’hiver en Savoie, des

sources : Daltroff Jean, « Claude Meyer-Lévy, architecte. (Paris, 4 juin 1908 – Nîmes, 8 mars 2008)», Archives Juives 1/2011 (Vol. 44) , p. 140-142 URL : www.cairn.info/revue-archives-juives-2011-1-page-140.htm.


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Boillat Roger
Roger Boillat , né(e) 1893

Roger Boillat, était originaire de Loveresse dans le canton de Berne où il naquit en 1893, il s’était associé depuis 1924 à Jean Parvé installé à Saint-Dié. Quelques-uns des immeubles construits alors ont survécu aux destructions de guerre (demeures au 44 rue d’Alsace, 2 rue de Foucharupt, 40 quai Carnot). La reconstruction lui offrit de nouveaux chantiers notamment pour la clientèle industrielle et commerciale de la ville : villa de la famille Kiener, dépôts des vins et spiritueux Cunin, bureau detabac, marchand de meubles …. Il est l'architecte de la rénovation du temple protestant de Saint-Dié.


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